L'arbalète, une arme qui a façonné l'histoire et captivé l'imagination humaine pendant des siècles. Des premières conceptions en Chine et en Grèce antique à son rôle crucial dans les guerres médiévales, l’arbalète a constamment évolué, reflétant les avancées technologiques et les besoins stratégiques de son temps.
L’arbalète a ses racines dans l’Antiquité, avec des références trouvées dans les textes chinois et grecs. Ces premières arbalètes étaient rudimentaires, principalement utilisées pour la chasse et la défense. Au fil du temps, leur conception s’est améliorée, permettant une plus grande précision et puissance. Les arbalètes ont joué un rôle majeur dans les conflits historiques, changeant souvent l’issue des batailles grâce à leur capacité à percer les armures des chevaliers.
L’arbalète trouve ses origines en Chine durant la période des Royaumes combattants, autour du Ve siècle avant J.-C. Initialement un instrument de chasse, elle est rapidement devenue une arme de guerre redoutable. L'expansion de l'arbalète en Occident a marqué un développement significatif, surtout au Moyen Âge.
Ces exemples illustrent comment l’arbalète, en tant qu’arme révolutionnaire de son époque, a pu influencer l’art de la guerre et aidé à modifier le cours de l’histoire dans un certain nombre de conflits.
L’histoire de l’arbalète commence dans l’ancienne Chine, où elle a vu le jour autour du 5ème siècle avant notre ère. L'influence grecque et romaine dans la conception des arbalètes a ainsi jeté les bases des développements futurs, contribuant de manière significative à l'histoire militaire et à l'évolution technologique de l'arme.
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L’Europe médiévale a vu l’arbalète atteindre son apogée. Elle est devenue une arme de choix dans les guerres féodales, en raison de sa capacité à transpercer l’armure des chevaliers. La fabrication d’arbalètes est devenue un métier spécialisé, avec des innovations telles que l’arbalète à cranequin et l’arbalète à pavise, qui ont offert aux soldats une meilleure protection et une plus grande force de tir.
Cette variante de l’arbalète était équipée d’un mécanisme de manivelle, connu sous le nom de cranequin, appelé aussi au XVème et XVI ème siècle Crénekin, en usage à partir du XVème siècle, il reste antérieur au cric, pour tendre la corde. Le cranequin permettait de bander des arbalètes avec une force beaucoup plus importante que ce qui était possible à la main ou avec des dispositifs plus simples.
Cette force supplémentaire se traduisait par une plus grande portée et une capacité accrue à percer les armures. L’utilisation du cranequin rendait l’arbalète plus efficace, mais aussi plus lente à recharger, car le mécanisme de manivelle prenait du temps à actionner.
Cette conception incluait une pavise, un grand bouclier utilisé pour protéger l’arbalétrier pendant qu’il rechargeait. L’arbalétrier se mettait derrière la pavise pour bander son arme à l’abri des tirs ennemis. La pavise était souvent tenue par un assistant ou ancrée dans le sol.
En augmentant à la fois la puissance de feu et la protection des arbalétriers, ces innovations ont renforcé le rôle de l’arbalète sur les champs de bataille médiévaux, soulignant son évolution technique et son utilisation dans divers contextes à travers les époques.
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L’importance de l’arbalète dans la guerre médiévale et son rôle dans l’évolution des tactiques militaires sont incontestables. Elle a continué à évoluer, reflétant les avancées technologiques et répondant aux besoins stratégiques jusqu'à son déclin face à l'arrivée des armes à feu.
Avec l’avènement de la poudre à canon, l’arbalète a perdu de son importance sur les champs de bataille. Cependant, elle a trouvé de nouvelles applications dans des rôles spécialisés, tels que le tir de précision et les opérations silencieuses. Au cours des deux guerres mondiales, des versions modernisées de l’arbalète ont été utilisées pour des missions spécifiques, démontrant sa polyvalence continue.
L’arbalète occupe une place de choix dans la littérature, le cinéma et les jeux vidéo, souvent présentée comme une arme de choix pour les héros et les aventuriers. Des personnages emblématiques de la littérature médiévale aux héros d’action modernes, l’arbalète symbolise souvent la ruse, la précision et la bravoure. Son allure historique et son mécanisme unique continuent de fasciner et d’inspirer des œuvres de fiction et des reconstitutions historiques.
L'arbalète, une arme redoutable qui tuait à distance sans formation de haut niveau, et dérangeait le code guerrier. L'arbalète est une arme qui semble avoir été inventée en Chine, avant d'être utilisée en Europe. Au départ, elle servait surtout pour la chasse, puis on a commencé à l'utiliser à des fins militaires, sans doute à l'époque des Croisades. Cette arme, au départ rudimentaire, fut progressivement perfectionnée. Une des évolutions majeures se produisit au XIVe siècle lorsqu'on inventa un système qui permettait de recharger automatiquement l'arbalète.
Comme cela a été très souvent le cas dans l'histoire, une évolution technologique fait le bonheur des uns et le malheur des autres. La diffusion de l'usage de l'arbalète modifia en effet les rapports de force entre les groupes de guerriers. Nous en avons là une autre belle illustration. L'arbalète bouleversa les normes qui dominaient jusque-là dans l'activité militaire. Les chevaliers, qui étaient considérés comme l'élite des guerriers, se sentirent menacés dans leurs prérogatives. Ils détestaient l'arbalète car elle tuait à distance, ne permettant pas à l’adversaire de se défendre en corps à corps, ce qui était leur spécialité. De plus, l'usage de l’arbalète ne nécessitait aucune formation de haut niveau. Elle donnait donc à des soldats peu aguerris la possibilité de tirer de loin, sans risque, sur un chevalier en armure, alors que ce dernier avait consacré toute son existence au métier de la guerre. En 1139, le deuxième concile du Latran interdit son utilisation. Quelques années plus tard, le pape Innocent II menaça même les arbalétriers, les fabricants d’arbalètes et ceux qui en faisaient le commerce, d’anathème et d’excommunication.
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L’efficacité de ces armes permit à ceux qui les manipulaient de devenir des soldats d’élite. Il semble que les troupes d'arbalétriers étaient les mieux payées des armées occidentales, et parfois mieux équipées que certaines classes de chevaliers. Pendant la guerre de Cent Ans, on fit aussi appel à des mercenaires arbalétriers étrangers, en particulier italiens et génois, dont le tir pouvait percer une armure jusqu’à une distance de 100 mètres.
Son usage est jugé si dangereux par l’Église qu’il est proscrit par le concile du Latran en 1139. Pour des raisons sociales plutôt que militaires.
Le deuxième concile du Latran, qui a eu lieu en avril 1139 à Rome, compte parmi les grandes assemblées ecclésiastiques du Moyen Âge. Il a mis fin à un schisme et a abouti à l’excommunication d’un roi [Roger II de Sicile]. Quiconque en userait contre des chrétiens serait dorénavant voué à la damnation, ainsi en décidèrent les princes de l’Église.
Contrairement à l’arc ancestral, l’arbalète est la preuve de l’évolution technologique des grandes civilisations antiques. Elle a été développée indépendamment par les ingénieurs romains et chinois. À la fin de l’Antiquité, leur savoir-faire s’est perdu. Ce seraient les Vikings qui en auraient redécouvert les avantages en Orient.
Ce type de petite arbalète légère était employé pour la chasse aux petits oiseaux tels que les perdrix, les grives, les ortolans etc. La chasse à l’arbalète est une activité très en vogue au XVIe siècle, notamment à la cour de France où la reine Catherine de Médicis apprécie l’exercice, comme le rapportent les écrits de ses contemporains. La légèreté de l’arme et la délicatesse du gibier faisaient de cette chasse une activité particulièrement adaptée aux dames, sans qu’elle ne leur soit pour autant réservée.
Ce perfectionnement apporte plusieurs avantages. Une fois que la corde est tendue, le tireur n’a plus d’effort physique à fournir pendant qu’il vise. L’ajustement du tir s’en trouve facilité. La régularité de tension de la corde est à peu près absolue puisqu’elle est déterminée par le point d’ancrage sur l’arbier, et donc indépendante du geste de l’archer. Ainsi l’efficacité du tir est moins conditionnée par l’habileté naturelle et le niveau d’entrainement du tireur. La puissance de l’arbalète peut être augmentée sans inconvénient jusqu’à des puissances compatibles avec par exemple le percement des armures ou l’abattage d’un cheval.
Si pour la chasse, l’emploi de l’arbalète a été très apprécié en son temps, son usage militaire a provoqué des déboires célèbres sur le champ de bataille. La lenteur de mise en œuvre face aux troupes armées du grand arc droit traditionnel est souvent avancée comme explication (voir les chroniques des batailles de Crécy et d’Azincourt). Mais c’est probablement surtout l’option de vouloir remplacer les archers par des arbalétriers qui constitua une erreur.
Le principe du carreau de l’arbalète est essentiellement celui d’une flèche, avec quelques différences mineures mais significatives sur le comportement balistique. Beaucoup plus courts que les flèches d’arc, les traits d’arbalètes sont peu affectés par les efforts en flexion imposés à leur fut (spine) pendant le tir, qui perturbent la régularité du tir à l’arc.
Les premières arbalètes apparaissent en Chine, durant la Période des Royaumes combattants qui couvre le Ve siècle av. J.-C. et jusqu’à -221 avant notre ère. L’arme ne disposant pas encore de système mécanique, la corde doit être tendue par le combattant en position allongée, tirant sur celle-ci avec ses bras et poussant avec ses pieds sur les demi-arcs. La gâchette se développe au cours de la période5 allant de la dynastie Qin aux Han.
Méprisée par la chevalerie, elle est vue comme arme déloyale car, tuant à distance, elle ne permet pas à l’adversaire de se défendre. Ainsi, considérant que l’arbalète, qui n’exige pas une grande formation, permet à des soldats peu aguerris de tuer de loin un chevalier en armure qui a voué son existence au métier de la guerre, le clergé estime que c’est une arme immorale pour le peu de courage et de formation qu’elle exige de ce... Ce perfectionnement apporte plusieurs avantages. Une fois que la corde est tendue, le tireur n’a plus d’effort physique à fournir pendant qu’il vise. L’ajustement du tir s’en trouve facilité. La régularité de tension de la corde est à peu près absolue puisqu’elle est déterminée par le point d’ancrage sur l’arbier, et donc indépendante du geste de l’archer. Ainsi l’efficacité du tir est moins conditionnée par l’habileté naturelle et le niveau d’entrainement du tireur.
Au-delà de son aspect légal, l'arbalète est avant tout un loisir et un sport qui peuvent être pratiqués dans le respect des règles et des consignes de sécurité. L’arbalète géante est un type d’arme de tir créée par Léonard de Vinci, dont les dessins se trouvent dans le Codex Atlanticus. Généralement, plusieurs érudits conviennent que Léonard de Vinci a fini l’illustration à Milan. Pendant que certains pensent que Léonard a conçu l’arbalète géante pour son propre amusement, le contexte autour de cette invention suggère que l’arbalète géante était destinée à être une arme dangereuse pouvant plaire à son employeur Ludovico Sforza.
La législation française encadre strictement la détention et l'utilisation des armes, y compris les arbalètes.
En France, les arbalètes sont classées dans la catégorie D-2 du décret n° 2013-700 du 30 juillet 2013, portant application de la loi n° 2012-304 du 6 mars 2012. Elles sont considérées comme des armes blanches, au même titre que les couteaux, les matraques et les poings américains.
L'acquisition et la détention d'une arbalète sont libres pour les personnes majeures (plus de 18 ans). Aucun permis de chasse, licence de tir ou déclaration n'est requis.
La chasse à l'arbalète est strictement interdite en France, ainsi que dans d'autres pays européens comme l'Allemagne. Cette interdiction est due à la différence entre l'arbalète et l'arc classique, notamment en raison de la retenue de la corde mécanique de l'arbalète, qui la rend plus puissante et plus facile à utiliser que l'arc. De plus, l'arrêté du 1er août 1986, modifié par l’arrêté du 28 décembre 2023, ne mentionne pas l'arbalète comme moyen autorisé pour la chasse.
Le tir sportif à l'arbalète est une discipline pratiquée dans de nombreux clubs de tir en France. Pour pratiquer ce sport, il est indispensable d'être licencié auprès de la Fédération Française de Tir Sportif (FFTS).
Face à la recrudescence des cambriolages, il est légitime de chercher des moyens de se protéger chez soi. Bien qu'il soit possible de détenir une arme de catégorie D à partir de 18 ans pour se défendre, il existe d'autres alternatives, telles que l'utilisation d'une bombe lacrymogène ou d'un taser électrique de poche. Il est important de noter que la défense personnelle à domicile doit répondre aux règles de la légitime défense.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Puissance | 200 lbs |
| Vitesse de la flèche | 425 fps (env. 130 m/s) |
| Longueur totale | 28,48 pouces (env. 72 cm) |
| Largeur | 13 pouces (env. 33 cm) |
| Largeur armée | 9 pouces (env. 23 cm) |
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