La chasse n'est pas un loisir anodin. Récemment, dans l'Hérault, un chasseur a été blessé par un tir de plomb, tandis que dans le Gard, deux autres ont été blessés par la charge d'un sanglier.
Une vaste opération de contrôle a été organisée en Camargue par la police de l'environnement. Une équipe de TF1 a suivi ces agents de l'Office français de la biodiversité (OFB) lors de cette opération.
Dans les marais de Camargue, les chasseurs doivent prouver qu'ils sont en règle. La vérification du fusil, des munitions, du permis de chasse et du port d'arme est essentielle. Un chasseur contrôlé a déclaré : "C'est très important, surtout pour la sécurité. Il y a des gens qui font n'importe quoi".
Depuis samedi matin, une cinquantaine d'agents de l'OFB, venus de toute la France, sillonnent les 85 000 hectares du parc naturel de Camargue (Bouches-du-Rhône). Cette opération s'inscrit dans le cadre de la 5ᵉ campagne de sensibilisation et de contrôles sur la sécurité à la chasse menée par l'OFB du 29 novembre au 14 décembre.
Les policiers de l'environnement mènent une intervention délicate, allant au-devant des chasseurs. Pascal, inspecteur de l'environnement à l'OFB, a expliqué : "C'est une opération qui concerne des usagers armés, donc il y a toujours un principe primordial, celui de la sécurité".
Lire aussi: Tout savoir sur les balles Brenneke
Parmi les missions de ces agents figurent la recherche d'éventuels braconnages et la prévention des accidents sur les terrains de chasse. Un chasseur interrogé a estimé : "Il y en a qui ne respectent pas les règles. Sur la route, il y en a qui ne respectent pas le Code de la route, la chasse c'est pareil. Donc il faut qu'il y ait des personnes qui puissent faire respecter la loi".
Si les armes ne sont pas conformes, elles peuvent être saisies, tout comme les munitions. Pascal vérifie si le chasseur n'utilise pas de grenades de plomb, car dans ce parc naturel régional, comme partout en France, il est désormais interdit de chasser avec des balles de plomb. "Le plomb peut polluer les eaux et les sols. Il peut être également ingéré par les animaux et notamment les canards", a précisé Pascal. Ces infractions sont passibles d'une amende de 135 euros.
Une décision de la cour administrative d’appel de Bordeaux, datant du 2 décembre 2025, a annulé un jugement antérieur concernant la chasse de 21 espèces de gibier d’eau sur un territoire protégé. Cette décision est une conséquence directe d'un dossier remontant à 2021, où les associations Défense des milieux aquatiques (DMA) et Sea Shepherd ont demandé la cessation de toute activité de chasse, une évaluation des incidences de cette pratique, la destruction des tonnes et la dépollution autour de ces installations traditionnelles pour la chasse de nuit sur les prés-salés.
Saisi, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé cette décision et, le 16 mai 2023, a enjoint à la préfecture d’interdire la chasse de sept gibiers d’eau. Les deux associations ont fait appel car les premiers juges administratifs n’ont pas fait droit à l’intégralité de leurs demandes.
Selon Thibault Varenne, le président de la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde, « C’est une victoire salutaire ». Les chasseurs sont donc dans l’attente prochaine d’un arrêté préfectoral qui viendra abroger l’interdiction faite précédemment.
Lire aussi: Analyse des incidents de tirs à Besançon
Il y a bientôt deux ans, le tribunal administratif de Bordeaux a enjoint le Préfet à prendre un arrêté d’interdiction de chasse pour sept oiseaux sur l’aire Natura 2 000 bassin d’Arcachon et banc d’Arguin. Le courlis corlieu fait partie des sept espèces concernées.
Interdits par le préfet de Région de pratiquer leur activité, les chasseurs de gibier d’eau de Loire-Atlantique et Vendée ont prévu d'organiser un barrage filtrant. Ils réclament la levée de l’interdiction préfectorale et une pratique réglementée comme dans la Baie de Somme.
Malgré une lettre commune des cinq fédérations de chasse des Pays de la Loire et le soutien du président national, Willy Schraen, le préfet a maintenu sa position sur le sujet. Selon Arnaud Oheix, chasseur de Dreffréac, « Il y aurait un risque que cette chasse entraîne un déplacement des oiseaux vers certains élevages ». Il ajoute que la Préfecture continue de demander aux chasseurs des battues administratives de sangliers, qui sont beaucoup plus bruyantes et perturbantes pour les oiseaux.
En colère contre les interdictions du préfet liées à la grippe aviaire, les chasseurs de gibier d’eau ont finalement été entendus. La manifestation prévue a été annulée et les conditions pour la chasse au gibier d’eau ont été assouplies par le préfet des Pays de la Loire. Cette chasse est de nouveau autorisée dans les marais, excepté dans quelques communes où un foyer récent a été détecté. Le délai d’interdiction est d’ailleurs passé de 30 à 9 jours après la détection d’un cas.
Comme dans d’autres départements tels que le Nord, la Somme ou les Landes, le collectif des chasseurs de gibiers d’eau en colère a obtenu un important assouplissement « d’un cadre réglementaire démesuré et à l’encontre de la réalité de terrain », précise le communiqué des associations signataires de tous les Pays de la Loire.
Lire aussi: Paintball : Est-ce douloureux ?
Globalement, la zone d’interdiction est réduite aux seules communes qui seraient concernées par un foyer de grippe aviaire. Les mesures relatives aux restrictions, à la biosécurité et aux transports des appelants restent en vigueur en cas de cas d’influenza aviaire avéré. Le préfet de région a également souhaité revoir les chasseurs au cours du premier semestre 2026, afin d’établir un nouveau protocole lors de ces périodes de crise sanitaire.
« Une réelle visibilité est donnée aux chasseurs sur du long terme, résument les associations dans leur communiqué.
Alors que la chasse au gibier d'eau doit ouvrir le 21 août en Loire-Atlantique, la fédération de chasse incite ses adhérents à la prudence. La toxine botulique s'est révélée positive sur deux ragondins morts.
Depuis le début du mois de juillet, des milliers d'oiseaux morts ont été ramassés en Brière et sur le lac de Grandlieu. Au pic de la crise, le 26 juillet dernier, plus de 700 décès avaient été recensés. Aujourd'hui, l'épizootie a ralenti mais l'ouverture de la saison de chasse incite les autorités à la prudence.
"C'est une alerte sanitaire pour nos chasseurs, développe Patrice Lecomte. On ne va pas dire que ça nous inquiète mais on va demander à nos chasseurs de la vigilance parce que l'eau peut être souillée et les crottes de ragondins elles aussi peuvent être porteuses. Donc il faut rincer les chiens quand ils rentrent de la chasse, et bien laver ses bottes et ses mains...en clair, il faut plus de biosécurité".
Dans le marais de Brière, les chasseurs ont choisi de reporter l'ouverture de la chasse au 21 septembre prochain.
55 cadavres de canards ont été retrouvés sur un terrain vague à Péronne. Les magrets des animaux ont été prélevés. La Ville doit déposer plainte. La Fédération de chasse de la Somme avait dans un premier temps condamné fermement ce "massacre absurde" ; recontactée ce samedi, elle précise que les chasseurs mis en cause auraient agi ainsi pour ne pas laisser la viande se gâter avec la chaleur. Le groupe aurait ensuite manqué de temps pour enterrer les cadavres.
La fédération des chasseurs de la Somme lance un appel au calme après de nouvelles tensions en Baie de Somme entre un militant écologiste et des chasseurs aux gibiers d'eau. Un militant écologiste anti-chasse s'est fait prendre à partie par des chasseurs et a même été placé en garde à vue. Il dénonce du harcèlement, les chasseurs contestent.
Un habitant de Seyches (Lot-et-Garonne) a fait une macabre découverte : une dizaine de têtes de sangliers, accompagnées de leur peau et de leurs viscères, dans un ruisseau. Le maire a immédiatement réagi pour exprimer son indignation et a indiqué son intention de déposer plainte à la gendarmerie.
Laisser les sous-produits du gibier est une pratique légale et courante lors des battues. Néanmoins, elle est réglementée. Les chasseurs sont autorisés à enterrer les restes de cadavres, mais en respectant des quantités limitées et surtout sans créer de nuisance.
Dans le cas présent, ce qui ressemble davantage à un charnier laisse penser à Bernard Da Ros, président de la société de chasse de Seyches, que cet acte n’est pas le fait de chasseurs. La piste de braconniers lui semble plus plausible, comme pour le maire.
En attendant des réponses, Emmanuel Vigo a contacté une société d’équarrissage pour évacuer les cadavres et nettoyer la zone.
tags: #chasse #fait #divers #gibier #d #eau