Il y a cinquante-quatre mille ans déjà, les ancêtres des Européens utilisaient des arcs et des flèches : ce sont les conclusions d’une récente étude franco-américaine, qui repousse de quarante mille ans les débuts de l’utilisation de ces armes en Europe. S’il n’est pas la première arme dont se soient dotés nos lointains ancêtres, l’arc fait une apparition précoce dans l’histoire de l’humanité et marque une certaine rupture dont témoigne sa pérennité jusqu’au Moyen Âge au moins.
L’arc « augmente le champ d’action du corps », d’après le chercheur Pierre-Jean Borey, dans son article « Rythmogrammes », paru dans la revue Médium en 2016. Il ouvre plus précisément une sphère d’action où se prolongent les mouvements du corps, mais où le corps n’est pas directement exposé aux dangers du contact (avec l’ennemi, avec la proie). Le dispositif de propulsion du projectile se complexifie, ce qui permet d’atteindre des cibles plus lointaines, avec davantage de force. Dans le même temps, le projectile se fait plus simple, du moins plus économe en matériaux, ce qui permet au chasseur d’en avoir un grand nombre par-devers lui, dans son carquois.
Comme le résume le préhistorien Jean-Georges Rozoy dans l’article « Le propulseur et l’arc chez les chasseurs préhistoriques. Techniques et démographies comparées » (paru dans la revue Paléo en 1992) : « L’arc est une machine, avec accumulation d’énergie qui est relâchée d’un seul coup. […] C’est la première machine inventée par l’homme […]. La flèche vole à 100 km/h et traverse un ours ou un élan de part en part à 50 mètres [….] L’arc est beaucoup plus précis que le propulseur, c’est son avantage essentiel.
La première invention mécanique composite de l’homme consista en l’usage de l’arc et de la flèche, considéré par les anciens comme un art semblable à la musique ou à la peinture. Les fouilles archéologiques ont montré que des arcs en bois existaient déjà au quarantième millénaire avant notre ère. Les gestes du tireur à travers les époques et les pays ont peu varié.
L’arc a d’abord été inventé pour la chasse. Mais l’usage de l’arc est rapidement devenu militaire. L’Argonaute Pœas, père de Philoctète, hérita de l’arc et des flèches d’Héraclès et en fit don à son fils, habile archer et chef des contingents thessaliens. Achille quant à lui, organisait des tournois, de tir à l’arc notamment, en hommage à son ami défunt, Patrocle, tué sous les remparts de Troie. À son retour à Ithaque, après bien des péripéties, Ulysse prit part au fameux concours de tir à l’arc où il dut affronter les prétendants de Pénélope, comme le relatent les chants homériques de l’Iliade et de l’Odyssée, les premiers écrits connus de l’Antiquité.
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Le 14 octobre 1066, le Duc Guillaume de Normandie, en faisant tirer ses archers « en cloche », remporta une victoire sur le roi Harold d'Angleterre à Hastings, et s'empara ainsi de la couronne d'Angleterre. Guillaume pris ainsi le titre de Conquérant. En 1260, Saint Louis publie une ordonnance par laquelle chacun était " requis de prendre exercice du noble jeu de l’arc plutôt que de fréquenter d’autres jeux dissolus " et il s’inscrit lui-même comme membre d’une confrérie. Le tir à l’arc devient ainsi une pratique répandue dans les campagnes autour des bourgs.
Les Gallois, archers très redoutés, pouvaient tirer jusqu'à huit fois en une minute. Le roi d'Angleterre encouragea la pratique de l'arc dans les campagnes de son royaume afin de compter sur des archers toujours plus nombreux et mieux entraînés, tandis que les seigneurs français du Moyen Age n'étaient pas favorables à l'établissement de compagnies d'archers. L'archer était généralement vêtu légèrement pour se déplacer rapidement à pied. Outre son arc, il possédait un carquois pour loger ses flèches et une arme auxiliaire (épée, couteau) utilisée au corps à corps.
En 1319, le roi de France Philippe V interdit la pratique des jeux et recommande à ses sujets celle du tir à l’arc. Il faut en effet pratiquer quasi quotidiennement pour pouvoir bander efficacement les longs arcs militaires de cette époque. La Bataille de Crécy se déroule à l'aube de la Guerre de Cent Ans : elle en est un des premiers épisodes militaires. L'objectif est la prise de possession du trône de France. Le 26 août 1346, l'armée anglaise, sous le commandement d'Edouard III et de son fils, le futur Prince Noir, taille en pièces l'armée française de Philippe VI à Crécy-en-Ponthieu, entre Amiens et l'embouchure de la Somme.
En 1448 Charles VII créé un corps d'armée : les « Francs Archers ». Ces archers, après avoir prêté serment, étaient tenus de s'entraîner et d'entretenir leur matériel afin de pouvoir partir en guerre à tout moment, en échange de quoi, ils étaient exempts de l'impôt de la taille. En parallèle, apparaissent les confréries d'archers, et le jeu d'arc devient une pratique noble, valorisante et codifiée.
L'utilisation guerrière de l'arc prend fin avec l'apparition des armes à feu lors des batailles au XVIème siècle. Et c'est ainsi, en 1583 que se déroule la première compétition connue du tir à l'arc à Finsbury en Angleterre, avec 3000 participants. L'armée romaine comptait de nombreuses compagnies d'archers. L'une d'elle avait pour capitaine Sébastien, un officier romain né à Narbonne vers 250 après JC d'origine milanaise. Converti au Christianisme, il fût sommé d'abjurer sa foi en 288. Il refusa et Dioclétien le condamna à être transpercé de flèches par ses propres hommes.
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Le petit arc, assez maniable et facile à fabriquer, mesurait entre 90 cm et 1 mètre 20 de long. C'était le type le plus largement répandu et sa portée, sa puissance et sa précision étaient assez moyennes. Un emploi véritablement efficace exigeait une expérience et un entraînement non négligeables.
L'arc composite, d'origine asiatique, était fait de baguettes de bois ou d'os qui étaient liées entre elles. Ce système de lames superposées conférait une force supplémentaire à l'arc, mais en contrepartie, celui-ci exigeait une force et un entraînement plus importants qu'un arc courant.
Le grand arc, ou long bow est né au Pays de Galles et s'est largement répandu en Angleterre. Il s'agissait d'une arme d'une seule pièce de bois, le plus souvent du bois d'if, qui pouvait mesurer jusqu'à 1 mètre 80, et pouvant atteindre des puissance de 100 à 120 livres. Le grand arc expédiait des flèches longues de presque un mètre. Il fallait, pour manier le grand arc, un entraînement et une pratique de longue haleine et les hommes les plus habiles à cet exercice pouvaient tirer six fois à la cible à la minute. Le grand arc était une arme à longue portée.
Le choix d'un carquois peut s'avérer complexe, étant donné la multitude de modèles disponibles sur le marché. Un carquois est essentiellement un étui conçu pour stocker les flèches d'arc ou les carreaux d'arbalète. Il se compose d'au moins un compartiment pour ranger les flèches, lesquelles peuvent être regroupées à l’aide de tubes en plastique pour faciliter l'organisation et le classement. Les carquois modernes, couramment utilisés par les archers classiques ou à poulies, sont généralement fabriqués en plastique et en tissu. La position du carquois varie en fonction de la discipline de tir et de l'arme utilisée.
Certains archers utilisent différents types de carquois en fonction de la discipline pratiquée.
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Par exemple ne pas faire comme dans les films et mettre son carquois derrière son dos, il est préférable de le mettre à la ceinture. Carquois à la ceinture, les archers gardaient 3 flèches dans leur main, près à tirer.
| Type de Carquois | Utilisation Principale | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Ceinture | Tir sur cible statique | Accès rapide aux flèches | Moins pratique en environnement dense |
| Dorsal | Arc droit/Longbow, Chasse | Adapté à la latéralité de l'archer | Moins pratique pour se déplacer ou identifier les flèches |
| Field | Tir en mouvement | Taille réduite | Accès moins rapide |
| Arc | Chasse à l'arc | Maintient les flèches espacées et silencieuses | Spécifique à la chasse à l'arc |
| Target | Tir sur cible statique | Accès facile et rapide | Moins adapté aux disciplines en mouvement |
Lars Andersen dévoile par des faits historiques avérés comment les archers de l’ancien temps maniaient réellement l’arc. Lars Andersen arrive à tirer 3 flèches en moins d’une seconde, ou encore 11 avant qu’une seule ne touche le sol. Il arrive aussi à toucher sa cible en courant, en sautant, et même à intercepter une flèche ennemi à main nue pour la renvoyer à l’expéditeur ou même à tirer dans une flèche ennemie pour se protéger.
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