Envie de participer ?
Bandeau

Le fusil à patate, souvent appelé "patator", est un engin qui a marqué l'enfance de nombreuses personnes. Initialement perçu comme un simple jouet, il a évolué en un dispositif plus sophistiqué grâce à l'ingéniosité et à l'application des principes de la physique. Cet article explore l'histoire, le fonctionnement et les aspects de sécurité liés à cet engin.

Identification et principe de fonctionnement

L'identification de ce type d'arme peut surprendre, car elle ressemble à une simple carabine jouet. Le principe de fonctionnement est assez simple : il faut envoyer de l’air avec une pompe à vélo dans un volume fermé, souvent une bouteille en plastique. Cet air sous pression est ensuite libéré brutalement à l’aide d’une valve qui mène vers un tuyau où un morceau de patate est préalablement coincé.

Une autre version de ce type d'arme est la carabine (à air comprimé) Eureka reine à patate, jouet des années 50. D'après le vendeur c'était une carabine pour tirer des morceaux de pomme de terre ou des bouchons en liège. En effet, le mécanisme est constitué d'un ressort, d'un piston et d'une queue de détente qui retient le ressort comprimé. La charge contenue dans ce canon est donc propulsée par la détente du ressort et poussée par le piston situé à son extrémité. Ce n'est ni plus ni moins le mécanisme amélioré de la carabine à flèche. Cette Eureka daterait des années 55.

En effet à l'extrémité du canon se trouve un bouchon moleté prolongeant un tube en laiton dans lequel on insère un plomb de type diabolo en 4,5 mm. Ce tube n'est pas rayé mais lisse et de dimension relativement courte (23,5 cm). C'est une carabine a plomb qui par déformation de son usage fut appelée "carabine à patate".

En effet l'usage des plombs étant interdits par nos parents pour des raisons de sécurité, certains des petits voyous de notre génération plongeaient ce tube dans une pomme de terre pour y insérer un "carottage de patate" puis tiraient dans les jambes de leurs "camarades de patronage" pour les faire courir encore plus vite lors des batailles "des Gendarmes et des voleurs" organisées le jeudi. Souvenirs...

Lire aussi: Comprendre les balles de pistolet

Histoire et évolution

Le pistolet à patate était un jouet courant dans les années 60. La carabine (à air comprimé) Eureka reine à patate, jouet des années 50, a été une source d'inspiration pour beaucoup.

Dans les brocantes, on peut parfois dénicher d'anciennes carabines dites "à air comprimé" de marque EUREKA, modèle REINE. D'après certains vendeurs, ces carabines étaient utilisées pour tirer des morceaux de pomme de terre ou des bouchons en liège. Le mécanisme est constitué d'un ressort, d'un piston et d'une queue de détente qui retient le ressort comprimé. Lors du tir, il n'y a aucune compression d'air dans le canon en tôle de gros diamètre. La charge contenue dans ce canon est propulsée par la détente du ressort et poussée par le piston situé à son extrémité. Ce n'est ni plus ni moins le mécanisme amélioré de la carabine à flèche. Cette Eureka daterait des années 50. Certains passionnés d'armes anciennes évoquent avec nostalgie leurs premières expériences avec ce type d'engin.

Le "Patator" : Une version DIY moderne

Le patator est un fusil DIY à air comprimé qui propulse des patates avec une force incroyable.

  • Précision et Efficacité Accrues: La nouvelle gâchette révolutionnaire du PoP'Khoorn pour une précision ultime et une efficacité inégalée.
  • Stabilité: La double poignée en V assure une stabilité inébranlable lors de la mise en pression.
  • Sécurité: Afin de prévenir de tout risque de déclenchement involontaire, une protection a été ajoutée à la détente sans entravée la praticité d'utilisation.

Fonctionnement du Patator

Pour comprendre le fonctionnement du patator, il faut identifier les composantes essentielles :

  • La chambre de combustion: Elle accueille un mélange gazeux inflammable.
  • Le réducteur: Il réduit la taille de la chambre à celle du canon, servant de lien entre les deux éléments.
  • Le canon: C'est dans lequel on vient placer le projectile. Ce dernier doit être adapté au diamètre du canon afin qu'il n'y ait aucune fuite d'air pendant l'explosion.

Les différents types de propulsion à air comprimé

Dans l'univers Airgun, il existe différents systèmes de propulsion des plombs qui sont propres à certaines armes.

Lire aussi: Le Rechargement

Les incontournables pistons

Les carabines et pistolets à plomb peuvent être à la fois utilisés pour du tir de loisir mais aussi dans le cadre d’entrainement au tir sportif car c’est une pratique très économique qui peut s’effectuer dans le cadre privé, tout en respectant bien évidemment les règles élémentaires de sécurité.

Les carabines et pistolets à air comprimé sont vraiment très répandues, leur système de compression d’air se fait par un piston à ressort ou à vérin, après avoir appuyé sur la queue de détente, ce vérin ou ce piston se libère et propulse l’air vers la chambre, qui pousse le plomb à travers le canon. Notons un confort amélioré avec les systèmes à vérin qui vibrent moins, vous apportant une confiance et une précision accrue lors de vos séances de tir.

Ce type d’arme est généralement à canon basculant, aussi appelé « break-barrel », qui permet de réarmer le piston entre chaque tir et également alimenter la chambre du canon d’un plomb (98% des modèles) ou plusieurs plombs comme les modèles Gamo équipés du nouveau système GEN10. Dans les deux cas, ce système solide et fiable a fait ses preuves années après années.

Il existe différents calibres pour ces armes : majoritairement chambrées en 4,5 mm (.177), vous retrouverez aussi quelques armes à air comprimé en 5,5 mm (.22) et plus rarement en 6,35 mm (.25).

Les munitions sont très abordables, c’est un avantage indéniable contrairement aux armes à feu. 500 plombs de calibre 4.5 mm vous coûtent entre 4€ pour de l’entrée de gamme et 10 € pour le très haut de gamme, vous offrant la possibilité d’avoir un volume de tir très important même avec un budget limité et d’atteindre des précisions très intéressantes.

Lire aussi: Pistolets à balles caoutchouc : Guide complet

Les armes à CO2

Dans un objectif de découverte du monde de l’airgun ou dans une optique d’envisager la pratique du tir sportif par la suite, le choix d‘une arme, de poing, de type pistolet à CO2 s’avère être un bon choix. Très facile à prendre en main, ces armes sont accessibles et possèdent de nombreux avantages.

Tout d’abord l’alimentation se fait via des sparclettes de CO2, permettant aux pistolets & revolvers de fonctionner quasiment comme un vrai, certains modèles disposent d’un fonctionnement interne avec une culasse fixe, d’autre disposent d’un système blowback, avec une culasse mobile, plus réaliste et donnant un charme particulier à l’usage, ça n’apporte pas plus de précision mais c’est très fun à utiliser, les sensations sont très bonnes.

La plupart sont à répétition semi-automatique, ce qui offre l’avantage de ne pas avoir à recharger entre chaque coup comme un canon basculant classique, il vous suffira de recharger les barillets ou bien les chargeurs et changer la sparclette de CO2 tous les 3 à 8 chargeurs vidés, selon le modèle d’arme utilisé.

Concernant les sparclettes de CO2, on peut en distinguer 2 formats : La plus répandue reste la sparclette de 12 grammes qui servira pour les armes de poing et certaines armes longues. D’autres types d’armes qui nécessitent une puissance supérieure, peuvent accueillir des sparclettes de 88 grammes.

Les PCP (Pré-Charged Pneumatic)

Signifiant « pré charged pneumatic » en Anglais, le PCP est une vraie révolution technologique dans le monde des armes à air, on peut le traduire comme « air pré comprimé ». C’est-à-dire que l’on doit remplir un réservoir ou une bouteille entre 150 et 250 CC en moyenne, avec une pression aux alentours de 250 bars, ce qui est considérablement élevé.

De ce fait, le confort de tir et la précision sont considérablement meilleurs, on dispose d’une puissance très importante et d’une autonomie, elle aussi, largement supérieure à une carabine à air comprimé classique de type piston ressort. On peut espérer avec un modèle milieu de gamme en PCP, toucher une cible sans trop de difficulté à 80m.

Le rechargement en air peut se faire de différentes façons. Le plus simple est de se procurer une pompe à main haute pression, qui vous apportera une solution rapide mais, il ne faut pas le cacher, très physique et vous limitera à terme dans votre utilisation. Si vous êtes un tireur occasionnel, cette solution pourrait vous satisfaire, si vous êtes un tireur plus récurrent, préférez notre prochaine option.

La deuxième solution courante dans un usage PCP est de se procurer une bouteille de type plongée de bonne capacité, environ 3 à 6 litres, pouvant supporter une pression de 300 bars / 4500 PSI, qui vous permettra de recharger de nombreuses fois votre carabine ou votre pistolet PCP. Cette bouteille devra elle-même, être rechargée par un compresseur adapté, onéreux il faut bien l’avouer mais vous aurez une totale indépendance.

Pour le principe de compression du projectile, le système ne change pas beaucoup d’une arme à air classique, une valve vient libérer la charge d’air mise sous pression pour propulser le plomb dans la chambre du canon.

Là où se situe une différence fondamentale dans l’utilisation d’une carabine PCP, c’est que certaines armes disposent d’un régulateur de pression, qui vient libérer une quantité d’air strictement identique à chaque tir, vous permettant d’avoir une superbe précision et une constance de résultats faisant rougir les 22lr.

Côté puissance, le PCP offre de nombreuses possibilités. En effet, différents calibres sont proposés allant du 4,5mm au .50 (12.7mm) ! Le plus répandu reste le calibre 5,5mm, qui offre des performances excellentes pour du plinking et des tirs à plus grandes résistances, tout en gardant une précision supérieure au 4,5mm.

Il est possible sur les carabines PCP d’ajouter un modérateur de son, qui vient de manière très efficace, réduire le bruit de la « détonation », améliorant nettement le confort de tir et par conséquent, la précision.

Fabrication d'un fusil à patate à combustion

La fabrication d'un fusil à patate à combustion implique plusieurs étapes :

  1. Découpe des tubes en PVC: Les tubes sont coupés à la longueur souhaitée pour former le canon et la chambre de combustion.
  2. Assemblage des pièces: Les différentes pièces sont assemblées à l'aide de colle PVC. Il est important de bien sceller les joints pour éviter les fuites de gaz.
  3. Installation du système d'allumage: Un trou est percé dans la chambre de combustion pour installer l'allumeur piézoélectrique. Ce dernier est fixé à l'aide de colle chaude.
  4. Préparation du projectile: La pomme de terre est coupée à la taille appropriée pour s'insérer dans le canon.

Optimisation du mélange gazeux

Le mélange gazeux contenu dans la chambre de combustion est constitué d'air et d'un gaz hautement inflammable. Dans le cas présent, de la laque pour cheveux peut être utilisée.

Sécurité et responsabilité

Le patator peut être dangereux ! Il est essentiel de prendre des précautions lors de l'utilisation de ces engins. Un jeune homme a été condamné à une amende pour avoir tiré avec un patator depuis son balcon.

Plusieurs accidents ont montré que l'engin pouvait se révéler dangereux. Quelques rares études de cas font état de fractures des os du visage chez de jeunes hommes qui ont par la même occasion involontairement résolu leurs problèmes d'acné. On ne résistera pas à l'envie de citer l'exemple de ce garçon de 14 ans ayant gagné un passage aux urgences après avoir pris non pas une pomme de terre mais une grenouille en pleine face. Chez les boutonneux, imagination est parfois synonyme de bêtise.

Classification légale

En France, le « patator » est considéré comme une arme de septième catégorie. Cela signifie que sa détention et son utilisation sont soumises à certaines restrictions.

tags: #balle #en #plastique #carabine #eureka #fonctionnement

Post popolari: