Le MAS 36 est la déclinaison modernisée du fusil de service français MAS-36, chambré en 7,5×54 mm French. Conçu pour la simplicité, la solidité et l’entretien aisé, ce fusil à répétition manuelle présente le caractère militaire et la fiabilité qui ont fait la réputation de la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne.
Suite à des incidents de tir et une trop grande « ressemblance » avec la cartouche du Mauser, la toute récente cartouche est modifiée quelque temps plus tard et son étui se trouve raccourci de 4 mm.
Parallèlement, il est étudié l’adaptation des anciennes armes (Lebel, 07-15...) au calibre de 7,5 mm. D’abord chambrées en 7,5x58 elles seront modifiées dans les années suivantes pour chambrer la 7,5x54 et ce sont ces armes qui en 1932 subiront les derniers tests avant l’adoption définitive.
Les essais en corps de troupes de l’arme définitive auront lieu de 1933 à 1935 puis le 17 mars 1936 est enfin adopté le fusil de 7,5 mm modèle 1936, sous le nom de MAS 36.
Par la suite la fabrication du MAS 36 sera simplifiée aux alentours de l’année 1947 avec l’utilisation de la tôle emboutie à la place de l’acier usiné. Afin de le moderniser quelque peu, il sera équipé d’un lance-grenade et deviendra le MAS 36 LG 48, vite supplanté par le MAS 36-51. Sous cette forme il survivra jusque dans les années soixante.
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Sa conception courte et robuste, son mécanisme éprouvé et sa munition de fort calibre en font une pièce recherchée par les collectionneurs, les tireurs historiques et les amateurs d’armes de trait.
En 7,5x54mm c'est beaucoup plus simple puisque les caractéristiques des canons (MAS 36 et M34) sont les mêmes; de mémoire 58 cm avec un pas de 1/270 mm. La munition stantard ;Mle 1929 C à balle Mle 1924 de 9g (fortement inspirée de la "S" allemande) est prévue pour toutes les armes françaises en 7,5mm. Les seules exceptions étant les FM 24/29 et Mitrailleuse Reibel de Forteresse dont le canon à un pas de 1/235 mm (c'est marqué dessus comme le Port-Salut ). Ces derniers étaient prévus pour la cartouche à balle lourde Mle 1933 D bi-ogivale de 12,4g . Ces munitions aux trajectoires différentes étaient toutefois tout à fait interchangeables.
Au niveau d'une utilisation actuelle les projectiles de +/- 150grains (9,7g) genre 7,62mm OTAN semble tout à fait indiqués et très répandus.
Les différences de trajectoire entre balles lourdes et légères sont vraisemblablement beaucoup plus cruciales dans les armes automatiques, auxquelles on peut demander des tirs indirects jusqu'aux portées maxi de la munition. C'est efficace pour arroser un carrefour ou un pont en vue de dissuader la traversée, mais si la balistique n'est pas conforme aux tables de tir on peut taper plusieurs centaines de mètres à côté. Au fusil les distances d'emploi sont beaucoup plus courtes, et vu la précision de visée qu'on peut attendre d'un soldat lambda sous le tir ennemi, ces chipotages d'adéquation de la hausse sont un peu ...
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