La situation sécuritaire au Cameroun est un sujet de préoccupation constante, nécessitant une vigilance accrue de la part des résidents et des voyageurs. Plusieurs facteurs contribuent à cette situation, notamment la présence de groupes armés, le risque terroriste et la circulation des armes.
Législation sur les armes à feu
La vente des pistolets traumatiques (susceptibles de causer des trauma ou frappant sans distinction) est suspendue sur toute l’étendue du Cameroun depuis le 6 mai 2021.
En raison de toutes ces défaillances, explique Paul Atanga Nji, le Minat ne dispose pas de données précises et fiables sur les ventes et achats d’armes et munitions, les identités et domiciles des détenteurs.
Les autorités reconnaissent aussi que la région de l’Est, par exemple, est propice à la circulation des armes en raison surtout de la situation sécuritaire qui persiste depuis de nombreuses années en République centrafricaine.
Zones à risque et conseils de sécurité
Zones formellement déconseillées (rouge)
- Région de l’Extrême-Nord : Toute la région de l’Extrême-Nord du Cameroun est formellement déconseillée du fait d’opérations militaires, du risque terroriste et du risque d’enlèvements, y compris les Monts Mandara en dépit de l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO des sites Diy-Biy en juillet 2025. Il s’agit d’un site refuge de groupes terroristes ; les enlèvements et les attaques meurtrières sont fréquents.
- Région du Nord : Le département du Mayo-Louti, voisin de la région de l’Extrême-Nord, est formellement déconseillé.
- Frontière nigériane : L’ensemble de la frontière avec le Nigéria est formellement déconseillée sur une profondeur de 30 km, du fait d’incursions de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigéria (Boko Haram, miliciens du Delta du Niger, etc.).
- Frontière avec la République centrafricaine (RCA) et avec le Tchad : Il est formellement déconseillé de se rendre dans une bande de 30 km le long de la frontière du Cameroun, du lac Tchad jusqu’au sud de la RCA en raison de la situation sécuritaire en RCA et de la porosité des frontières à des bandes armées (braconniers, bandits, trafiquants, etc.). Les villes de Garoua-Boulaï, de Touboro et de Yokadouma sont situées sur des axes routiers importants à proximité de la frontière est du Cameroun, dans des zones formellement déconseillées.
- l’axe reliant Yaoundé à N’Gaoundéré via Garoua-Boulaï ;
- l’axe reliant Garoua et N’Gaoundéré à Moundou (Tchad) via Touboro ;
- l’axe reliant Bertoua à Yokadouma.
- Région du Nord-Ouest : Toute la région est formellement déconseillée du fait d’opérations militaires, du risque terroriste et du risque d’enlèvement.
- Région du Sud-Ouest : Tout déplacement dans la presqu’île de Bakassi est formellement déconseillé, compte tenu de l’isolement et des problèmes d’insécurité liés notamment aux activités de contrebandiers qui affectent ce territoire rétrocédé au Cameroun par le Nigéria en 2008. Le parc national de Korup se trouve en partie dans la zone frontalière avec le Nigéria. Il est formellement déconseillé de s’y rendre. Enfin, depuis l’intensification de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, il convient d’éviter formellement la partie à l’ouest des villes de Kumba et de Mamfe.
Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)
- Région du Nord et départements de la Vina et du Mbéré dans l’Adamaoua : Dans les régions du Nord, à l’exception du département du Mayo-Louti, et dans l’Est de l’Adamaoua (départements de la Vina et du Mbéré), le risque terroriste est moins élevé que dans l’Extrême-Nord. En cas de séjour visible (réunion amenant plusieurs Français à séjourner ou travailler au même endroit pendant plusieurs jours), une protection militaire est très recommandée (contacter la gendarmerie). Les voyages de nuit sont vivement déconseillés.
- Région du Sud-Ouest : Au-delà des axes et zones formellement déconseillés, cette région connaît une insécurité croissante et des actes terroristes meurtriers.
- suivre les recommandations susceptibles d’être formulées par les autorités locales ;
- respecter les couvre-feux décidés par les autorités ;
- se tenir à l’écart des rassemblements ou manifestations ;
- éviter de se déplacer de façon ostensible pendant les « journées villes mortes ».
Pour tout déplacement dans cette région, qui ne saurait être entrepris que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou bataillon d’intervention rapide - contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France - Tél. : +237 2 22 22 79 17 ou +237 2 22 22 79 18).
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- Région de l’Ouest : Les zones frontalières avec les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les abords du lac Bamendji, dans un rayon de 20 km depuis la rive, (y compris les sites touristiques se trouvant dans cette zone, notamment le lac de Petpenoun) et l’axe D66 reliant Kouomboum et Kouhouat sont déconseillés sauf raison impérative.
Zones en vigilance renforcée (jaune)
- Régions du Littoral et du Sud : Les visites des chutes d’Ekom (entre Bafang et Nkongsamba) doivent être organisées en groupe et il convient de quitter les lieux avant la tombée de la nuit. Par ailleurs, il est rappelé qu’il est strictement interdit de s’approcher à moins de 500 m d’une plate-forme pétrolière ; cette interdiction pouvant être portée à 2 ou 3 milles nautiques dans certaines zones. Des renseignements peuvent être obtenus auprès de la capitainerie et des marinas.
- Départements du Mayo-Banyo, du Djérem et du Faro-et-Déo, à l’Ouest de la région de l’Adamaoua : Les visites du parc du Mbam et Djérem ainsi que les trajets sur les axes routiers de ces trois départements doivent être effectués en groupe et avant la tombée de la nuit. La zone frontalière avec le Nigéria dans les départements du Faro-et-Déo et du Mayo-Banyo reste formellement déconseillée. Des coupeurs de route y sont régulièrement observés et le risque d’enlèvements reste très élevé.
Recommandations générales
En plus des zones spécifiques, voici quelques recommandations générales pour assurer votre sécurité au Cameroun :
- d’éviter d’exhiber tout article de valeur ou de nature à attirer la convoitise (sac à main, téléphone cellulaire, montre, bijoux, appareil photo, etc). Les sacs à main sont à proscrire sur les marchés et dans les quartiers sensibles. Il faut éviter d’y mettre des objets précieux (grosse somme d’argent, bijoux, téléphone, etc.) et ses documents. Les vols à l’arraché sont fréquents.
- de ne jamais porter sur soi d’importantes sommes d’argent. En revanche, il peut être utile de disposer de quelques billets et pièces qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression.
- d’éviter formellement d’emprunter des taxis à partir de la tombée de la nuit, surtout une personne seule.
- ne jamais tenter de résister aux exigences des agresseurs qui, en général, visent seulement les valeurs ou les biens.
- ne pas se rendre dans les quartiers défavorisés et sur les marchés populaires sans être accompagné d’un guide ou d’une personne connaissant les lieux.
- se montrer attentif, sur les pistes ou les routes, à toute interruption anormale du trafic en sens inverse (ce qui pourrait être le signe d’une attaque de véhicule en amont).
- en cas de location d’un appartement ou d’une villa, veiller à embaucher un gardien de jour et de nuit et s’assurer de l’identité des personnels embauchés (garder copie des pièces d’identité). Il est préférable à cet égard de s’adresser à une société de surveillance plutôt qu’à un employé privé.
Les ressortissants français souhaitant séjourner au Cameroun doivent formuler une demande de visa avant leur départ. Les voyageurs doivent notamment disposer d’un passeport valide 6 mois après la date de retour prévue, d’un billet retour et d’un justificatif de lieu de séjour. Pour plus d’informations sur les modalités d’obtention des visas et les documents à fournir, prendre l’attache du consulat général de la République du Cameroun à Paris.
Le Cameroun appartient à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Les pays tiers à la CEMAC doivent s’acquitter, quel que soit leur point d’entrée dans la CEMAC, des droits et taxes définis suivant le Tarif extérieur commun (TEC).
Santé et précautions sanitaires
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation, etc.) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale.
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Constituer une pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter que les médicaments nécessaires. Ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons).
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Vaccinations
- La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé). Le carnet de vaccinations internationales faisant mention de cette vaccination est exigé à l’entrée sur le territoire camerounais.
- Certaines vaccinations sont recommandées : s’assurer d’être à jour dans les vaccinations habituelles ainsi que celles liées aux zones géographiques visitées.
- La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée. Devant la recrudescence des cas de rougeole, il est fortement recommandé de mettre à jour le vaccin rubéole-oreillons-rougeole (ROR).
- La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
- Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
- Il est fortement recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
- La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour.
Risques sanitaires spécifiques
- Une épidémie de choléra touche le Cameroun depuis le mois de novembre 2021. Le choléra est une infection digestive bactérienne grave qui se transmet par la consommation d’aliments souillés crus ou mal cuits ou d’eau contaminée. Il est recommandé de respecter les règles d’hygiène classiques (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteilles, peler les fruits et légumes, manger des aliments cuits, utiliser des installations sanitaires).
- Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées. S’agissant du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser, avant le départ, à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.
- La transmission du chikungunya s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqures de moustiques.
- La dengue est une maladie causée par un virus transmis par un moustique de type Aedes. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La vaccination des voyageurs n’est actuellement pas recommandée sauf cas particuliers. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La saison épidémique s’étend de novembre à juin.
- Les voyageurs sont invités à s’informer sur leur statut vaccinal avant tout déplacement dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord, et de l’Extrême-Nord. L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie en urgence. Il est donc vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination. La vaccination par le vaccin tétravalent est vivement recommandée. Le vaccin bivalent (A + C) n’est pas suffisant car il n’est pas efficace contre certaines méningites à méningocoques (W135).
- Le Cameroun a été certifié libre de la circulation du poliovirus sauvage le 12 juillet 2020 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), n’ayant détecté aucun cas de transmission depuis plus de cinq ans. Toutefois, l’émergence de nouveaux foyers reste possible.
- La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs, et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Il convient de se tenir informé de la situation et de suivre les recommandations des autorités sanitaires locales.
- Des cas de rougeole sont régulièrement signalés, dans toutes les régions. Il est recommandé aux voyageurs de vérifier leur statut vaccinal avant tout déplacement. La maladie est caractérisée le plus souvent par l’association de fièvre, courbatures et d’une éruption cutanée. Des formes graves voire mortelles sont possibles, notamment chez les enfants, femmes enceintes et patients immunodéprimés.
Mesures de prévention générales
Durant le séjour, les mesures de prévention en zone épidémique sont essentielles :
- se laver les mains régulièrement avec une solution de lavage hydro-alcoolique, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- veiller à la qualité des aliments ;
- éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, ...) crus ou peu cuits ;
- éviter les contacts physiques rapprochés avec des personnes infectées ou susceptibles de l’être ;
- absence de contact avec des animaux malades ou des objets potentiellement infectés.
Il est déconseillé d’emprunter les transports en commun, du fait de leur implication régulière dans des accidents de la route mortels. Dans les grandes agglomérations, il est conseillé de prendre des précautions, tant lors des déplacements (à pied ou en véhicule) qu’au domicile (hôtel, appartement situé en étage, villa).
Le mont Cameroun est un volcan en activité. Les randonneurs doivent être prudents au sommet. Il est déconseillé de s’y rendre actuellement, en raison des troubles qui affectent la région du Sud-Ouest.
Un premier cas confirmé de Choléra a été déclaré par le laboratoire de référence du centre Pasteur du Cameroun le 9 novembre 2025 dans le district de Mayo Oulo entre Garoua et Maroua dans le Nord et l’Extrême Nord du Cameroun. Il convient d’être vigilant sur le risque de contamination.
Le risque terroriste existe, en particulier dans l’Extrême-Nord, en raison d’incursions du groupe terroriste Boko Haram. Le risque d’enlèvement est élevé, en particulier dans l’Extrême-Nord du Cameroun, en raison d’incursions de groupes armées liés à Boko Haram.
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La situation sécuritaire dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’est dégradée depuis la fin de l’année 2017. Les meurtres et enlèvements d’officiels et de civils sont réguliers.
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