Configurer un drone FPV avec Betaflight exige méthode et patience pour garantir un vol sûr et précis. Parmi les réglages cruciaux, la calibration des capteurs de tension et de courant est essentielle pour optimiser la durée de vie de vos batteries LiPo et assurer un vol stable. Cet article vous guide à travers les étapes nécessaires pour calibrer ces capteurs et d'autres éléments clés de votre drone.
Un drone mal calibré peut engendrer des comportements imprévisibles, allant de petites dérives à des chutes. La calibration de l'IMU (Inertial Measurement Unit) joue un rôle fondamental dans la stabilité d'un drone. En plus de la calibration de l'IMU, il est crucial de calibrer les Electronic Speed Controllers (ESC) et le capteur de courant pour garantir des performances optimales et éviter des pertes d'énergie imprévues.
La calibration a lieu généralement après un choc, un changement d’environnement ou avant un vol prolongé.
Pour calibrer la partie tension, il y'a une méthode très simple. On branche la Lipo sur la FC, on lit la valeur de tension donnée sur betaflight en haut à droite (à côté de la petite batterie). Ensuite, on lit cette tension avec un multimètre, et si ce n'est pas la même valeur que celle annoncée sur la FC, il faut jouer avec l'échelle, l'augmenter ou la diminuer, puis sauvegarder, et ce jusqu'à avoir la même valeur.
Il est donc fortement préconisé de calibrer son voltage batterie.
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L’opération est assez simple. Elle consiste à mesurer la tension de la lipo à l’aide d’un multimètre et de confronter cette mesure à ce que perçoit Betaflight. Si la mesure n’est pas la même, il faudra jouer sur le voltage scale afin de se rapprocher le plus possible de la mesure au voltmètre. N’hésitez pas à croiser les sources. En effet, Un double contrôle au checker de lipo vous permettra de ne plus avoir de doute sur la mesure.
Avoir un capteur de courant calibré c’est l’assurance de ne pas abîmer ses lipos et de toujours se poser a la bonne tension. Un capteur de courant bien calibré vous permet de savoir quand c’est le moment de se poser. C’est bien plus précis que de le faire avec la tension ou le temps. On sait exactement combien de jus on à tiré sur la LiPo.
Pour calibrer la partie liée à l’intensité, il y’a deux écoles :
On va faire un peu de maths mais ça va être super simple, la preuve j’ai compris. La formule de calcul est la suivante :
nouvelle_echelle = ancienne_echelle * (mAh_consommé_affiché_OSD / mAh_chargé)
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Pour l’appliquer, chargez votre lipo puis faites un vol. Posez vous quand vous pensez que la lipo est vide (en regardant la tension par exemple). Notez bien le courant consommé sur l’OSD. Chargez ensuite votre lipo puis notez le nombre de mAh qui a été chargé. Enfin il ne vous reste plus qu’a appliquer la formule et entrer la nouvelle valeur dans Betaflight via le configurateur ou l’OSD.
Si vous voulez une lecture encore plus précise, n’hésitez pas à refaire la démarche plusieurs fois.
Un des éléments essentiel pour faire durer ses batteries est de savoir quand se poser. Pour cela, il y a plusieurs méthodes. L’une d’elle consiste à se poser quand la lipo à atteint une certaine tension par cellule. Une alarme peut être définie dans betaflight quand la lipo atteint cette mesure. Encore faut-il savoir calibrer son voltage batterie pour que la mesure soit exacte. C’est ce sujet que je développe dans cette vidéo créée à l’époque où je travaillais pour WE are FPV.
Au-delà de la calibration de l’IMU, un des points clés pour réaliser un vol stable est l’équilibrage du poids. Pour ce faire, vérifiez soigneusement les différentes positions des composants internes, y compris la batterie. Si celle-ci est mal placée, votre drone risque de pencher à gauche ou à droite, influence causée par un poids mal distribué sur le châssis.
Les hélices représentent un autre aspect crucial de la stabilité du vol. La configuration doit être en adéquation avec les spécificités du constructeur. Un bon pilotage commence par une excellente configuration de l’équipement. S’assurer qu’après chaque vols, les hélices sont en bon état et correctement fixées, c’est primordial.
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Une fois que l’IMU est calibrée et que l’équilibrage du poids est en place, la prochaine étape consiste à calibrer les Electronic Speed Controllers (ESC). Rendez-vous dans le panneau de configuration de votre logiciel de contrôle de vol, tel que Betaflight. Assurez-vous que les moteurs sont déverrouillés, puis initiez la procédure de calibration. Un calibrage incorrect des ESC peut entraîner des troubles dans la puissance de sortie de chaque moteur. Cela peut provoquer d’importantes variations en vol, rendant le pilotage inexact et dangereux.
L’onglet alimentation de Betaflight permet de régler les capteurs de tension et de courant. Pour la partie Batterie, on a le choix de sélectionner les endroits ou on mesure la tension et l’intensité. On peut sélectionner l’ADC interne (capteur interne à la FC), ou bien le capteur ESC (si compatible). Ensuite, il faut paramétrer les valeurs minimales et maximales pour la tension par cellule. A savoir, 4.3V maximum par élément pour une Lipo classique, et 4.4V pour une Lipo HV (high voltage). Pour la tension d’alerte, une fois que la moyenne de la tension des cellules passe en dessous de 3.5V, on a une alerte dans l’OSD ou sur le beeper, si celle-ci est paramétrée. Et finalement, la tension minimale par élément, elle est de 3.3V. Passée cette tension, le drone se coupe. A savoir que ce n’est absolument pas recommandé d’arriver jusqu’à ce seuil de tension.
L’onglet failsafe de Betaflight, accessible en cochant la case « mode expert » en haut à droite permet de définir le failsafe. Le failsafe, c’est ce qui se passe quand la communication entre l’émetteur et le récepteur est perdue. On peut définir le rescue mode, si on a un GPS, qui permet un retour au point de départ. On vous conseille ce mode seulement pour un quad Long range. Ensuite, on peut définir aussi ce qui se passe lors de l’activation du failsafe, mais c’est assez à notre avis bien réglé de base, et donc on vous conseille de ne pas trop y toucher.
Néanmoins, si vous êtes sur le protocole Frsky, on vous recommande de configurer un failsafe directement sur le récepteur. En effet, on peut configurer ça, ça fait une sécurité de plus. Pour cela, il suffit de tout allumer, de mettre les sticks et inters de la télécommande sur les positions voulues en cas de soucis, par exemple gaz à zéro, beeper activé et désarmement, et d’appuyer sur le bouton de bind du Rx une courte fois. Pour vérifier que le failsafe est bien configuré, c’est simple, on a simplement, une fois les HÉLICES ENLEVÉES, à armer et éteindre la télécommande. Si on a bien tout configuré, le drone devrait s’arrêter et biper. Le cas échéant, il faut revoir le paramétrage.
Cependant, vous nous demanderez, pourquoi configurer ce failsafe, à quoi ça sert ? Eh bien, si le drone perd le signal de la télécommande, on ne sait pas que qu’il va se passer. Il peut tomber mais garder les hélices en rotation, et donc blesser quelqu’un, ou alors continuer son chemin et on va le perdre à jamais. Voilà pourquoi c’est primordial de bien configurer son failsafe.
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