Maîtrisant la technique la plus complexe de l’art verrier, Amalric Walter fut l’un des grands artistes de l’Art Nouveau. Né à Nancy en 1870, ce dernier a suivi des études auprès de l’École des Beaux-Arts de Nancy avant d’intégrer la manufacture Daum.
C’est en intégrant la cristallerie Daum en 1904 qu’Amalric Walter a véritablement construit sa notoriété et celle de l’enseigne. Lorsque le céramiste-verrier a rejoint la manufacture Daum, celle-ci est devenue immédiatement très célèbre à Nancy comme à Paris pour ses créations fascinantes en pâte de verre.
Au début des années 1900, chaque famille nancéienne avait un Daum, un Gallé ou encore un Vessière frères. Ébahis devant le savoir-faire et le talent exceptionnel d’Amalric, les frères Daum le conviaient à décorer l’intérieur de leurs locaux situés à Lyon (villa de Marius Berliet), en Belgique (maison Losseau à Mons) et à Nancy (maison de la rue Sellier) avec de la pâte de verre. Des buffets aux banquettes, en passant par les bibliothèques et les divers meubles de l’entreprise, Amalric Walter les a également tous décorés avec cette matière.
Avec Henri Bergé et d’autres modélistes, Amalric Walter va élaborer plus de 500 modèles différents.
La deuxième édition de Paris+ par Art Basel ouvre ses portes fin octobre : le marché français se hisse à la quatrième place mondiale. Paris capitale du marché de l’art européen ? Beaucoup le pressentaient et en rêvaient. Ces dernières années, post-covid, ont confirmé cet espoir puisqu’avec un volume de vente frisant les 5 milliards d’euros, le marché français se porte à merveille, sur la 4ème place du podium mondial, après les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine. Un record historique !
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Ainsi, pour sa 2e édition, Paris+ by Art Basel décline à l’envi des valeurs sûres ayant aussi pour rôle de valider des pépites plus émergentes. Car les collectionneurs recherchent ici la qualité avant de courir une offre culturelle dynamique dans les musées et les fondations d’art de la ville.
Paris+ le rappelle avec éloquence : l’art et ceux qui s’en occupent détiennent un étrange et irréfutable pouvoir.
C’est une artiste plasticienne complète, en perpétuelle recherche, à travers ses tableaux, ses photos, ses sculptures, mais aussi dans ses sujets : ses portraits de femmes noires dans la société américaine, ses paysages. Elle réalise un portrait de l’Amérique, avec ce qu’elle peut sembler avoir d’idyllique - on retrouve chez elle des couleurs brillantes, quelques paillettes… C’est le côté très pop, le choc, l’attirance des couleurs, cet aspect très américain qui s’est vraiment développé après la Seconde Guerre mondiale, cette culture du visuel, du cinéma, de la photographie, de la publicité.
Mais il y a aussi chez Mickalene Thomas tout un jeu sur le baroque, une manière de construire des scènes pop et baroques qui prennent ensuite un sens plus politique. Car elle montre que, malgré les lois sur les droits civiques et tout ce qu’on voudra, le pays est toujours confronté à de gros problèmes d’intégration, de reconnaissance des minorités, noires ou d’autres origines. Telle est la double face de l’Amérique, telle qu’elle ressort de l’œuvre de Mickalene Thomas.
Après Edvard Munch l’année dernière, c’est Anna Eva Bergman, qui a ébloui lors de sa rétrospective au Musée d’art Moderne, qui est le point de départ de notre projet. La Fondation Hartung Bergman nous a confié un tableau exceptionnel et rare intitulé Nuit Arctique (1969) proposé à 700.000 euros. C’est cette nuit sans début ni fin qui nous a inspiré ce projet curatorial. Cette lumière qui nous soustrait au temps.
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Vous consacrez un solo-show au jeune artiste Elladj Lincy Deloumeaux. Nous avons, depuis quelques années, cette exposition prospective, About Now, qui propose une sélection d’artistes très émergents. À l’époque où nous avons découvert le travail d’Elladj, il était étudiant aux Beaux-Arts de Paris et c’est Delphine Lopez, directrice de notre galerie de Dakar, qui avait repéré son travail sur Instagram. Originaire de la Guadeloupe, Elladj était particulièrement intéressé par les racines africaines des Antilles et nous faisait part de son envie, si ce n’est de son besoin, de se connecter à l’Afrique de l’Ouest.
Le travail d’Elladj est d’une grande subtilité. À travers des détails, comme un objet, un motif, une matière, une posture, il tisse des liens entre des générations et des territoires. Il y a ce mélange constant de références qui se croisent et fusionnent pour créer quelque chose de nouveau et d’unique. Ce dialogue, fort et délicat à la fois, m’apporte énormément de réflexion sur le monde.
Nous allons ainsi dévoiler un grand tableau inédit de Gérard Garouste, réalisé juste après sa grande rétrospective de l’an passé au Centre Pompidou. À la suite des expositions au musée Bourdelle, au musée de l’Orangerie mais aussi au musée de Tessé au Mans, une œuvre jamais montrée de Philippe Cognée - un immense tableau de forêt enneigée - sera également mise en avant.
Il en va de même pour les œuvres inédites de l’artiste américain Kehinde Wiley, auquel le musée du Quai Branly consacre une exposition, mais aussi de Jim Dine qui prépare une grande manifestation à Venise, au printemps prochain. Né en 1991, autodidacte, Robin Kid est un très jeune artiste d’origine néerlandaise, installé en France depuis une dizaine d’années. Empruntant au Pop art et inspirée de Jim Dine, son œuvre prend la forme d’installations spectaculaires et provocantes qui interrogent précisément la question des générations.
Pour Paris+ nous avons la chance d’avoir une nouvelle pièce de Franz Erhard Walther, un artiste majeur qui produit peut-être une nouvelle pièce tous les deux ou trois ans. Le stand est donc pensé en fonction de l’entrée dans notre inventaire de cette nouvelle production. Nous avons pensé un dialogue entre sculpteurs : Katinka Bock, Francisco Tropa, Harald Klingelhöller et Franz Erhard Walther.
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Pour une galerie de second marché spécialisée comme la nôtre, construire un projet monographique tel que celui-ci n’est possible que dès lors que le temps a fait son œuvre ! Hélion, le Florilège n’est pas un projet ambitieux. C’est le projet dont l’avènement marque l’anniversaire de nos 30 ans !
Depuis 30 ans, notre ligne n’a pas varié. Une hyperspécialisation qui conduit la galerie à concentrer ses compétences sur les grands peintres ayant travaillé à Paris après la seconde guerre mondiale : Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Hans Hartung, Jean Hélion, Asger Jorn, Wifredo Lam, Alberto Magnelli, André Masson, Georges Mathieu, Serge Poliakoff, Jean-Paul Riopelle, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Maria Elena Vieira da Silva, Wols, Zao Wou-Ki… Une hypersélectivité qui la cantonne à leurs œuvres les plus qualitatives. Un propos orienté vers les collectionneurs et une vision à long terme propre à lisser les effets spéculatifs.
C’est un artiste totalement abstrait, très inspiré et très proche de Mondrian. Après avoir pas mal navigué dans l’avant-garde, dans le cubisme, il découvre un jour dans un livre une œuvre de Mondrian. Il est ébloui et entame - on est à la fin des années 20 - une correspondance avec lui et, depuis, il a été complètement fidèle à ce monde qui s’est ouvert à lui, cette abstraction géométrique avec ses couleurs primaires très simples, très épurées.
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