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Un peu de gratitude quand même… Pour ce bon Louis Nicolas Auguste FLOBERT, armurier parisien à qui nous devons le brevet daté de 1849 pour :

  • Un mécanisme de pistolet et de carabine dont le chien verrouillait le tonnerre et assurait l’extraction au moyen de deux mâchoires latérales.
  • Une cartouche métallique tirant son énergie d’une composition fulminante et de poudre noire.
  • Un outillage de chargement de ces cartouches.

Nous lui devons donc globalement le tir « moderne » tel que nous le pratiquons aujourd’hui !!

Un pistolet de salon (ou de jardin, c’est plus prudent !), une cartouche métallique à percussion annulaire, de quoi recharger… Ça ne vous dit rien bande d’ingrats ? Le tir devient réellement un loisir, simple d'emploi, etc. Succès mondial! Pompé par tout le monde! Le 22-100 ou 22 court , c'est après VIVE LUI! Une pensée émue pour lui quand vous voyez au stand le sol jonché de douilles de 22lr.

Quelques photos donc d’un de ces vénérables "jouets" de l’époque (un de ceux du grenier !) Un vrai FLOBERT , pas un copie Un bronzage à donner des complexes aux ricains! ( la lumière n'est pas terrible malheureusement!) le chien!!!! ( percuteur, extracteur) Dommage qu'il soit seul ce petit pistolet. Il existait de belles paires de ce type pour les soirées d'hiver sans télé!

Notons que ce brave homme avait ses entrées auprès de Napoléon III et de la commission d'armement. Nous aurions pu éviter grâce à lui l'étape de la cartouche papier du Chassepot. Nous aurions pu éviter grâce à lui l'étape de la cartouche papier du Chassepot. L'idée fut retenue et la construction d'armes selon ce mécanisme confiée à la Manufacture royale de Maubeuge ; son directeur, M. de Poncharra apporta quelques modifications.

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L'originalité de ce système tient dans la cartouche qui possède fixé à sa base un sabot de bois dans lequel est encastrée une amorce, et par une saillie cylindrique autour de la cheminée, ce qui permet l'amorçage de l'arme sans manipulation. Mais en 1838, l'explosion du caisson contenant des cartouches portant leur amorce fit repousser toute solution d'armement comportant une cartouche amorcée jugée trop dangereuse. Sans oublier la cartouche de 9 mn , peut puissante considérant les standard de l'époque.

Ce qui est marrant, c'est que par chez nous, les anciens parlaient de Flobert pour désigner n'importe quelle arme de petit calibre, sans doute sans savoir que Flobert avait été une marque. D'autant moins respectueux pour le pauvre Louis que le terme était peu flatteur, désignant un "machin" qui tire.... dans le jardin.

Voici Louis-Nicolas Flobert, au soir de sa vie, en famille. Photo aimablement communiquée (et autorisée de publication) par un de ses descendants directs :

Il me semblait que les cartouches Flobert n’étaient propulsées que par du fulmiate. Je pensais que la balle était juste encastrée dans la capsule.

Pour les munitions Flobert, je crois bien me souvenir qu’à la base, c’est un projectile serti sur une amorce. Tellement simple que personne n’y avait songé avant ! Quant à l’arme, une culasse percutante derrière un canon.

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Le Tir en Belgique et l'Héritage de Flobert

Liège, ville riche en histoire et en traditions, offre également un terrain fertile pour les sports de tir. L'histoire du tir en Belgique est profondément enracinée dans le début du XXe siècle.

Vers la fin de l’année 1903, l’idée de grouper en une grande fédération les nombreuses sociétés de tir naquit lors d’une réunion de trois amis et excellents tireurs : Joseph Greens, Paul Van Asbroeck et Charles Paumier du Verger. Peu de temps après, le 10 novembre 1903, ces mêmes tireurs, auxquels s’étaient joints deux camarades : Alfred Troffaes et Alphonse Rombaut, jetaient les bases de la future fédération.

Une troisième réunion s’est tenue à « La Louve », Grand-Place de Bruxelles, quelques jours plus tard. Elle regroupait plus de trente personnes. Très rapidement, la jeune fédération devint fort puissante, car à cette époque, les sociétés de tir Flobert se comptaient par centaines, et les cercles de tir au fusil étaient également fort nombreux.

Dès le 3 décembre 1903, le ministre de Trooz, répondait à la demande adressée le 10 novembre, et accordait à l’Union un subside de 1.800 francs pour la participation de la Belgique aux Championnats du Monde de 1904 à Lyon. La jeune équipe belge se classa 4ème dans l’épreuve à l’arme libre à 300 mètres, tandis que notre compatriote Rysheuvels enlevait le Championnat du Monde en position debout à cette arme.

Julien Van Asbroeck : champion du monde au pistolet à Bruxelles en 1905. Cette même année, Paul Van Asbroeck était 2ème et Charles Paumier du Verger 3ème. Charles Paumier du Verger : champion à l’arme libre à Bruxelles en 1905, également à l’arme libre couché et à genou. Paul Van Asbroeck : champion du monde au fusil, position debout à Paris en 1900 et Bruxelles en 1905. Également champion au pistolet à Lyon en 1904, Zurich en 1907, Hambourg en 1909, La Haye en 1910, Biarritz en 1912 et Viborg en 1914. Il faut aussi champion olympique au pistolet à Londres en 1908.

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Ajoutons à cela que le record du monde au pistolet établi par Paul Van Asbroeck en 1912 à Biarritz, n’a pu être battu que 17 ans plus tard en 1929, avec une arme et des munitions infiniment plus perfectionnées que celles dont il s’était servi en 1912.

La guerre de 14-18 porta à l’Union et Tir Belge un coup très dur. La disparition de la plupart des armes entraina aussi la disparition de beaucoup de sociétés Flobert. La suppression de la Garde Civique eut un effet désastreux sur la pratique du tir au fusil de guerre. En 1924, aux Championnats du Monde de Reims, François Lafortune prenait part pour la première fois à une compétition mondiale, et remportait le titre de champion du monde au fusil en position debout. L’organisation des Championnats du Monde d’Anvers fut pour l’Union, un véritable désastre financier. Dans l’intervalle, en 1926, une lamentable scission divisa les tireurs belges ; scission qui heureusement prit fin en 1939. Cette seconde Guerre Mondiale porta un coup encore plus rude que la première.

Dès le 3 septembre 1944, quelques dirigeants étaient présents au Tir National de Bruxelles. Quelques semaines plus tard, un premier match était organisé, au pistolet, avec les Anglais qui occupaient le Tir National, puis les Américains. Une équipe belge fut envoyée à Stockholm, aux Championnats du Monde de 1947. Elle s’y comporta honorablement, sans plus, car les armes dont elle disposait ne pouvaient être comparées à celles beaucoup plus perfectionnées des concurrents étrangers. En 1948 aussi, le Ministère de la Santé Publique accorda, pour la première fois, un subside gouvernemental qui permit enfin à l’Union de sortir de la misère dans laquelle elle était depuis 1914.

Chacun se rappelle encore les résultats de la participation belge aux compétions olympiques de tir à Helsinki en 1952 et le malencontreux incident survenu au pistolet de Marcel Lafortune. Incident qui nous priva sans doute d’une place d’honneur ! Mais la communautarisation progressive du pays et du sport aura pour conséquence la division de l’URSTB en une aile francophone (URSTB-f), une aile néerlandophone (KVBSVNa) et une aile germanophone (RSFO). L’URSTB-f compte actuellement plus de 20.000 membres et plus de 100 clubs répartis dans les provinces de Brabant Wallon, de Hainaut, de Liège, de Luxembourg et de Namur ainsi que sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale.

Elle dispose d’écoles de tir où les jeunes sont accueillis dès l’âge de 8 ans pour le tir à air, encadrés de moniteurs brevetés Adeps. Le tir à l’arme à feu est autorisé à partir de 14 ans dans une discipline olympique ISSF (International Shooting Sport Federation), à condition que le jeune soit titulaire d’une licence de tireur sportif et qu’il soit accompagné par un moniteur ; il est encore autorisé dès l’âge de 16 ans dans une discipline internationale ISSF, à condition que le jeune soit titulaire d’une licence de tireur sportif et qu’il soit accompagné d’un moniteur. La fédération entraîne également des compétiteurs de haut niveau et internationaux. En août 2012, Lionel COX a décroché la médaille d’argent aux JO de Londres dans la discipline carabine « 60 balles couché à 50m ». Après s’être qualifié avec un formidable résultat à 599/600, il parvint à garder cette deuxième place lors de la finale, devant MARTYNOV.

Le Tir aux Clays Aujourd'hui

Aujourd'hui, le tir aux clays est un sport populaire en Belgique, avec de nombreux clubs et installations disponibles pour les tireurs de tous niveaux. L’URSTB-f est la seule fédération de tir à balles et aux Clays reconnue pour toutes les disciplines olympiques, sportives ou de loisir par l’Adeps et la Communauté française.

Armureries Parisiennes : Un Aperçu Historique

Parfois, nos pas nous mènent devant d’anciens lieux dont la mémoire s’est perdue. En marchant dans les rues de Paris, nous passons devant des devantures sans penser à ce qu’elles furent autrefois. Pourtant, Paris fut, indéniablement, une capitale armurière avec ses grands noms : Lepage, Lefaucheux, Vidier, Modé, Flobert, Devisme, Houllier-Blanchard, Léopold Bernard, Gastinne-Renette et tant d’autres… Sur place, il se fabriquait des bascules, des canons, des crosses, et l’on y inventait même de nouveaux mécanismes d’armes à feu. Les armuriers faisaient aussi venir des armes de Saint-Etienne et de Liège. De nos jours, plus aucune arme de fabrication récente ne porte le poinçon de Paris. Cet article ne donne qu’un aperçu des commerces d’armes qui existèrent à Paris, tellement ils furent nombreux. Vers 1900, il existait plus de 120 de commerces dans le secteur de l’armurerie dans Paris intra-muros 1.

Au 8 rue de Richelieu, dans le premier arrondissement, se tenait la boutique de Fauré Le Page, célèbre armurier parisien connu, notamment, pour avoir distribué des armes à la foule pendant la révolution de 1830. Cela révèle que certains armuriers, à l’époque, étaient capables d’avoir une action politique, au lieu de se laisser lentement dépouiller de leur métier par l’Etat. Le magasin a changé plusieurs fois d’adresse : d’abord rue Baillif (actuellement rue des Bons Enfants), ensuite rue de Richelieu et maintenant 21 rue Cambon. Pendant une période, il a porté l’enseigne Saillard. De nos jours, Fauré Le Page n’exerce plus dans l’armurerie, pour se consacrer exclusivement à la maroquinerie.

Au 39 avenue Franklin Roosevelt, dans le 8e arrondissement, l’armurerie Gastinne-Renette était connue pour son club de tir, ses pistolets de duel et sa réputation de luxe. Fondée en 1812, reprise en 1989 par le maroquinier Guené, elle ferma ses portes en 2002. L’histoire de cette armurerie commence en réalité pendant la Révolution Française, sous la Terreur. En 1793, M. Renette avait contracté un prêt pour s’établir rue de Popincourt. M. Renette s’installera aux Champs-Elysées en 1812, lors de son association avec M. Gastinne, militaire réformé consécutivement à de nombreuses blessures de guerre lors des campagnes napoléoniennes. Cette maison traversera ensuite les décennies malgré les grandes crises de l’histoire : révolution de 1830, de 1848, guerre de 1870, la Commune en 1871, puis la première et la deuxième guerre mondiale et enfin mai 1968. Aussi, la nouvelle de sa fermeture en 2002 fut comme un coup de tonnerre.

Au 5 avenue de la Grande Armée, dans le 16e arrondissement, le magasin de Callens & Modé était placé dans la contre-allée. Il avait ouvert ses portes en 1956 pour fermer au début des années 1990. Au 91 avenue de Richelieu, dans le 2e arrondissement, se situait la maison Modé-Pirlet. Cette armurerie était installée dans un hôtel construit par Cartault pour le financier Pierre Crozat. En 1913, Charles Modé avait racheté la société du célèbre fabricant Lefaucheux, puis Pirlet en 1924. C’était donc une maison très réputée. Cette armurerie s’est appelée Modé-Pirlet à partir de 1933.

Au 24 rue du faubourg Saint-Honoré dans le 8e arrondissement, non loin du palais de l’Elysée, se situait l’armurerie Pirlet. Dans les années 1900, M. Pirlet employait, à cette adresse, une dizaine d’artisans pour réaliser la fabrication de fusils qui étaient alors très réputés. Au 36 boulevard des Italiens dans le 9e arrondissement, Devisme, armurier et inventeur, proposait ses pistolets, carabines et fusils dans les années 1850. Fabricant réputé, il avait même proposé certains de ses modèles à l’armée. Dans les journaux de l’époque, les carabines de Devisme trouvaient une place dans l’imaginaire collectif pour aller chasser le lion, aussi étrange que cela puisse paraître aujourd’hui : « Si vous n’êtes pas à Paris, allez-y, cherchez Devisme, l’arquebusier, commandez-lui une carabine à deux coups, canons superposés […] Réglez la carabine avec Devisme, et lorsque vous serez parvenu à marier vos balles à trente pas, tenez-là pour bonne. Devisme ne se contenta pas de réaliser des armes innovantes pour son époque. Dès 1840, il proposait des capsules qui détonaient sans éclater 4.

Au 12 boulevard Saint-Michel dans le 6e arrondissement, l’armurerie Flobert avait ouvert ses portes en 1889. Auparavant, elle était installée au 3 rue Racine à partir de 1855, puis du 10-12 boulevard de Sébastopol à partir de 1861. Sa dernière adresse a été au 37 rue des Mathurins. Ce fut également Flobert qui déposa le brevet de la cartouche à percussion annulaire dès 1849, ouvrant ainsi la voie aux munitions de calibre 22.

Nicolas Bernard, ancien chef ouvrier de la Manufacture d’Armes de Versailles, s’établit à Paris en 1821. Son fils aîné Albert Bernard s’installera à son tour dans la capitale en 1823, et sera le premier canonnier parisien à s’intéresser à la fabrication de canons au moyen de machines. Leur travail sera récompensé par de nombreuses médailles à l’exposition de Paris : médaille de bronze en 1839, d’argent en 1844 et 1849, médaille d’honneur en 1855, médaille d’argent en 1867. Dans sa fabrique, Léopold Bernard disposait de trois fours, l’un pour le corroyage des matières, un autre plus petit pour le laminage des damas, le dernier pour souder au cuivre les canons doubles. A cela s’ajoutait un martinet-pilon et un laminoir avec ses cylindres de rechange. La fabrique changea plusieurs fois d’adresse : Passy de 1840 à 1855 ; 12 puis 49 rue de Villejust à Paris de 1870 à 1878 ; puis 129 avenue de Versailles, quai d’Auteuil.

Houllier-Blanchard, arquebusier, s’était installé à Paris au milieu du 19e siècle. Sa fabrique était installée au 36-38 rue de Cléry. De nombreuses médailles d’or, d’argent et d’honneur ont récompensé son travail. Il décéda à son domicile parisien en 1871, laissant son fils Jacques Houllier comme unique héritier. Plus tard, Charles Pidault fut le successeur de Houllier-Blanchard. En 1902, le fabricant Vidier était installé au 1 bis, rue de Chaillot. Il proposait à sa clientèle le fusil Czar, qui comportait une nouveauté exceptionnelle pour l’époque : le canon monobloc. Les recherches sur les canonneries monobloc avaient débuté dès 1897 au moins : « Des expériences réïtérées de tir ont eu lieu à Paris, à la canonnerie Léopold Bernard ; le 16 juillet, devant les membres du conseil d’administration de la canonnerie Léopold Bernard, MM. Fauré Lepage, Gastinne Renette et Riéger […] Chaque fois les fusils étaient chargés et tirés par M. Vidier fut le dernier fabricant qui usinait ses bascules sur Paris. Sa production, d’excellente qualité, était réputée. Vidier disposait aussi, pendant une période, d’un atelier vers la porte de La Villette.

Pour la plupart des chasseurs, le nom de Lefaucheux évoque d’abord le fameux fusil de chasse basculant tirant des cartouches à broche. Quel armurier n’en a jamais tenu un en mains, consécutivement à une demande de restauration d’un collectionneur ? Casimir Lefaucheux avait déposé le brevet de la cartouche à broche en 1827. Il s’ensuivra toute une production de fusils tirant cette munition, pas seulement à Paris, mais aussi à Saint-Etienne et à Liège. Eugène Lefaucheux suivra les traces de son père dans le monde de l’armurerie, avec un révolver dont il déposera le brevet en 1854, et qu’il produira ensuite pour l’armement de la Marine. Les premiers modèles seront fabriqués à Paris, rue Lafayette, dans un atelier qui occupera jusqu’à 225 ouvriers. Ce modèle sera également produit à la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne. Couverture d’un catalogue E. D’une part se trouvait donc une maison Lefaucheux créée par M. Lefaucheux père, dont héritera sa veuve, et qui sera dirigée ensuite par son son gendre, M. Laffiteau, en société avec Henry Rieger. De nos jours, l’ancienne maison Lefaucheux de la rue Vivienne aurait pu devenir un magasin quelconque, comme cela se produit si souvent sur Paris.

L’armurerie Lepage Frères ouvrit ses portes à Paris en 1823, proposant à sa clientèle un grand choix, incluant des armes venues de Liège et de Saint-Etienne. Même si cette maison fournissait des fusils réputés, elle faisait aussi appel à la production étrangère pour casser les prix. « Pour 5 francs, la maison Lepage Frères donne un fusil à un coup ; pour 16 francs, un fusil à deux coups. N’avions-nous pas raison d’employer le mot fabuleux pour rendre notre pensée ? Lepage Frères livrait aussi des fusils de belle qualité qui font la joie des collectionneurs de nos jours, tel que ce superposé à percussion superposé et à canons damas finement décoré.

Lors de l’insurrection de mai 1839, leur dépôt du 22 rue Bourg-l’Abbé avait été attaqué par un groupe d’environ trois cent émeutiers. Ceux-ci pillèrent le magasin en se passant les armes par les fenêtres du premier étage. Beaucoup repartirent en emportant, chacun, trois ou quatre pistolets et fusils, tellement le stock regorgeait d’armes. L’insurrection fut un échec, l’armurerie des frères Lepage fut mise à sac pour rien. La maison Lepage Frères se trouvait 12 rue d’Enghien, dans le 10e arrondissement, jusqu’en 1860. Par la suite, elle sera successivement reprise par Lepage et Chauvot (1870-1880) ; Chauvot-Lepine-Piot-Lepage (1885) ; Piot-Lepage et Lepine (1887-1890) ; puis finalement Piot-Lepage à partir de 1890, avec une nouvelle adresse au 12 rue Martel, toujours dans le 10e arrondissement.

Dans les années 1860, Geerinckx, successeur de Gauvain arquebusier, tenait boutique au 93 boulevard de Montparnasse. « L’un des rares arquebusiers chez lesquels on fabrique encore des fusils et des pistolets de tir entièrement à Paris. Au 126 rue Lafayette dans le 10e arrondissement, à quelques pas de l’ancien siège du Parti Communiste, Aux armes de Saint-Jean existait depuis au moins 1936. Dans les années 1970, le propriétaire du magasin avait été tué derrière son comptoir par des malfaiteurs. Finalement, le fonds a été vendu à la fin des années 1980.

Fondés en 1978, les Ateliers Saint-Eloi produisirent des armes fines et de luxe pendant un quart de siècle. L’entreprise était située à côté du carrefour des Quatre-Chemins, un quartier qui avait beaucoup changé à cause des politiques de diversité et de mixité sociale. Au 86 avenue Jean-Jaurès, vous ne pourrez plus acheter une arme. Qui pourrait croire que, vers 1910 à cet endroit, se trouvaient un casino-cinéma et des enfants qui jouaient au cerceau dans la rue ? Armes Gambetta se trouvait 8 bis rue Belgrand dans le 20e arrondissement de Paris. Une image symbolique de l’armurerie parisienne ?

Issy-les-Moulineaux et l'Industrie de l'Armement

La ville d’Issy-les-Moulineaux, à proximité immédiate de Paris, était extrêmement liée au monde de l’armurerie parisienne, d’une part à cause de la présence du Banc d’Epreuve de Paris, mais aussi de la cartoucherie Gévelot. L’invention de la cartouche à fulminate remonte aux années 1820 avec Joseph Marin Gévelot. Depuis 1816, il s’était établi à Paris en qualité de « armurier, arquebusier, fourbisseur et ceinturonier » rue Saint Denis. Il produit des amorces en série à partir de 1820. En 1823, il pose le brevet de l’amorce au fulminate de mercure. En 1867, la cartoucherie emploie 500 ouvriers. En 1898, elle dispose de 50 bâtiments répartis sur 7 hectares. En 1901, une explosion fera 18 morts dans l’atelier de chargement des cartouches de guerre. L’usine sera également inondée lors de la crue de la Seine de 1910.

Manufrance : Un Pilier de l'Armurerie Française

Il serait difficile de parler de l’armurerie parisienne sans faire mention de la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Etienne, tant elle fut incontournable pendant près d’un siècle, à partir de 1885. Politiquement incorrect : une photo du temps du plein-emploi. En 1970, 65 % de la production d’armes de chasse en France était assurée par Manufrance. Les fusils Simplex, Robust, Idéal et Falcor marquent les années d’or de la manufacture stéphanoise. En 1976, l’entreprise employait 3800 personnes et disposait d’une centaine de magasins. Malheureusement, des problèmes financiers graves apparurent dans les années 1975, conduisant au dépôt de bilan en 1985. En 1988, Jacques Tavitian rachète l’essentiel des marques et brevets. Grâce à son impulsion pendant plus d’une vingtaine d’années, Manufrance a connu un renouveau avec l’ouverture d’un magasin rue de Lodi à Saint-Etienne en 1993, un site internet et un catalogue de vente par correspondance.

Importateurs et Grossistes : Un Réseau Disparu

Pour mémoire, voici une liste non-exhaustive d’importateurs et de grossistes en armes de chasse et de tir qui étaient à Paris. Manufacture franco-belge, J.A Carrat, maison fondée en 1900, 1 rue de Compiègne à côté de la Gare du Nord. René Cosson S.A, 16 rue des Tournelles, fondé en 1878 et fermé vers 1991. Franchi-France était installé dans la zone industrielle Silic à Rungis et a fermé en 1993. Browning-Winchester France, implanté dans la zone industrielle de la Cerisaie à Fresnes (94), a fermé en 1994. Flobert, rue des Mathurins à Paris, a fermé en 1997. Pour comprendre les raisons, il faut se replonger dans le contexte de l’époque : première guerre du Golfe en 1991 et nouvelles réglementations en préparation. Cela n’a pas été sans conséquences, car leur disparition a supprimé toute possibilité d’approvisionnement local pour les armuriers parisiens. De plus, dans le cadre de l’Union européenne, il faut ajouter « l’évolution » de la réglementation sur les armes, ce qui ajoute des incertitudes. En France, plus de la moitié des armuriers ont disparu depuis les années 1950, notamment à cause du cadre législatif qui s’est progressivement durci.

Identification d'un Pistolet Flobert : Calibre et Histoire

Un exemple d'identification d'un pistolet Flobert illustre les subtilités de ces armes historiques. Un utilisateur cherchait à identifier un petit pistolet de tir portant le poinçon du banc d'épreuve de Liège. Les experts ont suggéré qu'il s'agissait probablement d'un système Flobert pour bosquettes, datant de la belle époque. Il a été noté que le calibre pourrait être du 6 mm Flobert, également appelé Bosquette, ou du 5,5 mm Flobert, appelé 22 Flobert. Il a été souligné l'importance de ne jamais utiliser de munitions .22 modernes dans ces armes anciennes, car cela pourrait entraîner des accidents graves.

Liège, avec son poinçon d'épreuve, reste un lieu emblématique de la fabrication d'armes, et les pistolets Flobert témoignent de cette riche histoire.

Conclusion

L'histoire de Louis Nicolas Auguste Flobert et de sa cartouche est intimement liée à l'évolution du tir en tant que loisir et sport. Son invention a non seulement simplifié l'utilisation des armes à feu, mais a également ouvert la voie à de nombreuses innovations dans le domaine des munitions. Que ce soit à Liège, à Paris ou ailleurs, l'héritage de Flobert continue de résonner parmi les passionnés d'armes à feu et les collectionneurs.

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