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L'histoire fascinante de SIG Sauer remonte à 1853 en Suisse, avec la création de la Swiss Wagon Factory. Initialement spécialisée dans la construction de wagons, l'entreprise a rapidement élargi son champ d'activité en se lançant dans la fabrication d'armes à feu. En 1864, elle remporte un important contrat pour la production de 30 000 fusils Prelaz-Burnand pour le ministère de la Défense suisse, marquant ainsi le début de son succès dans le domaine des armes.

Au fil des décennies, SIG Sauer a consolidé sa position sur le marché mondial des armes à feu. En 1985, elle s'implante aux États-Unis sous le nom de SIGARMS, établissant ses premières bases en Virginie avant de s'étendre au New Hampshire.

Modèles emblématiques de pistolets SIG Sauer

Certains des modèles emblématiques de pistolets SIG Sauer ont marqué l'histoire de l'armurerie. Le SIG P49, conçu en 1949 pour l'armée suisse, est devenu une icône de la marque, largement utilisée et appréciée, notamment dans les compétitions. Le P220, également introduit en 1949, a été spécialement créé pour répondre aux besoins de l'armée suisse, tandis que le P230 a trouvé sa place auprès des forces de police suisse.

Le SIG-Sauer SP 2022 est un pistolet semi-automatique issu de la célèbre série SIG-Sauer Pro, conçu en Suisse par SIG et produit en Allemagne. Le SP 2022 est classé en catégorie B-1 en France et a été sélectionné suite à un appel d'offres en 2002. Depuis lors, il équipe la police nationale, la gendarmerie, les douanes et l'administration pénitentiaire françaises en calibre 9 mm Parabellum.

Le SIG Sauer SP 2022, avec sa fiabilité légendaire, équipe de nombreuses forces de l'ordre françaises. Le SIG-Sauer SP 2022, avec son design robuste et ses fonctionnalités avancées, continue de jouer un rôle crucial dans le maintien de l'ordre et la sécurité publique en France et dans le monde.

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Définition d'une arme réglementaire

Une arme ayant été en service dans un corps d'armée et dont le modèle et les caractéristiques sont définies par des règlements ou instructions militaires. Cela exclu les armes civiles même utilisées par des militaires dans le cadre d'un conflit (ex armes américaines achetées en toute hâte en 1870). Du point de vue juridique, on qualifie de "règlementaire" les actes qui découlent des décrets, arrêtés et autres règlements. C'est un pouvoir de l'Administration.

Cette notion se distingue des actes "législatifs" c'est à dire qui découlent des lois et qui sont la prérogative essentielle du Parlement. Dans la hiérarchie des normes, les actes législatifs sont supérieurs aux actes règlementaires.

Ce terme, comme souvent les termes militaro-armuriers, a connu différentes acceptions suivant les époques. Mais au sens premier, ce sont les armes qui correspondent aux prescriptions (dimensions, matériaux) énoncées dans les règlements militaires. Ce en opposition au régime qui avait prévalu auparavant où chaque commandant d'unité était libre d'acheter les armes qui lui convenaient pour équiper son régiment.

Jusqu'à nos jours, les armes qui font l'objet d'une décision administrative d'adoption avec définition d'une appellation officielle appartiennent sans aucun doute aux armes réglementaires. En ce qui concerne les armes achetées "sur étagère", fournies par des alliés ou capturées sur des ennemis, ça se discute davantage, en particulier si elles font l'objet d'une description dans une nomenclature officielle des armes employées par l'Armée ou d'une instruction d'emploi (manuel officiel).

Pas seulement militaire. Cela inclut toutes les armes énoncées et décrites dans un règlement. Ça peut être militaire bien sur mais également civil, comme pour les administrations non-militaires telles que la Police, les douanes, l'ONF, l'administration pénitentiaire... etc.

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Il y a donc eu pas mal d'armes de service employées par ces administrations qui n'étaient pas, en ce sens, réglementaires. Y-compris des modèles spécialement faits pour ces administrations (Smith & Wesson 19 RS, ou encore cette variante de Smith faite par Gérand pour le Préfecture de Police, je ne me souviens plus sur quel modèle, avec une sûreté côté droit de la carcasse)...

En Suisse, on les appelle armes d'ordonnance, très exactement selon la même logique puisque c'est une ordonnance du Conseil fédéral - le gouvernement - qui prescrit quelle arme est l'arme personnelle du soldat.

Il est vrai que je résonnais franco-français. L'armée, entité administrative, peut elle aussi édicter des règlements afin de concrétiser les actes supérieurs: les lois du Parlement et les Ordonnances du gouvernement. Visiblement, la seule différence franco-suisse réside dans le niveau qui décide quelle arme sera l'arme "officielle", d'où la différence d'appellation.

Le point de départ (en tous cas pour la France) : le règlement du 25 janvier 1717. En fait, il faudrait toujours préciser dans quel corps l'arme a été réglementaire, car ce terme est bien trop général, même si dans la pratique plus de 90% des armes sont ou ont été réglementaire dans des armées.

Il y a un flou pour les armes d'officier, qui achetaient eux-mêmes leurs armes, et qui pouvaient être des versions luxueuses des armes en service dans la troupe : on a par exemple des exemplaires gravés, des Reichsrevolver à double détente ou éjecteur...

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Le chef armurier du régiment m'avait signalé que c'était interdit, parce que ce n'était plus d'ordonnance Toutefois, sans partie pris, je dirais que l'arme est malgré tout une arme réglementaire puisque comme tu le dis, "c'était des versions luxueuses des armes en service dans la troupe".

Je pense que l'on peut appliquer le terme "réglementaire" aux armes décrites dans ce catalogue, à défaut de disposer d'un terme équivalant au "Behörden Modell" allemand ... La plupart de ces armes sont vraiment réglementaires, avec cahier des charges, études et réalisation en manufacture de l'État ou sur sa demande, chez nous ou dans divers pays, mais d'autres ne sont que des armes civiles, rendues "réglementaires" par une commande officielle (92 espagnol, Ruby, MAB, FN), ou fabriquées/montées pour nous (Mauser HSc et P.08, Walther P.38).

C'est là que le collectionneur intervient, en distinguant (ou tentant de distinguer) le "civil-civil" du "civil-mili", ce dernier ayant toujours un petit détail indiquant sa position "bon pour le service" ...

Chez nous, dans les faits ce genre de distinguo dépendait un peu du grade...Le terme de "réglementaire" est à prendre avec des pincettes, car il est en fait assez vague. Par définition il s'applique aux armes "prescrites par le réglement". On y a ensuite ajouté des notions tout aussi vagues de "semi-réglementaire", ou "de circonstances".

On pourrait aller jusqu'à prétendre que si une autorité compétente a signé l'ordre (ou l'autorisation) pour telle unité, d'utiliser tel matériel, ça le rend ipso-facto "réglementaire". Avec la variété d'armes utilisées par nos "forces spéciales" actuelles (et leurs équivalents passés), ça ferait une belle brochette !

La "date-modèle" n'est guère plus significative, car son usage n'a pas toujours été systématique (et parfois elle fut anti-datée, pour diverses raisons - par exemple éviter la confusion entre deux modèles d'usage voisin).

Si je puis faire une synthèse simple de tout cela - afin de vérifier si j'ai bien tout assimilé, une "arme réglementaire" est une arme qui équipait les militaires par défaut à une période précise. A l'inverse de tous les autres armements civils non autorisés, tels que les armes à feu de défense, les fusils de chasse, etc.

Non, pas "par défaut" ! L'arme réglementaire est une arme d'un modèle précis, faisant l'objet d'un règlement, collée dans les mains du soldat par une hiérarchie. À partir du moment ou elle sont - réglementairement - en service chez nous, elles deviennent réglementaires !

Armes de poing P. A SIG SAUER SP 2022

A.-Les fautes entraînant la note zéro et l'élimination du candidat à l'UV1 : Non-respect des règles générales de sécurité à l'occasion de la réalisation des procédures d'emploi ou lors de toute autre manipulation effectuée avec une arme (ateliers 1,3,5).

a) Perception/ contrôle : Déplacement avec une arme prise en main présentant une configuration dangereuse qui laisse présumer d'un possible départ de coup de feu :

  • absence de témoin de chambre vide ou non-accrochage de la culasse sur la clé arrêtoir ;
  • canon non dirigé vers le haut ;
  • orientation du puits de chargeur vide ne permettant pas à un tiers d'en constater directement la vacuité.

Ordre chronologique non respecté au moment du contrôle de l'arme :

  1. Vérification visuelle et/ ou tactile de la vacuité du puits de chargeur ;
  2. Réalisation de deux « coups de sécurité » tout en vérifiant à chaque fois la vacuité de la chambre.

Non réalisation ou réalisation incomplète de deux coups de sécurité permettant à chaque fois de vérifier la vacuité de la chambre.

b) Mise en service :

  • approvisionnement de l'arme avec un chargeur vide ;
  • absence de cartouche chambrée ;
  • absence de contrôle visuel et tactile du chargement réalisé de l'arme ;
  • désarmement du marteau d'une autre manière que celle consistant à utiliser le levier de désarmement ;
  • placement de l'arme à l'étui marteau à l'armé (faute matérialisée dès lors que le candidat lâche la crosse de son arme) ;
  • non-positionnement du dispositif destiné à assurer la rétention de l'arme dans l'étui (faute matérialisée dès lors que le candidat annonce au membre du jury qu'il est prêt pour la suite de l'épreuve).

c) Parcours de tir : Non-respect des consignes :

  • inversion des chargeurs ;
  • déplacement du candidat hors commandement ;
  • tir avant le signal sonore de début de tir.

Non-respect des règles de sécurité :

  • désarmement du marteau d'une autre manière que celle consistant à utiliser le levier de désarmement ;
  • placement de l'arme à l'étui marteau à l'armé (faute matérialisée dès lors que le candidat lâche la crosse de son arme) ;
  • après la remise de l'arme à l'étui, non-positionnement du dispositif destiné à assurer la rétention de celle-ci (faute matérialisée dès lors que le candidat reprend la position dite « attitude professionnelle de vigilance »).

Non-respect de postures ou comportements favorables à la préservation de la sécurité du policier dans un contexte opérationnel :

  • appuis non placés dans la zone de protection réelle matérialisée ;
  • tir dans l'abri.

d) Mise en sécurité :

  • retrait du chargeur non effectué avant le retrait de la cartouche chambrée ;
  • retrait de la cartouche chambrée non effectué ou non conforme à la technique validée par la DFTSI ;
  • accrochage de la culasse non réalisé lors du retrait de la cartouche chambrée ;
  • non réalisation ou réalisation incomplète de deux coups de sécurité permettant à chaque fois de vérifier la vacuité de la chambre.

e) Réintégration : Déplacement et réintégration d'une arme présentant une configuration dangereuse qui laisse présumer un possible départ de coup de feu :

  • absence de témoin de chambre vide ou non-accrochage de la culasse sur la clé arrêtoir ;
  • canon non dirigé vers le haut ;
  • orientation du puits de chargeur vide ne permettant pas à un tiers d'en constater directement la vacuité.

B.-Les fautes entraînant une pénalité par retrait de point ou décompte d'impact en cible : Mise en service :

  • l'absence de vérification de l'accrochage du chargeur avant de chambrer la 1ère cartouche, entraîne une pénalité équivalente au retrait de 1 point.

Parcours de tir :

  • la non-réalisation des 20 flexions selon la gestuelle, la cadence et le temps visés supra entraîne une pénalité équivalente à la suppression de 3 impacts en cible ;
  • chaque tir au-delà du temps imparti (2ème tir/ 2ème phase) entraîne une pénalité correspondant au retrait d'un impact en cible.

Réintégration :

  • l'absence de désarmement du marteau (faute matérialisée dès lors que le candidat saisit l'arme de sa main faible) entraîne une pénalité équivalente au retrait de 1 point.

Gamme SIG : qui peut m'éclairer ?

Si tu veux un vrai SIG, c'est là que ça se passe: et plus particulièrement ce document:

Les indications "SWAT" ou "Commando" sont des adjonctions "commerciales".

La nomenclature technique est la suivante: 55X-Y LB (Long Barrel) ou SB (Short Barrel)

Le Y indique le pas de rayure du canon:

  • 1 = 1/10" (standard suisse, adapté à la GP90 et aux balles courtes, légères, typiquement < 65gr)
  • 2 = 1/7" (standard otan, pour le tir de balles longues dont en particulier la traçante ou les balles match/lourdes 69 / 77gr pour allonger la distance)

On a donc, si on se concentre sur les modèles en .223R/5.56x45mm:

  • 550-1 ou 550-2 : c'est le modèle d'origine, full size / canon 21" (528mm), l'arme d'ordonnance Suisse
  • 551-1 ou 551-2 : modèle dit "SWAT", garde-main plus court, existe en 2 longueurs de canon (LB = 19" / 454mm, ou SB = 14" / 363mm)
  • 552-1 ou 552-2 : modèle dit "Commando", garde-main encore plus court, existe en 2 longueurs de canon (LB = 14" / 347mm, ou SB = 9" / 227mm)---- Ce modèle n'est plus produit. Il diffère mécaniquement des 550 et 551 par le positionnement du ressort récupérateur
  • 553-1 ou 553-2 : modèle dit "Special Operations Weapon", forme extérieure identique au 552, mais qui reprend la même organisation interne que les 550 et 551, existe en 2 longueurs de canon (LB = 14" / 347mm, ou SB = 9" / 227mm)---- Remplace le 552

Tous ces modèles sont disponibles en au moins deux couleurs: noir, gris armée+verte. Il existe ou a existé des éditions spéciales avec d'autres couleurs.

De plus, il est possible de choisir, pour les 551 et 553 (je ne crois pas pour le 550), entre trois "finitions" de boitier:

  1. avec rail Picatinny soudé,
  2. sans rail Picatinny (possibilité d'en visser/clipser un) mais avec dioptre/tambour,
  3. les deux (rail + dioptre).

C'est une arme de qualité (le prix va avec), agréable au tir, très fiable. C'est un choix difficile à regretter.

Les organes de visée d'origine sont très bon, il serait dommage de s'en passer.

Comme dit, il existe des versions ne disposant que du rail Picatinny, sans le dioptre/tambour. Une version "flat top", si tu veux. je suggère l'acquisition d'une version sans rail ou d'une version disposant du rail et du dioptre/tambour.

Tu peux choisir entre:

  • les organes de visée d'origine, avec possibilité d'y rajouter un rail amovible
  • pas d'organes du tout et rail intégré à l'arme

Ou encore organes de visée d'origine + rail intégré. Il faut voir tes préférences et ce à quoi tu destines l'arme avant de choisir. Pour ma part, ma préférence va aux organes de visée standard, je n'apprécie pas d'avoir des rails dont je n'ai pas l'utilité. Si cela venait à être nécessaire, il m'est toujours possible d'ajouter un rail amovible pour y monter une optique. En tout cas, si la configuration choisie n'est pas en stock chez l'armurier, il faut compter un peu de temps pour la livraison.

C'est la moitié inférieure de l'arme, qui comporte le mécanisme de détente, poignée-pistolet, puits de chargeur.

Les SIG 55x comme les AR-15/M4/M16 sont constitués de deux "demi-boîtiers" :

  • un boitier supérieur (upper receiver) sur lequel est fixé le canon, et dans lequel glisse la culasse sur des rails
  • un boitier inférieur (lower receiver) sur lequel sont fixées la poignée-pistolet et la crosse et qui comporte le mécanisme de détente, le puits de chargeur

Il s'agit a priori du SG-553 "Special Operations Weapon" (SOW) SB (short barrel). Donc un canon de 9" (227mm hors CF). C'est un SG-550, donc canon de 21" (528mm), version "flat top".

tags: #arme #à #feu #partie #sig #sauer

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