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Le monde du militaria et des bourses aux armes attire des collectionneurs et des passionnés d'histoire militaire. Ces événements sont des lieux d'échange où l'on peut découvrir des objets rares et chargés d'histoire.

Les Décorations Militaires et Leurs Histoires

Les Anglo-saxons sont particulièrement friands de ce type de sujet "show us yours....", organisant des concours pour déterminer quelle décoration possède la plus belle citation ou l'histoire la plus captivante. L'accent est mis sur les décorations authentifiées et documentées, liées à leur titulaire par des recherches en archives. Les Anglais et les Américains excellent dans ce domaine, numérotant ou gravant leurs décorations. Les Russo-soviétiques se sont également distingués, avec leur habitude de tout numéroter et noter.

L'accès aux archives se fait par trois voies: nom du titulaire, numéro de livret, ou numéro d'ordre.

Exemple de Décoration Soviétique

Un exemple est un ordre de la Gloire de 2e classe attribué à un ukrainien d'origine. Très prestigieux et sobre, l'ordre de la Gloire reprend des codes de l'ère impériale : réservée aux hommes de troupe et sous-officiers, ruban de la croix de Saint-Georges. Il est attribué pour faits de bravoure. La dorure du centre a migré moléculairement dans le substrat argent. Argent massif, numérotée, liée à un livret de récipiendaire.

La Croix de Guerre de M. Charpy

Maurice Charpy est né en 1891 à Cheny (Yonne). Mobilisé en 1914, il termine la guerre avec le grade de sous-lieutenant et trois citations. Il retourne à son métier d’instituteur, mais en 1939, il est mobilisé en tant que chef de bataillon et affecté au 204ème RI (58ème DI) à Auxerre. Fait prisonnier, il est envoyé à l’Oflag VI A (Soest en Westphalie). Renvoyé dans ses foyers et démobilisé en août 1941. En septembre 1944, il prend le commandement du 1er Bataillon du 1er Régiment des volontaires de l’Yonne et rejoint les Vosges en Novembre. Il est tué par un obus le 7 décembre lors des combats de Michelbach.

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Le 1er RVY quitte Joigny le 7 novembre 1944 et, dès le lendemain, cantonnés en Haute-Saône, les hommes pataugent dans la boue, perçoivent casques et capotes puis se dirigent sur Lure. Du 11 au 20 novembre, ils font le « terrible apprentissage de la guerre », selon l’expression du caporal Luc Berton : « Terrés dans des postes avancés, des maisons fortifiées sommairement ou un mur de cimetière, il faut, de jour, de nuit, affronter les reconnaissances, les tirs de mortier, d’artillerie, de mitrailleuses ennemies, patrouiller dans les champs de mines. »

Le 21 novembre, le 1er RVY attaque en direction de Belverne. Du 22 au 28 novembre, il accomplit un mouvement tournant par le sud-est de Belfort, puis marche en direction du nord et libère les villages de Bourogne, Foussemagne, Chavanne, Bréchaumont. Le 29 novembre, il entre en Alsace à Traubach, y cantonne deux jours, puis regagne Belfort à pied où, le 1er et le 2 décembre, il complète ses équipements d’hiver et reçoit l’ordre de monter en ligne.

Arrivés à Soppe-le-Bas (Haut-Rhin), les hommes marchent jusqu’à Sentheim. Les compagnies des 1er et 3e bataillons gagnent par une marche forcée à travers des champs inondés leur position autour du carrefour de Michelbach. À la nuit tombante, ils s’installent dans des tranchées que les Allemands viennent d’abandonner. Pendant trois jours, grelottant sous une pluie glaciale dans des trous inondés, les hommes subissent les tirs de mortier ennemis. Le 7 décembre à l’aube, après une préparation d’artillerie, soutenu par un groupe de chars Sherman, le 1er RVY passe à l’attaque. Il avance d’un kilomètre, puis son offensive est repoussée. Le commandant Charpy est tué, les commandants Adam et Perreault sont blessés.

Vers 15h, un groupe qui s’est porté volontaire repart à l’attaque avec pour objectif de détruire un char et une mitrailleuse lourde, éléments essentiels de la défense allemande. Après avoir progressé jusque dans Michelbach, ils sont contraints à l’arrêt et au repli sur leurs positions de départ. Le bilan est lourd : vingt morts (dont Moïse Flottet, chef du maquis Kléber), quatre-vingts blessés. Le 8 décembre, le 1er RVY, très éprouvé, est relevé et redescend à Guewenheim où il est mis au repos.

L'Histoire du Sergent Kniazev Ivan Mitrofanovich

Le sergent Kniazev Ivan Mitrofanovich, de nationalité Russe, est né en 1925 dans la région de Groznij. Enrôlé dans l'armée rouge en 1942, il fut décoré à deux reprises pour des faits de guerre. Son char T-34/85 sera également mentionné comme étant l'un des premiers ayant franchit la rivière de l'Elbe pour faire la jonction avec l'Armée Américaine.

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Blessé légèrement une première fois en 1942, il fut envoyé en juillet 1943 dans le 12ème régiment d'entraînement des blindés. Devenu tireur dans le 226ème régiment de char de la 5ème armée blindée de la garde, il fut à nouveau blessé, mais grièvement cette fois-ci en 1944. Après sa convalescence, il retourne en service dans son unité et régiment d'origine le 9 Juillet 1944, chose plutôt rare dans l'armée rouge. Sa dernière blessure surviendra le 12 janvier 1945.

Selon son document de transit militaire, Kniazev Ivan Mitrofanovich arrive le 29 Juillet 1943 et est envoyé dans le 12ème régiment d'entraînement des blindés le 30 Juillet 1943.

Voici sa citation :

"Tireur sur char T-34/85, le sergent Kniazev a montré un courage exceptionnel et de grande capacité de tireur à délivrer des tirs précis sur le champ de bataille durant les offensives "Vistule-Oder" sur les positions ennemies le 12 janvier 1945. Le char a progressé avec rapidité sur les positions défensives allemandes du village de Borek et a rencontré un feux nourris provenant des batteries anti-char positionnées au bord de la forêt Magierow. Le camarade Kniazev un par un à détruit 3 canons anti-char et une position anti-char fortifiée (bunker), lorsque le char a atteint la forêt il a été touché par un canon AT et a pris feu ... malgré cela le camarade Kniazev blessé démonta la mitrailleuse du char en feu et ouvra le feu sur l'infanterie ennemi tuant 8 hitlériens et en capturant 4. Pour son courage, ses ressources et sa bravoure au combat le camarade Kniazev est digne de l'ordre de la gloire 3ème classe."

Il recevra également l'ordre de l'étoile rouge en date du 16 avril 1945, son char positionné en embuscade surprendra une attaque Allemande, son T-34 fut également l'un des premier à franchir la rivière de l'Elbe et faire la jonction avec les forces Américaines.

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Seconde citation :

"Le camarade Kniazev participe aux combats contre l'envahisseur Allemand depuis 1942 il a a son actif un grand nombres d'armements et de soldats ennemis éliminés. Lors des combat il a repoussée une contre-attaque Allemande dans la ville de Mulroze, le camarade Kniazev était en embuscade et lorsque l'ennemi c'est approché à courte distance il ouvra le feu avec sa mitrailleuse et élimina 12 soldats ennemis, ceci a contribué à repoussé l'attaque nazie. Plus tard après avoir pris part à l'offensive, alors au poste de tireur dans son char il infligea de lourdes pertes à l'ennemi, il a détruit un canon d'artillerie qui gênait la progression de nos chars ainsi que deux nids de mitrailleuses et ses servants. Le char du camarade Kniazev a été l'un des premier à rentrer sur la rivière de l'Elbe. Pour son courage et sa valeur au combat, le camarde Kniazev mérite l'ordre de l'étoile rouge."

Commandant du 226 régiment des blindés : Colonel Korobeinikov.

Il sera également décoré de la médaille pour la victoire sur l'Allemagne et de la médaille pour la libération de Prague et recevra à l'âge de 60 ans, l'ordre de la grande guerre patriotique première classe en 1985 à l'occasion du 40ème anniversaire de la victoire.

Le Salon International de l'Arme Ancienne et du Militaria

Le salon international de l'arme ancienne et du militaria, une bourse des armes de collection, se tenait dimanche 20 novembre à l'Espace Tête d'Or, à Lyon. Il rassemble deux fois par an des amateurs d'armes venus de toute la France.

Cette année, le salon se tient dans un contexte particulier après la spectaculaire saisie d'armes chez un papy collectionneur lyonnais en septembre dernier. Des centaines de pièces rarissimes avaient été confisquées, dont un fusil datant de 1728. Cette arme de collection a été officiellement détruite deux mois plus tard. Dans le petit monde des collectionneurs, la pilule a du mal à passer...

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