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Les armes anciennes, dites «historiques et de collection», sont celles qui furent fabriquées avant 1900. Ce sont ces modèles qui, lorsqu’ils sont en très bon état, ont le plus de valeur.

Elles représentent une valeur sûre et ont toutes les chances de bien se valoriser et de se revendre dans d’excellentes conditions si elles se trouvent dans un parfait état de conservation. Certes, toutes les armes anciennes ne connaissent pas des destinées aussi glorieuses, mais selon l’origine, la rareté et surtout la notoriété du personnage auquel elles ont appartenu, leur cote varie considérablement.

Il peut s’agir d’armes à feu ou d’armes blanches, à l’instar des épées ou des sabres. Elles aussi entretiennent toujours un lien puissant avec la grande et la petite histoire.

Les différents systèmes d'armes à feu à travers les siècles

Quatre différents systèmes d’armes à feu se sont succédé à travers les siècles. Au début du XVe siècle, apparaissent les premières armes à mèche, suivies de celles à rouet, entre 1550 et 1650. Puis, ce sont les armes à silex qui voient le jour au milieu du XVIIe siècle. Il faudra attendre près de deux siècles pour découvrir les armes à percussion, avec la naissance du revolver en 1815.

Du bas Moyen Âge à la Première Guerre mondiale en passant par la Renaissance ou la guerre de Sécession américaine, tous ces instruments de combat ont joué un rôle déterminant dans les conflits historiques.

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Les armes à feu sont les plus nombreuses et les plus recherchées, à la fois pour leur prestige historique mais aussi pour leur valeur artistique.

L'importance de la conservation et du transport

L’acquisition, par les souverains et les communautés urbaines, de grandes quantités d’armes les mettait dans l’obligation de prendre des mesures propres à en assurer la conservation. La nécessité de les soustraire aux intempéries, aux vols et aux déprédations, rendait primordiale l’organisation d’un lieu de dépôt.

Pour les princes, le choix du local ne posait guère de problème sérieux puisque leur résidence, fortifiée ou non, ou leurs forteresses, étaient tout indiquées pour abriter les instruments de leur puissance.

Palais et châteaux possédaient, en général, une ou plusieurs salles d’armes et celles-ci sont bien connues pour la fin du Moyen Age parce que, depuis 1300 environ, on prenait le soin de dresser régulièrement l’inventaire de leur contenu.

Ces derniers sont des documents fort précieux : il s’agit le plus souvent de relevés minutieux de tous les instruments guerriers (« garnisons ») que renferme un bâtiment, énumérés dans l’ordre topographique de leur entreposage.

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Sans être desordonnée, la disposition des « garnisons » ne semble pas obéir à un ordre logique très rigoureux. La seule distinction marquante affecte les armures, qui sont rangées à part, toutes les autres armes, dites « artilleries » étant entreposées ensemble.

Le matériel était parfois accroché aux murs mais, le plus souvent, il reposait en vrac dans les récipients qui servaient habituellement au transport : tonneaux, caisses, coffres, paniers.

Seules les armures, les épées et certaines armes de poing, bénéficiaient la plupart du temps d’un rangement particulier. Le coffre, qui constituait le meuble le plus commun au Moyen Age, était naturellement employé pour serrer les harnois.

Dans les villes, les arsenaux élurent d’abord domicile dans des bâtiments publics suffisamment spacieux pour pouvoir abriter du matériel militaire, souvent même simultanément dans plusieurs locaux. Il faut noter que les églises, elles aussi, ont occasionnellement fait office d’entrepôts urbains pour cette catégorie d’instruments.

Les portes fortifiées et les enceintes étaient aussi garnies d’artillerie et d’armement. Certaines tours remplissaient, en fait, le rôle d’arsenal, où l’on entreposait et même où l’on fabriquait des armes et de la poudre.

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Encore convenait-il d’abriter les poudres, les munitions, les armes de jet avec leurs traits, les piques et autres instruments de défense collective qui ne pouvaient, en temps de paix, rester exposés sur la muraille.

Ce matériel devint, dans les villes, de plus en plus encombrant, surtout depuis l’apparition des armes à feu, et, en beaucoup d’endroits, les lieux accoutumés se révélèrent inadéquats.

L’exiguïté des bâtiments publics entraîna la création des arsenaux au sens moderne, c’est-à-dire d’entrepôts séparés, destinés à la conservation et à l’entretien des armements.

Mises à part quelques mentions d’épées et de piques simplement rassemblées en bottes, les armes étaient généralement emballées en vue de leur expédition. Très souvent, on les plaçait, pour ce faire, dans des tonneaux, assurément le type de récipient le plus courant au Moyen Age.

Il ne semble pas qu’il y ait eu de modèle particulier de futaille créé spécialement pour cet usage. Tout au plus, signale-t-on certains tonneaux munis de serrures, dispositif qui n’est pas spécifique et qui peut fort bien avoir été improvisé pour les besoins de la cause, afin de préserver la valeur du contenu.

Il est en tout cas certain que l’on se servait de caques et de barriques ordinaires, normalement destinées à recevoir du poisson ou du vin.

En plus de la poudre, les tonneaux servaient très fréquemment au transport des armures, de traits d’arcs et d’arbalètes de toutes espèces et de munitions d’artillerie.

Les armes à poudre noire

Une arme à poudre noire est une reproduction fidèle d’un modèle ancien, utilisé entre les XVIe et XIXe siècles. Chaque modèle évoque une époque différente.

La poudre noire est un mélange explosif utilisé comme propulseur dans les armes à feu anciennes. Lorsqu’elle est enflammée par une amorce, elle produit une détonation qui propulse la balle hors du canon.

Le chargement d'une arme à poudre noire est une opération manuelle, précise et rituelle. Lors du tir, l’amorce s’enflamme sous l’impact du chien.

Chez Maxiprotec, nous accompagnons depuis plus de 15 ans les passionnés d’armes anciennes. Une arme à poudre noire, c’est une émotion à chaque tir. Ce revolver 1860 Army nickelé & gravé allie puissance, élégance et tradition. Besoin d’un conseil personnalisé ?

Questions fréquentes sur les armes à poudre noire

  • Faut-il un permis pour acheter une arme à poudre noire ? Non.
  • Peut-on transporter une arme à poudre noire dans son véhicule ? Oui, mais uniquement pour un usage légitime : trajet vers un stand de tir, événement de reconstitution, etc.
  • Peut-on tirer dans son jardin avec une arme à poudre noire ? Non recommandé. Le tir à domicile est soumis à des règles strictes.
  • Peut-on chasser avec une arme à poudre noire ? Uniquement avec un permis de chasse valable et selon les espèces autorisées.
  • Peut-on fabriquer ses propres munitions ? Oui. Il faut acheter séparément poudre noire, balles et amorces, puis les assembler avec soin.
  • Est-ce légal d’acheter une arme à poudre noire en ligne ? Oui, tant que le site respecte la législation.
  • Quelle est la différence entre une réplique et une arme d’époque ? Une réplique est une reproduction moderne, fiable et souvent plus sécurisée.
  • Comment bien entretenir une arme à poudre noire ? Elle doit être nettoyée après chaque tir pour éviter l’oxydation.

Législation en France

En France, les armes à poudre noire sont généralement classées en catégorie D, ce qui les rend accessibles sous certaines conditions. La vente est autorisée aux personnes majeures, sans besoin de permis de port d’arme. Cela s’applique uniquement aux répliques d’armes conçues avant 1900 (sauf si elles sont modifiées ou modernisées).

Même si une arme à poudre noire est en vente libre, sa possession implique des responsabilités, surtout en matière de stockage à domicile. La poudre noire est inflammable, elle doit être stockée dans un récipient sécurisé et à l’abri de l’humidité et de la chaleur.

Collectionner une arme à poudre noire

Collectionner une arme à poudre noire, c’est posséder une pièce d’histoire. Ces répliques sont souvent fabriquées en Italie avec un haut niveau de finition. En France, la collection d’armes à poudre noire est autorisée sans déclaration pour les modèles en catégorie D.

Armes historiques et de collection

Le présent arrêté définit les armes historiques et de collection, ainsi que leurs reproductions, visées aux e à g du IV de l'article R. 311-2 du code de la sécurité intérieure, ainsi que le régime qui leur est applicable.

Les munitions de ces armes sont soumises au régime fixé par le titre Ier du livre III du code de la sécurité intérieure.

Les armes historiques et de collection visées aux e et g du IV de l'article R. 311-2 du code de la sécurité intérieure sont :

  • les armes dont le modèle est antérieur au 1er janvier 1900, à l'exception de celles dont la dangerosité est avérée et qui sont énumérées dans le tableau B de l'annexe 1 du présent arrêté ;
  • les armes dont le modèle est postérieur au 1er janvier 1900 et qui sont énumérées dans le tableau A de l'annexe 1 du présent arrêté.

Les armes importées d'un pays tiers à l'Union européenne visées à l'article 2 sont, préalablement à leur mise sur le marché, soumises à l'expertise du Banc national d'épreuve de Saint-Etienne. Cette expertise consiste à vérifier que les armes importées répondent aux conditions fixées par l'article 2.

Les armes historiques et de collection soumises à expertise sont remises ou expédiées au Banc national d'épreuve de Saint-Etienne qui les remet à disposition dès que l'expertise a été effectuée.

A l'issue des opérations prévues au premier alinéa du présent article, le Banc national d'épreuve de Saint-Etienne délivre un procès-verbal d'expertise comportant l'ensemble des éléments nécessaires à l'identification des armes importées.

Reproductions d'armes historiques et de collection

Appartiennent au f de la catégorie D les reproductions d'armes historiques et de collection qui répondent à toutes les conditions suivantes :

  • elles reprennent l'aspect extérieur, ainsi que les principes de fonctionnement des divers mécanismes des modèles originaux antérieurs au 1er janvier 1900 ;
  • elles sont conçues pour l'utilisation de la poudre noire et des balles en plomb et se chargent par la bouche ou par l'avant du barillet ou tirent des munitions avec étui en papier ou en carton et se chargent par la culasse.

Ne relèvent pas du f de la catégorie D les reproductions d'armes historiques et de collection :

  • permettant l'utilisation d'une munition avec un étui métallique ;
  • construites en recourant à des techniques modernes susceptibles d'améliorer, à la fois, leur durabilité et leur précision.

Les reproductions d'armes historiques et de collection importées d'un pays tiers à l'Union européenne déclarées par l'importateur comme appartenant au f de la catégorie D sont soumises à expertise, préalablement à leur mise sur le marché, du Banc national d'épreuve de Saint-Etienne. Cette expertise consiste à vérifier que les reproductions d'armes historiques et de collection importées répondent aux conditions fixées par l'article 4. L'expertise est effectuée, pour chaque opération d'importation, sur un échantillon, représentatif de chaque lot d'armes d'un même type, prélevé sous surveillance douanière.

Les reproductions d'armes historiques et de collection soumises à expertise sont remises ou expédiées au Banc national d'épreuve de Saint-Etienne qui les remet à disposition dès que l'expertise a été effectuée.

Il est dressé procès-verbal des expertises mentionnées au présent article.

Les reproductions d'armes historiques et de collection fabriquées sur le territoire national sont, préalablement à leur mise sur le marché, soumises à expertise du Banc national d'épreuve de Saint-Etienne. Un exemplaire du procès-verbal d'expertise est remis au fabricant.

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