Les fusils de chasse français incarnent l’excellence et la tradition de l’armurerie nationale. Pour des expéditions fructueuses et sécurisées, il est essentiel de s'équiper de fusils et carabines conçus pour la chasse. Les origines et l'évolution du fusil de chasse en France remontent au milieu du 17ème siècle.
C’est à partir du milieu du 17ème siècle que les commerçants de fourrures français ont fourni à leurs clients autochtones des fusils de chasse, à la fois comme cadeaux et pour le marchandage. Les Premières Nations étaient des clients sophistiqués et intelligents. Elles ont immédiatement vu les avantages des armes à feu sur les lances, les arcs et les flèches.
En outre, le fusil avait une portée supérieure et demandait beaucoup moins de pratique pour son usage. À la demande des Amérindiens, une gâchette plus grande a été ajoutée au fusil pour une meilleure adhérence lors du tir à cheval. Plus léger et plus mince que les armes à feu anglaises, le fusil de fabrication française était préféré.
Dès le début du 18ème siècle les Français et les Canadiens ont tenu des foires aux fusils à travers la Grande Louisiane à la satisfaction des clients. Ainsi ont pris naissance les populaires expositions d’armes à feu (gun shows) dans l’Ouest américain.
Le nom « carabine » provient d’un corps de gardes à cheval du roi de France Henri III qui étaient équipés d’une arquebuse à canon rayé, et d’un habit satiné qui les faisaient ressembler à un « Escarabin » (Le scarabée fouisseur de cadavre) mais aussi à cause de leur tir précis qui transformait souvent leur cible en cadavre (pour « scarabée ).
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Pour des raisons de vitesse et de facilité de rechargement, le canon resta lisse, et la balle inférieure d’un à deux mm environ au calibre de ce dernier. Cette balle était enveloppée d’un « canepin , pièce de tissu graissé au suif, pour la caler dans le canon.
Au 36 boulevard des Italiens dans le 9e arrondissement, Devisme, armurier et inventeur, proposait ses pistolets, carabines et fusils dans les années 1850. En 1793, M. Devisme ne se contenta pas de réaliser des armes innovantes pour son époque. Fabricant réputé, il avait même proposé certains de ses modèles à l'armée.
Dans les journaux de l’époque, les carabines de Devisme trouvaient une place dans l’imaginaire collectif pour aller chasser le lion, aussi étrange que cela puisse paraître aujourd’hui : « Si vous n’êtes pas à Paris, allez-y, cherchez Devisme, l’arquebusier, commandez-lui une carabine à deux coups, canons superposés […] Réglez la carabine avec Devisme, et lorsque vous serez parvenu à marier vos balles à trente pas, tenez-là pour bonne.
Dès 1840, il proposait des capsules qui détonaient sans éclater. Devisme ne se contenta pas de réaliser des armes innovantes pour son époque.
Plus tard, Charles Pidault fut le successeur de Houllier-Blanchard. En 1902, le fabricant Vidier était installé au 1 bis, rue de Chaillot. Léopold Bernard, MM. Gastinne-Renette et tant d'autres... étaient alors très réputés. En 1812, à l’empereur Napoléon premier, le premier fusil à canon basculant tirant des cartouches à broche. Casimir Lefaucheux avait déposé le brevet de la cartouche à broche en 1827.
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Quand on parle de marque fusil de chasse français, un nom vient immédiatement à l’esprit : Verney-Carron. Véritable référence dans le monde de la chasse, Verney-Carron est le premier fabricant d’armes dédiées à cette activité en France. Créée en 1820, elle met tout son savoir-faire ainsi que ses longues années d’expérience au profit de ses clients pour proposer des armes de chasse irréprochables.
Spécialisée dans la fabrication de fusils et de carabines de chasse, en choisissant Verney-Carron, vous optez pour des armes de chasse de qualité supérieure fabriquées en France par une entreprise reconnue pour son expertise et son savoir-faire. Que vous pratiquiez la chasse en forêt, en montagne ou encore la chasse à l'affût, Verney-Carron a le fusil ou la carabine qui conviendra à vos besoins. Les produits de la marque sont conçus pour être fiables, précis et performants, quelles que soient les conditions climatiques ou les types de gibier que vous chassez.
Parmi ses nombreux produits, on retrouve l'Impala, le Sagittaire et le Diana, ainsi que des carabines comme la Verney-carron Impact LA ONE ou la VELOCE, pour répondre aux besoins de tous les chasseurs, qu'ils soient professionnels ou amateurs. Les armes de chasse Verney-Carron sont conçues pour répondre aux besoins des chasseurs les plus exigeants, tout en étant accessibles aux débutants.
Et puis, comment ne pas évoquer Manufrance ? Bien que disparue en 1985, cette marque mythique a marqué l’histoire de la chasse en France. Ses modèles Idéal, Robust ou encore Simplex restent gravés dans la mémoire des chasseurs.
Le fusil « Idéal » à pontet à lunettes : une arme raffinée et d’un fonctionnement sûr, qui participa au succès commercial fulgurant de la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Étienne. Ce fusil d’une grande finesse et d’une réelle élégance avait été conçu pour une clientèle aisée, souhaitant avoir une arme de classe. Les premiers fusils Idéal relèvent d’un brevet déposé le 27 novembre 1887 et accordé en février 1888. Le fusil « Idéal » à pontet à lunette fut abandonné en 1907 mais continua à être commercialisé jusqu’en 1909 pour écouler le stock, sans que son mécanisme bénéficie de la moindre transformation notable.
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L’excellent fusil « Robust » fut commercialisé en 1913. Ce fusil juxtaposé, est certes moins luxueux que l’Idéal, mais jouit d’une solidité qui justifie bien son nom. Sa « robustesse » et le prix très accessible des versions de base le rendirent extrêmement populaire dans notre pays. Son remarquable mécanisme fit l’objet d’un premier brevet accordé en 1905.
Le fusil de chasse « Simplex ». Ce fusil de chasse à un coup fut utilisé par beaucoup de chasseurs à leurs débuts.
Le fusil de chasse semi-automatique « Perfex ». Étant doté d’origine d’un magasin de 3 cartouches sans possibilité d’allonger le tube magasin, ce modèle est en catégorie C1°§a).
Le fusil de chasse à répétition commandée « Rapid ». Ce fusil est ce que nous appelons couramment un « fusil à pompe », ce qui lui vaut aujourd’hui d’être stupidement classé en catégorie B.
| Modèle | Type | Particularités |
|---|---|---|
| Idéal | Fusil de chasse | Arme raffinée et élégante, conçue pour une clientèle aisée |
| Robust | Fusil juxtaposé | Moins luxueux que l'Idéal, mais très solide et populaire |
| Simplex | Fusil à un coup | Utilisé par beaucoup de chasseurs à leurs débuts |
| Perfex | Fusil semi-automatique | Magasin de 3 cartouches |
| Rapid | Fusil à pompe | Fusil à répétition commandée |
Les nouvelles technologies, comme l’impression 3D ou les matériaux composites, ouvrent des perspectives inédites. Imaginez des fusils plus légers, plus résistants, et toujours aussi précis. De plus, la tendance est à l’éco-responsabilité.
En marchant dans les rues de Paris, nous passons devant des devantures sans penser à ce qu’elles furent autrefois. Pourtant, Paris fut, indéniablement, une capitale armurière avec ses grands noms : Lepage, Lefaucheux, Vidier, Modé, Flobert, Devisme, Houllier-Blanchard, Léopold Bernard, Gastinne-Renette et tant d’autres… Sur place, il se fabriquait des bascules, des canons, des crosses, et l’on y inventait même de nouveaux mécanismes d’armes à feu.
Au 8 rue de Richelieu, dans le premier arrondissement, se tenait la boutique de Fauré Le Page, célèbre armurier parisien connu, notamment, pour avoir distribué des armes à la foule pendant la révolution de 1830. Au 39 avenue Franklin Roosevelt, dans le 8e arrondissement, l’armurerie Gastinne-Renette était connue pour son club de tir, ses pistolets de duel et sa réputation de luxe. Au 5 avenue de la Grande Armée, dans le 16e arrondissement, le magasin de Callens & Modé était placé dans la contre-allée. Au 91 avenue de Richelieu, dans le 2e arrondissement, se situait la maison Modé-Pirlet.
Au 24 rue du faubourg Saint-Honoré dans le 8e arrondissement, non loin du palais de l’Elysée, se situait l’armurerie Pirlet. Au 12 boulevard Saint-Michel dans le 6e arrondissement, l’armurerie Flobert avait ouvert ses portes en 1889. Houllier-Blanchard, arquebusier, s’était installé à Paris au milieu du 19e siècle. En 1902, le fabricant Vidier était installé au 1 bis, rue de Chaillot. Les recherches sur les canonneries monobloc avaient débuté dès 1897 au moins.
Pour la plupart des chasseurs, le nom de Lefaucheux évoque d’abord le fameux fusil de chasse basculant tirant des cartouches à broche. Casimir Lefaucheux avait déposé le brevet de la cartouche à broche en 1827. L’armurerie Lepage Frères ouvrit ses portes à Paris en 1823. Dans les années 1860, Geerinckx, successeur de Gauvain arquebusier, tenait boutique au 93 boulevard de Montparnasse. Au 126 rue Lafayette dans le 10e arrondissement, à quelques pas de l’ancien siège du Parti Communiste, Aux armes de Saint-Jean existait depuis au moins 1936. Fondés en 1978, les Ateliers Saint-Eloi produisirent des armes fines et de luxe pendant un quart de siècle. Armes Gambetta se trouvait 8 bis rue Belgrand dans le 20e arrondissement de Paris.
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