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L'arbalète (du latin arcuballista) est une arme de trait composée d'un arc monté sur un fût qui guide le projectile (trait ou balle). Cet article explore en détail la définition de l'arbalète, son histoire, ses différents types, sa réglementation, son utilisation potentielle dans la chasse (bien que limitée en France), et sa pertinence en situation de survie.

Définition et Terminologie

Le terme "arbalète" est issu de l'ancien français "arbalestre", lui-même dérivé du latin arcuballista, combinaison de arcus (arc) et ballista (baliste, machine de siège).

On a longtemps dit arbalestre : il portait l'arbalestre au bon roi Charlemagne.

Historique

Les premières arbalètes apparaissent en Chine au Ve siècle avant J.-C.

  • XIe siècle: D'une arbaleste [il] ne puet traire un quarrel.
  • XIIIe siècle: Quiconques veut estre archiers à Paris, c'est à savoir feseres de ars, de fleiches et de arbalestes, Liv. des mét. Et as archieres tout entour Sunt les arbalestes à tour, Qu'armeüre n'i puet tenir.
  • XVe et XVIe siècles: Il se souvint pourtant d'une arbaleste dont son valet, lors en Limouzin, alloit quelquesfois tirer aux garennes du fié… c'estoit une arbaleste à rats [piége] que cette vieille apporta au penart.

À la veille de la prolifération des armes à feu, l'arc était progressivement remplacé en Occident par l'arbalète.

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L'arbalète a été défendue entre chrétiens, au deuxième concile de Latran, en 1139.

L'épisode de Tell, enjolivé d'adjonctions postérieures (comme celle de l'épreuve imposée par Gessler d'abattre d'une flèche d'arbalète une pomme posée sur la tête du fils du héros), va devenir l'élément sentimental de toute une imagerie patriotique suisse.

Fonctionnement et Caractéristiques

Aujourd’hui, parmi les arbalètes modernes, on retrouve différents modèles avec des technologies très innovantes. Quel est le principe de l’arbalète ? Comment l’utilise-t-on ? Selon les modèles et la puissance des arbalètes, la vitesse à laquelle les flèches se propulsent varient significativement. En générale, les mini arbalètes de 50 à 80 lbs lancent des flèches à une vitesse allant de 165 km/h à 295 km/h.

Nous avons des pistolets arbalètes à 50 et 80 livres.

Arbalète à Poulie (Compound)

Une arbalète à poulie ou arbalète compound représente la meilleure innovation technologique dans l’univers des arbalètes. En effet, la présence du système de poulies permet la réduction de la force nécessaire à l’armement de la corde, mais aussi une optimisation de la précision de tir.

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De différentes tailles, le système de poulies se place au bout des branches. Elle contrôle la force de la tension de la corde de tir. Lorsque les poulies tournent lors de l’armement, elles engendrent la tension des câbles et démultiplient ainsi la puissance de l’arc de tir.

Cette grande puissance de l’arc provient de sa forme en curve et de sa grande rigidité. La disposition des poulies, de part et d’autre de l’arc, permet également une meilleure répartition du poids de l’équipement.

Types d'Arbalètes

Il existe différents types d'arbalètes, notamment :

  • L'arbalète à main (qui se bande avec la main).
  • L'arbalète à pied-de-chèvre ou de biche (dans laquelle l'arc est tendu à l'aide d'un levier à deux branches).
  • L'arbalète à cric (où la tension est produite par un petit cric fixé à l'arbrier).
  • L'arbalète à moufle (où le crochet est actionné par un système de manivelle).
  • L'arbalète à cranequin (qu'on bande au moyen d'une espèce de treuil).
  • L'arbalète à tour, de passot ou de passe, (machine de siège qui se bande avec une moufle ou un treuil).
  • L'arbalète à jalet, (arme de chasse dont la corde forme au milieu une sorte de poche pour recevoir le projectile, qui est généralement une boule de terre dure : le galet ou jalet).

Sur le marché, on retrouve plusieurs types d’arbalètes destinés à divers usages.

  • Arbalètes de compétition: Utilisées dans un club et fabriquées pour la précision, avec une faible puissance. Il s’agit d’arbalètes uniquement destinées à la pratique sportive.
  • Arbalètes historiques: Répliques d’armes anciennes et destinées aux études des performances des armes historiques ou à des représentations historiques.
  • Pistolet arbalète: Une arbalète qui se tient en main comme un pistolet. Pouvant tirer des flèches de 16 cm, cette arbalète a une puissance moyenne. Il s’agit en effet d’une arbalète qui a une crosse semblable à celle d’un pistolet.
  • Arbalètes classiques (Recurve): Sans poulies, elles ont un vaste domaine d’utilisation et peuvent être utilisées pour des parcours de cible ou pour la chasse. Elles ont une conception épurée, simple et fiable, principalement composées d’un arc et d’une corde, sans poulies à régler.
  • Arbalètes pliables: Composées et très souvent utilisées pour des compétitions. Permettant de réduire l’encombrement, l’arbalète pliable est en fait constituée de deux bras qui se replient tout au long de l’arbrier et d’une goupille qui assure le verrouillage.
  • Arbalètes à poulies (Compound): Utilisées pour la chasse et pour les compétitions sportives. Très plébiscitées de nos jours, les arbalètes à poulie sont marquées par leur légèreté et leur vitesse. Les arbalètes à poulies ou compound sont généralement plus puissantes que les arbalètes recurve.

Utilisations de l'Arbalète

L'arbalète a eu diverses utilisations au cours de l'histoire :

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  • Arme de guerre.
  • Arme de chasse.
  • Jeu d'adresse (jeu de l'arbalète).

Expressions et Analogies

L'arbalète est également présente dans des expressions et analogies :

  • Plus vite qu'un trait d'arbalète ou comme un trait d'arbalète (pour marquer une grande vitesse).
  • Cheval attelé en arbalète (cheval attelé seul devant les deux chevaux de timon d'une voiture).

Autres Significations

Le terme "arbalète" peut aussi désigner :

  • Croix de cou, bijou de femme (argot).

Réglementation en France

L’usage de l’arbalète, en France, est réglementé, notamment par le décret n° 2013-700 du 30 juillet 2013 relatif au contrôle des armes modernes. En France, les arbalètes et leurs projectiles sont considérés comme des armes blanches, conformément au décret n° 2013-700 du 30 juillet 2013 portant application de la loi n° 2012-304 du 6 mars 2012.

  • Classification: L’arbalète est en fait classée en catégorie D-2, c’est-à-dire une arme blanche en détention libre. C’est donc une arme de 6ème catégorie au même titre que le couteau, la matraque et le poing américain.
  • Acquisition et Détention: Son usage n’est donc pas soumis à une réglementation spéciale. Pour en posséder, il faut tout simplement être majeur. L'acquisition et la détention sont libres (sauf aux personnes de moins de 18 ans). Elles ne nécessitent pas de permis. La détention d'une arme de catégorie D est sous la responsabilité de son propriétaire.
  • Port et Transport: La conservation d'une arme par un particulier n'est pas considérée comme du port d'arme. Son lieu de stockage ne doit pas changer constamment. On parle de port d'arme quand il s’agit de transporter une arme prête à l'emploi dans un lieu public. Il est possible de transporter une arme si elle ne peut pas être utilisée dans l'immédiat (dans le cas d'une arbalète la corde doit être démontée, l'arc aussi si possible).

Chasse à l'Arbalète

La chasse à l'arbalète est totalement interdite en France comme dans d’autres pays européens tels que l’Allemagne. Le fait que la retenue de la corde soit mécanique rend l'arbalète bien différente de l'arc où c'est l'utilisateur qui retient la corde. De plus, les arbalètes s’avèrent bien plus puissantes que les arcs, beaucoup plus faciles à utiliser.

L’usage de l’arbalète est soumis à des règlementations au Belgique. Seule la chasse à l’arc est autorisée en France, la chasse à l’arbalète est strictement interdite.

L'Arbalète en Situation de Survie

L’arbalète figure également sur la liste des armes les plus intéressantes dans le domaine de la survie. Outil extrêmement précis au même titre que l’arc, il vous servira pour votre prise facile et silencieuse. Cela signifie qu’elle dépasse des proies plus coriaces. Votre arbalète sera également utilisée pour l’autodéfense de la même manière.

L’arbalète est très appréciée par de nombreux survivants, car elle ne fait aucun bruit, offre une précision de tir telle que ses traits, l’équivalent des flèches d’un arc, peuvent être réutilisées indéfiniment pour préserver les munitions. Avec le temps, les technologies plus complexes l’ont rendu plus pratique tout en offrant aux utilisateurs une dégaine stylée.

De même que pour l’utilisation des arcs, les arbalètes nécessitent cependant une formation minimale.

Choisir son Arbalète

Au moment de choisir votre arbalète, vous devez préalablement penser au type d’arbalète qu’il vous faut. Le choix de votre arbalète dépend également de l’usage que vous en ferez. Très important dans le choix de votre arbalète, peu importe ce à quoi vous la destinée, c’est le choix du fût. Dans le choix de votre arbalète, vous devez également prêter une attention particulière à la qualité de la crosse. Ainsi, le choix de l’arbalète qui vous convient dépend de plusieurs facteurs que vous devez tous prendre en considération.

Puissance d'une Arbalète

La puissance d’une arbalète est souvent exprimée en livres (lbs). Elle représente la force nécessaire pour armer l’arc de l’arbalète. Plus cette force est élevée, plus l’arbalète est puissante. La tension de corde, ou force d’armement est l’indicateur principal de la puissance d’une arbalète.

La vitesse de sortie, mesurée en pieds par seconde (fps), est une autre caractéristique liée à la puissance d’une arbalète. Elle indique la rapidité avec laquelle le trait quitte l’arbalète une fois déclenché.

Conception de l’arc: Les arbalètes à poulies ou compound sont généralement plus puissantes que les arbalètes recurve.

Longueur de la course de puissance: Plus la course de puissance - la distance sur laquelle la corde est tirée - est longue, plus l’énergie accumulée est importante.

La puissance d’une arbalète influence directement sa précision et son usage. En effet, une arbalète plus puissante tire des traits plus rapidement, ce qui réduit le temps de trajet et diminue les effets de facteurs externes comme le vent, améliorant ainsi la précision. En ce qui concerne l’usage, pour la chasse par exemple, une arbalète puissante est souvent nécessaire pour assurer une pénétration suffisante sur des cibles robustes.

Entretien et Sécurité

Il est fondamental de maintenir correctement une arbalète pour garantir sa longévité et son efficacité. Un nettoyage régulier des pièces, en particulier de la corde, et la lubrification des mécanismes sont des pratiques recommandées. De plus, il est essentiel de vérifier périodiquement les réglages et l'état des pièces. Si des dommages ou une usure sont détectés, il est recommandé de procéder aux réparations nécessaires avant d'utiliser à nouveau l'arbalète.

Pour que votre arbalète maintienne toujours sa vigueur et pour éviter tous risques d’accident, vous devez constamment assurer l’entretien de votre arbalète.

Toujours manipuler l’arbalète avec précaution.

Arbalétrières et Arbalétriers: Définitions Connexes

Il est important de noter les définitions connexes suivantes, qui peuvent apparaître dans des contextes historiques ou spécifiques :

  • Arbalétrière (1): fortification ouverture dans un mur pour tirer avec une arbalète.

Artillerie et Machines de Siège de l’Armée d’Alexandre le Grand

L’armée d’Alexandre le Grand était suivie d’un parc d’artillerie et de machines de siège. Alexandre emploie les catapultes légères, qui lancent des javelots (euthytona), les machines à lancer des pierres (palintona), les tours, les béliers, et l’on sait que ses ingénieurs ont excité l’admiration des contemporains. Cette artillerie et ce parc de siège devaient, dans certains cas alourdir les colonnes.

Machines de guerre

Les ingénieurs de Philippe et de son fils avaient réussi, dès le siège de Phères en 354, à mettre au point quatre sortes d’engins, mèkhanèmata, dont les plus anciens étaient connus des Siciliens, deux générations plus tôt, et qui constituaient une véritable artillerie. Ils étaient destinés à réduire à peu de chose les corps adverses d’archers et de piétons armés à la légère et même la cavalerie mal caparaçonnée et les murailles trop peu couvertes de l’ennemi.

Ce sont :

  • L’arbalète ou arc à glissière
  • La baliste, sorte de grande arbalète montée sur affût
  • La catapulte, tirant de grosses et longues piques
  • Le pierrier ou lanceur de boulets.

Bien que toutes les études de caractère scientifique que nous en possédons soient postérieures de plusieurs siècles à l’expédition d’Alexandre et que la fabrication de telles armes soit toujours restée un secret d’État ou une œuvre d’art, par définition unique, nous entrevoyons le principe de leur efficacité.

L’arbalète

L’arbalète est un perfectionnement de l’arc, dit euthytonos parce qu’il « se tend directement » sur un fût de bois dont le tireur appuie l’extrémité inférieure contre son ventre. De là le nom de gastraphétès donné encore à cet engin. Les deux branches de l’arc, en corne, en bois dur, voire en métal, sont fixées latéralement au fût. On pose la tige empennée de la flèche dans la rainure centrale. On libère la corde en appuyant sous la gâchette et la flèche, guidée comme une balle dans le conduit d’un canon, file jusqu’à plus de 100 m ou même jusqu’à 150 m. L’avantage de cette arme tient à sa précision. La rigueur du tir augmente encore si l’arbalète repose sur un appui fixe. Au bord d’un fossé de 30 m de largeur, n’importe quel tireur peut placer une flèche à ailettes, ce qu’on appelle un carreau d’arbalète, dans un créneau étroit. Quiconque s’y profile est un homme mort. Ce n’est peut-être pas pour rien que notre jeu de cartes, venu de l’Inde, porte, outre la figure d’Alexandre, les deux images du carreau d’arbalète et de la pique de catapulte.

La baliste

La baliste, appelée aussi scorpion, est une arme de jet qui doit son nom à un verbe signifiant tirer, atteindre. Elle développe d’une manière importante les possibilités de l’arbalète. Montée sur bâti ou affût de bois, elle offre plus de stabilité. L’arme pivotant sur son pied, le tireur peut modifier l’angle et la direction du tir, comme avec un véritable canon. Elle est démontable, donc plus maniable. Elle décoche des traits, longs parfois de deux coudées, près d’un mètre, capables de transpercer avec leurs trois ailettes, non seulement les corps des chevaux, mais les cuirasses de cuir ou de feutre des cavaliers, peut-être même des planches et des palissades. Munies de matières incandescentes, d’étoupe imbibée de naphte ou de poix, elles portent le feu chez l’adversaire, dans leurs maisons ou sur leurs bateaux. Elle tire parfois plusieurs traits d’un seul coup, car la glissière peut comporter plusieurs rainures. Les branches de l’arc, beaucoup plus larges, sont trop rigides et puissantes pour les biceps d’un homme. Cette artillerie a servi aussi bien en terrain plat que sur la mer ou sur les fleuves. Lorsque l’armée a dû traverser sur ses radeaux l’Iaxarte (Syr Daria), vers l’actuelle Leninabad, ses nombreuses machines de guerre à longue portée jetèrent la confusion dans la cavalerie des Scythes qui attendait les Européens sur l’autre rive.

La catapulte

L’oxybélos, ou catapulte, est montée elle aussi sur un affût ou pied triangulaire de bois démontable. Le fût à glissière, très allongé, est mobile sur un genou ou sur un simple pivot. Les deux bras latéraux, aux extrémités desquels est fixée la corde ou la courroie de cuir tressé qu’il s’agit de tendre sont dirigés vers l’avant de la machine. Ils sont insérés chacun dans un faisceau vertical de nerfs de bœuf ou de crins de cheval. Lorsque l’on tire la corde avec la manivelle du treuil, les faisceaux subissent une torsion d’autant plus forte qu’ils sont plus épais. On dit que les catapultes sont palintones, « à tension de part et d’autre du fût ». Les mathématiciens antiques ont calculé que, pour un projectile long de 3 coudées (1,38 m), le diamètre du ressort, enfermé ou non dans un tambour vertical, devait être de 8 doigts (15,3 cm), soit le neuvième de la longueur du trait. Nos physiciens ont calculé que la catapulte avait une force initiale triple de celle de la baliste. Comme la portée dépendait de la puissance des ressorts, on peut supposer que les ingénieurs au service des Macédoniens ont cherché à faire mieux que leurs rivaux chypriotes et phéniciens, en remplaçant les nerfs de bœuf par des faisceaux beaucoup plus résistants, constitués par exemple de tiges de bois ou de métal.

Le pierrier

Le principe du pierrier, lithobolos ou pétrobolos, est le même : un double système de torsions latérales ramène vers l’arrière, puis projette vers l’avant une certaine masse, en relation avec l’épaisseur des faisceaux. La cuillère ou l’embrasse contenant le projectile, boulet ou bloc de pierre, ressemble à l’extrémité d’un bras de levier. La corde, ou tendeur ou rappel, de cette pelle passe sous elle. C’est un cabestan et non une manivelle qui met en position de départ le levier. Il paraît que lors du siège de Tyr, en 332, les pierriers lançaient d’énormes blocs par-dessus les murs de la place et contre les créneaux du chemin de ronde. On a calculé que les machines de Dèmètrios Poliorcète, trente ans plus tard, lançaient des masses de près de 80 kg à une distance de 150 m. Pour résister au choc de la détente, les montants de chêne devaient être énormes et consolidés par des cornières de métal. Ces appareils montés sur châssis et sur roue étaient tractés comme des canons. Pendant l’action, on couvrait les tireurs à l’aide de fascines et de mantelets.

Sapes, feu grégeois et explosifs

Les sapeurs creusaient parfois des galeries jusque sous les remparts, ils y boisaient une grande chambre, l’emplissaient de fagots enduits des matières les plus inflammables, poix, soufre, naphte et y mettaient le feu. Cette sorte de fougasse ne tardait pas à exploser. Le sol cédait sous le poids du rempart qui s’écroulait. Les textes de Quinte-Curce et de Plutarque ne manquent pas de signaler les expériences faites par les Grecs avec les hydrocarbures de la vallée du Tigre, ces « huiles de terre » qui transmettent le feu d’un bout à l’autre d’une ville à la vitesse de la pensée. Je ne dis pas que les ingénieurs de l’armée d’Alexandre ont découvert alors le célèbre « feu grégeois », cette composition qui avait la propriété de brûler sur l’eau.

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