Le braquage de l'armurerie de Carmaux, survenu en mai 2015, a marqué les esprits par sa violence et ses développements ultérieurs. Cette affaire, qui a débuté par un vol à main armée, a rapidement pris une dimension plus large avec des ramifications liées à une séquestration et des arrestations internationales.
Le mardi 19 mai 2015, deux individus ont fait irruption dans une armurerie de Carmaux, près d'Albi, en plein jour. Selon une source policière, l'un des malfaiteurs a arraché l'arme de service d'un policier et blessé un second fonctionnaire par balle à la cuisse. Au cours de la rixe, une policière a été violemment molestée avant qu'on ne lui arrache son arme. Les deux braqueurs ont emporté avec eux un fusil à pompe et l'arme dérobée au fonctionnaire.
Par mesure de précaution, «les élèves et les enseignants de l’école Jean Jaurès, voisine de la boutique braquée, sont restés confinés dans leurs classes pendant une heure, les rideaux tirés» a expliqué le maire de Carmaux, Alain Espié (PS). Dès que les malfaiteurs sont sortis, ils ont arrêté une voiture, une Mercedes grise, ont molesté et menacé d’une arme le conducteur avant de lui voler sa voiture et de s’enfuir vers Valdériès», un village situé à une dizaine de kilomètres au sud-est de Carmaux, a précisé le maire.
Trois jours après le braquage, les deux hommes se sont dirigés vers la banlieue toulousaine où ils ont enlevé un riche homme d'affaires. Les malfaiteurs ont forcé leur victime à leur verser 1,3 million d'euros avant de la libérer.
Un riche homme d'affaires français a été séquestré pendant presque deux mois par plusieurs hommes, notamment à Marbella (sud de l'Espagne), une station balnéaire chic où se croisent les grandes fortunes et le milieu. L'alerte avait été donnée il y a un mois par les banques, à la suite d'"opérations bancaires qui étaient tout à fait atypiques", ont précisé les gendarmes français.
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Les ravisseurs, des délinquants chevronnés âgés de 45 à 57 ans, ont "séquestré pendant presque deux mois un riche homme d'affaires français auquel ils ont extorqué les codes de ses cartes bancaires, le forçant à acquérir des biens pour ses ravisseurs, essentiellement de l'or", pour un montant évalué à 1,3 million d'euros, avait indiqué la police dans un communiqué.
L'homme enlevé a été libéré le 13 juillet, a précisé la police, mais restait surveillé à distance par ses ravisseurs à qui il devait verser 100.000 euros par semaine. "Il était terrorisé", selon un enquêteur. La police française a précisé que la victime avait "subi un très fort traumatisme par cette séquestration d'une durée exceptionnelle".
Après être passés au domicile de la victime pour récupérer ses codes de cartes bancaires, des "dispositifs informatiques et des vêtements", ils l'avaient emmené en Espagne, jusqu'à Platja d'Aro, près de Girona (nord-est), puis à Marbella. Lors de sa détention à Platja d'Aro, dans son propre appartement, la victime a été enchaînée "dans un sous-sol pendant deux semaines" par ses ravisseurs. Ils l'avaient forcé à téléphoner à ses proches pour leur dire "qu'il allait parfaitement bien mais qu'il allait prendre quelques jours de vacances", a affirmé la police espagnole.
Les ravisseurs étaient recherchés depuis le braquage d'une armurerie à Carmaux (sud-ouest de la France) le 19 mai, après lequel ils avaient blessé deux policiers dans leur fuite. Trois jours plus tard, le 22, ils avaient enlevé ce "riche entrepreneur".
Tous "avaient en commun d'avoir tiré au moins une fois sur un policier ou un gendarme". Les ravisseurs, âgés de 45 à 57 ans, s'étaient rencontrés en prison, où ils purgeaient des peines pour braquage ou homicide. D'ailleurs, deux d'entre eux devraient être poursuivis pour tentative de meurtre sur l'un des deux agents de police qui avaient cherché à intervenir lorsqu'ils ont attaqué l'armurerie, selon des sources policières en France. L'un d'entre eux, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, s'était évadé de prison.
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La police espagnole a interpellé quatre Français à Marbella, dont les deux braqueurs présumés de Carmaux. 15 sept. La police espagnole a indiqué, mardi 15 septembre 2015, avoir procédé à l’arrestation de quatre français à Marbella, dans le Sud de l’Espagne. Ces derniers sont suspectés d’avoir enlevé un entrepreneur toulousain le 22 mai dernier à son domicile et de l’avoir séquestré pendant sept semaines pour lui extorquer de l’argent, a indiqué une source policière.
Des armes blanches, des armes à feu, 56 lingots d'or et 90.000 euros en liquide ont été saisis dans l'appartement de Marbella, ont montré les forces de l'ordre dans une vidéo tournée pendant l'opération. Du matériel informatique, destiné à "commettre de nouveaux braquages ou enlèvements", a également été retrouvé sur les lieux, selon le rapport. Les malfaiteurs interpellés en Espagne seront extradés vers la France.
Lors de cette interpellation, les policiers ont retrouvé 56 lingots d'or d'une valeur de 10 000 € chacun, 440 pièces en or pour un total de 90 000 euros, plusieurs fusils, dont l'arme dérobée à Carmaux, des pistolets, des couteaux et du matériel électronique de surveillance. Les quatre suspects, présentés comme dangereux par la police espagnole, ont été mis en examen et écroués.
Dans leur appartement de Marbella (Espagne), les policiers ont retrouvé des fusils, des faux papiers, des chargeurs, des balles, 90 000 euros en liquide et 56 lingots d'or. Une des armes retrouvées était celle d'une policière, qui avait été dérobée en mai dernier lors de la tentative de braquage d'une armurerie dans le Tarn.
Le tableau suivant résume les principaux éléments saisis lors de l'arrestation à Marbella :
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| Objet | Quantité | Valeur Estimée |
|---|---|---|
| Lingots d'or | 56 | 560 000 € |
| Pièces d'or | 440 | 90 000 € |
| Armes à feu | Plusieurs | N/A |
| Armes blanches | Plusieurs | N/A |
| Argent liquide | N/A | 90 000 € |
Dimanche 21 août 2016, l’un des membres présumés du commando, incarcéré en Gironde, s’est pendu dans sa cellule, a indiqué le procureur de la République de Toulouse, mardi 23 août, confirmant une information de La Dépêche du Midi. Le quinquagénaire avait été interpellé en Espagne, avec trois autres personnes, en septembre 2015. Il avait immédiatement été mis en examen et placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Gradignan, près de Bordeaux. Il était soupçonné d’avoir participé au violent braquage d’une armurerie à Carmaux, dans le Tarn, en mai 2015, lors duquel un policier avait été blessé par balle, et d’avoir ensuite enlevé et séquestré un hommes d’affaires toulousain. Il s'agit de Jean-Pierre Jourda.
Ce mardi s'ouvre devant la cour d'assises de la Gironde le procès du braquage de l'armurerie de Carmaux, survenu en mai 2015. Seul François Décline a été jugé devant la cour d'assises de la Gironde, à Bordeaux, pour le braquage à main armée de l'armurerie, la tentative de meurtre sur les deux policiers en fonction et le vol du véhicule du policier à la retraite. Son comparse, Jean-Pierre Jourda s'est en effet donné la mort en prison, en août 2016.
François Décline a obstinément refusé de comparaître.
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