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Qui dit grizzli, dit États-Unis ! En seconde position après l’ours blanc, il est le plus grand carnassier terrestre d’Amérique du Nord.

Autorisation et enjeux de la chasse au grizzly

Actuellement, sa chasse n’est autorisée qu’en Alaska, mais plusieurs états au nord des montagnes rocheuses aimeraient bien voir les choses autrement, en tentant de faire lever les protections fédérales qui entourent ces mammifères. Les états concernés sont le Montana, l’Idaho et le Wyoming.

Leur motivation première est la protection de parcs nationaux comme celui du Glacier ou celui de Yellowstone, les ours y étant particulièrement nombreux. En dehors de l’Alaska, le Montana et le Wyoming en comptent le plus grand nombre. Des groupes d’éleveurs et de chasseurs soutiennent vivement les responsables des États qui assurent que les populations d’ours doivent être plus contrôlées.

Les commissaires de la faune du Montana ont voté mardi pour la signature d’un plan multi-états visant à garder plus de 900 ours dans la région de Yellowstone. Le Wyoming, lui a déjà signé ce plan, qui offrirait une chasse limitée. Les responsables de l’Idaho devraient examiner ce plan le mois prochain. Le Montana est également d’accord pour revoir à la baisse les objectifs de population d’ours dans la région de Glacier, ce qui pourrait permettre la chasse aux grizzlis.

Les protecteurs de la faune, opposés à une nouvelle autorisation de la chasse aux grizzlis, affirment que les trois états ont juste l’intention de réduire les populations de grizzlis mais aussi celle du loup gris. Le US Fish and Wildlife Service, l’organisme fédéral qui s’occupe de la gestion et la préservation de la faune, avait ainsi recommandé en mars dernier de maintenir la protection des espèces menacées pour les grizzlis.

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Compétences et techniques de chasse essentielles

Alors la première technique à apprendre pour bien chasser, c’est savoir regarder, apprendre à regarder votre environnement. C’est réellement le plus important, plus que le fusil qui « tue de la mort » ou les palmes carbones à 500€.

Il vous faut donc une bonne vue, et si vous êtes comme moi bigleux, n’hésitez pas à mettre des lentilles de contact, jetables (ce n’est vraiment pas cher maintenant et en vente sur le net), ou des verres correcteurs pour la vitre du masque, mais c’est assez restreint pour le champ de vision. Et dans la foulée, prenez un masque à grand champ de vision, même si le volume interne est plus volumineux, tant que vous n’agachonnerez pas à 20m et plus, ce n’est pas important.

C’est là qu’il faut apprendre à regarder. Premier règle : toujours regarder à la limite du champ de vision, pas ce qui est à portée de tir, c’est trop tard. On suppose qu’il y a 10m de visibilité, vous regardez partout dans cette limite, en tournant doucement la tête et si quelque chose bouge, vous le remarquerez de suite, ça va vous sauter aux yeux.

Ensuite votre environnement, va beaucoup vous apprendre sur la densité halieutique. Il y a plein de mange (petits poissons, sardines, lançons…) c’est propice aux prédateurs. Les roches qui vous entourent sont couvertes de moules, de petits crustacés, puces de mer , algues et oursins ? C’est parfait pour les sparidés, les bars ou les vieilles. Si au contraire il n’y a rien, pas de vie, roches nues du haut en bas, ou juste couvertes d’algues et rien d’autre, alors changez de secteur, inutile d’insister vous allez perdre votre temps.

Certains préconisent d’écouter et de chasser avec ce sens. C’est un plus qui peut vous servir à la condition d’avoir une bonne ouïe, ce que vous perdrez irrémédiablement avec le temps. Je ne connais aucun chasseur âgé qui ne soit pas devenu malentendant, surtout avec la profondeur, ça ne les empêche pas de faire du poisson. Le poisson n’est pas non plus toujours à la même place, le meilleur des spots peut être vide pour diverses raisons : mauvais courant, turbidité, température, marée etc. Difficile de savoir pourquoi exactement. Il faudra y revenir plus tard.

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Techniques de chasse spécifiques

Pour chasser sous l’eau, il faut commencer par y aller, et donc c’est le canard. Cela consiste à se plier en deux et à lever les jambes bien à la verticale, dont la gravité vous fera descendre. Une fois le canard amorcé, il faut ouvrir la bouche légèrement pour laisser sortir l’air du tuba sinon il va « glouglouter » tout le long de la descente et ça fait peur aux poissons. Là, deux techniques s’opposent : les partisans de garder le tuba en bouche et ceux de le laisser libre. Rien ne m’agace plus que de sentir ce tuba se balader lors de la descente. En cas de syncope au retour à la surface à la première inspiration, avec le tuba en bouche vous ne boirez pas tout l’océan.

La chasse à la coulée est peu utilisée en France métropolitaine car le poisson ayant bien appris ce qu’était un chasseur, il se laisse fort peu approcher ainsi, sauf la liche toute nouvelle et toute neuve, puis les thons et les espadons, qui ne sont pas l’apanage des français vu les restrictions/quotas/bagues et le matériel dévolu, particulier et onéreux. Les mérous étant aussi, protégés ne sont donc plus concernés par cette technique sauf chez nos voisins. Par contre c’est très utilisé sous les tropiques aussi bien pour le pélagique que pour le poisson de récif.

Vous avez fait un superbe canard (on n’insistera jamais assez sur le fait de bien réussir son canard), donc vous avez palmé doucement pour descendre jusqu’au fond et même arrêté de palmer quelques mètres avant le fond pour arriver avec une grande douceur. Là il est impératif d’être négatif en poids, vous ne devez pas flotter ni l’inverse vous écraser au fond. Si vous flottez, vous ne tiendrez pas, et si vous êtes trop lourd, vous allez frotter la ceinture au fond ce qui va faire du bruit et tout effrayer.

Les poissons vous ayant détecté depuis la surface, je ne suis partisan de cette méthode que dans de rares conditions. D’un, je la pratique seulement sur quelques mètres pour me trouver un post d’agachon. Ensuite, si au bout de 30 à 40 secondes rien n’est venu à mon agachon, là je la pratique afin de découvrir une pierre ou un bar endormi qui n’aurait pas été intrigué par mon agachon (s’il me reste de l’air).

Les poissons connaissant maintenant les chasseurs, l’indienne est de moins en moins efficace dans l’eau claire. Perso je ne palme pas et j’avance en me hissant par la main gauche en m’accrochant sur la roche, ainsi les palmes sont déjà allongées derrière vous et ne risquent pas d’effrayer le poisson et vous faites ainsi le moins de mouvements possibles, toujours pour ne pas faire peur aux poissons de toutes sortes.

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Choix du fusil

Quel fusil pour cette pratique ? Les avis vont diverger, mais il est impératif de pouvoir être réactif, donc un fusil le plus maniable possible et plus un fusil est court plus il est maniable. A l’indienne vous allez être plus proche du poisson puisque vous allez le surprendre, c’est le but, donc pas besoin d’un fusil qui tire à 4m (de la pointe). Il faut pouvoir mettre de suite sur le poisson et appuyer sur la détente en bien moins de 2 secondes car le poisson risque de gicler puisque surpris.

La chasse dans la mousse, en falaise, s’apparente à l’indienne mais en surface ou presque. Il faut être assez plombé, avancer doucement le long de la falaise dans le champagne afin de ne pas être vu et surprendre les sars et même les bars à marée haute. On avance juste sous la surface entre 1 et 2 m sous l’eau. Dès que vous en avez tiré un, il faut faire un demi-tour et reculer de quelques mètres, toujours sous l’eau.

Technique de l'agachon

Allez, on y va. On commence par un canard impeccable (en général les poissons savent déjà que vous descendez et s’écartent, entrent à trou). La descente doit se faire en douceur, pas de forts coups de palmes, évitez aussi le coup de bras pour vous aider à descendre, ça envoi une onde forte. Comme pour l’indienne on arrête de palmer quelques mètres avant le fond, puis il faut trouver le bon poste souvent en pratiquant une petite indienne.

Ce n’est pas si évident que çà de trouver le bon poste. Il ne faut surtout pas être en avant sur un tombant, mais au contraire en retrait, ne pas voir ce qui se passe en bas est frustrant mais crucial pour que le poisson méfiant approche, et il l'est de plus en plus de nos jours. Idem dans les roches, ne pas se mettre sur le haut d’une roche pour tout dominer, sauf si vous visez les pélagiques.

On peut le pratiquer de bien des manières mais le principe de base, c’est de s’aplatir le plus possible, épouser la forme du rocher/fond, le fusil pointé vers là où vous supposez qu’un poisson va arriver. Si rien n’est venu au bout de trente secondes, il y a peu de chance pour que cela vienne ensuite, dans 95% des cas, le poisson viendra dans les 15 secondes.

Si c’est un bon poste, mais il faut parfois 3 agachons pour faire venir les poissons à portée de votre fusil. Si donc on veut insister, il faut faire demi-tour au fond, sur quelques mètres avant de remonter à la surface. Il m’est arrivé de faire 5 agachons avant de parvenir à faire venir des carpes rouges hyper méfiantes que je voyais 20m devant. Vous trouvez une pierre pleine de poissons, pas de précipitation. Un agachon devant les entrées à 2/3mètres selon la turbidité et vous ne tirez que les poissons dehors ou ensuite qui viennent musarder à l’entrée. Vous continuez tant que vous les voyez ou que votre quota, de nos jours le permet. Pour la suite, j’en parlerai dans la pêche à trou.

Choix du fusil pour l'agachon

Alors, le fusil d’agachon, vaste débat. Déjà il est bien évident que dans 2m de visi, un 90 sera un handicap, vous verrez à peine la pointe. Plus la visibilité est faible et plus le fusil doit être maniable, donc court. Il faut tirer rapidement et si possible dans la tête. Comme pour l’indienne je recommande de choisir le fusil le plus maniable possible car le poisson qui vient vous voir, une fois qu’il aura jaugé le danger, il va démarrer tel un boulet de canon. Idem avec de la houle réduisez la longueur du fusil, comme pour la chasse terrestre : un 76 de canon pour la hutte, un 71 pour la plaine et un 68 pour le sous bois. L’idéal c’est vrai, un pneumatique, faut seulement être capable de faire mouche avec, surtout rapidement. La rapidité est primordiale à mon avis, mais pas la précipitation.

Adaptation et observation

Si l'agachon est l'une des méthodes de chasse les plus efficaces, ce n'est pas non plus à utiliser à toutes les sauces. Lorsque je me suis installé à Madagascar il y maintenant un peu plus de dix ans, je ne pratiquais que l'agachon et un peu la chasse au baron. Puis il y cinq ans, j'ai changé de place et suis arrivé à Tamatave et j'ai commencé à chasser avec Nono, que je connaissais mais peu sorti avec lui auparavant. Dans les eaux claires de l'océan indien je l'ai bien observé car il sortait régulièrement plus de mérous que moi qui ne pratiquais que l'agachon. Sa technique donc consiste à survoler la zone à 10/15m au dessus du fond pour repérer les mérous qui ne bougent guère, surtout le cabot à oeil d'or (mérou malabar). Une fois repéré soit on coule sur lui, soit on trouve alors un post d'agachon au fond. Tout simplement par ce que les mérous bougent peu de leur repère et ne viennent à l'agachon que si vous en êtes à moins de 10m. Depuis, grâce à Nono, j'ai sérieusement augmenté mes prises sur cette espèce. Il fait savoir s'adapter, Titou me disait qu'il lui fallait quinze jours pour comprendre le comportement des poissons dans un nouveau coin du monde.

Le défaut le plus usuel ce sont les palmes en l'air, décollées du fond. C'est vraiment important de les avoir collées au sol. Sinon vous êtes tout le temps en train de les agiter même doucement sans s'en rendre compte et c'est le meilleur moyen de faire fuir le poisson. la tête relevée, c'est moins grave que les palmes mais c'est aussi une preuve de votre sens d'affut, prédateur en éveil, ce que le poisson détecte même de loin. Il faut se rencogner, abaisser la tête à frôler le fond, juste assez relevée pour voir ce qui va arriver, on finit par avoir mal au cou.

Technique de chasse et type de poisson

Je suis sur que la majorité des chasseurs débutants se posent la question de savoir comment faire pour capturer tel ou tel poisson. Vous capturerez le type de poisson que vous allez cherchez. Je m'explique. Vous partez du bord de la plage pour chasser, oui mais chasser quoi? Du plat sur le sable? Du sar? Du bar? Du maigre ou de la liche? Je reprends mon exemple de chasse du bord de la plage. Vous partez sur le sable en vous disant je pars chasser du bar sur roches au large mais en attendant si je croise une sole je lui fais la fête. On fait le poisson que l'on recherche à 90% du temps. Je suis sorti récemment avec de bons chasseurs de benthiques, même très bons. Nous étions à 20m l'un de l'autre mais en recherche de pélagiques sur des fonds de 15 à 40m avec un baron chacun. Ce n'est pas la valeur du chasseur qui est en cause mais sa façon de chasser et donc de regarder, car oui la CSM c'est surtout apprendre à regarder et savoir quoi regarder.

Je reviens sur les pélagiques, devenu ma cible depuis 2 à 3 ans maintenant. Je regarde partout à la limite de la visibilité et celle ci doit être la plus grande possible, inutile de chasser le thon ou l'espadon avec 10m de visibilité, c'est perdu d'avance, il faut 15m strict minimum et 20m c'est bien, 30m c'est mieux. Il faut sans arrêt regarder donc en limite de visibilité, en tournant régulièrement la tête à en avoir des torticolis, car l'anticipation c'est la clef de la réussite pour l'approche et le tir. Si vous repérez le poisson à 10m c'est trop tard dans la majorité des cas, et aussi, il est évident que le fusil doit être adapté à l'espèce recherchée. On ne chasse pas le thon avec un 110 ni le sar ou la mostelle à trou avec un 110 non plus. On ne tue pas un moustique avec un canon.

Le grizzly : caractéristiques et habitat

Le grizzly est un animal solitaire qui fait partie des plus grands ours avec le kodiak et l’ours blanc. Son envergure peut aller ainsi de 1,8 à 2,5 mètres pour un poids variant entre 220 et 340 kilos. À noter que si sa vue est considérée comme à peu près celle de l’homme, son ouïe est fine et son odorat extrêmement développé.

Les grizzlys vivent dans toutes sortes d’habitats. Maintenant, il semble que la forêt leur soit plus ou moins utile. Exception faite de l’homme, le grizzly ne connaît pas de prédateurs. Cependant, il arrive qu’une femelle en chaleur attire d’autres soupirants. Si les mâles sont de taille semblable, ils peuvent alors se battre afin d’assurer leur domination.

Reproduction

Il faut, en effet compter environ 5 mois avant que les futurs petits s’implantent dans l’utérus et commencent à se développer. Cette implantation retardée n’est pas le fruit du hasard mais bien une « bénédiction » de Dame nature car quelque soit l’époque de l’accouplement, les petits naîtront toujours à la fin de l’hiver, pendant la période d’hibernation de leur mère. À la naissance, les nouveaux nés (au nombre de 1 à 3) sont tout petits et pèsent à peine 450 g. Nourris de lait maternel dans un premier temps, ils resteront avec leur mère au moins 2 ans.

Mesures de crânes

Voici des exemples de mesures de crânes de grizzlys :

Mesure Morgan D. E.
Longueur du crâne 15 12/16 inches 10 7/8 inches
Largeur du crâne 9 8/16 inches 6 3/8 inches
Score 25 4/16 17 ¼

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