Le fusil Chassepot, modèle 1866, est une arme emblématique de l’histoire de l’armement réglementaire français. Adopté par l'armée française le 30 août 1866, il a également été utilisé dans la Marine. Ce fusil à chargement par la culasse et cartouche papier doit son nom à son créateur, Antoine Alphonse Chassepot (1833-1905).
L’équipement de l’infanterie française a subi de profondes modifications entre 1866 et 1890. Le fusil Chassepot, modèle 1866, a révolutionné l’armement et s’est imposé comme une arme de premier plan, dès 1867, à la bataille de Mentana. Le fusil à tabatière modèle 1867 a permis de remplacer l’ensemble de l’armement juste avant 1870.
La Troisième République a poursuivi cette modernisation avec le fusil Gras en 1874, le Kropatschek en 1884, le fusil Châtellerault en 1885, puis le Lebel de 1886 à 1893, fusil français le plus célèbre, en service lors du déclenchement des hostilités en 1914.
De 1861 à 1865, la Guerre de Sécession et le conflit entre la Prusse et le Danemark ont mis en avant la supériorité des armes à chargement par la culasse. Ce nouveau procédé de réapprovisionnement a permis au soldat de recharger en position couchée et a augmenté la cadence de tir. L’armée française était alors équipée de fusils se chargeant par la bouche, et donc périmés.
Depuis 1840, la Prusse s’est équipée d’un fusil à aiguille se chargeant par la culasse, le fusil Dreyse. À cette époque, une guerre entre la France et la Prusse semblait inévitable. Le Ministre de la Guerre français a décidé de doter les régiments d’infanterie d’une arme se chargeant par la culasse et utilisant une cartouche à amorce.
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Après des essais au camp de Châlons à l’été 1866, le “fusil de monsieur CHASSEPOT” a été sélectionné. D’un poids de 4,1 kg pour un calibre de 11 mm, il permettait de tirer des balles en plomb capables d’atteindre une cible à 1 000 mètres, avec une portée maximum de 1 600 mètres, et ce à une cadence de tir de 7 à 14 coups par minute ; portée et cadence de tir devenant ainsi deux fois supérieures à celles de son homologue allemand, le Dreyse.
Le Chassepot utilisait une cartouche à étui de carton enveloppé de gaze vernie, les crédits alloués ne permettant pas la fabrication d’une cartouche à étui métallique.
La restauration des fusils Chassepot et Gras est un défi, surtout lorsque le bois est en mauvais état. Voici quelques aspects à considérer :
Les taches noires sur le bois des fusils Chassepot sont un problème courant. Voici quelques méthodes pour les traiter :
Le fusil Chassepot modèle 1866 Saint-Étienne, fabriqué en 1873, est un exemple de pièce historique. Chambré en 11 mm à chargement par la culasse, il se distingue par son verrou simple et sa ligne élancée. Les marquages nets sur la boîte de culasse confirment son authenticité. La mécanique fonctionnelle, avec un percuteur mobile, en fait une pièce de choix pour les collectionneurs.
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| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Modèle | 1866 |
| Fabricant | Saint-Étienne |
| Calibre | 11 mm |
| Type de chargement | Culasse |
| Poids | 4,1 kg |
| Portée maximale | 1 600 mètres |
| Cadence de tir | 7 à 14 coups par minute |
Le fusil Chassepot reste une pièce de collection prisée, témoignant de l'évolution de l'armement et de l'histoire militaire française.
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