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Cet article explore les caractéristiques techniques et le rôle de l'auto mitrailleuse au sein de la Deuxième Division Blindée (2e DB) pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous aborderons également l'impact de cette division sur la libération de la France.

Le contexte historique

Le développement outre-Rhin du 3ème Reich créa également parmi la population de notre village de vives inquiétudes. Comme dans tout le pays, cette décision gouvernementale fut à l’origine de graves perturbations dans la vie rurale de notre commune. Les hommes incorporés dans l’armée laissant les femmes, enfants et vieillards seuls à s’occuper des travaux agricoles en cours. L’exceptionnelle pluviosité de cet automne 1939 ne fit qu’aggraver la situation.

Avec l’invasion progressive de la France par les troupes allemandes, les unités françaises se retirèrent et après l’armistice franco-allemand, signé par Pétain, les premières troupes allemandes pénétrèrent par la route de la Gare, en chantant et au pas cadencé dans notre commune. Avec ce jour débute pour notre village une période des moins glorieuses de son histoire: l’occupation allemande. Cette période de pénurie en tous genres devait durer 4 longues années.

Depuis le débarquement des alliés le 6 juin 1944 en Normandie, l’espoir de la libération et de retrouver la liberté grandit de jour en jour.

Dès la fin de l’été, les écoliers des dernières classes et tous les hommes valides furent mobilisés pour creuser des tranchées anti-char du côté de Limersheim.

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Les quelques jours passés dans l’euphorie de la libération de Strasbourg n’empêchent pas toute la division de songer à une reprise imminente des combats ; la guerre n’est pas finie.

Le Panhard 178: Fleuron des années 30/40

Il faut citer la première auto-mitrailleuse AMD 178 étudiée vers les années 1930. Elle se retrouve en Champagne dans la tourelle d’un char Fr RENAULT, baptisé 178. Le Panhard 178 est un fleuron des années 30 / 40.

Au mois de janvier 1934, des concurrents sont chargés de construire un prototype. Également le prototype de Panhard. La commande de quelques exemplaires fut donnée à Panhard. Le Panhard Modèle 1935 est équipé d'une tourelle APX3. Plusieurs modifications furent encore apportées.

Caractéristiques techniques du Panhard 178

  • Dimensions: Longueur de 4.79m, largeur de 2.01m et hauteur de 2.31m.
  • Poids: 8.2 tonnes.
  • Armement: Canon de 20mm ou mitrailleuse de 7.5mm
  • Mobilité: Il pouvait franchir un obstacle vertical de 60cm de haut.

Le Panhard 178 avait la capacité de rouler « en sens inverse’ sans devoir faire de demi-tour hasardeux. La tourelle, abritant l'équipage, pivotait grâce à un système électrique. Les véhicules étaient équipés d’épiscopes PPL.RX.168.

L'armée passe commande de cet engin sous l’appellation « AMD Panhard modèle 1935 ». Le succès est immédiat et l’armée passe commande. La production démarre en 1935 effectivement.

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Ses qualités seront très appréciées par l’occupant. Après remise en état, il permet de reprendre le combat aux côtés des Alliés avec du matériel d’origine nationale. Il est transformé par Fives-Lille et armé d’un canon de 47 mm SA 35, baptisée FL 1.

Quelques unes seront cédées à la Syrie lors des émeutes de Damas. On retrouve également l'Escadron Blindé d’Infanterie de Marine à Djibouti.

Le M5: Un char léger américain

Pour l'invasion de la Sicile, le M5 devenait le char léger standard des unités blindées américaines. En plus du canon principal M6 de 37mm, il y avait deux mitrailleuses M1919A4 calibre 30 (7,65mm), une coaxiale et une à l'avant. Le M5 a été à l'origine équipé de la mitrailleuse antiaérienne de calibre 30 sur la tourelle mais la plupart des chars ont été équipés d'une mitrailleuse M2 calibre 50 (12,7mm) plus efficace.

L'aisance de conduite du M5 en faisait une véritable "Cadillac de combat". Le M5 a fait ses débuts en Afrique du Nord contre les troupes françaises de Casablanca.

L'offensive de la 2e DB

Au matin, la 2e DB entame son mouvement offensif. Devant elle le terrain est coupé de canaux, de nombreux barrages ont été rompus, la campagne disparaît souvent sous plusieurs centimètres d’eau glacée. L’Ill déborde, les villages sont autant d’îles reliées par des chaussées en remblai obstruées d’obstacles, creusées d’entonnoirs, les ponts sont détruits et l’ennemi a truffé de mines et de pièges les points de passage possibles.

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La plupart des agglomérations sont énergiquement défendues par un ennemi agressif, bien pourvu en moyens antichars et en artillerie. Ses quelques chars sont astucieusement employés dans la défensive, parfois dans la contre-attaque, aussi les pertes de l’assaillant sont-elles lourdes pour des gains de terrain minimes.

Minjonnet enlève Stotzheim et, le long du Rhin, Quilichini réussit un joli coup à Gerstheim, détruisant quatre chars, faisant de nombreux prisonniers. Pendant toute la première semaine de décembre, le scénario ne change guère : char de tête sautant sur une mine, char détruit par un engin blindé ou un canon bien camouflé, tirs d’artillerie massifs, assauts que l’eau et La boue rendent lents, maladroits, d’autant plus meurtriers.

Depuis le 6 décembre, la 2* DB est intégrée à la Ire armée française, ks contacts avec le général de Monsabert qui commande le 2e corps d’armée et son état-major manquent de chaleur. Entre Leclerc, le cavalier, et l’état-major du général de Lattre, le courant ne passe pas plus qu’entre de Lattre lui-même et celui qui est devenu son subordonné.

Le 13 décembre, sur l’ordre de Monsabert, le GTV attaque en direction de Neunkirch et de Witternheim, l’offensive est rapidement bloquée, l’artillerie allemande se révèle extrêmement puissante et efficace.

Jusqu’au 29 décembre, la 2e DB conserve ses positions ne menant que des opérations de détail comme le 27 décembre où deux escadrons de spahis enlèvent Ebersmunster dans un coup de main particulièrement audacieux.

La libération de Hindisheim

Ce groupe de reconnaissance faisait partie du 3e escadron du 1 R.M.S.M. (Spahis marocains) de la 2e D.B. Tout le village était sur pieds. Une indescriptible explosion de joie emporta littéralement la population.

Les femmes et jeunes filles, ainsi que les enfants, grimpaient sur les véhicules des libérateurs en leur offrant les dernières fleurs épargnées par les gelées qui marquèrent ce mois de novembre pluvieux. Entre-temps les permiers chars T.D.

Averti que la route de Limersheim était minée, le Maréchal des Logis Toutain, avec 3 copains, montèrent dans une jeep et allèrent jusqu’à la gare de Limersheim.

Sur renseignements du chef de gare, des Allemands qui se trouvaient encore à Hipsheim, furent faits prisonniers par 2 gars du peloton. Il s’agissait de 5 hommes avec une mitrailleuse. Ensuite ce fut la poursuite jusqu’au pont de l’Ill à Nordhouse, qui lui aussi avait sauté.

En tout, une trentaine de soldats passèrent cette première nuit dans Hindisheim libéré. L’électricité était coupée, et c’est à la lumière des bougies et lampes à pétrole qu’on commentait encore les événements de cette journée.

Puis, soudain, début janvier, l’offensive allemande du Général von Rundstett perturba à nouveau la vie quotidienne du village. Ce fut d’abord l’afflux d’un grand nombre de réfugiés. Les communes du Ried fuyaient devant l’avancée allemande et cherchaient refuge dans des villages plus éloignés du front.

Finalement l’offensive allemande fut stoppée au pont sur le canal de décharge de l’III à Krafft où on peut encore voir une petite plaque commémorative qui rappelle la défense héroïque des Français sur cette position.

Enfin, le 8 mai 1945, après presque 6 années de guerre, les cloches annoncèrent l’armistice et ce fut la Joie générale.

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