Le fusil superposé Bettinsoli est une option prisée par de nombreux chasseurs, et le calibre 20 ne fait pas exception. Cet article explore les avis et analyses de différents modèles Bettinsoli en calibre 20, afin de vous aider à mieux comprendre leurs atouts et leurs limites.
La signature Bettinsoli est peu connue, mais chaque test révèle qu'elle mérite une plus grande reconnaissance. La marque est réputée pour le sérieux de ses armes, qu'il s'agisse de fusils ou de carabines express. Cependant, leur présentation peut parfois être jugée un peu trop "tapageuse".
Plusieurs utilisateurs soulignent le bon rapport qualité-prix des fusils Bettinsoli. Les finitions sont correctes, et les gravures et dorures sont souvent appréciées. Les bois sont également décrits comme jolis.
Notre expert armurier Jean-François Jacquet a présenté le fusil superposé Bettinsoli Omega SL color calibre 20 sur le stand de tir de La Rapée. Ce fusil, en bascule légère, ne pèse que 2,6 kg et est par ailleurs très agréable au tir.
Le Bettinsoli Nexus Lite Luxe, récemment remanié en profondeur, est plus qu'un modèle, c'est une véritable famille de fusils. Il offre un large choix de configurations, avec des canons de 66 ou 70 cm, des variantes Bécassier et Slug, et la possibilité d'opter pour une détente unique sélective ou deux détentes. Le Nexus Lite Luxe est adapté à différents modes de chasse, gibiers et calibres. La version la plus diffusée est le 12/76 avec canons de 70 cm et détente unique. L'arme reçoit une bascule trempée argent brillant rehaussée de motifs animaliers dorés, une crosse pistolet en noyer sélectionné poncé à l'huile semi-brillant, un devant à extrémité « tulipe » et des éjecteurs automatiques à ressorts. Il bénéficie de l'épreuve spéciale « billes d'acier ».
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La fiabilité, la robustesse, l'agrément et l'efficacité du Nexus Lite Luxe sont remarquables compte tenu de son prix. L'homogénéité des gerbes et la douceur du recul sont particulièrement appréciées. Les réserves concernent le déséquilibre excessif vers l'avant et la présentation jugée "tapageuse" par certains.
Le Nexus Lite Luxe, dans ses différentes configurations, répond donc à toutes les attentes en matière de modes de chasse pratiqués, de gibiers convoités et de calibres. Nous avons essayé la mouture la plus diffusée, celle en 12/76 avec canons de 70 cm et détente unique. Comme tous les Nexus Lite Luxe, l'arme reçoit une bascule trempée argent brillant rehaussée de motifs animaliers dorés (perdrix, faisan et bécasse dans son cas), une crosse pistolet en noyer sélectionné poncé à l'huile semi-brillant, un devant à extrémité « tulipe » doté d'une ergonomie très aboutie et des éjecteurs automatiques à ressorts. Il s'agit bien sûr de la version la plus polyvalente, adaptée tout autant à la chasse devant soi qu'à la battue, au tir des migrateurs terrestres comme aquatiques (le Nexus Lite Luxe bénéficie de la contraignante épreuve spéciale « billes d'acier ») ou à la traque des grands animaux.
La fiabilité, la robustesse, l'agrément et l'efficacité du Nexus Lite Luxe culminent aux plus hauts sommets imaginables au regard de son prix. Avec une mention spéciale pour l'homogénéité des gerbes, quel que soit l'embout utilisé, et pour l'étonnante douceur du recul rapportée à la légèreté de l'arme. Il y a de la magie dans le profil intérieur des canons et des chokes, la répartition des masses et le sabot de la crosse ! Nos seules réserves portent sur le déséquilibre excessif vers l'avant (le point d'équilibre se situe 33 mm devant l'axe de la bascule…) qui, toutefois, ne se perçoit quasiment pas en action. Et sur la présentation "tapageuse" (formes du devant, contour des quadrillages, découpe et trempe de la bascule…). Mais le Nexus Lite Luxe est un Bettinsoli et il faut accepter ce travers de la marque…
Le superposé Crypto, vendu à un tarif contenu, affirme d'emblée sa rigueur mécanique. Les différents éléments s'emboîtent sans jeu, et le verrouillage est rassurant. Le noyer de la crosse et du devant est soigneusement sélectionné, mais le contour des quadrillages peut apparaître un peu « baroque ». Malgré ces aspects visuels discutables, le Crypto se montre convaincant en action. Il offre une prise en main magique sur son devant, monte vite à l'épaule et s'y place spontanément en position parfaite. La visée est conduite avec autorité par la bande ventilée striée. La percussion est un peu lente mais vigoureuse, et les éjecteurs automatiques à ressorts projettent les douilles vides à bonne distance.
Jusqu'à 36 g de plombs tirés, le recul reste acceptable. Les gerbes apparaissent d'une homogénéité quasi parfaite, sauf avec l'embout cylindrique. La sûreté remplit convenablement sa mission. La signature Bettinsoli est peu connue chez nous… mais à chaque fois que nous testons l'une de ses armes, il nous apparaît évident qu'elle devrait l'être beaucoup plus.
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Le premier contact avec le superposé Crypto vendu au tarif contenu, une autre constante de Bettinsoli, de 1 890 , ne dément pas cette approche. Il affirme d'emblée sa rigueur mécanique. Les différents éléments s'emboîtent sans le moindre cheveu de jeu. Une fois monté, le fusil se ferme avec une onctuosité parfaite. Le verrouillage affiche un mordant tout autant rassurant. En revanche, si le noyer de la crosse et du devant est soigneusement sélectionné, quadrillé, poncé et satiné à l'huile de lin, si les fines volutes de style anglais du dessous et de l'avant de la bascule font l'unanimité, le contour des quadrillages apparaît un peu « baroque ». Quant à la saillie en forme de « croissant au beurre » qui s'étire pour moitié sur l'arrière de la bascule et pour l'autre moitié sur l'avant de la poignée de la crosse, elle peut paraître incongrue. Ces dérives visuelles, même si elles apparaissent moins excessives ici que sur certains autres modèles de la marque, risquent d'éloigner les amateurs de sobriété.
Nous l'avons testé en calibre 12/76 avec canons de 70 cm à chokes interchangeables intérieurs longs de 70 mm, et équipé d'une crosse pistolet et d'une détente unique sélective mécanique. Il s'agit, à l'exception du calibre, le Crypto existe également en 20/76 de la seule configuration proposée. Six embouts amovibles sont présents, auxquels s'ajoutent même deux chokes allongés (demi et plein) qui dépassent de 50 mm à l'extrémité des tubes…
Le Crypto de notre essai pèse 2,830 kg, ce qui en fait vraiment un fusil « pour la France ». Une particularité qui a conduit quelques armes, par ailleurs remarquables, à demeurer boudées chez nous… Le Crypto est assurément, lui, à la « bonne valeur ». Et ce n'est que le premier de ses nombreux atouts d'usage. Il offre une prise en main magique sur son devant (mais seulement correcte sur la poignée pistolet de sa crosse, un peu trop mince). La visée est conduite avec autorité par la bande ventilée striée, large de 6 mm, terminée par un guidon à section circulaire en fibre optique rouge. La détente offre une sensation agréable sous le doigt. La percussion se montre un peu lente mais vigoureuse à souhait, à l'instar des éjecteurs automatiques à ressorts, qui projettent les douilles vides à deux bons mètres.
Jusqu'à 36 g de plombs tirés, le recul reste acceptable. Les charges de 32 g se révèlent toutefois plus confortables et mieux vaut, en billes d'acier, s'en tenir à 28 g ; même si le Crypto bénéficie de l'épreuve spécifique pour cette grenaille très contraignante. Les gerbes apparaissent, en revanche, d'une homogénéité quasi parfaite, sauf avec l'embout cylindrique où leur régularité se montre plus approximative. Quant à l'embout rayé à pas très court, il agit comme une véritable pomme d'arrosoir, incitant à le réserver à des tirs à tout au plus 15 mètres. La sûreté enfin, couplée au sélecteur de détente, remplit convenablement sa mission, même si la fonction « sélecteur » est clairement privilégiée.
Le Crypto s'affirme donc comme un excellent fusil, remarquablement fabriqué et redoutablement efficace, singulièrement grâce à sa belle canonnerie, et que sa légèreté conforme totalement au goût français. Une fois encore, comme souvent chez Bettinsoli, sa présentation laisse perplexe.
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Il est à noter que les marques Fair, Rizzini et Bettinsoli présentent des similarités, possiblement liées à leur lieu de fabrication. Fair est une marque appartenant à Rizzini, considérée comme un premier choix moins élaboré en finition, mais tout aussi solide.
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