La légende arthurienne, riche en récits de chevaliers, de magie et de quêtes, accorde une place particulière à l'armurerie du roi Arthur. Cet espace, souvent perçu comme un simple lieu de stockage d'armes, est en réalité un symbole puissant de la souveraineté, de la justice et du destin.
Excalibur est sans doute l’un des artefacts les plus emblématiques des légendes arthuriennes. Son origine varie selon les récits : dans certains, elle est retirée d’un rocher par le jeune Arthur, prouvant ainsi sa royauté légitime ; dans d’autres, elle est offerte par la Dame du Lac. Cette épée n’est pas seulement une arme, elle symbolise également la souveraineté, la justice et le destin.
Le retrait de l’épée du rocher est l’un des épisodes les plus célèbres. Selon la légende, Merlin, le conseiller et enchanteur d’Arthur, avait orchestré cette épreuve afin de révéler le véritable héritier du trône de Bretagne. Comme Merlin le sorcier l'avait proclamé, seul celui capable de sortir l'épée de la pierre serait le roi.
Aujourd'hui, des forgerons comme Franck Simon perpétuent la légende en créant des répliques d'Excalibur pour le cinéma et le théâtre, capturant l'essence de cette arme mythique.
Camelot est le centre du pouvoir du roi Arthur et de ses chevaliers. Ce château mythique, dont la localisation exacte reste inconnue, représente l’idéal chevaleresque, un lieu où la justice, la bravoure et la loyauté règnent en maîtres.
Lire aussi: Découvrez l'armurerie airsoft
L’un des récits les plus marquants de la légende arthurienne est la quête du Saint Graal. Ce calice, censé avoir recueilli le sang du Christ, devient l’objet d’une quête spirituelle et chevaleresque pour les compagnons d’Arthur. Seuls les plus purs, tels que Galahad, Lancelot et Perceval, sont jugés dignes de l’atteindre.
Au-delà des armes, l'armurerie du roi Arthur est aussi un lieu de symboles, notamment à travers les armoiries des chevaliers de la Table Ronde. L'étude de l'armorial imaginaire du Perlesvaus révèle une héraldique riche en significations, où les couleurs et les figures ne sont pas choisies au hasard.
La couleur habituelle de Lancelot est le blanc. Dans le Lancelot en prose, c'est avec un écu blanc qu'il se présente d'abord devant la Douloureuse Garde où il doit affronter successivement dix chevaliers. Pour l'aider dans ce combat inégal, la Dame du Lac lui fait parvenir ensuite trois écus magiques de couleur blanche, traversés en diagonale par une, deux et trois bandes de couleur vermeille.
L'association du blanc et de l'or sur les armes portées ce jour-là par Lancelot contrevient aux principes les plus élémentaires de l'héraldique réelle, qui, on le sait, ne superpose jamais les "métaux". En outre, le blanc et l'or soutiennent deux isotopies qui, pour le porteur de l'écu, forment un antagonisme douloureux : l'isotopie religieuse, d'une part, l'isotopie amoureuse d'autre part.
L'association impossible de l'or et de l'argent sur l'écu de Lancelot semble donc signifier une autre impossibilité, existentielle cette fois : le refus lucide de se soumettre à l'exigence de renoncement qu'imposerait l'éthique chrétienne dont le héros porte malgré tout les couleurs, en même temps qu'il porte en lui les couleurs de la reine, "ses graindres desiriers" (1. 3759).
Lire aussi: Votre guide des expériences avec Drome Chasse Tir
Gauvain est introduit pour la première fois dans le récit (br. 699). Au cours de cet épisode il va conquérir de haute lutte un nouvel écu : ".I. escu vermeill o avoit escrit .I. aigle d'or" (p. 56, 1. 784-85) qui aurait appartenu à Judas Macchabée. Désormais, il sera appelé régulièrement le chevalier "au vermeil escu e al aigle d'or".
En modifiant les armoiries de Gauvain dans un sens qui annonce les "arthuriades" du xv° siècle, l'auteur anonyme du Perlesvaus a peut-être voulu, dans un souci d'ordre compositionnel, développer certaines configurations thématiques originales. Ce qui nous ramène à présent vers le contexte arthurien et le texte du Perlesvaus, pour montrer que ce nouvel écu, qui marque la naissance d'un homme nouveau, correspond beaucoup mieux à la nouvelle personnalité de Gauvain.
Au cours de ce long récit, Perlesvaus est doté de plusieurs écus qui peuvent se répartir en deux grandes catégories fonctionnelles : les couleurs de la dissimulation et les couleurs de l'ostentation.
Les armes chevaleresques et familiales du héros sont représentées par un "escu vermeil au cerf blanc" (première mention : 1. 510) qui était déjà l'écu porté par Yulain le Gros, le père de Perlesvaus.
Certains médiévistes n’ont pas hésité à évoquer une « internationale chevaleresque » à propos de la chevalerie européenne de la fin du Moyen Âge. Derrière cette dénomination un peu provocatrice, on découvre effectivement une aspiration à « dissoudre les frontières », à « s’unir en une communauté fraternelle » dont le principal ciment se trouve être les officiers d’armes : roi, hérauts et poursuivants. Présents à toutes les étapes d’une rencontre sportive entre chevaliers, ils sont également omniprésents dans l’organisation des ordres de chevalerie, lesquels sont parfois structurés par la pratique des joutes. Mais l’efflorescence des pratiques sportives ne s’arrête pas à leur institutionnalisation. La mise par écrit des techniques et des manières d’organiser des rencontres connaît une accélération à la fin du Moyen Âge. Les pratiques sportives ne sont ni primitives, ni improvisées.
Lire aussi: Tout savoir sur Chasse Tir Malin à Luçon : notre évaluation.
| Chevalier | Couleurs Principales | Symbolisme |
|---|---|---|
| Lancelot | Blanc et Or (inhabituel) | Conflit entre désir religieux et désir amoureux |
| Gauvain | Vermeil et Aigle d'Or | Renaissance, lien entre ciel et terre |
| Perlesvaus | Vermeil et Cerf Blanc | Héritage familial, identité chevaleresque |
L'armurerie du roi Arthur, à travers ses épées légendaires et ses armoiries symboliques, continue de fasciner et d'inspirer, témoignant de la richesse et de la complexité de la légende arthurienne.
tags: #armurerie #du #roi #arthur #histoire