La munition est ce qui sert à charger une arme à feu. Depuis leurs premières apparitions, elles ont beaucoup évolué. De nos jours, il existe plusieurs types de munitions et différentes manières de les classer, munition de défense, munition de chasse, munition de tir sportif ou encore munition explosive.
Le calibre d'une munition désigne le diamètre de son projectile, généralement mesuré en millimètres ou en fractions de pouce. Ce paramètre joue un rôle essentiel dans les performances d'une balle, notamment en termes de pénétration, de précision et de portée. Selon le type d'arme et l'usage visé, différents calibres sont utilisés.
Le calibre en pouce fait référence à la manière dont le diamètre du projectile est exprimé en fractions de pouce. Par exemple, un calibre .45 signifie que le diamètre de la balle est de 0,45 pouce (environ 11,43 mm). Ce système est souvent utilisé aux États-Unis et pour certaines munitions militaires.
Les calibres dits « supérieurs » font référence à des munitions de gros calibre, utilisées dans des armes lourdes comme les fusils de chasse de grande portée ou les armes de guerre. Un calibre supérieur désigne des balles dont le diamètre dépasse généralement les 10 mm.
Les balles sont des projectiles utilisés dans une multitude d'armes à feu, chacune ayant des caractéristiques uniques selon sa conception. En fonction de leur usage, les balles varient en termes de matériaux, de forme et de performance. Le terme "type de balle" englobe les différentes configurations et matériaux qui composent les projectiles.
Lire aussi: Pistolet Pneumatique 310 ml
En 1963, le fusil PU a été remplacé par le Dragunov (SVD), un fusil semi-automatique chambré en 7.62x54R. Ce fusil, conçu par Evgueni Dragunov, a été adopté non seulement comme un fusil de sniper, mais aussi comme un fusil pour les tireurs chargés du soutien des escouades afin de doter les sections d’infanterie de fusils de précision. Semi-automatique, précis et d’un poids léger, répondant parfaitement aux exigences émises par les snipers dès 1958, il est extrêmement fiable et ce, dans toutes les conditions de terrain.
Le but à atteindre était d’offrir une arme de longue portée avec une capacité d'engagement supérieure à celle d’un AK-47 tant pour les tireurs des sections d’infanterie russes que pour les snipers. Le fusil est doté d’un magasin de 10 cartouches de 7.62x54R pour qu’il soit également capable de tirer des coups rapides en semi-auto lorsqu'il doit être utilisé à l'appui de la progression des fantassins. Par rapport aux autres armes, il a été conçu en pensant à améliorer son fonctionnement quand il est sale ou utilisé pour des tirs en conditions hivernales et il a été doté d’un régulateur de gaz à deux positions. Son canon de 24,4 pouces est chromé pour limiter son usure avec des munitions 7.62x54R parfois corrosives. La crosse tactique est évidée pour alléger le fusil et pour pouvoir le rendre plus facile à attraper, et ses protège-mains en bois ventilés aident à dissiper la chaleur.
Sa lunette de visée standard est la PSO-1 lorsqu’elle a été introduite dans les années 1960, elle était l'une des optiques militaires des plus avancés dans le monde. Sa tourelle avait un dispositif de compensation de la chute de la balle (BDC) en incréments de 50 m ou de 100 mètres. Le Dragunov a été prévu pour tirer avec une précision de tir d’environ 2 MOA. En utilisant des munitions sniper match 7N1, il pouvait atteindre des groupements de 1 MOA (1 pouce ou 25,4mm à 100m) et des groupes tenant à l'intérieur d'un cercle de 15 pouces (38 cm) à 600 mètres. Un tireur d’élite pouvait atteindre une cible de taille humaine à 1000 mètres. Même un demi-siècle après sa mise en production, le PSO-1 reste encore tout à fait utilisable sur le terrain. Il est également important de noter que ce fusil n’a pratiquement pas changé au fil des cinq dernières décennies. Bien qu'il ait été mis à niveau avec des crosses synthétiques plus modernes ou encore dans une version à crosse pliante.
Le SVD a juste été mis à jour au niveau de sa chambre pour accepter la cartouche 7.62x54R avec une nouvelle charge dédiée aux snipers désignée : 7N14 développée expressément pour réduire la dispersion et augmenter la pénétration et qui a été mise à la production en 1999.
Le projet SVU (Snaiperskaya Vintovka Ukorochennaya - version raccourcie du fusil de sniper) remonte à 1970 et aux fins de développer un fusil de sniper compact pour les troupes aéroportées soviétiques (VDV). C’est donc en 1975 que l'usine Tula a été désignée pour effectuer la modernisation du fusil de sniper SVD. Désigné comme le SVU (Sniper Rifle court), cela a donné lieu au remplacement de la crosse, le mécanisme de déclenchement, et le canon a été raccourci de 100 mm résultant en une diminution de 15% de l'énergie initiale et la chambre à gaz a été déplacée en arrière. Ensuite, ce projet n'est jamais passé au stade de développement mais vers 1991, il a été ressuscité pour les opérations urbaines et plus sporadiquement pour des utilisations limitées en Afghanistan et en Tchétchénie.
Lire aussi: Fonctionnement des cartouches de fusil à pompe
En 1995, le ministère de l'Intérieur a demandé une version qui était capable de tirer en rafale et la modernisation de la SVU a continué. Ce nouveau fusil a été appelé l'OTS-03A ou SVU-A (Sniper Rifle Court - Automatique). La fonction automatique devait être utilisée seulement en cas d'urgence. Le canon a été raccourci. D’autres désignations ont également été données à la carabine suivie de la lettre «A». Une autre version améliorée et encore en usage aujourd'hui possède une crosse synthétique, un bipied et une lunette à focale variable 3-9x42mm. Il y a aussi le SVD qui a été conçu pour être utilisée par les troupes aéroportées et qui possède un canon plus court et une crosse repliable.
Comme nous venons déjà de le voir auparavant, les fusils russes et la cartouche 7.62x54R ont une histoire commune très longue. En effet, la 7,62 × 54 R est une cartouche qui est rentrée en service en 1891. Conçue à l'origine pour le fusil Mosin-Nagant, elle a été utilisée à la fin de l'époque tsariste, et de toute la période soviétique à aujourd'hui. L'American Winchester modèle 1895 avait également été chambrée pour cette cartouche par le biais d’un contrat avec le gouvernement russe.
La munition a subi des modifications mineures et des variations dans la conception de sa balle et de son poids à travers son histoire. La 7.62x54R est similaire à la .284 Winchester ainsi qu’aux cartouches magnum modernes semblables. Les balles de 150 grains peuvent être entraînées à 2800fps et jusqu'à 2950fps dans les carabines à canon long. Comme on pouvait s'y attendre, il y a eu une grande abondance de ces munitions disponibles dans les surplus militaires du Bloc de l'Est ainsi que de l'Afrique du Nord et de la Chine et ce, dans une variété allant de 148 à 185 grains. Attention, il y a encore beaucoup de munitions de surplus avec amorces corrosives en circulation. En munitions civiles et de chasse, Sellier & Bellot (de la République tchèque) produit une charge sportive de 180gr avec une vitesse annoncée de 2620fps. Norma produit une 180gr donnant une vitesse de 2450fps dans un canon de 20 pouces et 2550fps dans un 24 pouces.
Le pas des canons des fusils Mosin est généralement de 1: 9,5. Quant à celui du SVD, à l'origine, il avait un pas de 1: 12,6 mais a également été changé pour un pas de 1: 9,5. Ces pas sont incompatibles avec des balles de 123 à 125 grains. En effet, le poids de balle optimal pour le pas de 1: 9,5 est d’environ 200 grains, alors que la charge nominale militaire était une balle de 148 grains. Le seul problème pour cette cartouche standard (148grains) qui était fournie d’origine aux troupes et qui était de faible qualité, à cause du fait que sa précision est qu’elle n’était pas appropriée pour les tirs à longues à distances. Avec un coefficient balistique relativement faible, d’environ 0,4 et sa vitesse modérée, ce projectile a difficile à lutter contre le vent. En effet, un projectile plus lourd tiendrait mieux la vitesse et occasionnerait moins de déviation passé les 500 mètres.
Il est un fait que la précision pour un fusil de match ou sniper nécessite des munitions de la plus haute qualité. Cela a permis de diminuer sa dispersion tout en augmentant en même temps sa létalité. Le résultat de leur travail est la charge 7.62x54R 7N1 Sniper. Extérieurement, la 7N1 semble identique à LPS à balle d'acier standard.
Lire aussi: Choisir le bon fusil semi-automatique : Conseils
Dans les années 1990 les Russes ont lancé un programme de modernisation de cartouches 7,62 mm et en 1999, une nouvelle charge de FMJBT désignée 7N14 qui a été placée en production pour fournir une balle anti-blindage qui utilise un noyau en acier trempé (notamment pour percer les gilets pare-balles) avec la précision d'une cartouche de Match pour « le plus grand bonheur » des snipers russes.
Le tir sportif englobe diverses disciplines, chacune avec ses spécificités et son matériel adapté. Parmi celles-ci, l'utilisation du fusil de précision occupe une place particulière.
Le sniper représente à la fois un type de réplique : le fusil de précision, mais aussi le rôle tenu par certains joueurs d’airsoft : on peut également parler de « tireur d’élite ». L’objectif du sniper est de faire le moins de bruit possible, lorsqu’il se déplace, bien sûr, mais aussi lorsqu’il touche. Cela passe donc par l’utilisation de répliques de snipers silencieuses. La portée d’une réplique de poing ou d’un fusil classique est trop limitée pour atteindre des adversaires situés à plusieurs dizaines de mètres. Le sniper permet justement d’atteindre des cibles à des distances plus importantes. En tant que tireur d’élite, il est indispensable de bien soigner ses tirs, bien plus qu’avec n’importe quel autre type de réplique. Tout d’abord parce que tirer à distance nécessite par définition une plus grande précision, mais aussi parce que la plupart des fusils sniper ne permettent qu’un tir au coup par coup, ce qui rend le joueur vulnérable entre chaque tir. Enfin, pour rester discret, il faut aussi et surtout savoir se dissimuler, apprendre à ne faire qu’un avec son environnement. Le camouflage est donc d’une importance cruciale.
Le Precision Rifle est une discipline sportive de tir à l’arme longue. D’un même poste de tir, le tireur peut être amené à engager des cibles à différentes distances, l’obligeant ainsi à bien connaître sa balistique afin d’adapter sa visée.
Les distances d’engagement vont de 100 à 1200 mètres maximum pour le gros calibre et de 20 à 250 m pour le 22 LR. Ce dernier calibre est extrêmement intéressant pour le côté économique et formateur.
La vie de tireur d'élite n'est pas de tout repos. Si vous souhaitez embrasser une carrière de sniper, sachez que vous allez devoir vous armer d'une extrême patience car, avant de tirer et de remplir votre mission, vous serez susceptible de rester en mode observation pendant de très longues heures. Votre condition physique doit être irréprochable car, en mission, vous allez rester en position statique très longtemps pour fixer votre cible. Bien entendu, votre acuité visuelle doit être parfaite.
Vous devrez faire preuve d'une grande capacité de concentration mais également d'un sens aigu de l'analyse pour récolter le plus d'informations et de renseignements possibles sur la situation, de manière à les transmettre clairement à votre hiérarchie. Le métier de tireur d'élite est particulièrement stressant et dangereux. Dans les zones de guerre, votre vie même est susceptible d'être mise en jeu à la moindre erreur. De vous, dépendront aussi la réussite d'une mission et la survie des soldats sur le terrain. Vous devez avoir le sens du devoir et des responsabilités chevillé au corps. Réactivité, sang froid et efficacité doivent être vos maîtres mots.
La formation des tireurs d'élite dépend essentiellement de l'unité d'élite à laquelle ils appartiennent. Ainsi, les tireurs d'élite de la Police nationale sont formés au Centre national de tir (CNT) de Montlignon par des animateurs en Activités physiques et professionnelles (APP) de la Direction des ressources et des compétences de la police nationale (DRCPN). Les snipers des Pelotons d'intervention de la gendarmerie (PI2G), des Pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) et des Pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG) reçoivent une formation auprès de tireurs d'élite du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIPN). Les autres unités d'élite sont, quant à elles, formées au sein du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier.
Que vous soyez néophyte ou tireur depuis quelques années, il peut être difficile de s'y retrouver dans le vocabulaire du tir.
Que se passe-t-il lorsque la détente est pressée ? Lorsque vous appuyez sur la détente et que l'amorce éclate, la flamme intense créée par le mélange d'amorçage remplit l'intérieur de la douille et allume la charge de poudre au grand complet. La pression montante générée par la poudre en combustion va pousser sur la paroi de l'étui, ce qui va la déformer jusqu'à ce qu'elle s'applique au maximum contre la paroi de la chambre où la cartouche est logée. Les gaz ne pouvant plus se dilater davantage à l'intérieur de l'étui vont emprunter la seule sortie possible et vont alors pousser le projectile dans le canon.
Si le projectile est lourd, et maintenu solidement dans le collet de la cartouche, ou si la pression des rayures sur le projectile est grande, le confinement de la poudre est accentué et la combustion va procéder plus rapidement que si ces conditions n'auraient pas été présentes. Ensuite le projectile entre dans le canon et s'imprime de la rayure exprimée par une fraction 1/x (x étant la distance en pouces parcourue pour 1 rotation) ce qui va donner à l'ogive de se mettre en rotation sur elle-même tout au long de sa progression dans le canon (effet gyroscopique) c'est ce sens de rotation qui va donner la stabilité à l’ogive sur son parcourt jusqu'à la cible. On va faire tourner le projectile à grande vitesse (plusieurs milliers de tours par minutes) selon son axe longitudinal.
Plus le canon sera long, plus la poudre aura de temps de se consumer entièrement dans un milieu clos ce qui va donner plus de pression pour pousser le projectile et donc plus de vitesse à la bouche. Vous avez de plus hautes vélocités avec un plus grand canon, tous les autres facteurs étant égaux. Toutefois, il y a des limites dans la longueur du canon car il faut veiller à ce que la pression qui pousse derrière le projectile soit toujours supérieure à la pression qui se trouve devant le projectile. Une fois le point d'égalité étant atteint, le projectile serait alors freiné à l'intérieur du canon.
Le projectile ayant quitté la zone de turbulences propre à la balistique intermédiaire, nous entrons dans le domaine typique de la balistique extérieure. Durant toute la phase de son vol, le projectile sera soumis principalement à deux forces : la force de gravité qui le fera chuter vers le centre de la Terre et la force de traînée, la retardation, due à l’air dans lequel il se déplace, qui le ralentira et l’empêchera d’aller aussi loin que s’il était tiré dans le vide. A sa sortie du canon, le projectile va rencontrer, à grande vitesse, l’air ambiant immobile. Il va de ce fait subir un choc que l’on appelle en l’occurrence "la percussion initiale" et aussi "l’onde de choc" et qui tentera également à le déstabiliser.
D'après le Dr Boris Karpov, du laboratoire de recherche de l'armée américaine, 1944, on utilise couramment aujourd'hui le coefficient balistique (BC ou G), qui représente non seulement les caractéristiques de la forme et du poids de la balle mais aussi Tenir compte de la résistance réelle de l'air à une vitesse déterminée. Les modèles de calcul actuels se basent sur des projectiles standardisés qui sont au nombre de 8, de G1 à G8.
Le coefficient balistique est la performance d’une ogive lors du tir, à maintenir sa vitesse, sa trajectoire, sa résistance aux vents latéraux et sa résistance dans l’air. Aussi le CB est en fonction de la masse, du diamètre, de sa forme (sécante, tangente, hybride) et de sa longueur. La vitesse, joue un grand rôle ici. Si l'ogive maintient bien la vitesse initiale, elle ira plus loin puisqu'elle décélèrera moins vite. Pour cela il faut qu'un des signes particuliers soit d'utiliser pour le profil avant une ogive de forme sécante au lieu de tangente et que le profil arrière de l'ogive soit de forme conique (BT ou Boatail). Ainsi sa résistance engendrée par la traînée sera minime.
En Europe le coefficient est de 0,000 à 1,0. Un coefficient de 0,250 sera moins efficace qu’un coefficient de 0,550. En conclusion plus le coefficient balistique est élevé plus l'ogive ira loin avec une trajectoire plus tendue qu’avec une ogive qui aurait un coefficient balistique plus bas.
| Calibre | Utilisation Principale |
|---|---|
| Calibre 12 | Fusils de chasse |
| Calibre 30-06 | Fusils de chasse et militaires |
| Calibre 9x19 | Armes de poing et pistolets-mitrailleurs |
| Calibre 5.45x39 | Fusils d'assaut |
| Calibre .22 LR | Fusils de loisir et entraînement |
| Calibre 6mm | Carabines de tir sportif |
| Calibre .300 Win Mag | Fusils de chasse et de sniper |
tags: #cartouche #de #fusil #sniper #definition