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Cet article détaille les caractéristiques d'une canne fusil calibre 12mm, datant du XIXe siècle en France, ainsi que l'histoire des armes à système et des fusils en Belgique.

Description Générale d'une Canne Fusil du XIXe Siècle

Il s'agit d'une belle canne fusil calibre 12mm (12/50) dotée d'une poignée en aluminium. Son armement est manuel, avec un percuteur lançant et un déclenchement par bouton poussoir. Le canon lisse est légèrement terni, mais sans corrosion. Il est recouvert de bois d'amarante et possède un bouchon en aluminium avec deux ressorts de maintien en fer.

  • Hauteur totale : 90cm
  • Calibre : 12mm (12/50)
  • Poignée : Aluminium
  • Canon : Lisse, recouvert de bois d'amarante
  • Mécanisme : Armement manuel, percuteur lançant, bouton poussoir

Détails du Produit

La canne fusil se distingue par son mécanisme de percussion unique et sa poignée en aluminium. Le canon, bien que légèrement terni, reste en bon état général. Le bois d'amarante qui recouvre le canon ajoute une touche d'élégance à cette arme ancienne.

Conditions de Vente et d'Expédition

La vente de cet objet est soumise à certaines conditions, notamment en ce qui concerne les frais et le paiement. Les frais de vente sont de 25% TTC en sus de l’enchère. Le paiement peut être effectué par carte bancaire, espèces (dans la limite légale), ou virement bancaire.

Les Armes à Système de la Fin du XIXe Siècle

Les armes à système sont nombreuses à la fin du XIXème siècle, notamment celles associées à des mécanismes innovants et parfois extravagants, telles que les armes Frankenau, Colette, Jarre, les couteaux-pistolets et autres armes combinées. Les armes à système de la fin du XIXème siècle incarnent l’alliance entre innovation technique et raffinement esthétique. De plus, elles offrent un aperçu unique des préoccupations et des avancées de leur époque, tout en constituant des objets d’art convoités.

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Les Armes Frankenau

Les armes Frankenau, du nom de leur inventeur, Oscar Frankenau, sont emblématiques des innovations du XIXème siècle. Ces dispositifs combinés intègrent souvent un mécanisme de percussion dissimulé dans des objets du quotidien tels que des cannes, des nécessaires de voyage, ou encore dans de plus petits objets comme le porte-monnaie revolver à broche. Très recherchées, elles offrent une vision de l’évolution technologique et des préoccupations sécuritaires de l’époque. Une arme à feu intégrée dans une canne ou une ombrelle peut servir à la fois d’outil pratique et de défense personnelle.

Les Armes Colette

Produites principalement en Belgique, les armes à système de la maison Colette sont des pièces particulièrement rares et précieuses. Victor Colette, armurier belge, conçut des armes, souvent de chasse et de tir, réputées pour leur innovation et leur qualité de fabrication. À titre d’exemple, il met au point des pistolets à percussion ou à broche incorporant parfois des caractéristiques surprenantes, comme des chargeurs rotatifs ou des dispositifs de sécurité avancés pour l’époque. Les armes de Victor Colette se distinguent par leur simplicité mécanique combinée à une grande élégance, ce qui en fait des objets prisés dans toute l’Europe.

Les Pistolets Jarre

Les pistolets Jarre, également appelés « pistolets harmoniques », sont reconnaissables à leurs canons multiples disposés en faisceau. Ils ont été conçus par l’armurier français Pierre-Joseph Jarre pour offrir une capacité de tir accrue à une époque où les armes à répétition étaient encore en développement. Après plusieurs variantes, la version finale du pistolet Jarre est achevée autour de 1861-1862 et produite par l’entreprise Jarre et Compagnie. Contrairement aux revolvers classiques à barillet, le pistolet Jarre utilisait un chargeur rectangulaire qui coulissait latéralement et qui contenait plusieurs chambres pour les cartouches. Leur mécanique est simple mais efficace et est combinée à une esthétique originale.

Les Couteaux-Pistolets

Les couteaux-pistolets, qui combinent une lame et un canon, sont l’expression même des armes à système. Ils sont conçus pour être polyvalents et ils rencontrent une grande popularité auprès des aventuriers et des voyageurs du XIXème siècle, qui recherchent une arme discrète mais efficace. Ces pièces présentent souvent une grande finesse dans leur réalisation avec des gravures ou des incrustations décoratives qui les élèvent au rang d’objets d’art. Ces objets sont souvent produits en France, en Belgique, notamment à Liège, ou en Italie, par des armuriers renommés, à l’instar de Monsieur Dumonthier.

Les Armes Combinées

Les armes combinées incluent une grande variété d’objets : cannes-fusils, pistolets de poche intégrés à des briquets ou des montres, et autres curiosités mécaniques. Ces armes avaient souvent une double fonction pratique ou défensive. Leur conception reflète non seulement les besoins de l’époque, mais également une véritable fascination pour la miniaturisation et les mécanismes complexes.

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Le Marché de l'Art et les Estimations

Sur le marché de l’art, les armes à système sont particulièrement prisées pour leur rareté, leur état de conservation et la qualité de leur fabrication. Les collectionneurs recherchent des pièces avec des mécanismes fonctionnels, des signatures d’armuriers célèbres, et des provenances historiques vérifiables. Les enchères montrent un intérêt croissant pour ces objets, notamment en Europe et aux États-Unis.

De manière générale, les armes à système de la fin du XIXème siècle les plus courantes sont estimées entre 300 et 1000 €, tandis que des armes à système de qualité supérieure, soit issues de fabricants tels que Colette ou Jarre et Cie, se situent entre 1000 et 5000 €. Pour citer quelques exemples de ventes remarquables, un couteau-pistolet du XIXème siècle, décoré avec une lame gravée et un mécanisme fonctionnel, a été adjugé pour 8 500 € lors d’une vente aux enchères organisée en 2021. Une canne-fusil Frankenau, en excellent état et avec son mécanisme d’origine, a atteint un prix d’adjudication de 12 000 € en 2018. Les revolvers Jarre, en raison de leur rareté, peuvent également dépasser les 15 000 €, selon leur état et leur provenance.

Histoire des Armes à Liège

Au moyen-âge, dans presque toutes les villes de l'empire d'Allemagne, les ouvriers qui exerçaient une même profession habitaient une même rue ou un même quartier. Dans ces temps reculés, le commerce des armes et des armures devait être très prospère. En 1394, on publia, pour les bourgeois de Liège, un Ject des bastons ou règlement sur le port des armes. Après bien des essais, la poudre finit par fournir une arme individuelle. Ce pas important dans l'emploi de cette matière se fit vers 1425, époque où, de l'énorme bombarde, on passa aux canons, ainsi nommés à cause de leur ressemblance avec la forme de la canne.

Après l'invention de l'artillerie à feu, les armuriers liégeois se mirent à fondre ou forger toutes les pièces, de formes et de dimensions diverses, qui furent successivement mises en usage, depuis les bombardes, qui mesuraient dix-huit pieds de longueur, jusqu'aux gros et courts pierriers, depuis l'arquebuse jusqu'au pistolet. Dans ce dernier genre, on alla même, comme de nos jours, jusqu'à l'infiniment petit, jusqu'à la miniature. Auparavant, les artisans connus sous cette dénomination ne faisaient pas des armes, mais des armures pour les hommes et pour les chevaux. Ceux qui fourbissaient et montaient les dagues, les épées, les haches, les hallebardes, en un mot, les différentes espèces de batons, s'appelaient fourbeurs.

A cette époque, la ville de Liège, qui réunissait dans ses murs assez d'usines, d'ateliers et d'ouvriers pour fournir promptement une grande quantité d'armes et de munitions, avait, en temps de guerre, une importance extrême. Durant le XVIIe siècle, si fécond en guerres, « tous les jours nostre Estat furnit à tous partys armes et munitions. » Notre Cité, lorsqu'elle voulait s'attirer les bonnes grâces d'un voisin puissant, ne trouvait rien de mieux que de lui faire cadeau d'armes remarquables par leur fini et leurs ornements. Ce qui ne doit pas être passé sous silence, c'est que nos fabricants vendaient leurs armes à un bon marché dont les étrangers étaient émerveillés.

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Liège exportait une grande quantité de fusils et de pistolets, de canons et de mortiers, et un nombre prodigieux de projectiles, tels que boulets, bombes et grenades. Aujourd'hui, Liège expédie dans le monde entier ses armes à feu portatives. Sa fabrication a pris une énorme extension.

Exemples de Fusils et Carabines Historiques

Voici quelques exemples de fusils et carabines historiques de collection antérieurs à 1900 :

Nom du Fusil Calibre Epoque Pays Prix
Fusil Chasse Darne Modèle ROTARY breveté en 1879 JUXTAPOSE Calibre 10 XIXè France 1 500,00 €
FUSIL RIFLE COLT LIGHTNING A POMPE MODELE 1887 DE 1902 44/40 Winchester 44WCF 44/40 Winchester 44WCF XIXè USA N/A
TRAP GUN WINCHESTER MODELE 1897 FUSIL A POMPE 12/70 XIXè USA N/A

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