Le FN FAL, un fusil automatique léger (FAL) en calibre 7,62 OTAN, est un grand succès de la FN-Fabrique Nationale (Herstal, Belgique). Dès 1955, il a équipé les armées de plusieurs pays.
Grand succès de la FN-Fabrique Nationale (Herstal, Belgique), le FAL en cal. 7,62 OTAN a équipé dès 1955 les armées de plusieurs pays.
La question de convertir un FAL standard en version Para (avec crosse repliable) est souvent débattue. Transformer le FAL peut coûter aussi cher qu'un FAL Para d'origine. Pour les puristes et collectionneurs, même en l'état, il ne sera jamais un vrai FAL car c'est une fabrication sous licence chez IMBEL. Un vrai FAL est un FN, un vrai FAL précis est un Steyr, un vrai L1A1 SLR est un Enfield.
Il existe des kits de conversion (crosse pour ressort + tige-guide de ressort + ???) mais il n'est pas toujours facile d'en trouver. La carcasse d'un FAL Para est différente, ce qui, légalement, en fait une autre arme pour un particulier.
L'achat d'un FAL Para permet de l'équiper de tout ce que l'on souhaite : poignée, lampe, point rouge, bipied, etc., comme sur les armes actuelles.
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Il est important de savoir si l'on souhaite une arme pour son aspect "collection" ou pour du tir. Un FAL Para n'est pas forcément le mieux pour le tir. Le customiser serait du gâchis. Chez DSA, on peut trouver ce genre de produit.
Un fal para est un fal à crosse repliable, les beges en ont eu mais d'autres nations aussi. Pour un collectionneur belge, le must serait d'avoir un abl de l'armée mais quasi introuvable.
La Fédération Française de Tir administre un vaste panel de disciplines de tir et fait partie des fédérations sportives avec le plus grand nombre de licenciés, 229 000 répartis sur le territoire.
C’est au cours de la guerre de Sécession que sont apparus les premiers fusils équipés d’instruments de visée optiques. Les carabines Sharps et les fusils à répétition Henry ont été les premières armes munies d’une lunette de tir. Lors de la grande guerre, la plupart des belligérants ont muni de lunettes leurs fusils réglementaires.
Les Belges utilisaient des Mauser 1889 et certains Mauser turcs modèle 1903 équipés d’une lunette Scheibler ou Winchester. Quelques décennies plus tard, le second conflit mondial devait confirmer cette tendance :
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Ces différents fusils ne dérivent des armes de dotation réglementaire que sur des points de détail : support de lunette, appui-joue. Notre pays avait suivi cette mode avec le F.S.A.
La véritable naissance du fusil moderne de tireur d’élite a eu lieu dans les années 1960. Certains pays se sont à cette époque penchés sur des armes longues de très grande précision. Ainsi, l'URSS a mis au point le Dragunov, connu surtout sous l’appellation de S.V.D. (Samozariadnyia Vintovka Dra- gunova). Ce fusil semi-automatique fonctionne par emprunt des gaz, alimenté par un boîtier chargeur, il tire de la 7,62 mm Mosin. D’une conception d’ensemble proche des fusils d’Assaut AKM 47, il s’en diffère par son fonctionnement et sa conception interne.
L’Allemagne avec son Heckler und Koch propose le G 3 SG/1 et le HK 33/SG 1, armes directement dérivées des fusils d’assaut en 7,62 mm Nato et 5,56. Une lunette à grossissement variable de 1,5 à 6 assure une bonne visée jusqu’à 700 mètres environ.
De même le « sniper » Krico, de la firme Kriegeskorte et Cie de Stuttgart est une arme dérivée de la série des 700, qui est proposée dans les calibres 222 Rem - 223 - 243 Win. et 308 Win. Enfin la firme Walther propose une arme d’une conception résolument futuriste, la Walther 2000 déjà détaillée dans un de nos précédents articles.
L’Autriche propose le SSG 69 de Daimler Puch, arme à verrou qui découle du mécanisme et du principe général de fonctionnement de la carabine de Chasse Steyr-Mannli- cher. Une lunette Helia Super 6 S 2 renforce sa précision.
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La Suisse, pays neutre entre tous, équipe son armée soit avec le mousqueton à lunette Mie 1931/55 soit avec les SIG. Les Etats-Unis ont choisi comme arme de précision le fusil M 21, arme semi-automatique dérivée du M 14 National Match, une lunette Leather- wood renforce encore son efficacité. Les Marines emploient volontiers une adaptation de la carabine Reming- ton 700 dans sa version « Varmint Spé- cial ».
La Belgique par l’intermédiaire de la Fabrique Nationale Herstal S.A. peut proposer son fusil F.A.L ou sa carabine FNLC en version précision.
La France n’est pas restée en arrière pour équiper ses fantassins de fusils performants. Pendant le premier conflit mondial « l’homme des tranchées » qui était suffisamment bon tireur, et à l’époque, le tir était un sport aussi réputé que le football de nos jours, avait entre ses mains le fusil modèle 1886 M 93 équipé avec une lunette A.P.X. modèle 16.
Les services techniques militaires avaient réussi à faire tirer d’une façon semi-automatique cette cartouche surpuissante qui donnait déjà des « sensations fortes » lors des tirs répétitifs.
Entre les deux guerres l’Armée a abandonné petit à petit la cartouche de 8 mm pour la remplacer par la 7,5 et ses dérivés. Des recherches techniques naquit le F.S.A. modèle 40 équipé d’une lunette A.P.X. M 686. Ce fusil ne devait être mis en service qu’après 1945 sous la désignation F.S.A. C’est officiellement en 1949 que ce modèle sous la désignation de M.A.S.
Des essais d’armes de précision furent effectués à partir des prototypes de fusils automatiques F.A. Après avoir étudié les différentes armes de précision existantes dans le monde, les laboratoires de recherches militaires décidèrent, avant de créer un type particulier de fusil de précision, d’analyser le rôle d’une telle arme sur un champ de bataille. L’arme avait-elle une vocation purement anti-personnel ou anti-matériel ? Le tir de destruction sur des hélicoptères volant à basses altitudes, ou sur des chars, peut ainsi être envisagé.
Pour la maniabilité, les ingrédients traditionnels du fusil de compétition ont été utilisés. Quant à la précision, elle tient au fait que l’arme a un système de détente très souple et réglable, le poids de départ du coup est d’environ 2 kg. Le fantassin pour « cibler » son objectif a à sa disposition une lunette de visée modèle 1953 au grossissement de 3,8.
Bien entendu, il ne faut pas oublier le rôle primordial de la munition qui doit être d’une qualité balistique irréprochable, donnant toujours, à quelques millimètres près la même trajectoire. Le fusil à répétition Modèle F 1, conçu et fabriqué par la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne, existe en plusieurs versions.
Le FR F 1 destiné aux tireurs d’élite peut être équipé soit d’une lunette de tir à grossissement variable, généralement 3,8 soit d’une lunette avec intensificateur de lumière D.I.P.T., système qui, pour le tir de nuit remplace l’infrarouge. La seconde version est destinée aux tireurs de compétition et ne dispose pas du bipied. Les appareils de visée sont différents, le guidon est à trou, protégé par un tunnel antireflets, de plus un œilleton type compétition offre toutes les possibilités de réglage aussi bien en site qu’en dérive.
Enfin, il existe une version « OTAN » du FR F1, en calibre 7,62 Nato, qui prend l’appellation de FR F 2. Cette arme pèse, chargeur plein, 5,5 kg pour une longueur totale de 1,13 mètre, la longueur du canon 60 centimètres représente plus de la moitié de la longueur de l’arme. Extérieurement le FRF 1 est une arme réussie à la fois fine et agressive, fiable et racée.
Le fusil se présente sous la forme d’une arme à répétition dotée d’un système à verrou classique qui équipait préalablement les fusils réglementaires M.A.S 36 et M.A.S. 36/51. Le traitement extérieur des aciers qui rentrent dans la composition de la boîte de culasse a été nettement plus soigné que sur les armes modèle 36. Le canon, pièce essentielle de l’arme est de forme tronconique, rainuré à droite par quatre rayures au pas de 300. A sa partie avant un filetage est usiné pour recevoir un manchon cache- flamme, qui est destiné à renforcer la stabilité de l’ensemble de l’arme, tout en réduisant les vibrations du départ du coup. Le manchon est réglé d’origine en manufacture pour la munition de 7,5 mm.
Le bois est de bonne qualité, il semble relativement résistant aux chocs. La crosse bénéficie d’un dispositif très sophistiqué de réglage pour une arme en dotation réglementaire. Quatre longueurs de crosse sont disponibles suivant le système de rallonges. De 345 mm sans rallonge, nous passons à 365 mm avec la rallonge courte pour arriver à une longueur totale de 385 mm avec la rallonge longue. En combinant les deux rallonges nous obtenons une crosse d’une longueur de 405 mm.
Celle-ci est spécialement étudiée pour assurer le maintien de l’arme contre l’épaule du tireur dans la position couchée, même pendant les opérations de rechargement. La partie supérieure de la crosse est munie d’un repose- joue. La poignée pistolet est large, légèrement inclinée sur l’arrière et convient à toutes les mains. A sa partie supérieure, elle est travaillée pour recevoir le pouce du tireur.
Le fût monobloc est encastré sur le tonnerre tout en étant retenu contre le boîtier du mécanisme par une vis traitée, qui est en prise directe sur une noix cylindrique formant l’axe du bipied. Il est à déplorer sur ce modèle l’absence d’un rail dans lequel peut se fixer et se déplacer le bipied.
Utilisant un calibre dit « lourd » par rapport au calibre « léger » 5.56, notre arme devait à la fois pouvoir tirer des munitions de 7,5 modèle 29 C compatible avec le pas des rayures du canon et avec le réglage de la lunette modèle 53.
On peut se poser la question de savoir pourquoi l’Armée Française dans les années 1960 a opté pour ce calibre de 7,5 mm alors que de plus en plus la tendance des armes semi-automatiques ou automatiques était « d’avaler » de la 7,62 NATO ou de la 7,62 x 39 AKM ?
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