La bretelle du fusil Charleville est un accessoire essentiel pour comprendre l'équipement du soldat au XVIIIe siècle. Cette réplique historique, fabriquée par Pedersoli sous la référence C205, est fidèle aux modèles d’époque. Conçue en cuir pleine fleur, elle est entièrement fabriquée à la main dans les ateliers de Pedersoli, selon des standards exigeants de durabilité et d'authenticité.
La Bretelle 1777 AN IX - Réf. C205 par Pedersoli est une réplique haut de gamme en cuir véritable, parfaite pour compléter une arme longue historique. Compatible avec les fusils modèle 1777, Brown Bess et autrichiens, elle offre une authenticité visuelle et fonctionnelle sans compromis.
Le fusil d’infanterie de 1777 est un fusil à silex à un coup, à chargement par la bouche et à canon lisse (sans rayures internes). Il mesure 1,52 m (1,14 m pour le canon) et pèse 4,6 kg. Le fusil modèle 1715 pèse environ 4 kg 300. Il est long de 4 pieds 10 pouces. A l’époque de Louis XIV, le pied qui vaut 12 pouces mesure 32 ,66 cm le pouce fait donc environ 2,72 cm. Ce fusil approche les 1m 60.
L’importance de la buffleterie, définie comme la peau de buffle tannée, souligne l'importance des courroies en peau de buffle ou de bœuf pour porter les armes.
Au-delà du fusil, le soldat portait un ensemble d'équipements essentiels à sa survie et à son efficacité au combat. Chaque soldat portait un outil et soit le menstruum, soit le demi-menstruum de blé. Le menstruum est un sac d’environ 24 kg. Ce blé était renfermé dans un folliculus, sac de cuir attaché à l’extrémité d’un long bâton de voyageur appelé aerumnule auquel étaient fixés les ustensiles.
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Un casque en métal en airain le plus souvent que le légionnaire ne portait que lors des combats. Un récipient à sel le salarium. Le soldat tenait beaucoup au sel qui relevait le goût de la bouillie ou de la galette de blé. Le mot salaire a d’ailleurs pour origine cer mot salarium. Dans cette alimentation, la viande difficile à conserver était considérée comme aliment secondaire pour la majorité des troupes. Le tout pesait de 50 à 62 kg selon que l’on portait le demi ou le menstruum entier. Un véritable fardeau qu’il fallait porter sur l’épaule au moins trente kilomètres par jour.
Le soldat portait également un bissac ou besace, un sac de toile où le fantassin renferme ses effets de rechange. Cette besace, en grosse toile, n’était pas réglementaire et chaque soldat s’équipait comme il le pouvait. Le soldat en campagne, ne porte pas d’ustensiles de cuisine, emprunte ceux des habitants. Chaque fantassin portait une gourde, qu’il se procurait lui-même ; un sergent par compagnie portait dans la sienne du vinaigre, qu’il distribuait aux hommes pour purifier l’eau. Le pain, fourni par les munitionnaires, était de 3 livres pour deux jours ; il devait comprendre 2/3 de froment et 1/3 de seigle. Le soldat ne portait généralement qu’un pain dans sa besace ; mais parfois, en cas de besoin, le Général peut en faire distribuer pour 6 ou 8 jours !
La giberne, un sac de cuir rigide porté en bandoulière, servait à conserver les cartouches et les outils nécessaires à l'entretien de l'arme. Accessoire indispensable puisque renfermant les munitions. C’est par une ordonnance de 1747 que le nom de demi-giberne est imposé. « La demi-giberne doit être une poche en cuir de vache rouge ou noir, possédant un patron en bois pour 20 cartouches. La giberne ne diffère de la demi-giberne, que par la grandeur de la poche.
En 1747, le havresac fut rendu réglementaire par le Marquis d’Argenson, le secrétaire général des armées de Louis XV, lors de l’organisation des services de l’habillement au compte de l’État. Il fut étudié de façon à en rendre le port plus facile que la vieille besace. A partir de 1751, il sera normalisé en un grand sac de toile forte long de 4 pieds (environ 1m20) et large de 2 pieds 6 pouces (environ 80 cm), aux coins arrondis. On repliait en dessus, depuis la bretelle, la partie vide du sac. L’ordonnance du 21 mars 1768 rendit officielle l’expression francisée de HAVRESAC qui sera employé jusqu’à la guerre 14-18. Quand les soldats le prenaient chargé, ce qui était exceptionnel, le havresac se portait sur le bas des reins, sur la région lombaire.
En 1778, sous Louis XVI roi de France depuis 2 ans, on dota de tentes les compagnies de soldats. Une tente pour 8 accompagnée de 2 grandes couvertures. En 1778, un petit bidon est distribué à chaque homme.
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Les défis logistiques étaient considérables, avec des soldats souvent surchargés et des conditions de vie précaires. La marche était si pénible que les os des pieds des plus fragiles se brisaient. Pour aller plus vite, sans fatiguer les fantassins, on organisait parfois des transports en chars à banc en réquisitionnant les paysans, mais c’était rarement possible hors de France : dans les pays belligérants, les campagnards s’enfuyaient avec leurs bêtes dans les forêts à l’approche des troupes ; les maisons abandonnées, livrées à une soldatesque effrénée, étaient alors pillées et saccagées.
Pour être plus mobile, l’armée impériale ne disposait pas de tentes. Au bivouac, on couchait sur le sol, à la belle étoile, ou sur de la paille quand on en trouvait dans quelque grange. Si besoin était, on se protégeait en confectionnant une hutte sommaire avec des branchages. Quand le séjour se prolongeait, l’ingéniosité du soldat français se donnait libre cours et des baraquements de fortune s’élevaient, alignés au cordeau comme les maisons d’un village.
Chaque soldat était muni d’un sac, dit « sac de campement » dont les usages étaient multiples, mais qui, au bivouac, servait de sac de couchage. Quelques hommes curent l’idée de découdre le sac de campement, et tendirent la pièce de toile ainsi obtenue du côté du vent pour se garantir de la pluie, à l’aide de piquets improvisés et de ficelles. Puis, ils imaginèrent de réunir au moyen de boutons plusieurs de ces rectangles de toile, de manière à en former une petite tente. Ainsi devint réglementaire le sac-tente-abri en même temps que les petits piquets et les grands piquets brisés.
La couverture de campement, portée sur le sac, fut adoptée dans des circonstances à peu près analogues. Chaque soldat était d’abord muni d’une couverture extrêmement lourde : quelques hommes s’avisèrent de la partager exactement en deux; ils furent punis, mais on reconnut que l’idée avait du bon.
Le fusil Modèle 1822 T Bis est une transformation du fusil Mle 1822 de Grenadier (donc à silex), long d'1,471 mètre. Il est transformé avec la suppression du système à silex, la mise à la percussion, et l'ajout d'un cran de mire sur la queue de culasse. Le canon est toujours lisse et tire toujours la même balle ronde de 17,2 mm. En 1859, il subit une transformation Bis portant principalement sur le rayage de son canon : 4 rayures plates, hautes de 0,3 mm, larges de 7 mm, au pas de 2 mètres. Le calibre est porté à 18 millimètres. Un nouveau cran de mire est posé, réglé pour la distance de 300 pas. Le fusil est raccourci aux dimensions des anciens fusils de voltigeurs, il mesure désormais 1,42 mètre, comme tous les fusils d’Infanterie.
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On le sait par la position de la grenadière, plus proche de l'embouchoir que de la capucine. Car le canon et la monture ont été raccourcis, et l'embouchoir a reculé.
Le millésime 1822 T bis a été visiblement refrappé sur l’ancien 1822, à moitié effacé par le cran de mire. La queue de culasse porte le nouveau cran de mire, assez haut, pour la distance de 300 pas. Le marquage de la transformation Bis, S.1859, est normalement caché par la platine.
Selon le règlement du 1er Mars 1854, toutes les armes en dotation en Corps de Troupe recevaient un numéro matricule apposé sur le pan gauche du canon et répété sur la partie gauche de la crosse, parallèlement à la plaque de couche. Notre fusil n’a pas reçu de matricule. Il n’a dont pas été attribué à un Corps de Troupe mais placé en réserve et stocké.
La crosse montre l’historique des trois interventions qu’a subi le fusil: le macaron de l’atelier de réparation de St Etienne, lors de la réparation de la poignée, la mention TULLE, manufacture ayant procédé à la mise à percussion lors de la transformation T, et la mention St ETIENNE, manufacture ayant fait le rayage du canon pour la transformation Bis de 1859.
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