L'univers des agents secrets est inextricablement lié à l'armement, et plus particulièrement aux pistolets. Ces armes, souvent compactes et facilement dissimulables, sont devenues des symboles d'efficacité, de discrétion et d'élégance. Cet article explore l'histoire des pistolets d'agent secret, leurs modèles emblématiques et leur impact culturel, notamment à travers leur représentation au cinéma.
Les pistolets du XXe siècle ont profondément marqué l'histoire militaire et continuent de fasciner collectionneurs et passionnés. Cette période a vu l'émergence de conceptions innovantes, aboutissant à des pistolets semi-automatiques qui ont révolutionné le domaine de l'armement. L'attrait pour ces armes ne se limite pas à leurs aspects techniques et mécaniques ; elles incarnent également un riche héritage culturel, ayant été les protagonistes de conflits majeurs et de films emblématiques, notamment ceux mettant en scène des agents secrets.
La diversité des mécanismes et des designs constitue l'une des caractéristiques les plus captivantes des pistolets du XXe siècle. Si certains modèles ont été conçus pour le champ de bataille, d'autres sont devenus des objets de collection prisés pour leur valeur historique ou artistique. Leur présence dans la culture populaire, à travers des films, des séries et des romans, a contribué à accroître l'intérêt général pour ces modèles, en particulier ceux qui sont devenus iconiques, à l'image des armes utilisées dans les films de James Bond.
La renommée mondiale de Walther repose en partie sur sa présence iconique dans le cinéma d'action. Le légendaire Walther PPK est devenu un symbole grâce à son utilisation par James Bond (agent 007), incarnant à lui seul l’élégance, la discrétion et l’efficacité.
Dans Dr. No (1962), "M" remet à 007 un Walther PPK 7.65 mm en échange d’un petit Beretta 6.35 mm, jugé insuffisant après un incident. Bien que le film mentionne un Walther PPK, James Bond reçoit en réalité un Walther PP, qui se différencie par un canon légèrement plus long.
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Le Walther PPK (Polizeipistole Kriminalmodell), conçu en 1931, a connu un grand succès auprès des services de police européens. Léger et compact, il est l’une des premières armes à être pourvue d’un dispositif de double action et d’un système de sûreté novateur. Son esthétique distinctive et reconnaissable en fait un classique.
Depuis plus d’un siècle, Carl Walther GmbH incarne la précision, la fiabilité et l’innovation dans le monde des armes à feu. Au départ, Walther se consacre à la fabrication de fusils de chasse et de sport. Cependant, au début des années 1900, l’entreprise élargit son horizon grâce à l’initiative de Fritz, le fils du fondateur, qui oriente les efforts vers le développement de pistolets semi-automatiques. Ainsi, en 1908, Fritz et son père dévoilent fièrement le prototype de leur pistolet Modèle 1. L’entreprise continue de lancer de nouveaux modèles de pistolets, et la série se termine en 1920 avec le Modèle 9. À l’automne 1921, elle conçoit un fusil de chasse à chargement automatique qui connaît un véritable succès commercial.
Mais le réel coup de maitre de l’entreprise apparait sur le marché en 1929 quand Walther introduit le Modèle PP « Polizeipistole ». Une arme de poing révolutionnaire pour les forces de l’ordre et les tireurs civils.
En 1931, Walther lance le PPK. Conçu pour être encore plus compact que le PP, ce pistolet devient un incontournable pour les forces de l’ordre et les services de renseignement grâce à sa petite taille et à sa fiabilité.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Walther développe le P38 pour l’armée allemande, un pistolet conçu pour remplacer le célèbre Luger P08. Le Walther P38 innove en matière de sécurité et devient une arme standard de la Wehrmacht.
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La marque Walther fait partie des plus grandes références mondiales dans le domaine des armes de poing. L’Armurerie Lavaux propose une sélection complète des modèles Walther actuellement disponibles sur le marché français, avec un stock réel et des prix compétitifs. Du célèbre Walther PPK/S, rendu mythique par le cinéma, aux modèles récents comme les Walther PDP ou Q5 Match conçus pour le tir sportif moderne, chaque arme bénéficie d’un soin particulier dans son design, son ergonomie et ses performances.
Voici un tableau comparatif des modèles principaux disponibles :
| Modèle | Calibre(s) | Capacité | Longueur canon | Usage conseillé |
|---|---|---|---|---|
| Walther PPK/S | .22 LR / .380 ACP | 7 à 10 coups | ~84 mm (3.3") | Défense, collection, cinéma |
| Walther P22 | .22 LR | 10 coups | ~87 mm (3.4") | Loisir, initiation |
| Walther P99 AS | 9 mm | 15 coups | ~102 mm (4") | Service, polyvalent |
| Walther PDP | 9 mm | 15 à 18 coups | 102 à 127 mm (4" à 5") | Tir sportif, défense |
| Walther PPQ M2 | 9 mm / .45 ACP | 15 à 12 coups | ~102 mm (4") | Usage mixte |
| Walther Q5 Match | 9 mm | 15 à 17 coups | 127 mm (5") | Compétition |
Tous les pistolets Walther de catégorie B sont soumis à autorisation préfectorale.
Existe-t-il meilleur moyen pour rendre une arme à feu célèbre que de la voir aux mains d’un acteur dans un film à succès ? Symbole de force et de séduction pour le chevalier des temps modernes, les armes à feu de James Bond sont devenues ce que le parapluie est à Mary Poppins : un attribut incontournable et indissociable de la personnalité de 007. Les séquences d’ouverture des films de James Bond sont immuables. L’agent 007 aperçu au travers du canon d’une arme à feu, marche de la droite vers la gauche, pivote puis tire en direction d’un ennemi qui le vise.
L'arme administrative dite de service, ou encore de dotation, est l'arme à feu confiée aux fonctionnaires de la Police nationale à titre individuel pour les besoins du service. Depuis 2002, il s'agit d'un Sig Sauer SP 2022 semi-automatique conçu en Suisse par Sig et produit en Allemagne par Sauer, de 9 mm parabellum, 10 ou 15 coups.
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Le SIG SAUER SP 2022 est l'arme de poing individuelle des fonctionnaires de la police nationale. Le Sig-Sauer SP 2022 est un pistolet semi-automatique conçu en Suisse par Sig et produit en Allemagne par Sauer. Il équipe de nombreux corps d'État dans le monde.
Depuis les attentats terroristes de 2015, les policiers sont autorisés à le garder en permanence au lieu de le déposer à la fin de leur service comme cela se faisait depuis 2006. La raison d’être de ce port d’arme qui caractérise le policier est la légitime défense - la sienne ou celle d’autrui - et elle symbolise le monopole de la force légitime confié à la police.
On l’oublie aujourd’hui, mais les polices d’avant l’étatisation de 1941 étaient pour la plupart des polices municipales, dépendant des maires et des municipalités. Obligatoires dans toutes les villes de plus de 5 000 habitants depuis vendémiaire an IV, elles comportaient, sauf dans quelques grandes villes, des effectifs largement insuffisants en nombre et en qualité qu’il n’était pas question d’armer.
La question de l’armement des policiers est donc, de ce fait, longtemps restée un problème parisien. De ce point de vue, la IIIe République marque un tournant. Désormais l’armée, la Garde républicaine et ce qu’on appelait la police municipale, c’est-à-dire les gardiens de la paix, ont le monopole du maintien de l’ordre à Paris.
Après 1910, les revolvers modèle 1873 ont été remplacés par des pistolets de calibre 6.35 mm beaucoup moins lourds et encombrants, et beaucoup plus discrets.
Cette infériorité, déplorée par les intéressés et soulignée par les préfets de police et les secrétaires généraux à la police demeura la règle toute l’Occupation, puisque les autorités allemandes, qui craignaient que les policiers français ne retournent leurs armes contre les occupants, s’opposeront systématiquement et continument à toutes les demandes françaises visant à doter les policiers d’armes plus efficaces.
Le 24 février 1941, quatre truands - Emile Buisson, Abel Danos, Jean-Baptiste Chave et Joseph Rocca-Serra - à bord d’une traction-avant Citroën noire commettent, rue du Louvre, le premier hold-up de l’Occupation contre deux encaisseurs du Crédit industriel et commercial en faisant un usage meurtrier de leurs armes automatiques. Leur héritage va se perpétuer au-delà de l’après-guerre et plus jamais les choses ne seront comme avant entre flics et voyous… Le cinéma américain, les Gun-men de G. E. Cette confrontation de plus en plus violente avec des malfrats et des gangs lourdement armés a définitivement changé la donne. L’escalade dans l’affrontement, une dotation en armes de plus en plus lourdes - police python 357 magnum, Manurhin, fusils à pompe etc. - datent de cette époque.
En plus du Sig Sauer SP 2022, la police française utilise d'autres équipements, notamment :
Deux marchés ont été récemment conclus pour équiper, d’une part, la Police nationale et, d’autre part, cette même police et la Gendarmerie nationale. Le premier marché - d’une valeur hors-TVA de 180.320 EUR - a été conclu le 15 juin dernier avec la firme française SAS BGM dont le siège est établi à Claye Souilly (77). Il porte sur l’acquisition de 392 pistolets d’entraînement Glock 17 au profit de la Police nationale.
Les Glock 17 d'entraînement permettent aux agents de se familiariser avec une arme largement utilisée dans le monde entier et reconnue pour sa simplicité d'utilisation et sa fiabilité. La société Glock Safe Action Pistols a accordé à BGM l'exclusivité de la distribution de ces produits. En août 2017, Glock a présenté la 5e génération de ses pistolets 17 et 19, chambrés pour la cartouche de 9x19mm Parabellum, d'où leur désignation « Gen5 ». Les améliorations apportées à cette génération portent sur l'ergonomie et la fiabilité.
Le second marché concerne la fourniture de pistolets mitrailleurs de calibre 9×19 mm et de leurs équipements périphériques au profit de la Gendarmerie Nationale et la Police Nationale. Conclu le 3 juillet dernier au bénéfice de Heckler und Koch France SAS, il se monte à 3.215.460 EUR.
Doté d’une carcasse en polymère et d’un mécanisme plus simple que celui du célèbre MP5, l’UMP - qui pèse 2,2 kg sans munitions - est moins cher et plus léger. Il semble pourtant compléter les arsenaux plutôt que se substituer au MP5 et à son considérable succès commercial et opérationnel. Un certain nombre d’UMP sont déjà en dotation dans la gendarmerie nationale française depuis plusieurs années, au moins depuis 2008.
Ces armes permettront aux services opérationnels de disposer d’une arme collective permettant d’assurer une capacité de riposte précise, de jour comme de nuit, à des distances d’engagement supérieures à celle de l’arme de poing. Ces armes utiliseront l’ensemble des munitions de calibre 9×19 mm en service courant au sein du Ministère de l’Intérieur.
En complément des armes à feu, la Police Nationale utilise également le TASER X26, une arme non-létale qui permet de neutraliser un individu sans causer de blessures graves. Le TASER X26 tire 2 dards reliés au pistolet par 2 minuscules filins. L'onde brouille la commande neuromusculaire et provoque une forte contraction des muscles moteurs, entraînant la chute du sujet visé. La personne touchée garde toutes ses facultés mentales, auditives et de compréhension, et entend notamment les injonctions données par le policier. L'impulsion électrique dure 5 secondes, selon la dangerosité de l’individu à neutraliser.
Le tonfa est une autre arme utilisée par la Police Nationale, notamment pour l'autodéfense et le contrôle des foules. Il s'agit d'une matraque munie d'une poignée latérale, qui permet de frapper, de bloquer et de désarmer un adversaire.
L'origine du tonfa remonte au Okinawa, située au sud du Japon. À l'origine, c'était un outil agricole utilisé pour moudre le riz. Au XVIIe siècle, les armes ont été confisquées aux paysans d'Okinawa à la suite de révoltes populaires. Deux cents ans plus tard, soit en 1609, les armes ont à nouveau été confisquées par le régime. Mais aussi l'ingéniosité des paysans sut détourner les outils agraires de leurs fonctions pour en faire des armes d'une redoutable efficacité. En France, le tonfa a été introduit par Alain Paturel, ex-champion de boxe française, et par ailleurs policier.
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