Les canons à poudre noire, qu'ils soient authentiques ou des répliques, suscitent un intérêt particulier pour les amateurs d'histoire, de reconstitution et de tir. Cet article explore le fonctionnement de ces canons, en particulier ceux fabriqués par Ardesa, ainsi que les aspects réglementaires et les expériences des utilisateurs.
Avant l'arrêté du 24 août 2018, les répliques de canons n'étaient pas spécifiquement mentionnées dans les textes réglementaires, qui se limitaient aux armes de poing et d'épaule. Depuis, la situation est plus claire :
Si le canon ne tire pas du tout et ne permet aucune transformation pour un tir réel ou à blanc, il est considéré comme une maquette, définie par l'article R311-1 - II- 6° du CSI : « Maquette : reproduction d’arme à feu à une échelle autre que 1 : 1 et garantissant la non-interchangeabilité des pièces. » Dans ce cas, un effet sonore peut être produit avec un système électronique.
Le port et le transport de ces maquettes sont libres, à condition qu'ils soient utilisés dans un contexte culturel ou de reconstitution historique (Art R315-3 du CSI).
Selon l'art R311-2 du CSI : « Armes historiques et de collection dont le modèle est antérieur au 1er janvier 1900, à l'exception de celles classées dans une autre catégorie, en raison de leur dangerosité avérée, notamment en raison de leur année de fabrication, par arrêté conjoint du ministre de l'Intérieur et des ministres chargés des douanes et de l'industrie. … »
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Une reproduction de canon d'un modèle d'avant 1900 est classée en catégorie D, sous réserve que ce soit une réplique exacte et qu'elle ne tire aucun projectile.
Ardesa propose plusieurs modèles de canons à poudre noire, dont deux sont particulièrement notables :
Le Canon Old Ironside Ardesa calibre .69 (réf. CN6) est une réplique fonctionnelle d'un canon naval d'époque, montée sur affût en bois massif. Il incarne la puissance et la noblesse de l'artillerie navale du XVIIIe siècle et séduit par sa fidélité de reproduction et sa présence imposante. Le terme “Old Ironside” fait référence au surnom affectueux donné à l’USS Constitution, frégate américaine lancée en 1797.
À bord de ce navire de guerre mythique, les canons Old Ironside formaient la colonne vertébrale de sa puissance de feu. Chaque canon standard embarqué sur le Constitution était un canon de 24 livres, pesant près de 2,5 tonnes, capable de projeter un boulet à plus de 400 mètres avec une force colossale. Complétés par des canons plus légers de 18 livres et des caronades, ces canons étaient servis par des équipes de marins entraînés à recharger et tirer en cadence dans le tumulte des combats en mer.
Le canon Napoléon III Standard Ardesa réf. CN1 est une réplique d’un canon de campagne monté sur affût à roues. Conçu pour le tir à la poudre noire, il est fabriqué en acier avec finition bronzée et repose sur un affût en bois renforcé de métal. Ce canon est une réplique remarquable des canons de campagne du XIXe siècle. Monté sur roues, il allie esthétique, fidélité historique et fonctionnalité.
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Le canon Napoléon III, parfois appelé canon de campagne modèle 1858, incarne l’évolution de l’artillerie à l’époque du Second Empire français, alors dirigé par l’empereur Napoléon III. Fabriqué en bronze ou en fonte selon les lots, le canon Napoléon III est généralement un canon de 12 livres, capable de tirer des boulets pleins, des obus explosifs ou des mitrailles avec une cadence de tir soutenue et une portée améliorée par rapport à ses prédécesseurs.
Son affût, souvent monté sur roues en bois cerclées de fer, lui permet une mobilité tactique, idéale pour accompagner la cavalerie et l’infanterie sur le terrain. Adopté dans les années 1850-1860, il équipe l’artillerie française lors de plusieurs conflits majeurs : campagnes coloniales, expéditions en Italie (1859), guerre du Mexique (1862-1867), et bien sûr la guerre franco-prussienne de 1870, où il affronte les pièces à culasse prussiennes plus modernes.
Aujourd’hui, le canon Napoléon III est un incontournable des reconstitutions historiques, des musées militaires et des collections d’artillerie ancienne.
Le chargement d'un canon à poudre noire est similaire à celui d'un pistolet à poudre noire. Il faut introduire la poudre noire, puis une bourre (papier ou tissu) pour tasser la charge. La mise à feu se fait avec une baguette.
Pour le tir à blanc, il est possible d'utiliser une faible quantité de poudre noire (2 à 3 grammes) et de boucher le canon avec un bouchon de sopalin ou une boulette de papier journal paraffiné. Pour amortir le recul, il est conseillé d'utiliser des cales aux roues ou un filin passé par les anneaux du timon lesté.
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Pour le tir avec projectiles, il est recommandé d'utiliser des balles rondes de calibre approprié (.675" pour un canon de calibre .69") avec un patch en tissu. La dose de poudre noire doit être adaptée en fonction de l'effet recherché et de la sécurité.
Des utilisateurs partagent leurs expériences avec les canons Ardesa :
Le pistolet pirate évoque l’âge d’or de la piraterie entre le XVIIe et le début du XVIIIe siècle, lorsque les corsaires, flibustiers et boucaniers écumaient les Caraïbes à la recherche de navires marchands à aborder. Qu’est-ce qui a fait des pistolets de pirate l’arme préférée à bord ? Leur taille, leur puissance à courte portée et leur simplicité d’utilisation. Légers, maniables et conçus pour le face-à-face, les pistolets d’abordage offraient un tir décisif à courte distance avant de passer au sabre ou à la dague.
Les pistolets de pirate des XVIe au XVIIIe siècles étaient à un seul coup et à chargement par la bouche. Après chaque tir, il fallait recharger avec de la poudre, un projectile et une bourre de tissu (ou de papier) pour comprimer la charge, poussée avec une baguette.
Aujourd'hui, le pistolet pirate est un objet de fascination. Il incarne l’esprit d’aventure, de liberté sans loi et d’exotisme maritime que l’on retrouve dans les récits de pirates célèbres comme Barbe Noire, Calico Jack ou Anne Bonny.
Les répliques décoratives sont généralement désactivées ; les fonctionnelles (à chargement par la bouche) sont régies par des réglementations spécifiques selon les pays. Vérifiez les exigences de possession, de transport et d’utilisation dans les espaces de reconstitution historique.
| Composant | Description |
|---|---|
| Canon | Partie métallique où le projectile est lancé. |
| Platine à Silex | Mécanisme de mise à feu utilisant un silex. |
| Crosse | Partie en bois permettant de tenir l'arme. |
| Baguette de Chargement | Utilisée pour tasser la poudre et le projectile. |
| Bourre | Matériau servant à maintenir la charge dans le canon. |
Un utilisateur du forum des fans de la poudre noire partage son expérience avec le kit Ardesa Pirate. Le kit est en calibre .45 avec un pas de 1-16". Il a été agréablement surpris par l'ajustement des pièces. La principale difficulté réside dans le perçage du bois et des passants métalliques pour fixer le canon. Il prévoit d'affiner l'apparence du pistolet à son goût.
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