L'organisation de l'armée française en 1893 est un sujet complexe, façonné par des lois fondamentales et des modifications successives. Cet article se propose d'explorer en détail cette organisation, en mettant en lumière sa composition, ses cadres, ses effectifs et les lois qui la régissent.
La loi du 13 mars 1875, adoptée par l'Assemblée nationale, est fondamentale pour comprendre la constitution des cadres et des effectifs de l'armée active et de l'armée territoriale.
L'armée active se compose de plusieurs éléments :
Le nombre et la composition des cadres sur le pied de paix et le pied de guerre, ainsi que l'effectif normal en simples soldats que ces cadres doivent contenir sur le pied de paix, sont fixés par la loi du 13 mars 1875 et par les lois spéciales prévues aux articles 9 et 10 de cette même loi.
L'effectif normal du pied de paix représente le chiffre au-dessous duquel la moyenne annuelle de l'effectif entretenu sous les drapeaux ne peut être abaissée. Il sert de base aux évaluations budgétaires annuelles et ne peut être modifié que par une loi spéciale indépendante des lois de finances.
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La cavalerie comprend 20 escadrons, tous stationnés en France. Chaque escadron est à trois compagnies.
L'unité d'arme du génie est la compagnie.
La loi du 7 juillet 1900 est l’acte de naissance des troupes coloniales. Ces dernières sont rattachées au ministère de la Guerre mais le transport et le ravitaillement dépendent de la Marine ainsi que l’emploi, l’entretien et l’administration des troupes répondent des Colonies. Cependant, les troupes coloniales disposent d’une autonomie interne (budget, hiérarchie et recrutement) et comptent 54 000 hommes (42 000 en métropole et 12 000 aux colonies).
Au tournant du XXe siècle, les troupes coloniales ont réussi à se forger en tant qu’outil militaire reconnu par le pouvoir politique. Porté fièrement, le qualificatif de « troupes coloniales » réunit en une arme désormais bien identifiée les marsouins et les bigors avec des officiers sortis des grandes écoles de Saint-Cyr (marsouins) et Polytechnique (bigors).
En 1902, la Coloniale se dote d’un périodique militaire : la Revue des troupes coloniales, donnant la parole aux officiers et aux services répondant ainsi aux différentes affaires qui ont secoué les colonies (l’affaire Voulet-Chanoine de 1899 au Soudan, etc.)
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En 1893, l'artillerie de marine joue un rôle crucial dans la défense des ports et des colonies françaises. Son histoire est marquée par plusieurs étapes clés :
L'armée d'Afrique devient le 19° corps.
En cas de mobilisation, les hommes non exemptés de 19 à 48 ans sont appelés, ce qui devait concrétiser l'armée nationale.
La gendarmerie est chargée de placarder l'appel.
| Régiment | Implantation | Spécialisation |
|---|---|---|
| 1er Régiment d'Artillerie Coloniale (RAC) | Artillerie de la 2ème Division d’Infanterie Coloniale (DIC) | |
| 2ème Régiment d'Artillerie Coloniale (RAC) | ||
| 3ème Régiment d'Artillerie Coloniale (RAC) |
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