Les armes à poudre noire constituent un patrimoine exceptionnel qui traverse les siècles, témoignant de l’ingéniosité humaine dans le domaine de l’armement. Ces pièces d’histoire vivante continuent aujourd’hui de passionner collectionneurs, tireurs sportifs et amateurs de reconstitution historique.
Vers 1807, un jeune armurier, Jacob Hawken, s'installe à Saint Louis, où avec l'aide de son frère Samuel, il met au point un Rifle qui allait devenir le Privilégié des Trappeurs du Vieil Ouest. En fait, les frères Hawken adaptèrent le Iron Moutend Southern Rifle aux besoins des Trappeurs, le rendant plus puissant, réduisant la longueur de la crosse et en haussant le calibre, sans pour autant augmenter le poids de l'Arme. Ils créèrent le fusil des Chasseurs de Bisons, aussi appelé "Rifle des Plaines".
Les Rifles Hawken avaient un canon octogonal faisant toujours moins d'un mètre, de calibre variant entre .50 "et .55". Le poids de ce fusil excédait rarement cinq kilos! Avec une telle Arme, on pouvait abattre un Grizzly ou stopper un Bison à deux ou trois cents mètres et tenir en respect : le Sioux, le Crow, le Pied -Noir, le Trappeur ennemi ou le Colon blanc trop envahissant. La Légende du Rifle HAWKEN était née.
Le bois de noyer huilé procure une bonne prise en main et un confort optimal lors des longues sessions de tir ou de chasse.
Plusieurs fabricants ont produit et continuent de produire des répliques du fusil Kentucky. Parmi les noms notables, on trouve :
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Il est important de noter que certaines marques historiques ont fusionné ou ont été rachetées, comme Mendi et Jukar qui ont formé Dikar en 1977.
L’histoire des armes à poudre noire débute au XIVe siècle avec l’apparition des premiers canons à main en Europe occidentale. Ces primitives armes de poing marquent une révolution technologique majeure dans l’art de la guerre médiévale. L’évolution de ces systèmes d’armes s’étend sur plus de cinq siècles, transformant progressivement les techniques de combat et les stratégies militaires de l’époque.
Les carabines rayées américaines représentent l’aboutissement de l’art armurier du XVIIIe siècle. Ces armes de précision, développées par les colons allemands installés en Pennsylvanie, intègrent un canon rayé qui imprime un mouvement de rotation stabilisant au projectile. La carabine Kentucky, emblématique de la conquête de l’Ouest américain, se caractérise par sa longueur exceptionnelle (jusqu’à 1,50 mètre) et son calibre relativement petit (généralement .45 ou .50).
La poudre noire constitue le premier explosif développé par l’humanité pour propulser des projectiles. La composition traditionnelle de la poudre noire respecte des proportions précises établies empiriquement au fil des siècles. Le dosage standard comprend 75% de salpêtre (nitrate de potassium), 10% de soufre et 15% de charbon de bois.
La granulométrie de la poudre noire détermine directement ses caractéristiques balistiques. Les grains fins (poudre 4F) brûlent instantanément et conviennent parfaitement à l’amorçage des armes à silex ou à percussion. Les granulométries moyennes (2F et 3F) s’utilisent dans les armes de poing et les carabines de petit calibre, tandis que les gros grains (1F et Fg) équipent les canons d’artillerie et les gros calibres de chasse.
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La vitesse initiale des projectiles tirés à la poudre noire oscille généralement entre 200 et 500 mètres par seconde selon le calibre et la longueur du canon. La combustion de la poudre noire produit environ 55% de résidus solides par rapport à la masse initiale de la charge.
La diversité des armes à poudre noire reflète l’évolution technologique et les besoins spécifiques des utilisateurs au cours de l’histoire. Les répliques contemporaines perpétuent fidèlement ces différentes typologies tout en bénéficiant des améliorations métallurgiques modernes.
Le père de Samuel se nommait Christopher Colt et fut un fermier installé à Hartford dans le Connecticut. Mais il avait changé de profession et devint homme d'affaires. La mère de Samuel, Sarah Colt née Caldwell, se suicida quand Samuel n’avait pas encore 7 ans. Très tôt, Samuel a lu des articles sur Robert Fulton et sur la poudre noire mentionnant des choses impossibles, mais qui se réalisèrent. Cette lecture lui donna des idées.
En 1829, Colt travailla dans l'usine de textiles de son père à Ware dans le Massachusetts. Il y fabriqua une pile électrique qui lui servit pour faire détoner une charge de poudre. En 1830, il allait travailler dans la marine marchande. Colt rentra aux États-Unis en 1832 et il commença à travailler avec son père sur la production de deux armes, un fusil et un pistolet. Les armes furent un peu bricolées et de mauvaise qualité. Le premier pistolet explosa à l’essai, mais le fusil fonctionna correctement.
Puis il décida à fabriquer des armes en s’appuyant sur des armuriers de Baltimore dans le Maryland. Son premier modèle fut le « Colt Paterson », un revolver à simple action dont le chien est armé à la main tout en faisant tourner le barillet en même temps. Les premiers revolvers Colt Paterson, à cinq coups, d’un calibre .36 (en centièmes de pouce) sortirent de production en 1836.
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En 1846, le capitaine Samuel Walker, le représentant de l’US Army, commanda à Colt 1 000 revolvers. Le colt Walker modèle 1847 possède un nez du chien comportant une encoche pour viser, un barillet à 6 coups et un calibre .44. Puis Colt commercialisa le Colt Holster Pistol 1848 en calibre .44, le premier revolver de la série des « Dragoon », mais avec un canon qui n’a que 20 cm et donc plus léger.
Sans trop rentrer dans les détails, on peut citer les modèles de revolver qui suivirent comme le calibre .31, encore moins lourd, le Colt Baby Dragoon à 5 coups de 1847/48, le Pocket 5 à 6 coups de 1849 (revolver de poche), utilisé par les particuliers, par la police ou par les compagnies de diligence. En 1851, le modèle Navy (cal .36) ou Belt Model (porté à la ceinture) a été une des armes à feu les plus vendues aux Etats- Unis avec environ 215 000 exemplaires. En 1860, Colt fabriqua le New Model Army calibre .44 qui remplaça les Dragoons et qui est 30 % plus léger.
Durant la guerre de Sécession, l’usine de Hartford fournissait des armes aussi bien au Nord qu’au Sud. Un revolver « dragoon » a été offert en cadeau par Colt au sultan de la Turquie.
Colt était le premier fabricant américain s’appuyant sur l'art en tant qu’outil de marketing quand il a demandé au peintre américain renommé Catlin pour mettre en évidence ses armes à feu dans ses peintures. Samuel Colt a engagé des graveurs et des artisans pour décorer les pistolets spéciaux de présentation qui ont été offerts aux rois européens, aux tsars russes, aux militaires et à d'autres hôtes de marque.
Samuel Colt est mort de la goutte à Hartford le 10 janvier 1862 à l'âge de 47 ans et a été enterré au Cedar Hill Cemetery. Après sa mort, on a estimé que la fortune de Colt qu'il a laissée à son épouse et à son fils de trois ans Caldwell Hart Colt, était évaluée à environ 15 millions de dollars (actuellement environ 400 millions de dollars). Ses responsabilités professionnelles ont été transmises à son beau-frère, Richard Jarvis.
Pour ceux qui vivaient le long des rives sauvages de la frontière du sud-ouest au milieu et à la fin des années 1800, le mot « Comanchero » évoquait autant une épithète remplie de haine qu’un nom définissant une certaine classe d’hommes. Pendant presque un siècle, les caravanes de chars à bœufs et de mules passèrent vers l’est depuis le Nouveau Mexique à travers les Staked Plains, les Plaines Jalonnées, pour atteindre les lieux de rendez-vous avec certaines des tribus d’Indiens les plus féroces du continent.
Courtiers en avidité et en misère humaine, les Comancheros exerçaient leur trafic sordide dans cette contrée sauvage avec la certitude arrogante d’hommes qui savaient que la force de la loi ne s’étendait pas plus loin que là où la poudre, les capsules et les balles rondes ne pourraient la porter. A l’époque où le métier de Comanchero atteignit son apogée dans les années qui suivirent la Guerre Civile, leurs rangs comptaient de tout, des Anglos renégats et des New Mexicains sans scrupules, aux Indiens Pueblo prêts à faire des affaires avec leurs anciens ennemis si le prix y était.
Quelques Comancheros se contentaient de rencontrer les protagonistes sur leur propre terrain pour les ventes. D’autres chevauchaient avec les bandes de guerriers qui s’élançaient vers le Sud depuis les hautes plaines vers le Texas, ou bien par le Nord vers le Kansas et le Colorado, en prêtant leur intelligence de prédateurs à la férocité de leurs clients au fur et à mesure que ceux-ci choisissaient les cibles pour leurs raids. Tous les Comancheros vivaient littéralement grâce aux armes, et celles qu’ils utilisaient ou échangeaient constituaient les variations de leur commerce morbide.
La Guerre Civile fut le dernier conflit américain où l’on attendait des officiers supérieurs qu’ils mènent leurs hommes à la bataille en chargeant à leur tête. Il n’était pas rare de voir des commandants de brigade, de division ou même de corps dans les deux armées, agitant un sabre étincelant à l’avant de leurs unités.
Les troupes Sudistes furent particulièrement remarquées pour leur élan et leur courage, voire leur témérité, au feu. Leurs meneurs reprenaient nécessairement le vieil idéal Anglo-Celtique du chef guerrier qui se battait en même temps que ses hommes et qui partageait leur destin.
Le résultat tragique de cette croyance au vieux code du chef qui fonce au combat devant ses hommes fut que, sur 425 officiers supérieurs enregistrés sur les listes des forces Confédérées, 235 d’entre eux, soit 55 %, furent tués ou blessés au champ d’honneur. Soixante dix sept d’entre eux moururent en combattant, et, sur ce total, vingt et un furent blessés au moins une fois avant de l’être mortellement.
Sur les 158 généraux qui furent blessés et qui survécurent, trente et un furent touchés deux fois, dix huit trois fois, et une douzaine furent blessés quatre fois ou plus. Quatre d’entre eux furent blessés cinq fois, et trois portaient sept blessures.
Le droit de posséder et porter une arme à feu est garanti par le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis. Selon différentes enquêtes, 40% des ménages déclarent avoir au moins une arme à feu à la maison et presque 30 % des adultes ont déclaré posséder au moins une arme.
En 2008, les fabricants d'armes américains ont produit 1,6 million de pistolets, 1,6 million de fusils, 750.000 fusils de chasse et 530.000 revolvers. On estime à près de 300 millions d'armes à feu en circulation aux Etats-Unis avec presque 42 millions de foyers équipés, soit 97 armes pour 100 personnes selon une enquête nationale sur les armes à feu.
| Fabricant | Statut | Modèles Notables |
|---|---|---|
| Davide Pedersoli | Actuel | Répliques de fusils Kentucky |
| Ardesa | Actuel | Diverses répliques d'armes historiques |
| Mendi | Historique (fusionné avec Dikar) | Armes à poudre noire |
| Jukar | Historique (fusionné avec Dikar) | Armes à poudre noire |
| Dikar (CVA) | Actuel | Diverses répliques d'armes historiques |
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