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Acquérir une arme d’occasion permet de profiter d’un excellent rapport qualité-prix. De nombreux chasseurs choisissent cette option pour accéder à des modèles fiables sans investir dans une arme neuve.

Avantages de l'Achat d'Armes d'Occasion

  • Rapport qualité-prix : Choisir une arme d’occasion permet de réduire considérablement son budget tout en bénéficiant de la qualité des grandes marques.
  • Fiabilité : Une arme bien entretenue conserve ses performances pendant de longues années.

Chez Natusport, chaque arme d’occasion est soigneusement vérifiée par nos spécialistes. Nous contrôlons l’état du canon, la mécanique, la bascule et les pièces de sécurité.

Choisir son Arme d'Occasion

L’achat d’une arme d’occasion est soumis à la réglementation française. Le choix dépend du mode de chasse pratiqué et des préférences personnelles.

  • Petit gibier : Pour le petit gibier, un fusil superposé d’occasion reste une valeur sûre.
  • Battue : Pour la battue, une carabine semi-automatique d’occasion est idéale.

L’important est de vérifier la prise en main, l’équilibre et la qualité des finitions avant l’achat.

Entretien d'une Arme d'Occasion

Une arme d’occasion demande un entretien régulier pour rester performante. Nettoyez le canon après chaque sortie, lubrifiez les parties mobiles et stockez toujours votre arme dans un endroit sec.

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Le Fusil Semi-Automatique Français : Un Aperçu Historique

Dès les années 1910, les français ont compris l’intérêt du fusil semi-automatique au combat comme arme d’appui distincte de la mitrailleuse. L'idée, bien que subtile, s'est avérée difficile à réaliser pratiquement.

Or, dès l’aube du siècle les français travaillent déjà, dans le plus grand secret, et avant tout le monde, sur des prototypes. Mais, vous êtes en France et tout le monde s’en mêle.

Section Technique de l’Artillerie (STA), l’Ecole Normale de Tir (ENT), la Commission Technique de Versailles (CTV), l’Établissement d’Artillerie de Puteaux (EAP), tous avec des idées différentes, des considérations de cartouches diamétralement opposées, des préoccupations théoriques ou de budget baroques qui ne résisteraient pas une minute à une direction centralisée et volontaire.

Donc, une foultitude de prototypes différents (plusieurs dizaines en réalité par améliorations successives) voient le jour: FA A1 à A4 de la STA, les 8 ou 9 Prototypes B1 et suivants de l’ENT, la série des FA APX 1910 de Puteaux, la série de fusils C de la CTV, et, parmi tout ça, le fameux STA N°8 que beaucoup d’entre vous connaissent mieux sous le nom de fusil semi-automatique A6 ou fusil Meunier A6 qui aura même le bonheur d’une première fabrication en pré-série dès avant guerre (de 14!).

Les Cartouches

En parallèle, sont mises au point les cartouches qui iront avec ces armes. Elles sont de très loin les plus modernes du monde. Rien de mieux ne sera adopté avant les années 1950 sauf peut-être la 7,62×39, adoptée en 1943, et qui deviendra la munition de la Kalashnikov.

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L'Abandon du Projet Meunier A6

Les tensions internationales et la guerre se profilant, le projet le plus avancé, le MeunierA6, est abandonné en 1912. Nouvelle cartouche en 7 mm très différente de la cartouche réglementaire Lebel 8×51 équipant Lebel et Berthier, fabrication plus complexe encore non industrialisée, doctrine d’emploi à préciser, coût unitaire par arme et tests opérationnels en unités non réalisés, tout contribuait à un abandon prématuré alors que l’orage grondait à nos portes.

Mais le projet semi-automatique de combat n’était pas mort.

Le Meunier A6 Modèle 1916

C’est la meilleure arme testée à l’époque, très en avance sur son temps qui l’emporte à savoir le fameux Meunier A6 qui devient « Meunier A6 modèle 1916 ». Un peu plus d’un millier de fusils semi-automatiques sont fabriqués et 813 sont envoyés en premières lignes. Ils donnent satisfaction et tous les défauts signalés étaient aisément corrigeables (arme un peu longue pour le combat en tranchées et échauffement en tir soutenu).

Les Problèmes de Munitions

Le vrai problème, c’est la munition. La 7mm Meunier. Une munition ultra moderne, proche dans sa balistique de la 308 qui sera créée 40 ans plus tard, et chambrée dans une arme ultra moderne. Elle pose néanmoins des problème de fabrication et de logistique d’approvisionnement dans l’océan de production de la 8×51 qui équipe toutes les armes longues et toutes les mitrailleuses françaises.

C’est un peu le serpent qui se mort la queue: pas assez d’armes produites et en lignes pour justifier la production en masse et la logistique de la munition - pas assez de munitions pour approvisionner en masse les armes déjà en ligne et pousser à dépasser le stade expérimental.

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Il n’en reste pas moins que le Meunier 1916 est, encore de très loin à la fin de la guerre, l’arme semi automatique militaire la plus avancée au monde. Plus que son seul équivalent au monde, le Fedorov 1916 russe.

Le FSA 1917

Voilà comment nous en arrivons doucement à notre FSA 1917 de ce jour. On y pense en réalité dès le début du conflit. Récupérer un maximum de pièces du Lebel (fût, canon, crosse, magasin, baïonnette, bretelle…) et y ajouter mécanisme d’emprunt de gaz et une autre culasse issue des essais d’avant-guerre et de l’expérience Meunier.

Dès fin 1915, ils présentent un prototype de fusil semi automatique à base de quelques pièces de Lebel réutilisées que véritablement un nouveau Lebel transformé en fusil semi automatique. Car l’idée était délicate pratiquement.

Finalement, en décembre 1916, quand l’arme est enfin adoptée sous appellation de « Fusil Mdle 1917 » il ne reste pas grand chose du classique Lebel à répétition manuelle en dehors du canon, de la crosse, de la bretelle, de la plaque de couche et de la baïonnette.

Cette trop vague parenté finale avec le Lebel ne permit pas non plus de simplifier la mise au point de la production en série. Bien au contraire. Elle ne débute qu’en avril 1917 au moment même où notre armée se lance bravement à l’assaut sur le Chemin des Dames.

Production et Distribution

La production est suffisamment compliquée pour être répartie sur trois manufactures: Tulle fournit boite de culasse, canon et pontet; Saint-Étienne fournit tout le système de récupération de gaz y compris le piston (et des canons aussi), Châtellerault fournit la platine et le bloc détente, La manufacture d’Armes de Paris, création de la Grande Guerre, fournit enfin la bielle, l’élévateur et le carter de chargement.

On atteindra quand même la cadence de 5.000 armes par mois pour une production totale de 85.000 exemplaires.

85.000 armes pour une guerre gigantesque comme la première guerre mondiale, ce n’est rien du tout. Une goutte d’eau dans l’océan. Arme rare, chère, et technique, elle n’est d’ailleurs confiée qu’à raison de 16 armes par compagnie, aux chefs de demi-section et aux meilleurs tireurs.

Bilan Opérationnel et Descendance

S’agissant d’une première et d’une arme bricolée dans sa conception, son bilan opérationnel est mitigé. Le FSA 17 eut une néanmoins une descendance directe.

Deux modèles courts type mousqueton seront testés en 1917 mais ne dépasseront pas le stade expérimental. Et un modèle dit « 1918 », avec un obturateur de culasse visant à mieux préserver le mécanisme des saletés, un carter à munition qui ne s’ouvre plus inopinément en plein combat et surtout désormais capable d’avaler les clips classiques de Berthier simplifiant grandement les approvisionnements de munitions, nait en 1918.

La Fin du FSA 17/18

Avanie suprême et finale, les FSA 17 et FSA 18 survivants seront massivement retransformés…en simples fusils à répétition manuelle par obturation de l’évent de prise de gaz et affectés à la réserve en 1935 sous la dénomination de FSA 17-35 et FSA 18-35 !

Mais sa plus grande gloire à notre FSA 17 n’est elle pas finalement d’avoir fourni à un petit ouvrier canadien français répondant au nom de Jean-Cantius Garand, le modèle de fonctionnement qui inspirera directement l’un des plus grands succès de l’armement, le Fusil Garand M1, lui-même source essentielle de l’inspiration du Grand Mikhail Kalashnikov?

Tableau Récapitulatif des Fusils Semi-Automatiques Français

Modèle Année d'Adoption Quantité Produite Caractéristiques
Meunier A6 1916 ~1000 Moderne, mais problèmes de munitions
FSA 1917 1917 85,000 Transition, basé sur des pièces de Lebel
FSA 1918 1918 4,000 Amélioration du FSA 1917, mais trop tardif

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