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L'expression "avoir le fusil galant" est une expression française dont l'usage a progressivement disparu, mais que l'on retrouve encore dans quelques ouvrages du XXe siècle.

Origine et contexte historique

Pour comprendre l'origine de cette expression, il est essentiel de se pencher sur le contexte historique et culturel dans lequel elle a émergé. L'expression semble être liée à un divertissement pratiqué autrefois, où les participants devaient porter des feuilles vertes fraîchement cueillies pendant le mois de mai.

Chaque personne ayant accepté de participer au jeu devait impérativement, entre le 1er et le 31 mai, porter sur elle quelques feuilles vertes, obligatoirement fraîchement cueillies du jour. Mais l'arrêt de la pratique de ce divertissement a provoqué la disparition progressive et presque totale de l'usage de cette expression, même si on la trouve encore dans quelques ouvrages du XXe siècle (voir l'exemple).

La galanterie au XVIIe siècle

Jennifer Tamas, dans son ouvrage Peut-on encore être galant ?, nous propose une définition du mouvement littéraire et culturel qu’est la galanterie. A l’écoute de ces quelques titres, on se doute que la galanterie a constitué une véritable révolution au XIIème siècle. Mais c’est aussi parce que le moment était propice.

D’une part, par rapport à la sensibilité : « Cet art de plaire, qui se distingue justement d’un art d’aimer, se combine parfaitement au goût baroque pour le déguisement, transcende les frontières du genre et s’immisce dans les cercles amicaux ». La galanterie fut une rupture au sens où elle permit aux femmes qui purent s’en emparer de cesser d’être de purs objets de désir pour devenir des sujets aimants et aimés. Autrices et femmes de lettres dessinèrent ainsi un contre-modèle à la passion assujettissante.

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La galanterie et l'ascension sociale

Claude Habib explique que le galant homme ayant l’air de la cour était quelqu’un qui avait été dégrossi par les dames, au sens aristocratique du terme. Ces dernières étaient celles par qui étaient transmises la finesse amoureuse et la subtilité. Il leur appartenait de débrutaliser les hommes. Pour se débarrasser de sa rusticité, le jeune homme devait se mettre à l’école des femmes, c’est-à-dire se polir, être capable de tenir un rang dans le monde.

Enfin la galanterie, en tant qu’outil d’ascension sociale, ne se concevait pas de personne à personne, dans la mesure où le galant homme devait plaire à toutes les femmes dans une assemblée, y compris les plus âgées. Il ambitionnait de devenir l’homme le plus apprécié des femmes. Cette dimension échappe complètement au duo, au face-à-face du couple romantique auquel nous sommes habitués depuis Rousseau. La galanterie était une socialité aristocratique qui se pratiquait en milieu ouvert.

La galanterie comme outil politique

La galanterie permettait au contraire d’approcher les femmes les plus belles, de leur parler d’amour toute la journée sans que cela soit un déshonneur pour personne. La galanterie était un gain essentiel en terme d’estime de soi féminin. Les femmes étaient mises sur un piédestal.

La galanterie s’est répandue absolument partout par la volonté du roi dès le début de son règne. La galanterie peut être comparée à une fleur de serre, au sens où c’est à la cour, là où les aristocrates sont contraints à une certaine oisiveté, que les conditions de son développement sont idéales. Cette défonctionnalisation de l’aristocratie par la monarchie absolue a permis d’élaborer une politesse très raffinée et une galanterie.

Le gendarme et la galanterie au XIXe siècle

« Ami de l’homme et surtout de la femme », « plus occupé à courir après les filles qu’après les voleurs », « prenant femme plutôt que voleur » - le gendarme fait sans aucun doute partie des personnages privilégiés des récits galants du XIXe siècle. Des romans aux vaudevilles, en passant par toute une littérature plus ou moins teintée d’érotisme, chaque lecteur sait que « la gendarmerie aime sourire au beau sexe ».

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Le stéréotype du gendarme séducteur est toutefois profondément ambivalent. S’il confirme à première vue la virilité conquérante de l’uniforme, il la met en péril à chaque rebuffade, quand ce n’est pas pire !

Peut-être faut-il y voir une allusion symbolique au mariage, horizon imposé des gendarmes du XIXe siècle. Contrairement aux autres soldats, les gendarmes sont autorisés - et même incités - à prendre épouse et à fonder une famille. « Il faut se métier du gendarme célibataire », clame avec autorité le commandant des Hautes-Alpes, qui redoute que la liberté et la vigueur du jeune homme ne provoquent des excès incompatibles avec la dignité de l’uniforme. De manière plus générale, les débordements de virilité font l’objet d’une surveillance rigoureuse.

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