Avec l'arrivée du beau temps, les sorties vont se multiplier, ainsi que les occasions de passer une bonne soirée entre amis, collègues ou en famille. L'iconique Polaroid 600 faisait son retour en fin d’année 2017, pour le plus grand plaisir des amateurs de photo instantanée. Impossible Project, qui continuait la production de films instantanés destinées aux appareils vintage Polaroid, a changé de nom pour devenir Polaroid Originals. Un nom fort, emblématique, sur lequel l’entreprise compte bien s’appuyer pour trouver un nouvel élan.
Polaroid Originals revient aux fondamentaux avec ce OneStep 2, un modèle directement inspiré des appareils Polaroid à l’ancienne. Polaroid Originals a basé son OneStep 2 sur un modèle lancé par Polaroid en 1977. Il y a eu plusieurs OneStep dans l’histoire de Polaroid, et le petit dernier est finalement une reproduction du modèle de 1977 qui fonctionnait avec le format SX70. Le One Step (premier du nom) n’est certes pas resté dans les mémoires comme l’appareil le plus performant sorti par Polaroid, mais est néanmoins très représentatif de la lignée des appareils 600 produits par la marque durant de nombreuses années.
Tous ceux qui ont connu les grandes heures de Polaroid, et qui n’avaient pas encore franchi le pas pour revenir à l’instantané, vont pouvoir renouer avec des sensations oubliées grâce au One Step 2. Pour marquer le coup, Polaroid Originals sort un nouvel appareil, le One Step 2, basé sur un ancien modèle. Et cherche à confirmer l’adage selon lequel c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleurs soupes.
Le OneStep 2 reprend les couleurs de son aîné, avec essentiellement du blanc et du noir sur le plastique de sa coque. Le Polaroid OneStep 2 se distingue par son design rétro qui, bien que caractérisé par un aspect plastique, séduit par son charme nostalgique. Le OneStep 2 présente la forme et les angles typiques des appareils vintage Polaroid. Le dessin est un peu plus moderne, avec des courbes plus arrondies et des angles moins saillant qu’autrefois, c’est franchement un très joli appareil.
Le OneStep 2 arbore en façade la fameuse petite molette noire qui, sur les appareils anciens, servait à corriger l’exposition. Sur la façade “en escalier”, l’objectif est positionné en plein centre. Sur le One Step 2, cette molette est factice, purement décorative ! Posé dans un coin, il serait difficile de les distinguer. A l’avant, on retrouve un bouton à trois crans pour gérer la lumière (ISO), un retardateur et un grand déclencheur rouge.
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Le flash est sur la droite, juste au-dessus du déclencheur rouge en façade, tandis que le viseur se trouve sur la gauche. Contrairement au premier OneStep, le OneStep 2 intègre un flash. Ce flash, dont l’absence faisait cruellement défaut au modèle OneStep, est ici placé en façade. Le compteur de vues est assez original, puisqu’il prend la forme d’une série de petite LEDs disposées en deux rangées de 4, sur le dessus de l’appareil.
Des petites touches, discrètes et disposées ici et là, démarquent également le OneStep 2 des anciens modèles. Pour charger une nouvelle cartouche de film, il faut ouvrir le compartiment en poussant sur le côté le petit loquet présent en façade. La cartouche se charge en veillant à ce que la petite languette soit placée vers le bas. On referme l’appareil puis on le met sous tension à l’aide du bouton on/off situé au dos.
Vous cadrez en collant l’appareil à votre joue pour regarder à travers le viseur. Celui-ci est clair et spacieux, confortable donc, mais méfiez vous toutefois du décalage qui peut vous surprendre sur les images finales. Le viseur ne se trouve pas dans l’axe de l’objectif en effet, et l’appareil ne voit pas tout à fait la même chose que vous. L'appareil, lors de la prise de vue, active systématiquement par défaut le flash. Il peut toutefois être basculé en off, en maintenant enfoncée une petite touche placée au dos, en même temps que l’on appuie sur le déclencheur.
Autre aspect, plus novateur cette fois : le retardateur. Voici une fonction qui n’existait pas sur les appareils anciens et qui s’avère plutôt bienvenue sur le One Step 2, d’autant qu’elle est gérée de façon intelligente. Une petite touche permet d’activer le retardateur, et il est même possible d’y avoir recours tout en désactivant le flash, par simple combinaison de touches.
On peut toutefois soulever l’aspect cheap de certains boutons, où bien de l’appareil en général, à cause des matériaux en plastique. Son format légèrement volumineux rassure tout de même par sa légèreté remarquable, ce qui facilite son transport aux côtés d’autres accessoires dans un sac dédié. C’est un appareil où le style prend le pas sur une perfection en matière de finition, accentuant ainsi son attrait old school.
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En terme d’utilisation pure, c’est très simple, comme la plupart des appareils photo instantanés. Pas de prise de tête avec le OneStep 2. Pour s’en servir, rien de bien compliqué. Il faut dans un premier temps armer l’appareil d’une cartouche de films, puis basculer le bouton off vers on.
On place l’interrupteur sur « On », on vise, et on appuie sur le déclencheur. La photo sort immédiatement, et il faudra la protéger de la lumière pendant environ 6 minutes avant de voir l’image apparaître. La première « photo » éjecte la protection des films. C’est ensuite que vous aurez le plaisir de capturer l’instant présent. Attention au viseur : il faut prendre en compte un certain décalage car ce dernier n’est pas dans l’axe de l’objectif. Un paramètre dont on a moins à se soucier avec l’édition exclusive Fnac, qui ajoute une lunette plus précise pour apposer son œil.
Même si l’appareil est très simple, il offre tout de même quelques possibilités. La première est de pouvoir couper ou non le flash. Cela permet de mieux gérer la lumière et l’exposition, c’est toujours mieux que les modèles avec des flash forcés qu’on doit parfois couvrir avec du scotch opaque. On trouve ensuite un curseur de correction d’exposition, réglable sur 3 positions différentes. Évidemment, au départ, on ne sait pas trop comment l’utiliser. Il faudra faire quelques tests pour bien maîtriser ce réglage et savoir comment paramétrer l’exposition selon la lumière.
C’est un objectif proposant un angle de 106° qui est intégré à ce polaroid, et la mise au point se fait à 60 cm du sujet que l’on souhaite photographier. Le flash s’adapte et dose son intensité en fonction de la lumière ambiante. Comme avec les anciens appareils photo argentiques, vous devez faire attention à la lumière et vous concentrer sur la distance de mise au point. Il faudra donc un temps d’adaptation, d’autant plus que le cadrage n’est pas incroyablement précis. C’est cela dit le cas de tous les appareils concurrents ou presque.
Une fois pris en main, je comprends mieux pourquoi. Le petit miracle s’accomplit à chaque pression du bouton blanc (appuyez longtemps et méfiez vous de sa sensibilité, chaque photo a son prix !). Après quelques minutes d’obscures réactions chimiques en cascade passées dans l’expectative, les photos se révèlent dans leur cadre blanc, rose ou bariolé, plus ou moins réussies. À la fin, vous obtenez une image de 79 x 79 mm.
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Les photos sont à la sauce Polaroid Originals, avec des couleurs dénaturées et plus délavées. Un effet de style à prendre en compte quand on sait que les films Fuji sont plus nets et « propres ». Assez rapidement, on se rend compte que le Polaroid Originals OneStep 2 a plutôt tendance à sous-exposé, notamment en intérieur, et on se retrouve avec des photos un peu sombres. Le rendu légèrement vieilli apporte le charme que l’on souhaite voir sur les photos argentiques.
Là où le bât blesse, c’est sur le tarif des consommables, ces packs de 8 films n’étant pas donnés. En outre, le pack est une sorte d’assemblage entre du plastique et du métal. Pour le recycler, Il faudra au préalable désosser la carcasse et jeter individuellement chaque partie dans la bonne poubelle. Il est essentiel de prendre en compte le coût des recharges, aspect souvent souligné par les utilisateurs. Bien que les films Polaroid soient plus onéreux que ceux d’autres marques comme Fuji Instax, le rendu unique et l’authenticité de ces photos valent bien l’investissement supplémentaire.
| Type de film | Prix par photo |
|---|---|
| Polaroid | Environ 1,80 € |
| Instax | Moins coûteux |
Les nouveaux films, proches des 16€, sont disponibles à un coût légèrement inférieur aux derniers films émis par Impossible Project, plus proches des 20€.
Alors que les anciens appareils Polaroid étaient alimentés par une batterie contenue directement dans la cartouche de films, le OneStep 2 reprend un concept déjà inauguré sur le précédent appareil d’Impossible Project, l’I-1. C’est l’appareil qui contient la batterie, comme cela se fait de façon classique aujourd’hui, et il se charge via USB. Le One Step 2 a pour point commun avec l’I-1 d’utiliser les mêmes films I-type.
Le fabricant parle d’une autonomie de 60 jours, ce qui ne nous indique rien concernant sur le nombre de clichés qu’on va pouvoir prendre avec une pleine charge. Je n’ai fait qu’une dizaine de photos, je ne sais donc pas exactement combien on pourra en faire. Avec une batterie lithium-ion interne rechargeable, il procure un usage prolongé, et vous pouvez également le recharger avec une batterie externe, parfait pour des sorties longues où vous ne voulez pas manquer de prendre une photo.
Voici un tableau récapitulatif des données techniques essentielles :
| Caractéristiques | Détails |
|---|---|
| Distance focale | 106 mm |
| Type de viseur | Standard viewfinder |
| ISO Range | 640 |
| Dimensions du produit | 15 x 11 x 9,5 cm |
| Poids | 408,23 grammes |
Avec son design carré et ses proportions significatives, il reste néanmoins léger et pratique lorsque vous utilisez une sangle de cou fournie pour le porter confortablement. Attention toutefois lors de l’achat : les films ne sont pas inclus avec l’appareil, il est donc essentiel de vous en procurer avant utilisation.
Son aspect plastique le rend sans doute moins effrayant à utiliser que n’importe quel autre appareil photo. Il y a aussi un côté ludique très agréable : on arme la cartouche, on allume le Polaroid, on vise et on récupère la photo. On pourra aussi se faire plaisir et tenter de nouvelles choses avec les films spéciaux comme le noir/blanc, mais toujours dans un usage ponctuel, compte tenu du prix des packs.
A l’occasion d’une sortie entre collègue, nous avons embarqué le OneStep 2 avec nous. Une fois chargé, nous l’avons posé au centre de la tablée afin que chacun puisse s’en servir. Le Polaroid OneStep 2 est un appareil vraiment chouette à utiliser, surtout avec ses amis. Il trouve parfaitement sa place dans une soirée où l’on aura investi dans une, voire deux cartouches pour marquer l’évènement.
D’après les nombreux avis que j’ai pu lire, il paraît évident que les utilisateurs tiennent à rappeler le caractère inégalé des photos instantanées. Bien que le coût des films Polaroid soit plus élevé que certains concurrents, l’effet vintage sépia donne à chaque image une chaleur et une authenticité très distinctives. C’est une expérience presque magique de pouvoir capturer un moment fugace et le matérialiser si rapidement.
Voici un aperçu comparatif des coûts :
Avantages :
Inconvénients :
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