L’histoire des hommes est aussi celle des armes. Dès la Préhistoire, l’homme a dû s’adapter, attaquer et se défendre mais aussi chasser pour survivre. Le poing et la fuite étaient insuffisants; il a utilisé les pierres, les branches et les a combinées pour inventer les premières armes. Silex taillés ou polis, épieux, épées de bronze et de fer lui ont permis l’offensive alors qu’il se protégeait de peaux et de fer. Le XIVè siècle voit apparaître la poudre qui donne naissance à l’arme à feu : elle bouleversera la guerre et la chasse. Au cours de leur histoire, les armes offensives ou défensives ne seront pas seulement des outils, mais aussi des objets d’art somptueusement travaillés.
C’est à partir du Moyen-Age que l’on retrouve les ancêtres des armes à feu et des canons moderne. Ce matériel de guerre s’est développé dès le début du XIVe siècle grâce à l’utilisation de la poudre à canon venue tout droit de Chine. En effet, son utilisation par les Chinois remonte au VIIe siècle, durant la dynastie des Tang. Certains historiens avancent que les premiers canons auraient été utilisés en Europe dès 1118, lors du siège de Saragosse.
Des bouches à feu auraient alors été employées par les Maures contre leurs adversaires espagnols. Plus tard, lors du siège de Cordoue en 1280, ces derniers auraient retourné ces redoutables armes contre leurs anciens agresseurs. L’utilisation de la poudre noire a bien évidemment permis l’essor des armes à feu. Sa recette aurait été transmise de la Chine vers le monde musulman puis vers l’Europe. On retrouve ainsi des recettes de poudre au XIIIe siècle. Les chimistes du Moyen-Age utilisait alors trois ingrédients fondamentaux : le salpêtre, le soufre et le charbon de bois.
Cette innovation est considérée par bon nombre de contemporains comme de la magie d’alchimiste ou encore comme étant une arme du diable. Par exemple en 1360 tout un quartier de la ville de Lübeck sera pulvérisé par des apprentis sorciers. C’est pourquoi des mesures de préventions ont été mises place. Mais la poudre sans son canon ne serait pas grand-chose. Les tous premiers engins sont des pièces de canon en bois cerclés de cuir et de fer, tirant des boulets de pierre.
Par la suite, au milieu du XIVe siècle, les canons sont des assemblages de lames de fer inspirés des tonneaux. Certaines de ces pièces, les veuglaires, se chargeait par la culasse. Au tout début le canon était appelé pierrier car les premiers boulets étaient en pierre. L’arme était garantie pour 400 coups puis devait être rapportée pour être révisée ou refaite. L’artisan qui voyait sa pièce revenir et qui avait rempli son contrat s’exclamait : « Ha !
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Pendant longtemps, la majorité des pièces fut de faible dimension (entre 40 et 400 livres). Mais, certains seigneurs ont la folie des grandeurs tel que le duc de Bourgogne Jean sans Peur. Petit à petit, on renonce aux pièces géantes très coûteuse et très peu mobile. Tout au long du XVe siècle les techniques s’améliorent, et les forgerons utilisèrent des pièces en fer fondu. Avec ces mêmes moules on pouvait normaliser les calibres pour produire en série. Le bronze fut aussi utilisé comme pour les cloches. Ainsi, les nouveaux canons sont dotés d’un train de roulement et pèsent de moins en moins lourd. Cela les rend beaucoup plus mobiles.
Concernant les munitions, au milieu du XIVe on utilisait du plomb et du fer. Puis rapidement on passa aux lourds boulets de pierre (grès, marbre, albâtre…). La nouvelle arme se répand rapidement, et dès 1360-1370 beaucoup de villes et pratiquement toutes les grandes puissances européennes possédaient leur arsenal. Lors de sièges, l’un des rôles de l’artillerie était de protéger les pionniers et les sapeurs pendant qu’ils creusaient les tranchées. Mais ces pièces disposaient d’une piètre portée, il fallait donc les protéger par des fagots ou d’épais manteaux de bois munis parfois d’ouverture mobile. Cependant les canons furent aussi utilisés contre l’infanterie.
Les frères Bureau à la fin de la guerre de Cent ans purent mettre au point des canons plus petits et plus mobiles. Ceux-ci ont permis de mettre fin au conflit qui nous opposait aux Anglais lors de la bataille de Castillon en 1453. Pour ce qui est des différents modèles d’armes, on retrouve bien sur la bombarde qui est le premier véritable canon de l’Histoire. Puis au XVe siècle, on retrouve des pièces plus petites et plus maniable comme le fauconneau une pièce de petit calibre (3 pouces).
Le remplacement du fer par un bronze de plus en plus sûr avait permis aux Français de réaliser l’artillerie légère qui allait leur permettre d’entrer en Italie. Louis XII continua, avec Busserade, dans la voie ouverte par Charles VIII avec Lauzières ; mais il en éprouva les faiblesses tant en Italie qu’en Espagne. En particulier, les problèmes d’approvisionnement en munitions ayant fait apparaître les inconvénients de l’anarchie des calibres, François Ier, avec Genouillac, aurait voulu y mettre de l’ordre. Mais pour le moment on se battait. Pour la mise en ordre on verrait plus tard.
On vit, en 1552, Henri II, avec Jean d’Estrées, essayer de fixer par ordonnance les six calibres dont l’artillerie royale devrait désormais se composer. On ne fondrait plus que des pièces de six espèces, en bronze : le canon (33 livres et 1/3), la grande coulevrine (16 et 1/2), la coulevrine bâtarde (7 et 1/2), la coulevrine moyenne (2 et 3/4), le faucon (1 et 1/2) et le fauconneau (3 quarterons et 1/2), le quarteron étant ici un quart de livre. Mais les vieilles pièces restaient, utilisables.
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Pour sortir de l’anarchie des matériels de l’artillerie, il faudra des années et toute la ténacité des grands maîtres, d’autant plus que les artilleries « privées » n’étaient pas concernées par l’ordonnance. Le roi fournit à ses fondeurs l’atelier et les métaux nécessaires. La technique de la fonte du bronze évoluant, les progrès des matériels permettent une sérieuse amélioration des cadences de tir. En 1550, en France, on atteint 20 coups en une heure, sans que la pièce se détériore.
On n’en est plus, maintenant, à se contenter de diriger l’arme vers l’ennemi. L’artillerie fournit non seulement des armes lourdes, mais aussi des armes légères à l’infanterie qui vont avec des conséquences sur la tactique avec une part prépondérante des armes à feu. Les arsenaux de l’artillerie fournissent aux combattants des armes individuelles plus légères, à tir plus rapide, qui vont transformer l’infanterie.
L’arquebuse à croc du XVe siècle pesait encore de 50 à 60 livres. Elle exigeait deux hommes pour son transport et pour son service. Le mousquet avec sa « fourquine » (sa fourche de support pour le tir) n’en pesait plus que 16. Avec son système de mise à feu appliquant la mèche allumée au bon endroit et au moment voulu, le mousquetaire tirait seul.
La faiblesse de ces matériels était dans la difficulté et la lenteur de leur service ; le servant d’arquebuse devait avoir sa mèche allumée, sa poudre à l’abri de l’humidité, sa fourche, sa baguette et ses balles sur lui. Il devait tasser correctement sa poudre après l’avoir mesurée, introduire la balle, prendre la position de tir... et laisser son second mettre le feu avec la mèche pendant que lui-même visait. La mise à feu à rouet remplaçant la mèche est probablement née en Allemagne ; mais ce sont les armuriers de l’artillerie française, notamment Marin de Bourgeoys, qui, vers 1610-1615, vont développer la meilleure mise à feu à silex, celle qui, en un siècle, deviendra la mise à feu des armées d’Europe.
Avec le développement des armes à feux et surtout celles de l’artillerie, les besoins en poudre ne cessaient d’augmenter. Or, le problème de la poudre, c’était toujours celui du salpêtre. Le 13 février 1544, sur proposition du Grand maître de l’artillerie, une ordonnance constitua un corps de 300 salpêtriers qui avaient le droit de pénétrer dans tous les lieux où ils pouvaient recueillir du salpêtre.
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La composition de la poudre variait peu. Le roi fournissait aux poudriers, qu’il avait brevetés, le soufre et le salpêtre correspondant au marché passé avec la grande maîtrise. Un des objets de l’ordonnance de mars 1572 de Charles IX fut d’établir un contrôle absolu sur la recherche, la préparation et le transport du salpêtre ainsi que sur la fabrication, le commerce et la détention des poudres. Elle interdisait même la possession des outils de production sans autorisation.
Les approvisionnements initiaux variaient d’une à deux centaines de boulets par pièce. Mais, lors des sièges, les consommations étaient souvent beaucoup plus importantes. A La Rochelle, du 28 février au 26 mars 1573, 12 780 coups furent tirés par l’artillerie royale. Les pertes en hommes changeaient de volume, les blessures changeaient de nature. Le fossé étant moins vulnérable au boulet que la muraille, l’emploi de la mine se généralisa.
Le canon perfectionna ses méthodes, On imagina, par exemple, le tir dit « à la bricole », en oblique sur le mur. Pour être efficace, le canon devait s’approcher du rempart malgré les dispositifs avancés de l’assiégé. Il se protégeait là par une fortification de circonstance à base de gabions.
Au fur et à mesure que se créaient de nouvelles places fortes, qu’elles s’équipaient de bouches à feu, que l’artillerie de siège se développait en conséquence et que les fabrications s’organisaient pour répondre à une demande croissante, l’aspect financier et comptable de l’artillerie prenait plus d’importance. Les déclarations royales de Saint-Germain-en-Laye (1536-1538) et l’ordonnance de février 1546 définissaient la constitution du service de l’artillerie en temps de paix et les diverses catégories de titulaires de ses offices, les « officiers ».
Les trois « trésoriers-gardes » préexistants étaient remplacés par un « garde général de l’artillerie, bastons et munitions de France », unique comptable du matériel, et par un « trésorier général unique comptable des fonds affectés à l’artillerie tant pour les personnels que pour les matériels. A l’autre extrémité, les « déchargeurs » étaient loin d’être de simples manuvres.
Un magasin principal d’artillerie existait dans chacune des onze provinces du royaume : à Paris, Amiens (puis Montreuil-sur-Mer), Troyes (puis Châlons), Dijon, Lyon, Pignerol, Aix (puis Marseille), Toulouse, Bordeaux, Tours et Rouen. Les locaux, à trois serrures, de ce magasin ne pouvaient être ouverts qu’en présence du commis-résident (commissionné par le garde général), du commis du contrôleur général et d’un « commissaire d’artillerie » désigné comme représentant du grand maître. Ce dernier porte-clef, normalement le directeur de l’arsenal, tenant lieu du grand maître, était alors appelé « lieutenant pour l’arsenal de... » ou « ...
Par des textes d’octobre 1551, août 1557, mars 1560 et novembre 1569, le grand maître (c’était Jean d’Estrées) reçut le pouvoir de nommer le personnel « aux offices, places et états de ladite artillerie ». Son autorité en fut puissamment renforcée. Il eut dès lors à faire tenir deux « rôles ». L’état ordinaire du grand maître contenait le nom de tous les officiers dits ordinaires (nous dirions : en activité) à entretenir pendant l’année. Cet état était présenté chaque année au roi, qui arrêtait les gages de chacun. Les vieux et les impotents étaient, eux aussi, sur cet état, généralement « à semblables appointements qu’ils soulaient » (étaient réputés).
Un autre état comprenait les officiers ordinaires non employés et les officiers dits extraordinaires (nous dirions maintenant : de réserve), tous susceptibles d’être requis par le Grand maître. A cette époque, les officiers de l’artillerie ne sont pas propriétaires d’une unité comme le sont des officiers d’infanterie ou de cavalerie. Ce sont tous des salariés, et les officiers des Armes ne les considèrent toujours pas comme des leurs. Lorsque l’armée est « dressée » (mobilisée), chacun touche une certaine somme « pour son plat » : 500 livres par mois pour le maître général, dont les gages sont de 2 000 livres par an.
Le service des pièces, qui avait été assuré, à l’origine, par les maîtres-fondeurs eux-mêmes et leurs aides, est maintenant laissé à des « canonniers » brevetés (cinq au maximum par bouche à feu pour les plus gros calibres) assistés par des pionniers. Les meilleurs canonniers ordinaires peuvent être nommés commissaires extraordinaires, et cela leur donne la possibilité de devenir commissaires ordinaires. Les pionniers, destinés à tous les travaux manuels (accès, terrassements, tranchées, abris, gabionnage, installation et, le moment venu, service auxiliaire des pièces), continuent à être recrutés selon les besoins, et payés, par des commissaires de l’artillerie.
Les canonniers, comme les membres de toute corporation, ont quelque signe distinctif dans leur habillement. Ils portent généralement un « pourpoint » rouge (couleur du feu), avec un grand « collet » (petite pèlerine) et un petit chapeau Henri IV. Lorsqu’une campagne est décidée et que le plan en a été arrêté par le roi, la composition de l’armée est fixée, faisant à l’artillerie sa place, qui est grande.
Le Grand maître, informé avec soin de la campagne prévue, prépare « l’équipage », c’est-à-dire les moyens en artillerie correspondant aux besoins. Il sera personnellement le chef de cet équipage si le roi doit conduire lui-même l’armée. L’expérience donnait des modèles, tel cet équipage type proposé, à la fin du règne de Henri III, pour une armée de 25 000 hommes environ, qu’on peut résumer ainsi :
Pour rassembler le charroi, le discipliner, choisir les itinéraires et prévoir des solutions au franchissement des coupures, le commandant de l’équipage disposait des « capitaines de charroi ». Ces officiers permanents, gagés et privilégiés comme les autres officiers de l’artillerie, étaient généralement deux par province. Ils en connaissaient les ressources en animaux de trait. Le moment venu, avec l’ordre de réquisition ils recevaient les fonds nécessaires pour y procéder. Ils rassemblaient alors les chevaux avec leurs conducteurs, et aussi des véhicules pour compléter ceux des magasins royaux.
Ce système évitait la charge permanente de l’entretien du harnachement et de l’encadrement d’un énorme train de l’artillerie ; mais l’agriculture en souffrait, surtout si les animaux n’étaient pas revenus pour les labours d’automne. A la guerre, l’artillerie se déplaçait et combattait sous la protection d’une infanterie spécialement désignée, normalement les Suisses, qui étaient en principe sous ses ordres et qui, à l’occasion, aidaient au service des pièces.
Le passage de fortune des rivières par l’artillerie exigeait des moyens particuliers. Le maître de l’équipage mettait ces moyens en uvre pour son charroi. Les autres formations de l’armée profitaient de l’ouvrage. C’est ainsi que les artilleurs furent, et restèrent pendant des siècles, les « pontonniers » de l’armée française. Dès le XVIe siècle, ils utilisaient pour cela des bateaux transportables sur chariots spéciaux, très allongés, les « haquets », qui, avec un important attirail et accompagnés par des maîtres-charpentiers et charrons de bateaux, venaient grossir le charroi.
Bien que connue depuis les romains, c’est au Moyen-Âge que la "Chanson de geste" donne à l’épée du Preux ses titres de noblesse : I ‘arme devient un symbole tant pour le Roi que pour ses simples hommes d’armes. La simple croisière de l’épée du chevalier multiplie ses branche pour défendre une main qui perd son gantelet d’armure dès le XVIè siècle. L’escrime évolue et le coup de pointe ou d’estoc prime sur le coup de taille. Le costume civil ou de cour se pare de cet accessoire qui, outre son aspect décoratif, permet d’en découdre à toutes occasions malgré les interdits tel "l’édit des duels" de Louis XIV qui condamne ceux qui le bravent à la peine suprême.
Le sabre d’origine orientale apparaît en Europe Centrale dès le XVè siècle. Sabre à lame courbe pour la cavalerie légère et sabre à lame droite pour la cavalerie lourde se propagent dans toutes les armées du XVIIIè siècle.
L’intrusion des armes à feu portatives et de l’artillerie va modifier l’art de la guerre. Les derniers tenants de l’idéal chevaleresque refusent leur utilisation ainsi que l’évoque Montluc : "l’artillerie destructrice de l’honneur… il nous faut mieux mourir main à main que d’êtres tuez au combat d’artillerie…"
La plus ancienne pièce d’arme à feu appartenant aux collections du musée Goya est une platine d’arquebuse à rouet. Ce mécanisme qui permettait une mise à feu rapide et sûre succédait la primitive platine à mèche et allait rendre possible le développement de toutes les nouvelles techniques.
Se substituant aux armes à rouet, les armes à batteries se répandent sous diverses formes dans toute l’Europe. Dans ce système c’est un silex maintenu entre les mâchoires d’un chien et qui, venant frapper sur une pièce d’acier ou batterie, produit l’étincelle. Dans le sud de l’Europe domine le système "à la miquelet". Son ressort principal agit sur le pied du chien et sa plaque de batterie est striée.
La platine "à la française », combinaison de divers systèmes à batterie, voit le jour à Lisieux, créée par MARIN LE BOURGEOIS. Elle s’impose rapidement et affirme en Europe la prépondérance de l’arquebuse française.
Breveté au début du XIXè siècle par A. FORSYTH, un pasteur écossais, un nouveau système de mise à feu qui utilise les fulminates se répand sur le continent dès 1820. Convertir les platines à silex en platines à percussion constitue une tâche reIativement aisée et grand nombre d’armes civiles et militaires vont être ainsi modernisées.
La première cartouche intégrée est mise au point en 1812 par J. S. PAULY, arquebusier parisien. C’est en 1835 que C. LEFAUCHEUX invente les cartouches à broche. Ce développement permettra le chargement par la culasse et le perfectionnement de tous les systèmes à répétition.
Le développement de l’utilisation des armes à feu portatives engendrèrent la création et l’usage d’accessoires tels que les poires à poudre dès le XVIè siècle.
Il faut attendre la fin du XIXè siècle pour que notre continent s’intéresse à l’Art oriental.
Le kris est déjà connu à Java au Xè siècle et avant d’être arme, il est un objet sacré, le symbole qui sert de lien entres son possesseur et les ancêtres divinisés.
En Chine, la poudre noire sert à lancer des projectiles à partir de tiges de bambou vers 1200, mais le canon n'est attesté avec certitude qu'en 1313 à Gand. Son emploi se généralise durant les sièges et sur mer pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453). De petit calibre et de faible portée, le canon de fer forgé ne peut d'abord rivaliser avec l'artillerie traditionnelle (artillerie à jet mécanique) ; mais, dès la fin du xive siècle, les armes à feu portatives se distinguent de l'artillerie de siège.
Les premiers canons à main, bâtons à feu, traits à poudre ou scopettes (1364) servent à effrayer les montures des chevaliers. La couleuvrine puis l'arquebuse à mèche (avec crosse et détente pour la mise à feu) annoncent le mousquet (1521), supplanté définitivement par le fusil à silex (1703), puis par les fusils à percussion (1807) et à aiguille et chargement par la culasse (1842).
Au xvie siècle, les bombardes géantes de fer forgé (1453) ont cédé la place aux canons classiques de fonte (réservés à la marine et à l'artillerie de siège) et de bronze (destinés à l'artillerie de campagne, employée sur les champs de bataille). Le roi de Suède Gustave-Adolphe, au début du xviie siècle, et Frédéric le Grand, roi de Prusse, au siècle suivant, développent l'artillerie de campagne en la rendant plus légère et plus mobile ; le Français Gribeauval rationalise le canon et standardise sa production (1764) : c'est l'apogée de l'artillerie à âme lisse.
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