Au XIXe siècle, alors que le sauvetage en mer se faisait à la force des bras de ceux qui osaient s’aventurer dans des eaux déchaînées, l’idée d'un pistolet envoyant un filin à des centaines de mètres était révolutionnaire.
La mise au point des fusils lance-amarres est intimement liée aux avancées techniques sur les armes à feu du début du XIXe siècle, notamment lors des campagnes napoléoniennes. Avec le retour de la paix en Europe, la reconversion des appareils offensifs en solutions d’aide au sauvetage se multiplie.
La première évocation d’un lance-amarre date de 1791. Seize ans plus tard, de l’autre côté de la Manche, le capitaine George William Manby assiste, impuissant, au naufrage du HMS Snipe, pris dans une violente tempête, faisant plus de deux cents morts. Reprenant une expérience de sa jeunesse, il met au point un mortier capable de lancer une ligne vers un navire échoué.
Ces procédés, révolutionnaires à l’époque, projettent un filin à l’aide de fusées. Cela permet d’apporter vers les naufragés le matériel nécessaire à l’établissement d’un va-et-vient. Tendu vers la terre ferme et supportant une bouée culotte, ce système de câble offre la possibilité d’évacuer les personnes une à une.
Ces dispositifs n’arrivent vraiment en France qu’en 1866, alors que le Royaume-Uni aligne déjà 281 postes de lance-amarres, 93 mortiers et 188 appareils à fusées. Des installations sont réalisées petit à petit sur tout le littoral. En 1914, on dénombre 1 500 postes de mortiers ou fusils lance-amarres, servis par 2 300 personnes appartenant, pour la plupart, aux douanes.
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Mais, les navires devenant plus manœuvrants et moins sujets aux échouements, la SCSN réduit progressivement le nombre de postes. Dans les années 1930, elle adopte l’emblématique pistolet lance-amarres inventé par William Schermuly. La mise à feu, assurée par la cartouche du pistolet, propulse une fusée très légère, au recul insignifiant, entraînant une ligne de 4 millimètres pour une portée de plus de 300 mètres.
Avec le développement des embarcations motorisées et agiles, le recours à des lance-amarres se réduit. En 1989, la SNSM ferme la dernière station porte-amarres à Arès en Gironde. De nos jours, la présence des hélicoptères, l’utilisation des canots pneumatiques et semi-rigides sans tirant d’eau, voire d’aéroglisseurs, offrent les moyens d’aborder plus rapidement et sûrement les naufragés.
Le fusil lance-filet est un outil conçu pour la capture d'animaux et, dans certaines applications, de personnes, sans leur infliger de blessures. Son principe de fonctionnement repose sur la projection rapide d'un filet grâce à une cartouche de CO2.
Le fusil lance-filet utilise une cartouche de CO2 comprimé comme source d'énergie pour propulser un filet. Le mécanisme est relativement simple :
La portée effective de ces fusils est généralement d'environ 7 à 10 mètres, ce qui permet de capturer des animaux à une distance raisonnable sans les effrayer excessivement avant le tir. La durée de projection du filet est très courte, de l'ordre de 3 à 4 secondes, ce qui assure une capture rapide et efficace.
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Un kit typique de fusil lance-filet comprend les éléments suivants :
Il est important de noter que les filets et les cartouches de CO2 sont des consommables qui doivent être remplacés lorsqu'ils sont usés ou épuisés.
Le fusil lance-filet trouve son utilité dans divers domaines, notamment :
Comme tout outil, le fusil lance-filet présente des avantages et des inconvénients qu'il convient de prendre en compte avant de l'utiliser.
L'Armée Allemande n'aurait jamais pu imaginer que les pistolets lance-fusées (de son nom original Leutch-Pistol ) seraient utilisés à grande échelle et ce durant les 4 années de guerre dans laquelle elle est engagée. En effet à l'époque, très peu de moyens sont mis à disposition des troupes; les ondes hertziennes sont très peu utilisées et ce sont des kilomètres de câbles téléphoniques qui doivent être déroulés pour permettre la transmission de messages divers et variés.
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Ainsi les pistolets signaleurs allemands, déjà en service avant la guerre, vont s'avérer d'une redoutable efficacité d'autant plus que son ennemi principal, la France, n'en est pas encore dotée !
Voici quelques modèles utilisés par l'Armée Impériale :
Ce pistolet dénommé Hebel par les collectionneurs du monde entier est une arme de conception moderne et de fabrication soignée. C'est l'un des rares pistolets pour lequel nous pouvons déterminer avec une certaine précision l'année d'adoption, 1894, et ce grâce à un manuel d'instruction allemand datant du 30 avril de cette même année. En avance sur son temps, il sera dans un premier temps distribué aux pionniers, puis très vite étendu à l'infanterie.
Le pistolet Hebel, très robuste, est réalisé en acier usiné. Toutes ses pièces finies à la main sont bronzées en noir, sauf le chien et la détente qui sont polis en blanc glacé et les vis qui sont jaunies ou bleuies à la flamme.
Ce pistolet lance-fusée de fabrication rustique a été produit à Lièges durant l'occupation allemande de la Belgique (Août 1914 / Novembre 1918) même si aucune date, même approximative, n'est avancée ! Il est entièrement réalisé en acier et arbore un bronzage noir, voir plus couramment une peinture Feldgrau, même si la plupart des exemplaires rencontrés en sont démunis; absence due très certainement aux perpétuels nettoyages auxquels se livrent les gens !
Druckknopf, c'est le nom donné à ce lance-fusées par le cercle des collectionneurs. Sa longueur est de 343mm pour un canon de 248 et son poids avoisine les 1.125kg. Ce pistolet à canon long entièrement fabriqué en acier est de fabrication simpliste. Son système d'ouverture est d'ailleurs différent de ce que l'on a pu voir jusqu'à présent.
L'Armée Française, fière de sa longue tradition militaire, dispose d'une vaste gamme d'armes pour répondre à ses divers besoins opérationnels. De l'infanterie aux forces spéciales, chaque unité est équipée d'armes spécialisées conçues pour maximiser son efficacité sur le terrain.
Les pistolets de signalisation, en particulier les modèles anciens, ne sont plus considérés comme des armes en France depuis un décret de 2022. Ils sont donc en vente libre, sans nécessité de certificat médical, pièce d'identité ou âge minimum. Toutefois, en raison de leur ressemblance avec des armes à feu, il peut y avoir une ambiguïté lors du transport, et il est possible de devoir convaincre un juge de leur statut non létal en cas de contrôle.
Ces pistolets utilisent des cartouches de signalisation pyrotechnique, mais ne comportent pas de système d'alimentation, ce qui les exclut du classement en catégorie C12° (armes d'alarme et de signalisation).
Le Leuchtpistol 34 est un exemple de pistolet lance-fusées classique allemand utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été conçu en 1934. Il possède un cadre et un canon en alliage d’aluminium avec des composants mobiles en acier, utilise des fusées éclairantes de 26,5 mm et a été fini en aluminium anodisé noir. Les composants en acier ont été bleuis.
Le passage au « duralumin » a permis de réduire le poids du pistolet de 0,730 kg et d’éviter en partie la corrosion interne due aux résidus de poudre à canon. Le travail mécanique global des composants a été amélioré par rapport au LP28 et les poignées en bois ont été remplacées par de la bakélite quadrillée.
Cet exemplaire porte le code de fabricant allemand d’origine WaA 359 , Walther Zella-Mehlis 1941 - 45. En dessous, il est estampillé de la date de fabrication de 1941, et il porte le numéro de série 8680 au-dessus du pontet.
| Fabriquant | Code |
|---|---|
| Walther à Zella-Mehlis | ac |
| Erma à Erfürt | Erma-Erfurt ou ayf |
| Bernard Berhauss à Lübeck | s/287 (1937-1938), 237 puis duv (1940) |
| Inconnu | dtd |
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