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L'histoire des armes de guerre est marquée par des innovations constantes, des adaptations aux besoins spécifiques des conflits et une évolution des calibres utilisés. Parmi ces calibres, le 7.50 mm occupe une place particulière, notamment en France, où il a été utilisé dans diverses armes, du fusil-mitrailleur aux fusils réglementaires.

L'essor des armes à feu et l'évolution des calibres

Au Moyen Âge, l'utilisation de la poudre noire par les Arabes, empruntée aux Chinois, a marqué le début de l'ère des armes à feu. Sous la forme de canons rudimentaires à main, le « Madfaa » propulsait une flèche trapue à courte distance.

En Europe, vers 1280, la redécouverte de la poudre a conduit à la création de pots de fer à « traire garrot », propulsant de grosses flèches. En 1324, une bombarde fut utilisée pour l'attaque de la ville de la Réole, marquant une des premières utilisations en France.

Au fil des siècles, l'arquebuse, ancêtre des carabines, mousquets et fusils, a évolué avec des mécanismes d'allumage améliorés, comme la platine à rouet et à silex. Le calibre des armes a également varié, avec des innovations telles que le canon rayé hélicoïdal, améliorant la précision et la portée.

Le pistolet "Le Français" et l'appel d'offres de 1921

En 1913, la Manufacture Française d’Armes et de Cycles de Saint-Étienne a rapidement compris que l’ère des revolvers de type Bulldog et Vélodog était révolue avec l’arrivée du pistolet FN Herstal 1900. L’entreprise stéphanoise a ainsi conçu un pistolet résolument moderne, chambré dans les calibres les plus populaires de l’époque : le 6,35 mm (.25 ACP) et le 7,65 mm court (.32 ACP). Ils étaient solides et bien fabriqués, et comme les revolvers, ils n’étaient disponibles qu’en double action.

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Le canon pivotait vers le bas et la partie supérieure de la culasse vers le haut lorsqu’on appuyait sur le bouton de libération, ce qui permettait de charger une cartouche sans avoir à manipuler la culasse. Après le tir, la culasse non calée reculait, et le ressort récupérateur ramenait la culasse vers l’avant. Le marché de l’autodéfense était en plein essor depuis la Belle Époque.

Lors de l’appel d’offres de 1921 pour un nouveau pistolet réglementaire dans l’armée française, l’entreprise avait analysé les rapports militaires sur divers pistolets, notamment les essais des pistolets Mannlicher 1901. Il s’agissait du modèle dit de « guerre » en calibre 9 mm Browning Long (9×20 mm SR), une munition jugée satisfaisante pour un usage militaire, pouvant être utilisée dans des culasses non calées. De plus, l’arme en double action fonctionnait comme un revolver.

Certains officiers achetaient officieusement ce pistolet comme arme secondaire en plus de leur arme réglementaire durant la Grande Guerre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux officiers et soldats achetèrent le pistolet « Le Français » pour leur défense, le rendant assez courant. Son gabarit en faisait une arme privilégiée des mouvements de résistance.

Les armes de la Résistance française

La Résistance disposait d'armes d'origines, de conceptions, de dates différentes. L'ensemble constituait un armement hétérogène, de valeur très variable. Surtout, elle ne possédait pas d'armement lourd, notamment d'une artillerie même légère.

Parmi les armes françaises utilisées par la Résistance, on trouvait :

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  • Revolver modèle 1892 : Calibre 8,92 mm. Souvenir de la guerre 1914-1918, récupéré par la Résistance.
  • Mitrailleuse Hotchkiss modèle 14 : Calibre 8 mm. Parfois récupérée dans les arsenaux.
  • Fusil-mitrailleur FM 24/29 : Calibre 7,5 mm. D'excellente qualité, mais en nombre insuffisant.
  • Fusil MAS 36 : Calibre 7,5 mm. Quelques exemplaires, récupérés, armaient la Résistance drômoise.
  • Mousqueton modèle 1892-1916 : Calibre 8 mm. Très apprécié grâce à son faible encombrement.

Les armes étrangères parachutées à la Résistance incluaient :

  • Pistolet Colt 1911 : Calibre .45 ACP (11,43 mm).
  • Mitraillette Sten : Arme emblématique de la Résistance, mais considérée comme primitive et peu précise.
  • Fusil Lee-Enfield N° MK I : Calibre 7,7 mm.
  • Antichar PIAT : Utilisait le principe de la charge creuse.
  • Antichar Bazooka US AT M1 A1 : Lance-fusée à charge creuse.
  • Carabine US M1 : Calibre .30M1 (7,62 mm).
  • Pistolet mitrailleur US M3 A1.
  • Fusil-mitrailleur Bren MKII : Calibre .303 (7,7 mm).
  • Mortier anglais de deux pouces (50 mm) : Bien adapté au combat de guérilla.
  • Grenade Gammon : Conçue pour développer une très grande puissance.
  • Pistolet mitrailleur Marlin UD M 42 : Calibre 9 mm.
  • Mitrailleuse légère Browning M 30 : Calibre 7,62 mm.
  • Mitrailleuse Browning M 50 : Mitrailleuse états-unienne lourde la plus connue.
  • Mitrailleuse Maschinengewehr (MG) 34 Mauser : Mitrailleuse allemande la plus utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le fusil Mauser et son héritage

La société allemande Mauser Waffenfabrik a joué un rôle majeur dans l'histoire de l'armement, en développant des fusils et des pistolets qui ont marqué leur époque. Le Mauser 98, en particulier, est devenu une référence mondiale, adopté par de nombreuses nations.

Décliné en de multiples versions, le fusil Mauser va connaître un succès inégalé, il sera utilisé sur les cinq continents par la plupart des nations, les Etats-Unis achètent même le brevet pour développer un modèle à leur convenance !

La Karabiner 98k (Kar98k ou K98) est une carabine à répétition manuelle par verrou allemande conçue par Mauser Waffenfabrik. Elle fut adoptée en 1935 par la Wehrmacht. Elle équipait une bonne partie des troupes. Plus de 15 millions d'unités furent produites jusqu'en 1945. Les militaires allemands définissaient alors une Karabiner comme une carabine dont la bretelle se fixait latéralement.

Caractéristiques du Karabiner 98k :

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  • Calibre : 8 x 57 JS également appelé "7.92 x 57 mm" ou "8mm Mauser"
  • Longueur : 110 cm
  • Longueur du canon : 60 cm
  • Poids : 3,92 kg (crosse en noyer) ou 4,2kg (crosse en lamellé-collé)
  • Magasin : magasin interne, rechargement à l'unité ou par clip
  • Capacité : 5 coups
  • Cadence de tir : approximativement 15 tirs par minute
  • Hausse à curseur tangentielle graduée de 100 à 2 000 mètres
  • Portée pratique: 500 m (avec la hausse)/800+ m (avec lunette)

Le Mauser C96 est un pistolet semi-automatique simple action allemand développé à partir de 1893 ou 1894 et mis en production en 1896. L'armée allemande refusa initialement le C96 qui connu malgré cela un brillante carrière sur le marché civil. Il fut entre autre vendu sous la forme d'une carabine/pistolet muni d'une crosse d'épaule fixe.

La mitrailleuse Browning calibre .50

La mitrailleuse Browning calibre .50 (12,7 mm) est une arme polyvalente, initialement conçue pour un rôle anti-aérien et anti-véhicule. Développée par John Browning, elle a été largement utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale et continue d'être employée aujourd'hui.

En France, ces armes ont commencé à être utilisées dès 1932 date à laquelle la Marine nationale va commander des M2 aménagées pour l’ancienne cartouche de 13,2 mm Hotchkiss. La Deuxième Guerre mondiale va évidemment faire exploser la demande pour ces armes qui seront fabriquées par une quinzaine d’entreprises dont Colt, Savage, l’Arsenal de Springfield, Fabrique Nationale et même l’entreprise Frigidaire et bien d’autres.

Le fusil Barrett M82

Le Barrett M82 (aussi connu comme le M82 ou le M107) est un fusil anti-matériel américain développé par la Barrett Firearms Manufacturing. Il fut utilisé en grand nombre contre les unités irakiennes, il détruit des camions, des radars, des carlingues d’avions, et immobilise même des blindés.

L’efficacité du M-82 repose principalement sur sa puissante munition de calibre .50. Ses dimensions peu communes (12,7 × 99 mm) lui conférant un pouvoir de pénétration exceptionnel : elle peut ainsi traverser des véhicules, détruire des obstacles en béton, perforer certains blindages, le tout avec une vitesse à la bouche de 964 mètres par seconde et une portée maximale de pratiquement deux kilomètres.

Tableau des principales armes mentionnées

Arme Calibre Origine Utilisation
Fusil-mitrailleur FM 24/29 7,5 mm France Armée française, Résistance
Fusil MAS 36 7,5 mm France Armée française, Résistance
Karabiner 98k 7,92 mm Allemagne Wehrmacht
Mitrailleuse Browning M2 12,7 mm États-Unis Armée américaine, Marine nationale française
Barrett M82 12,7 mm États-Unis Armée américaine

Le fusil Remington Rolling Block

Le fusil à chargement par la culasse conçu par Joseph RIDER et inspiré de Leonard GEIGER n’était pourtant pas encore considéré comme dépassé. Jusqu’à 1900, pas moins de vingt-cinq nations avaient, soit adopté, soit commandé, d’innombrables quantités de Remington Rolling Block pour leurs forces armées ou garde nationale ou civile. Au moins quatre pays avaient obtenu des droits de fabrication pour produire l’arme dans leurs propres arsenaux.

En Février 1866, les frères étaient prêts à lancer une tournée de démonstration du bloc roulant en Europe. Entre eux, ils décidèrent que celui qui serait le plus capable et le plus convaincant de toute la famille, serait Samuel. Samuel REMINGTON était un gentilhomme poli, sociable et à l’esprit vif, dont la qualité exceptionnelle était qu’il pouvait être parfaitement à l’aise, aussi bien avec les gens les plus frustes qu’avec le prince le plus impérial.

Peu de temps après, Sam prit la première grosse commande de sa compagnie de la part d’un client Européen, le Danemark. Ce pays commanda 42 000 fusils et carabines pour ses forces armées et, en travaillant ensemble, Remington et les autorités d’ordonnance danoises développèrent la cartouche de 11,7 X 51 MM dite aussi « Remington Danois ». Il s’agissait d’une cartouche à percussion annulaire utilisant une balle de 380 Grains poussée par 50 Grains de poudre noire Fg.

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