Le succès rencontré par les AR-15 en compétition TAR n’est aujourd’hui plus à démontrer. Malgré la pléthore d'offres de munitions manufacturées à prix abordables, leur disponibilité reste parfois aléatoire. Le rechargement constitue donc toujours une alternative intéressante, à condition d’adapter procédures et composants spécifiques aux armes semi-automatiques en général, et à l’AR-15 en particulier, les clones d'AR-15 représentant la majorité de ces armes en France.
Le rechargement des cartouches destinées aux armes semi-automatiques nécessite des procédures particulières et obéit à des règles spécifiques. Bien évidemment, la première de ces règles est de toujours privilégier la sécurité à tout autre aspect. Est-il besoin de rappeler que la sécurité est prioritaire sur la précision ou sur la vitesse ?
Le fonctionnement d’une arme semi-automatique implique des contraintes bien plus importantes pour les munitions, que celui d’une arme à répétition. L’extraction rapide de la cartouche hors du magasin par le retour de l’ensemble mobile, puis le chambrage brusque dans le canon impliquent une préparation soigneuse des étuis. Il est absolument indispensable de procéder à un recalibrage intégral de toutes les douilles destinées à être tirées dans une arme semi-automatique. Le recalibrage partiel, tel que pratiqué communément dans les armes à répétition afin d’en améliorer la précision, est strictement à proscrire.
Une cartouche dont la douille a été insuffisamment recalibrée peut entraîner un coincement de la munition dans la chambre. L’opération de chambrage s’effectuant de manière violente, le percuteur d'un AR-15, laissé libre dans son canal, contacte par inertie l’amorce et risque de la faire détonner. Il peut s’ensuivre un « Slam Fire » ou départ de coup intempestif inadmissible en concours comme à l’entraînement. Des cartouches insuffisamment recalibrées peuvent entraîner des surpressions (amorce percée ou éjectée, logement d’amorce agrandi ou ovalisé) voire des incidents plus graves si le verrouillage ne s’est pas effectué en totalité (rupture de culot, déverrouillage de la culasse impossible, etc…).
Le maintien du projectile dans le collet doit être suffisant afin d’empêcher la balle de rentrer dans l’étui au moment du cycle d’alimentation ou de sortir de celui-ci lors du chambrage jusqu'à contacter les rayures. Toutes les balles militaires et de nombreuses balles de chasse comportent une gorge de sertissage. Essentiellement de type « Roll Crimp » ou « roulé » sur les matrices de positionnement et d’enfoncement de balles classiques, l’opération de sertissage est obligatoire si la tension du collet est insuffisante.
Lire aussi: Plongez dans le monde des bagues pistolets
Toujours pour raison de sécurité, la longueur totale de la cartouche doit être adaptée à la longueur interne du magasin et de même à la longueur de la prise de rayures de la chambre. En pratique, la longueur totale maximale de cartouche selon le tracé C.I.P., est de 57,4 mm (dimension L6) et ne devra pas être dépassée dans le cas d’une utilisation exclusivement semi-automatique. Une cartouche trop longue provoquera au mieux un défaut d’alimentation par blocage dans le chargeur, au pire un phénomène de surpression en cas de contact avec les rayures.
Ne disposant pas de ressort de rappel, le percuteur des AR-15 est libre dans son canal. L’examen de douilles amorcées et recalibrées puis extraites après chambrage dans un AR-15 présente de façon presque systématique une légère indentation provoquée par le percuteur. Pour éviter une percussion intempestive de l’amorce, Il est essentiel que celle-ci soit correctement assujettie dans son logement. Un retrait de 0,2 mm de l’amorce par rapport à la tranche arrière du culot de la douille constitue la norme de sécurité habituelle.
Une amorce ne peut être correctement positionnée dans son logement que si celui-ci comporte des dimensions adéquates. Des outils spécifiques permettent de nettoyer et remettre à la côte les logements d’amorce ayant une profondeur trop faible. Si le logement d’amorce est ovalisé ou déformé, la douille doit être immédiatement écartée et détruite. Si plusieurs douilles du même lot comportent les mêmes défauts, tout le lot est à détruire. Le nettoyage du logement d'amorce a ici toute son importance.
Au fur et à mesure des tirs, les douilles travaillent : elles gonflent, sont soumises à de fortes températures, et des chocs violents, elles s’écrouissent… L’allongement est notoirement aggravé par l’opération de recalibrage intégral. La vérification de la longueur totale de la douille (côte L3 du tracé C.I.P.) fixée à 44,7 mm pour le .223 Remington / 5,56x45 OTAN, est obligatoire après chaque recalibrage. Le principe de précaution implique un raccourcissement de la longueur totale de la douille afin d’obtenir une valeur comprise entre 44,4 et 44,6 mm, soit entre 0,1 mm et 0,3 mm en deçà de la côte maximale admise par la C.I.P. La régularité de la longueur obtenue a une conséquence directe en termes de dispersion et de montée de pression, lorsque les projectiles sont par la suite sertis.
Le rechargement successif de mêmes douilles est limité, concernant les armes semi-automatiques comparées aux armes à répétition. Dans ces dernières, la durée de vie des étuis peut se prolonger au-delà de 20 rechargements sans problème spécifique. Il n’en est pas de même pour les fusils semi-auto. Les contraintes bien plus importantes subies par les étuis, tant au moment du tir qu’au recalibrage intégral, devraient limiter leur emploi à trois rechargements au maximum. La qualité des douilles est ici prépondérante.
Lire aussi: Avis et discussions sur la bague de protection filetage .22LR
La réutilisation de douilles en acier (de marques Barnault, Wolf) ou en acier laqué (L.M.) est à déconseiller fortement dans un AR-15. Outre la difficulté concernant les amorces (Berdan sur les douilles de provenance russe et RWS n° 4069 sur les douilles L.M.), le recalibrage d’étuis en acier reste problématique. L’utilisation intensive dans un AR-15 de cartouches avec douilles en acier laqué, telles les munitions réglementaires F1 prévues pour le FAMAS et sa chambre cannelée, peut générer des problèmes d’extraction, même avec une chambre de 5,56 OTAN.
La munition de .223 Remington / 5,56x45 mm étant très répandue, tous les fabricants de jeu d’outils proposent au moins un type de matrice de recalibrage. Elles se composent, classiquement, du corps de l’outil dans lequel se visse une tige comportant une aiguille de désamorçage, et une olive de recalibrage interne. Sa position peut varier d’une marque à l’autre.
L’opération de recalibrage consiste à redonner à la douille des dimensions compatibles avec celles de la chambre de l’arme pour laquelle elle est prévue. La méthode classique consiste simplement à visser la matrice jusqu’à ce qu’elle entre fermement en contact avec la griffe de maintien d’étui lorsque le bélier de la presse est en butée, en position haute. Cette pratique permet d’obtenir des douilles dont les côtes sont inférieures au tracé C.I.P. de cartouche maxi. Cependant, toujours pour des questions de tolérances de fabrication, la valeur de recalibrage appliquée à la douille peut être excessive.
Tirer des cartouches de 65 ou 67,5 ou 70 dans un fusil chambré en 89 amènera à la longue, je dis bien à la longue vers 5000 cartouches un baguage au niveau du cône de raccordement, sur une arme ancienne vers 2500 cartouches .Il y a inévitablement une perte de pression certe faible du à une préexpansion des gaz dans cet espace de 10 à 19 mm , cette perte serait de par les mesures de l'ordre de 2à 4 %.
Le bagage se fera juste avant le cône sur 5 à 6mm , les micros trous vont s'agrandir ,cela donnera des piqures sur toute la périphérie,cela peut atteindre 1mm de profondeur avec freinage de la charge et gerbe très alléatoire ,irréguliere .En action de chasse cela ne se verra peut ètre que difficilement ,mais la vitesse des plombs ne sera plus optimale et le groupement sera mauvais .
Lire aussi: Tout savoir sur les anneaux de lunette
Souvent les fusils de trap ont cette maladie ,alors méfiance si vous achetez d'occasion , ouvrez le fusil et jetez un oeil au fond des chambres en vous aidant d'une petite lampe ,c'est plus grave à mon avis que quelques petites piqures de rouilles sur la longueur du canon due à un manque d'entretien passager ,l'emplombage de ces petites piqures vont les atténuer , mais pas un baguage avant le cône !
Le CHAMBER BLOCKING DEVICE de CHAMBER SAFE est un dispositif de blocage de chambre conçu pour t'assurer que ton arme est déchargée. Ce bloqueur de chambre orange vif s'insère dans le port d'éjection et empêche physiquement le chambrage d'une cartouche, offrant ainsi une confirmation visuelle positive que l'arme est déchargée.
SPÉCIFICATIONS : Polymère moulé, orange. Convient aux AR-15/M16, M14/M1A et autres fusils et carabines semi-automatiques et automatiques avec extracteur enfermé dans la culasse.
Consultez nos disponibilités, et acquérir cet ensemble dans le calibre de votre choix : 5.5 mm, 6.35 mm et 7.62 mm. Vous vous ouvrirez ainsi de nouveaux horizons balistiques, sans changer d’arme. Ce canon STX profite de la nouvelle rayure Smooth Twist X. Il s’agit d’une rayure réalisée par pression depuis l’extérieur du canon, ne laissant donc aucune trace d’outil à l’intérieur. Le projectile se voit donc guidé avec une fluidité nouvelle, et ce sur toute la longueur du tube.
| Calibre | Disponibilité | Particularités |
|---|---|---|
| 5.5 mm | Disponible | Adapté pour AR-15/M16 |
| 6.35 mm | Disponible | Canon STX Smooth Twist X |
| 7.62 mm | Disponible | Pour M14/M1A et autres fusils |
tags: #bague #de #rechambrage #fusil #fonctionnement