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L'histoire de Matra dans le domaine des armes à feu est riche et complexe, marquée par des innovations significatives et des contributions importantes à l'industrie de la défense française.

Les Débuts et la Reconversion de Matra

Matra, créée en 1941 par Marcel Chassagny, diplômé d’HEC, s'est initialement concentrée sur les tracteurs agricoles, d’où son nom. Cependant, après la Seconde Guerre mondiale, l'entreprise a opéré une reconversion stratégique vers l'activité des missiles, une transition due à deux personnes. L'usine de Châtillon lui fut affectée en 1945.

En 1956, Matra, initialement spécialisée dans les avions, se reconvertit dans l’activité missiles. Cette reconversion est due à deux personnes.

Les Premiers Programmes de Missiles

Les premières années de Matra dans l'activité des missiles ont reposé sur une équipe réduite. En 1947, un Département électromécanique avait été créé. Il faut en particulier citer le Dr. Il nomma à sa direction le jeune IA Émile Stauff.

Les études du CT 10 et du missile de synthèse Ars 5201 ont été un succès. Les travaux réalisés par les Allemands ont eu une efficacité considérable.

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Développement des Statoréacteurs

Un Département statoréacteur fut créé. La SNCASE et l’Arsenal ont commencé les études, dès 1950. L’Arsenal était l’avion et il réalisa Griffon. Les études de télémesure et un projet d’engin postal5 furent retenus.

Les Missiles Air-Air Matra

Le lancement du développement de la deuxième génération de l’air-air furent décidés. Le missile R 511 et le missile R530 sont des exemples notables, basés sur l'expérience acquise par Matra (aujourd'hui MBDA) avec le développement du missile à guidage infrarouge R510 et du missile à guidage radar semi-actif R511. Le programme de développement du missile 530 débuta au milieu des années 1950 et progressa du R530 d'origine au Super 530 D, en passant par le Super 530 F.

  • R530: Le R530 a été dessiné pour disposer d'autodirecteurs interchangeables : un à guidage radar semi-actif pour la moyenne portée et un à guidage infrarouge pour l'utilisation à courte portée.
  • Super 530 F: En 1970, le contrat de développement du Super 530 devant équiper le Mirage F1, était notifié à Matra et le développement à grande échelle débuta en 1971. Le Super 530 F pouvait être monté sur différentes plates-formes tels que le Mirage F1 C et le Mirage 2000RDM (Radar Doppler Multimode).
  • Super 530 D: Le développement du Super 530 D débuta en 1979 afin de répondre à une demande de l'armée de l'air française pour équiper le Mirage 2000 RDI (Radar Doppler à Impulsions en bande X).

Voici un tableau comparatif des différents modèles de missiles R530 :

Modèle Année de mise en service Longueur Diamètre du corps Envergure Masse au lancement Charge militaire Guidage Portée
R530 1963 3,28 m 263 mm 1,1 m 195 kg 27 kg HE fragmentation Radar semi-actif ou infrarouge 15 km (radar) ou 3 km (IR)
Super 530 F 1980 3,54 m 263 mm 0,88 m 245 kg 30 kg HE fragmentation Radar semi-actif 25 km
Super 530 D 1987 3,80 m 263 mm 0,62 m 270 kg 30 kg HE fragmentation Radar semi-actif 40 km

Les Roquettes et Lance-Roquettes

Après la guerre, les avions français étaient tous d’origine alliée, certains étaient déjà équipés de lance-roquettes dit « à longueur nulle ». Bien sûr, il fut décidé de lancer une fabrication française de ce type d’armement mais qui devait évidemment pouvoir être interchangeable avec les matériels alliés. Dans les années 50 la société SERAM à Breuil-Le-Sec (60) produisit les propulseurs à poudre des roquettes T10.

Les T.10 étaient en fait le propulseur, un tube contenant la poudre pyrotechnique de propulsion, son empennage en tôle, son amorce et son allumeur électrique. Ils étaient évidemment non guidés, seule la vitesse relative de l’avion leur permettait d’aller au but fixé par le pilote.

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A partir de 1959, les T-6 G sont équipés de lance-roquettes MATRA LR 181 ou LR 361. Les fusées SNEB (de fabrication française, Société Nouvelle des Établissements Edgar Brandt) sont des roquettes non guidées reprises ultérieurement par la société française TDA Armements, conçues pour le lancement par des avions de combat et des hélicoptères.

Innovations et Défis Technologiques

L'électronique et l'automatisme étaient indispensables pour développer des missiles autoguidés. Matra a su relever ce défi, en établissant une technologie électronique valable dès 1955. La CFTH était le seul industriel à pouvoir présenter un bilan honorable en 1950. Le Laboratoire de Corbeville, dirigé par M. réalisa des calculateurs pour le guidage.

Cependant, la technologie « tube », était moyenne. La société Turck a été sollicitée pour le localisateur infrarouge du SS 11. Les recherches universitaires se limitaient à la spectroscopie pour l’analyse des corps. Des cellules détectrices étaient indispensables.

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