Les revolvers existent depuis bien longtemps, environ 1830. Les batailles de clocher son légion entre amateurs et/ou spécialistes sur des détails qui n’ont à mes yeux que peu d’importance. Vous allez peut être me demander en quoi le revolver MAS Mle 1892 est t’il si particulier pour qu’il débouche sur une réflexion du monde de l’armement de manière générale, de la conception et de l’armurerie en particulier.
Si l’on compare cette arme avec ses concurrents de l’époque, le revolver Mle 1892 était à la pointe dans de nombreux domaines. Le poids de l’arme vide est de 840 grammes, cela fait du revolver Mle 1892 une arme fine, agréable à porter. Cette une arme très élégante, légère, elle contraste avec le gros revolver Reichrevolver ou le Smith et Wesson en 44 Russian.
106 ans après la sortie de l’usine, l’arme prise en photos ici est fonctionnelle et en très bon état. L’ajustage des pièces est parfait, aucune pièce ne porte de trace d’usinage, aucunes bavures ne sont présentes, les arrêtes des pièces sont vives il n’y a pas eu d’ébavurage rapide mais du travail soigné. Quatre pièces sont à démonter : Le ressort de chien, la barrette, le chien, la détente. Le mécanisme de percussion est là, dans ces quatre pièces. Il n’y a pas de difficulté à désolidariser ces dernières de la carcasse de l’arme. Le chien est en acier. Il est poli et reçoit une jolie finition jaune. La crête de chien est plus massive que le corps. Le mentonnet du chien permet la double action. Il est maintenu en place par une vis qui fait office d’axe. Le percuteur est oscillant autour d’un axe. Le ressort de chien est en acier. Il est composé de trois pièces. Le ressort en lui même, un galet, l’axe du galet. La détente est en acier. Le doigt élévateur est mu par une des branches du ressort de marteau qui le force à rester vers l’avant. La carcasse est en acier. Elle est monobloc. Le canon est vissé dessus. La plaque de recouvrement est en acier. C’est une pièce monobloc. le barillet est en acier. Il possède 6 chambres. Il bascule du coté droit de l’arme après ouverture de la portière. L’extraction des 6 cartouches se fait simultanément en poussant la tige à l’avant du barillet. Comme une cerise sur le gâteau de la finesse, une gravure magnifiquement réalisée sur le côté droit de la carcasse indique de quelle manufacture est sortie l’arme : la manufacture d’arme de St Étienne.
On dit son pouvoir d’arrêt trop faible comparé au 455 anglais, 11 mm allemand, 44 Russian. La guerre n’est pas un terrain statique ou un ennemi attendrait calmement de mourir par un projectile lui étant destiné, tout aussi calmement, tiré par un second soldat non animé lui aussi de la peur de mourir. L’emploi d’un projectile lourd, de fort diamètre, mu par une vitesse importante et qui laisserait l’intégralité de son énergie à l’impact est plus efficace qu’un projectile léger à faible vitesse. Le calibre 8 mm choisi pour le revolver étudié ici avait une vitesse de projectile de 215 m/seconde. Je pense que le choix de ce calibre provient d’une volonté d’économie des matières premières et ainsi produire d’avantage de munitions pour une même quantité de matière première. A poids égal, le militaire emportera d’avantage de munitions. A l’époque, c’est à la mode que de vouloir diminué le calibre des armes.
Il est étonnant de voir que cette arme est devenue obsolète rapidement alors que nous avons vu ci-dessus ces atouts novateurs. L’apparition sur le marché de pistolets automatiques fiables fournis dans des calibres proche du 8 mm mais inférieurs aux calibres réglementaires dans beaucoup de pays de la fin du 19° siècle (soit du 11 mm), a considérablement fait évoluer le marché de l’arme de poing. On peut citer dans ces armes de poing de calibre intermédiaire : le C96 en calibre 7,63 Mauser, le Colt 1900 en 38 acp, le Colt 1903 en 32 acp, le P08 en calibre 9 parabellum…
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Si le revolver Mle 1892 est déclassé par la munition qu’il emploi, il conserve l’avance de la double action, aucun pistolet automatique de cette époque ne fonctionne en double action. Si le temps de chargement d’un révolver est bien plus long que celui d’un pistolet automatique, le revolver lui est plus fiable dans des conditions extrêmes. De plus, il faut se souvenir que le mécanisme du revolver Mle 1892 est entièrement démontable par le servant. Ce qui n’est pas le cas de bon nombre d’autres armes.
L’ArmaLite AR-7 est une carabine de survie emblématique, conçue pour être légère, compacte et facilement transportable, principalement destinée aux pilotes et équipages en cas d’urgence. Elle a été développée en 1959 par Eugene Stoner, célèbre pour avoir conçu l’AR-15 et le M16, au sein d’ArmaLite, une division de la Fairchild Engine & Airplane Corporation basée à Costa Mesa, Californie. Elle succède à l’AR-5 (ou MA-1 Survival Rifle), adoptée en 1956 par l’US Air Force, mais améliore ses caractéristiques avec une conception semi-automatique et une meilleure portabilité.
L’AR-7 a été conçue pour répondre aux besoins des équipages aériens après la Seconde Guerre mondiale, lorsque les avions à long rayon d’action nécessitaient des armes compactes pour la survie. Adoptée par l’US Air Force et plus tard par l’Israeli Air Force, elle s’est également imposée sur le marché civil comme une arme de loisir pour le plinking, la chasse au petit gibier et les activités de plein air. Sa popularité repose sur :
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