L'armurerie, un vaste sujet allant du gourdin à la “bombe H”, est un domaine d'étude fascinant. Les limites les plus anciennes sont difficiles à poser, car une hache d’essartage préhistorique a pu se transformer en un puissant projectile pour protéger l’espace défriché.
La flèche, la lance et le fusil ont été utilisés pour tuer, autant des animaux que des hommes. L’Histoire est un long déroulé de dates où le cliquetis des armes résonne encore à nos oreilles. Personne n’a oublié les planches écolières montrant 732 (victoire de Charles Martel à Poitiers), 1356 (victoire anglaise à Poitiers) ou 1515 (Victoire de François Ier à Marignan).
Même l’histoire de la famille royale commence avec des conflits successoraux pour finir entre les piques et sous la guillotine ! Alors que nous connaissons mieux Godefroy de Bouillon levant son épée sur les remparts de Jérusalem, Bertrand du Guesclin ranimé dans la chaleur d’un tas de fumier, le prince Noir et son armure, Joachim Murat au panache d’Austerlitz ou Philippe Leclerc de Hauteclocque entrant dans Paris libérée avec ses blindés.
La bataille est l’affrontement entre deux ou plusieurs groupes armés dans le cadre d’une guerre. Elle conduit à l’effondrement moral, puis matériel de l’un d’entre eux. Avant le XXe siècle, les batailles sont limitées dans la durée, se déroulant la plupart du temps sur moins d'une journée car l’affrontement physique est plus direct et que l’approvisionnement des armées sur le champ de bataille reste difficile.
La bataille tend à se prolonger lorsque les combattants veulent s’emparer d’une place forte en réalisant un blocus plus ou moins long qui consiste à couper les assiégés de tout soutien. Cependant les progrès apportés aux transports et l’usage de la guerre de position allonge la durée des batailles, parfois sur plusieurs mois, particulièrement au cours de la Première Guerre mondiale avec le creusement des tranchées.
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À la fin du XXe siècle, la guerre se transforme complètement avec l’utilisation des armes chimiques, des machines et des avancées technologiques. Le conflit prend des tournures multiples où la notion de bataille disparaît complètement.
Les grands conflits ont des noms : les Thermopyles, avec pas moins de cinq batailles de l’Antiquité à la Seconde Guerre mondiale, ont vu toutes les avancées technologiques des armées. La guerre de Cent Ans, qui dura bien plus, a été marquée par la suprématie des "longbows" (arcs) anglais ; celle de Trente Ans et ses canons mobiles, la Grande guerre et ses innovations multiples allant du canon dit de 105 à l’aviation, la Drôle de guerre où la suprématie technique l’emporta sur le nombre, etc.
Les conflits les plus effroyables ont souvent, voire toujours, généré des inventions et des avancées techniques pertinentes : les boucliers Vikings sont de très efficaces merlons sur le haut des flancs des navires ; les catapultes obligent les architectes à redessiner la forme même des tours des châteaux et à épaissir les remparts ; les traits de flèches anglaises de la guerre de Cent Ans condamnent durablement les forgerons au travail en série et ouvrent la voie à la multiplicité des tranchants.
Citons encore les bombardes, les couleuvrines, les canons roulants, les tirs rasants qui font s'enterrer les châteaux et gonfler leurs parements. Justement, que dire de ces plates d’armures qui, de protectrices, deviendront décoratives, pour finir dans les angles des salles d’armes comme témoignages des gloires passées.
La guerre verticale des châteaux assiégés et leurs échelles improbables, se transforme peu à peu en un piétinement horizontal que magnifient les épopées napoléoniennes.
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L’archéologie nous livre ces armes, utilisées pour la guerre et sans doute aussi pour la chasse, dans les sépultures masculines. Symbole de puissance et de prestige, elles accompagnaient le défunt dans l’au-delà.
Depuis le milieu du XIXe siècle, l’entrée en guerre d’un pays européen s’accompagne de la mobilisation des troupes et du matériel afin de préparer la guerre. Chaque homme reconnu apte au service militaire est alors affecté à un corps d’armée.
En 1914, l’équipement fourni par l’armée au soldat en partance pour le front, comprend, en plus de l’uniforme et des armes, une bretelle de fusil, trois cartouchières, un ceinturon, un porte-épée, des bretelles de suspension, un havresac (sac-à-dos), une musette, une gourde, une gamelle, une cuillère, un mouchoir, une serviette, un caleçon et une chemise, une plaque d’identité et une tente.
Les artisans basques commencent à fabriquer des armes à feu au début du XVIe siècle. L’armurerie basque espagnole prend son essor à la fin du XIXe siècle avec le développement de grandes entreprises comme celle de la famille Orbea.
La révolution industrielle, la création de nouveaux métiers et l’arrivée des pistolets automatiques donnent à la zone armurière basque de la région d’Eibar une envergure internationale. Dans les années 1920, des industriels créent en Pays basque français de nouvelles usines qui marquent l’histoire de l’armement portatif.
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Si le portrait en pied était devenu dès les années 1560, dans les galeries princières, une norme iconographique, quelques années plus tard, à cet agrandissement du volume des images et à ce procédé d’amplification de la présence physique, vient s’ajouter une autre nouveauté, elle aussi empruntée à un modèle impérial et monarchique : le portrait en armure.
Il suffit d’observer les portraits en pied des princes allemands à partir du milieu du XVIe siècle pour constater que l’armure y prend une place singulièrement importante. Dans leurs portraits, les princes abandonnent leurs lourds manteaux pour se corseter dans des vêtements métalliques éclatants, souvent richement travaillés.
Le portrait en armure manifeste en réalité la mutation profonde du pouvoir princier dès la paix de religion d’Augsbourg. Loin d’être un vêtement particulièrement seyant pour un portrait, elle devient le signe archétypal du portrait d’État et modifie, non seulement le corps du prince en lui offrant une brillance et une sveltesse inédite, mais elle suggère également une perception radicalement différente du pouvoir princier qui s’affirme comme un pouvoir royal ou impérial, à l’intérieur de son propre territoire.
En effet, alors que l’armure quitte progressivement sur le champ de bataille sa première fonction protectrice de véritable habit de guerre en s’allégeant, elle tend à devenir un vêtement d’apparat dont l’exclusivité et la préciosité la réserve à la seule noblesse et sinon au prince.
L’iconographie de Maximilien de Bavière, a suscité, par son abondance, l’intérêt des historiens d’art qui ont d’emblée souligné la surreprésentation des portraits en armure. En effet, après un premier portrait peint en pied entre deux rideaux et en habit de cour (1594-1595), le prince choisit, à partir de cette date, de ne se faire représenter qu’en armure, dès les premières gravures publiées à l’occasion de son accession au pouvoir aux côtés de son père.
Près de cinquante ans avant lui, le successeur de l’Électeur Maurice de Saxe, Auguste est sans doute le premier à innover ce genre, en commandant, à Cranach le Jeune, en 1578, au moins deux peintures de son prédécesseur en armure, l’un sans décor, le second devant un paysage.
Le portrait en armure est sans doute une des modalités les plus anciennes du portrait aristocratique au Moyen Âge. Notre corpus d’images témoigne dès les années 1520, et même avant à la fin du XVe siècle, d’un certain nombre de représentations de princes revêtus d’armures, la main posée sur l’épée. Si l’armure est une constante de la représentation de la noblesse en général, son sens, comme sa forme, ne cessent changer à un rythme assez soutenu tout au long du siècle, sans pour autant renvoyer sa première signification à l’obsolescence.
On pourrait délimiter deux types de portraits en armure. Le premier, le plus courant et le plus tenace est sans doute la représentation historiée, ce que Friedrich Polleross nomme un « un portrait d’identification sacrée », des portraits où les protagonistes sont représentés sous les traits de personnages mythologiques, bibliques ou romanesques.
Des pointes de flêches en silex, dentelées en scie ont été découvertes en labourant un champ à Broons ; elles ont 10 à 12 lignes de longueur, 6 à 7 lignes en largeur. Elles semblent être gauloises d'après le spécialiste qui les étudia vers 1842.
C'est pour éviter désastre similaire à l'occupation normande que l'ensemble de l'Europe Occidentale se dota bientôt au cours et après l'an mil de sites défensifs : les mottes castrales de Broons et de Linée -dite du Pré Robert et de la Ville-Morel (ci dessous) sont des témoins de cette période de renaissance : la féodalité.
La Maison terre et seigneurie de Broon, dit le P. Du Paz en 1619, est bien l'une des plus anciennes de Bretagne, et de tout temps a esté garnie de chasteau -maintenant ruiné, de ville champestre et bourgade de grand renom, en laquelle y a notable marché et foires de grand proufit et émolument, où se trouvent grand nombre de marchands. La quelle seigneurie s'étend en la paroisse de Broon et ès paroisses proches et circonvoisines. En laquelle y a grand nombre de vassaux, hommes et subjets tant nobles que roturiers.
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