Envie de participer ?
Bandeau

La cartouche Mauser est un sujet fascinant pour les collectionneurs et les passionnés d'histoire militaire. Il y a eu tellement de sortes de cartouches Mauser produites. En matière de cartouches de collection, beaucoup de collectionneurs débutants mélangent joyeusement différents qualificatifs.

Identification d'une Cartouche

Pour identifier une cartouche, il est crucial de fournir les deux côtes minimales suivantes :

  • Diamètre de l'ogive à son point le plus gros
  • Longueur totale de l'étui, de la base au collet

Ces mesures doivent être les plus précises possibles, et surtout pas arrondies.

Origine Belge et Calibre 7,65x53 Mauser

Il a été suggéré qu'une cartouche trouvée dans une vigne du Gard pourrait être une cartouche française de 7,5 mm, potentiellement pour un MAS 36 ou 24/29. Cependant, au vu des marquages, il pourrait s'agir d'une cartouche de fabrication belge (FN) pour Fabrique Nationale d'armes de Guerre à Herstal, datant de 1935. Cela ressemble à du 7,65x53 Mauser fabriqué en Belgique par la FN. Si la longueur exacte de l'étui est de 53,5 mm (à quelques pouillèmes près), alors c'est bien ce calibre.

Cartouches d'Exercice et à Blanc

Les cartouches d'exercice sont conçues pour simuler le fonctionnement des armes sans utiliser de munitions réelles. Elles sont principalement destinées à montrer le fonctionnement des armes, sans faire courir de risques aux élèves en instruction. Elles portent généralement des signes distinctifs évitant toute confusion avec des munitions actives (cannelure, rainures, plaquages divers). Certaines cartouches inertes sont destinées à contrôler le bon fonctionnement des armes au sortir d’une réparation : elles présentent le même profil et le même poids qu’une cartouche réelle afin de tester les fonctions de chambrage, d’extraction et d’éjection mais leur aspect permet de les identifier clairement comme des cartouches inertes : on parle alors de cartouches « inertes lestées » ou de « cartouches-outils ».

Lire aussi: Pistolet Pneumatique 310 ml

Les cartouches à blanc sont des munitions uniquement destinées à faire du bruit. La cartouche à blanc est donc libre à la détention. Certains intégristes jugeront que l’étui de la cartouche à blanc reste dans la catégorie d’origine de l’arme qui la tire.

Cartouches à Balle en Bois

Pour les cartouches à balle en bois, l’étui est en théorie un étui de cartouche standard, qui est donc réutilisable, mais dans beaucoup de cas, ces cartouches étaient fabriquées avec des étuis de récupération, qu’il serait dangereux de réutiliser pour recharger une cartouche à balle à pleine charge.

Avant les munitions appelées communément " à blanc", on avait des munitions d'exercice avec étui en laiton et embout en bois ( teinté bleu assez souvent, couleur des artifices d'exercices dit FX) ), à l'instar des munitions allemandes.

Munitions Spéciales Allemandes : Les Projectiles Incendiaires

Dès la Première Guerre Mondiale, des munitions dont le projectile contenait une charge de phosphore blanc ont été développées. Ces munitions incendiaires ont connu plusieurs évolutions au fil des années.

S.Pr. (Spitzgeschos mit Phosphor)

La munition allemande développée en 1916, elle fût dénommée « Pr.L » (sans doute pour Phosphor Leuchtspur, soit « traçante au phosphore ») et céda rapidement la place à une autre version dénommée « S.Pr » Spitzgeschos mit Phosphor : balle pointue au phosphore. Un manuel Français de « renseignements sur les cartouches étrangères que l’on peut rencontrer sur les champs de bataille édité le 19 mars 1920 par la section d’artillerie du ministère de la guerre » nous permet d’observer un plan en coupe de ce projectile incendiaire « S.Pr. ». Il présente un noyau en plomb durci surmonté d’un noyau acier, lui-même surmonté par la charge incendiaire de phosphore blanc. Cette disposition est logique au regard de la balistique externe, le centre de gravité devant être vers l’arrière du projectile pour des questions de stabilité en vol. Un examen attentif permet d’observer la présence d’un trou « operculé » par une goutte d’alliage Darcet. Il s’agit d’un alliage à bas point de fusion (95 °C), constitué par 50 % de bismuth, 25 % de plomb et 25 % d’étain, utilisé pour fabriquer des éléments fusibles de sécurité.

Lire aussi: Fonctionnement des cartouches de fusil à pompe

Flugzeugbrand (F)

Finalement, la fin de la première guerre mondiale vu naitre une munition réellement « perforante et incendiaire » baptisée « Flugzeugbrand » soit « F », ce qui signifie « incendiaire pour avion ». Son noyau perforant, d’une taille conséquente est surmonté par une faible charge de phosphore blanc. Contrairement à la S.Pr, cette charge est uniquement libérée par le déchirement de la chemise à l’impact.

Cartouche K

À la fin des années 30, les projectiles incendiaires au phosphore furent repensés, avec une munition qui constitue finalement la synthèse de la S.Pr. et de la F. Le « K » de la dénomination signale la présence d’un noyau (perforant) en acier, en Allemand « Stahl Kern ». Ici, le noyau en acier est traité de façon à augmenter ses capacités perforantes.

Tableau Récapitulatif des Munitions Spéciales Allemandes

Nom de la Munition Description Caractéristiques
Pr.L Traçante au phosphore (première version) Développée en 1916, ancêtre de la S.Pr.
S.Pr. Balle pointue au phosphore Noyau en plomb et acier, charge de phosphore blanc, trou operculé avec alliage Darcet.
F (Flugzeugbrand) Incendiaire pour avion Noyau perforant, faible charge de phosphore blanc libérée à l'impact.
K Noyau perforant en acier et charge de phosphore Synthèse de S.Pr. et F, noyau en acier trempé, pédoncule basal baignant dans le phosphore.

Lire aussi: Choisir le bon fusil semi-automatique : Conseils

tags: #cartouche #mauser #balle #en #bois #histoire

Post popolari: