Le K-1, premier boîtier Full Frame numérique de la marque Pentax, est désormais disponible. Premier, ce n’est pas tout à fait exact puisque, dans le passé, des boîtiers concepts ont vu le jour dans les laboratoires, mais sans jamais parvenir à atteindre le stade de la production, et donc de la vente.
Extérieurement, le K-1 ressemble à toute la famille des boîtiers experts Pentax parus depuis le K-7. La filiation est indéniable. Le K-1 est un gros K-3II, mais avec des différences parfois importantes. Il est plus haut, plus large, plus épais et plus lourd. Un peu normal quand on considère qu’un capteur FF est nettement plus gros qu’un capteur APS-C.
A côté des traditionnelles double molettes et du viseur pentaprisme, il y a des ajouts ou des évolutions. Le boîtier en magnésium et le châssis en acier inoxydable sont solides. Par contre, et c’est la première bonne surprise, à l’usage, le poids se ressent moins que prévu au bout d’une journée d’utilisation.
Un mot sur l’écran. N’en déplaise à quelques oiseaux de mauvaises augures, l’écran est solide. Très solide si on en croit les vidéos sur YouTube. Son orientabilité est, de prime abord, déroutante. Mais il convient de reconnaître qu’elle offre une souplesse d’utilisation très intéressante en mode Liveview. Il est monté sur 4 tiges permettant une orientation souple dans la plupart des directions.
On reste dans la lignée de ce que Pentax propose depuis quelques années même si on note une évolution plus classieuse, plus moderne et des plus agréables. Le menu « Prise de vue » comporte 5 pages. on y note l’apparition de sous-menus dédiés à l’AF « détection de phase » et à l’AF « détection de contraste ». Il s’agit là d’une nouveauté qui apparaît avec le K-1. Le menu « Préférences ». Le menu « Réglages personnalisés ».
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C’est vu de dessus que les changements sont le plus visibles. Afin de faire de la place à la molette « Fonction intelligente » et sa molette de contrôle, l’écran de contrôle a été fortement réduit. 3 molettes de contrôle (sous le pouce pour deux et sous l’index pour la troisième) permettent de modifier à la volée, et cela, sans se référer visuellement au boîtier, les principaux paramètres selon le mode dans lequel on se trouve.
Les deux molettes traditionnelles peuvent voir leur comportement modifié au moyen des menus. La troisième molette s’adapte à la fonction intelligente choisie. On peut ainsi lui attribuer, entre autre, le contrôle des ISO, la correction d’exposition, la gestion des grids ou le crop. On notera que la mise en route du GPS est passé de la gauche du prisme à sa droite, tandis qu’un bouton « lampe » a fait son apparition.
En vue de l’arrière, les changements sont moins significatifs, sauf pour la touche de visualisation des images, ce qui va en dérouter plus d’un. Surtout ceux qui conserveront un boitier APS-C… Cette touche a été déplacée du haut du bord gauche vers la droite, à coté de l’écran et au dessus du trèfle. A la place, on trouvera la touche Liveview.
La touche de bascule rapide permettant de modifier le fonctionnement du trèfle (déplacement des collimateurs ou accès aux fonctions en mode visée - bascule entre les deux logements de cartes en mode lecture) a changé de place sur le K-1. Ce boîtier conserve le panneau d’information reprenant les principales fonctions et/ou options sélectionnées, accessible via la touche Info.
Cet écran permet d’un seul coup d’oeil de vérifier les choix de paramètres en cours et de les modifier sans aller dans les menus de l’appareil. Toujours coté personnalisation, le bouton RAW/Fx1 reste toujours disponible sur le flan gauche, avec une petite modification de nommage, Il permet, dans sa fonction initiale, de passer en mode RAW temporairement quand la prise de vue s’effectue en JPEG. On peut lui affecter d’autres fonctions.
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Si il y a un Fx1, c’est qu’un Fx2 fait son apparition au niveau du trèfle. Sur le coté gauche, on notera l’apparition d’un bouton verrou, au dessus du RAW/Fx1. Il permet de verrouiller soit les réglages arrières, soit les réglages du dessus, permettant ainsi d’éviter tout déréglage hasardeux.
Le capteur de type CMOS de 36Mpx (36,40mpx effectif) est d’origine Sony. il s’agit de la seconde génération de ce capteur dont c’est la première sortie (exclusivité Pentax). La vitesse d’obturation va de 1/8000s à 30s, la synchro flash a été porté à 1/200e, le module Autofocus SAFOX 12 a désormais 33 collimateurs (dont 25 en croix). La cellule de 86 000 zones pour la mesure d’exposition a, quant à elle, été conservée.
Coté nouveauté technique, Pentax a mis au point un nouveau système pour la levée du miroir. Le boitier est resté relativement compact, mais le capteur est plus grand, ce qui entraine un bloc optique lui aussi plus important. Dès lors, il a fallut remanier les blocs obturateur et miroir. Quand le miroir se relève, son pivot se déplace pour que le miroir ne heurte pas la monture.
On notera également que le K-1 est pourvu d’un diaphragme électronique (comme le K-3II) et que ce dernier est utilisé dans la prise de vue PixelShift. Un petit mot sur le bruit de déclenchement. Le Pentax K-1 est plus silencieux que le K-3, d’un niveau comparable à celui du K-5. Appréciable.
Avec le K-1, plus question de changer le dépoli comme c’était le cas auparavant. Avantage, l’aspect grisâtre de la visée disparaît, laissant apparaître une luminosité accrue. Un certain nombre de grid sont disponibles, accessibles via les menus ou la molette de fonctionnalités : Grille 4×4, rectangle d’Or, échelle, etc. Il s’agit là d’une des fonctions les plus intéressantes du K-1.
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Pour rappel, ce qui a fait une des forces de la gamme APS-C de Pentax, c’est qu’elle intégrait un système de stabilisation mécanique du capteur. Ce dernier se déplace afin de compenser les mouvements du boîtier. En pratique, lors d’une prise de vue à des vitesses lentes, le gyroscope compense le bougé par déplacement du capteur. Ce système a été amélioré avec désormais une stabilisation se faisant sur 5 axes.
Le SR II va tenir compte du roulis en bout d’objectif pour compenser le mouvement. La stabilisation se montre plus précise et le gain devrait se faire sentir dans les longues focales. La mesure d’exposition s’effectue toujours sur une cellule de 86000 zones, tandis que l’autofocus, SAFOX 12, comporte 33 collimateurs (dont 25 en croix), tous relativement centrés, sauf les 2 extrêmes.
Le module SAFOX 12 est donc nouveau par rapport aux APS-C. Il promet un autofocus plus réactif et précis que la génération précédente, surtout pour les sujets se déplaçant dans l’axe de l’objectif. Dans la pratique, après quelques jours d’utilisation, on perçoit effectivement une nette amélioration dans la précision et la vitesse de la MAP. Le K-1 effectue une mise au point de manière très rapide (selon les objectifs), nettement plus rapide que le K-3II.
Au ressenti, la prédictivité semble aussi nettement plus performante. Le gain étant difficilement quantifiable, un test a donc été effectué. D’un coté un K-3II avec le Pentax 24-70, de l’autre le K-1 avec le même objectif. Les deux boitiers ont eu les mêmes réglages, à savoir 1/125s à f/8, ISO 640 et l’objectif à 50mm pour le K-3 et 70mm pour le K-1.
L’AF a été réglé sur AF-C prédictif sur 25 collimateurs (il s’agit des collimateurs « rouge »). Sur les 10 prises avec le K-3II, seules 4 étaient parfaites. En réduisant le nombre de collimateurs de 25 à 9, la cible a tendance à sortir trop rapidement ce qui aboutit à un nombre plus important de déchets. D’autres tests similaires ont été réalisé avec le DFA* 70-200, avec les mêmes résultats.
De manière générale, l’AF du K-1 a bien été amélioré (bien qu’il existera encore des personnes pour se plaindre fortement). Si Pentax, se montre encore en retrait sur certains points (voir ci-dessous), la remontée entamée avec le K-3 lui a permit de revenir dans la course face à la concurrence.
Pas de flash pop-up. Il n’y avait pas de place pour. Doit-on regretter cette suppression ? Certes, le flash-pop-up permettait de déboucher en urgence un contre jour, sans sortir le flash externe. Mais en même temps, il attire souvent des désagréments avec des ombres parasitaires sur les photos (celle de l’objectif et/ou celle du pare-soleil) et lumière trop vive qui sur-expose, voir qui crame carrément le cliché.
C’est le module O-GPS1 qui a pris place dans le K-1. Toutes les photos peuvent donc avoir les coordonnées géographiques incluses dans les données Exif. Le GPS s’active et se désactive via un bouton. On y gagne également un mode boussole et la fonction astro-traceur (déjà présent sur le K-3II) qui permet les clichés de nuit du ciel sans trainées d’étoiles (Pose B).
Le K-1 intègre une fonctionnalité de correction des déformations optiques. Ce système ne fonctionne qu’avec les objectifs de la marque Pentax et est très performant. Toujours dans la même idée d’un post-traitement efficace en amont au sein du boîtier, Pentax propose la correction des aberrations chromatiques, le vignettage et la diffraction. En JPEG également, le K-1 propose le contrôle de finition de l’image qui offre de nombreuses personnalisations de l’image (lumineux, naturel, éclatant, monochrome, etc.).
Par défaut, c’est le mode de correction/développement des JPEG « lumineux » qui est activé. L’accentuation de l’image est faible et les couleurs sont légèrement poussées. Le dosage des accentuations est correctement étalé. Une nouvelle fonctionnalité fait son apparition, disponible uniquement depuis la position « AUTO ».
En plus des réglages d’exposition et du traitement de l’image sélectionnés automatiquement en fonction de la scène détectée, une analyse plus fine est réalisée sur la luminosité de tous les sujets, sur la couleur du visage, des mouvements, etc. L’outil clarté, comparable à l’outil du même nom chez Lr, permet d’ajouter de la texture et de la profondeur aux objets, afin de les rendre plus réaliste. Attention tout de même à cet outil.
Le capteur FF est de type CMOS de 36Mpx (36,40 Mpx effectif) avec une plage de sensibilité ISO allant de 100 à 204800 ! Le filtre passe bas est encore une fois absent (une constante depuis le K-5IIs), ce qui a une incidence non négligeable sur la qualité de l’image en matière de détails fins.
Cela pourrait avoir un impact sur le moirage, mais ce dernier est très bien contenu, même en l’absence de ce filtre passe-bas. Les tests visuels ont été réalisés à partir des fichiers RAW. En effet, Pentax applique un traitement du bruit parfois trop prononcé pour les images JPEG. Des dégradations peuvent alors être constatées, rendant l’image moins exploitable.
Sur la plage allant de 100 à 2000 ISO, rien à critiquer. Les images sont belles avec une bonne dynamique, un bon contraste et une absence de bruit électronique. A partir de 6400 ISO, le bruit se fait de plus en plus présent mais les images obtenues permettent une impression au format A3. A fortiori après traitement. Ce qui est remarquable, c’est que le résultat reste très surprenant jusqu’à 51200 ISO.
Il n’y a pas à dire, Pentax a accompli quelques miracles, dont l’un se nomme PRIME IV. Ce nouveau processeur, serait plus puissant de 150% par rapport à son prédécesseur. En mode RAW, les capacités du capteur sont pleinement exploités par Pentax. Toutes les possibilités de développement post-traitement sont ouvertes, surtout que les fichiers RAW sont sur 14 bits d’information couleur.
Ce qui permet d’obtenir une plus grande finesse et un meilleur rendu. A nouveau, Pentax gère très bien les images sombres, permettant de retrouver, en PT, des détails qui semblaient absents. Mais cela, c’était déjà le cas avec les précédents boitiers. Lr6 (testé avec la v2015.5.1 & la v6.5.1) prend désormais en charge officiellement le boitier; les fichiers RAW (PEF et DNG) sont lus parfaitement. Darktable est aussi compatible si les fichiers RAW sont au format DNG.
Ce nouveau procédé permet d’obtenir des images de meilleure qualité. Il s’agit de tenter de dépasser les limites de la matrice de Bayer (système permettant au capteur de « voir » les couleurs). Pour ce faire, Pentax utilise les possibilités de micro-déplacement du capteur pour prendre 4 vues et les fusionner en une seule photo.
Ce procédé impose de ne pas bouger le boitier lors de la prise vue, le trépied étant obligatoire. Il impose aussi des prises de vues d’images sans mouvement, complètement statique. Pentax a travaillé sur cette problématique. Avec la version 2, les déplacements de personnes ou de feuilles sont prises en compte.
Elle est au format Full HD. La prise micro est la bienvenue (et indispensable). Néanmoins, Pentax ne semble pas miser sur ce créneau pour le moment. Résultat, le K-1 est en dessous de ce que peut proposer Canon. Le K-1 a de bonnes qualités vidéos, honorables mais pas exceptionnelles. Avant de vouloir critiquer Pentax sur ce sujet, il convient de rappeler que le capteur de seconde génération, produit par Sony, ne peut pas délivrer de la 4K en continu (question de débit en sortie du capteur).
La consommation électrique reste identique à celle du K-3, tant que l’on n’active pas le GPS. La batterie permet de prendre environ 760 clichés à pleine charge (source Ricoh). La prise USB 2 servant à transférer les photos vers l’ordinateur, il s’agit là d’une importante régression par rapport au K-3/K-3II, d’autant plus que le poids moyen d’un fichier RAW est de 44Mo.
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Dans le contexte de la photographie moderne, il est pertinent de comparer le Pentax K-1 avec d'autres options disponibles sur le marché. Le Sony Alpha 9 III, par exemple, est un boîtier plein format doté d'un système d'obturation électronique global, permettant des prises de vue en rafale jusqu'à 120 images par seconde sans distorsion.
De même, le Canon EOS R5 se distingue par son capteur de 45 millions de pixels, sa capacité à enregistrer des vidéos 8K RAW en interne, et sa stabilisation capteur 5 axes. Ces modèles représentent des avancées significatives en termes de performance et de fonctionnalités, offrant aux photographes et vidéastes des outils puissants pour exprimer leur créativité.
Le crop est donc la fonction qui va permettre d’utiliser des objectifs DA sur un capteur FF. Si un mode AUTO existe (mode FF ou mode APS-C enclenché automatiquement selon l’objectif fixé), l’utilisateur peut librement choisir de se mettre en mode FF alors qu’un objectif DA non compatible est fixé sur le boitier.
Quand tu as une optique avec une signature particulière ça peut faire la différence entre FF et APS-C.Mon voigtlander heliar classic 50 1.5 dont j'adore le rendu à pleine ouverture faisait "équivalent" 75mm sur mon fuji.Le problème c'est que pour avoir du "piqué" à pleine ouverture avec cet objectif il faut être proche du sujet et quand il fait un équivalent 75mm ça change complètement la done comparé à un 50mm.
Tu passes du portrait serré au plan taille voir américain, et ce n'est pas du tout la même chose.Le gain principal pour moi est de ne plus avoir de crop factor.Si il y a plus de dynamique ou moins de bruit ou je ne sais quoi vs APS-C tant mieux mais ce n'est pas flagrant et ce n'est pas ce dont j'ai besoin.
Le mode rafale permet de prendre des photos à une cadence de 4,4 images par seconde. C’est suffisant dans bien des utilisations, sauf sans doute pour la photo sportive. Mais la netteté ne fait pas tout. C'est aussi la façon de l'obtenir. Certains objectifs donnent déjà un rendu subjectivement naturel et piqué à faible accentuation, alors que pour d'autres soit on sent le besoin de pousser le curseur et ça devient vite moche, soit on a déjà un effet trop chirurgical.
Quand à l'avantage technique du FF sur l'APS-C, sur le peu de photos que j'ai fait pour le moment je ne le vois pas.Le gain pour moi n'est pas là.Le gain se voit en netteté lorsque la définition augmente. Tant que l'on compare deux 20mp uniquement sur la netteté et avec des objectifs de qualité, la différence est faiblePire, une photo d'Iphone en 48mp sera plus nette qu'une photo de Z6, dans de bonnes conditions de lumière et de sujet.
On le voit bien sur les test CI effectués avec le même objectif mais sur des capteurs de densité différentes et des boitiers de même marque et génération.
Le crop factor n'a de sens que par rapport à un capteur aussi défini au mm², mais plus grand. Mais un 35mm cadrera pareil sur un APS qu'un 50 sur un FF. Mais il te faut aller plus loin dans le raisonnement car le centre d'un FF à 45mp avec un 50mm, te donnera la même image qu'un APS à 20mp avec un 50mm.
Quel que soit le capteur la focale ne change pas. C'est le champ cadré qui change, pas les caractéristiques de la focale. Un 50 reste un 50 sur MF, FF, APS, 4/3, ou 1''. Ses lentilles de changent pas de caractéristiques, Seul le champ cadré change.
Pour faire court, c'est un filtre permettant d'annuler le moiré. Arrivé à une certaine densité de pixel, certains constructeurs jugent que ce n'est plus nécessaire (sauf Canon). La question à se poser: si on te présente les deux mêmes tirages, seras-tu capable de différencier celui avec filtre de celui sans filtre? La différence commence avant mais faut pratiquer, pour comprendre.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Capteur | CMOS 36.4MP Full Frame (Sony) |
| Processeur | PRIME IV |
| Autofocus | SAFOX 12 (33 collimateurs, 25 en croix) |
| Stabilisation | 5 axes (SR II) |
| ISO | 100 - 204800 |
| Vidéo | Full HD |
| Rafale | 4.4 images par seconde |
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