La réplique AEP produite par le célèbre fabricant japonais Tokyo Marui est basée sur l'emblématique pistolet-mitrailleur tchèque Skorpion VZ61, fabriqué par la firme CZ-UB. On retrouve une réplique avec une belle finition noire en ABS, pourvue d'une crosse en métal repliable sur le dessus. D'un format très compact, elle est très maniable et agréable à tenir en main en situation de jeu. Sa propulsion électrique lui confère une très bonne réactivité, une bonne cadence de tir ainsi qu'un fonctionnement silencieux. Le scorpion fonctionne avec une batterie NiMh 7.2v 500 mAh. Vous retrouverez de plus un rail Picatinny à ajouter au niveau du garde-main afin de fixer différents accessoires tactiques.
Le Skorpion est une figure incontournable des PM de la guerre froide. Une forme qu’on reconnaitrait entre mille.
Le Skorpion EVO-3 a été récemment annoncé par la firme ASG. Néanmoins avant de se réjouir avec alacrité de la sortie imminente de ce nouveau modèle, j’estime qu’il faut rendre un petit hommage à une réplique d’arme plus ancienne qui partage le même nom : le Skorpion VZ.61 Marui.
Au même titre que le H&K MP-5K, le H&K MP-7A1 ou encore le Ingram MAC 10, le Skorpion VZ.61 Tokyo Marui figure dans la catégorie des « micro-AEG ». Une catégorie de réplique assez prisée. Pourtant ce modèle est fréquemment déprécié de la majorité des joueurs. Mais ont-ils raison d’être si sévères avec cette réplique ? Et bien je vais vous le dire dans cette review !
L’histoire du Skorpion VZ.61 débute en 1959, quand le jeune ingénieur tchèque Miroslav Rybář travaille sur un projet de nouveau pistolet mitrailleur pour une thèse pendant ces études supérieures à l’académie technique et militaire tchèque. Le principe était de fournir une arme très compacte et portative pour équiper les forces de police, certaines forces spéciales ainsi que certains personnels militaires peu exposés, comme l’équipage des véhicules. L’arme se devait également d’être automatique. Le prototype d’arme de Rybář correspondait aux exigences et il fût rapidement adopté par l’armée tchécoslovaque en 1961. Il est intéressant de remarquer que très peu de modifications techniques ont été apportées au prototype avant le lancement de la production en masse. On peut en conclure, que le les plans de Rybár; étaient particulièrement ingénieux et pertinents.
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L’un des détails techniques le plus importants du Skorpion VZ.61 réside dans sa poignée. Cette dernière renferme un puits dans lequel se meut un piston lesté relié à la culasse. Le but de ce piston est de retarder la fermeture de la culasse après le tir. L’objectif de ce mécanisme est de diminuer la cadence de tir en automatique de l’arme. Cette modification abaisse la cadence théorique à 850 CPM (notons que cette cadence demeure élevée, surtout pour une arme dont la capacité maximum n’excède pas 20 cartouches).
Un autre détail du Skorpion VZ.61 réside dans la munition qu’il utilise. En fait le Skorpion VZ.61 emploie la munition 7.62 Browning plus petite. Le choix d’une munition si courte est sans doute dû au fait qu’un calibre supérieur aurait nécessité un assemblage plus volumineux, et que le recul aurait été plus important, ce qui aurait rendu l’arme plus difficile à contrôler lors du tir en rafale. (notez cependant que quelques versions seront produites dans le calibre soviétique 9x18mm le VZ.65 et le VZ.82)
Le Skorpion était une arme maniable, fiable, d’une grande robustesse et on pouvait aussi bien l’utiliser à la manière d’une arme de poing basique (chargeur de 10 coups, crosse rabatue, tir semi-automatique) que comme une arme d’épaule performante (chargeur de 20 coups, crosse dépliée, tir automatique). Le VZ.61 s’avérait relativement précis (même en tir en rafale, j’imagine que le système culasse fermée y joue beaucoup) et son canon court ne l’empêchait pas de mettre ses 20 coups dans un cercle de 20 cm à 100m !(tir semi-automatique)
Le plus grand atout de cette arme réside dans sa capacité de dissimulation et le ratio encombrement/puissance de feu qu’elle proposait. Le CZ Skorpion VZ.61 a été produit à 210.000 exemplaires dont 30.000 environ ont étés commandés par la Yougoslavie.
Au même titre que l’animal dont il emprunte le nom, le Skorpion VZ.61 est un lointain ancêtre lui aussi, mais ce n’est pas d’une famille du règne animal, mais d’une catégorie d’arme bien particulière : les PDW. Même si l’appellation PDW (Personal Defense Weapon) est apparue vers la fin des années 80, bon nombre d’armes plus anciennes répondaient déjà, plus ou moins, au concept de cette catégorie, et notamment le Skorpion VZ.61. Donc d’une certaine manière le Skorpion est un « grand père très éloigné » d’armes comme le MP-5 K ou le MP-7 a1.
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Souvenez-vous du Skorpion VZ.61 ! L’original, le vrai ! Selon moi l’EVO-3 n’emprunte le nom Skorpion que pour le coup de promo. C’est une méthode commerciale vieille comme le monde, de reprendre le nom de quelque-chose de phare, pour promouvoir un nouveau produit !
Notez que le Skorpion EVO3 et le Skorpion VZ.61 n’ont en commun que très peu de choses à part leur nom et leur fabriquant. Ne vous laissez donc pas berner comme des pêches suédoises !
Le Skorpion VZ.61 apparait dans bon nombre de films, animes et jeux-vidéo. Je ne connais cependant aucun média dans lequel il occupe une place centrale. Il est souvent présenté comme une mitraillette de « méchant » ou de terroriste. Il apparait brièvement dans le film Nikita dans la scène du d’introduction, Il apparait également dans la série Carlos, La Bande à Baader, Gomorrah, Ronin, Equilibrium. Jeux-vidéos en vrac : Goldeneye 64: le fameux « Klobb » , Metal Gear Solid 3, Rainbow Six 3, Call of Duty 4 et Black Ops,Wet,Resident Evil 5, FARCRY 3 etc…
La boite de la réplique est assez charmante, noire et rouge, on sent le produit de qualité. C’est une boite cartonnée assez large par rapport à la taille de la réplique. Cela s’explique entre autre par un contenu important. La réplique et les accessoires fournis sont bien calés dans la boite.
La boite contient :
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L’emballage est très complet, j’apprécie notamment la présence d’une batterie et de son chargeur. Malheureusement il a fallu que je me procure un transformateur pour adapter la prise japonaise à une prise française.
Quand je relis mes anciens post au sujet de cette réplique, j’y lis que « j’ai été surpris par la masse et la taille importantes de la réplique ». Même si aujourd’hui je ne suis plus surpris, je dois reconnaitre que ses 1,1 Kg pèsent pas mal quand on manipule l’engin à bras franc. Il faut dire que contrairement à ce que Marui propose habituellement cette réplique comprend pas mal de parties métalliques (j’aurai l’occasion d’en reparler plus tard). Pourtant, il s’avère que la masse et la taille du Skorpion constituent l’un de ses plus gros atouts, puisque qu’elles sont largement inférieures aux AEG courts.
Car le Skorpion bat tous ses rivaux en termes de taille et en termes de masse ! Et c’est d’autant plus remarquable, quand on sait que lesdits rivaux marquent un score honorable dans cette catégorie :
On peut rapidement conclure que le VZ.61 Marui triomphe, et que c’est l’une des répliques électriques d’épaule les plus courtes et plus légères du marché. Et rien que ça c’est gros atout, qu’on peut décliner en 3 avantages :
Sur cet aspect le Skorpion doit s’incliner face à la majorité de ses principaux concurrents, car sa cadence de 650 CPM (monte jusqu’à 750 CPM quand la batterie est pleine) mais surtout sa capacité de 58 billes restent en légèrement deçà de ce qu’offrent certains émules. Sauf que vu son gabarit c’est presque d’avantage à un GBB qu’il faut le comparer. Et là ça change radicalement la donne, car des GBB capables d’enchainer 58 coups à 650 CPM ça ne court pas les rues.
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