Léonard de Vinci, l’homme de la Renaissance par excellence, était à la fois artiste, poète, philosophe, écrivain, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste et musicien. Ce décloisonnement a fait l’apanage de la Renaissance et trouve chez Léonard une forme particulièrement foisonnante.
L'exposition Léonard de Vinci à la Cité des Sciences présente des projets, des dessins et des machines. Parmi les engins étonnants, on trouve une reproduction à grande échelle de la grue de Brunelleschi. Ces machines, réalisées à partir des dessins de l’artiste par un groupe d’ingénieurs en 1952, sont mises à disposition par le Musée de la science et de la technologie de Milan.
Des plus spectaculaires, on peut citer une arbalète géante, un char de guerre blindé en forme de tortue et une catapulte à ressorts. D'autres inventions incluent une arme pour défoncer les coques de bateaux, un scaphandre de plongée avec des gants palmés, et un char automobile. Les projets de machines du maître oscillent entre rêve technique et invention redoutablement efficace.
Léonard de Vinci est entré au service du duc de Milan, Ludovic Sforza, dit le More, en vantant ses mérites d’ingénieur militaire. C’est pourquoi les armes de guerre sont très représentées dans ses créations.
Léonard de Vinci a fait de la machine volante la quête de toute sa vie. Il cherche, en observant la Nature, la correspondance des formes et des forces, afin de dégager les lois qui régissent le mouvement dans l’univers. Il se préoccupe d’abord de la mécanique du vol qui aboutira notamment à son merveilleux vaisseau volant, aéronef ailé inspiré de la chauve-souris.
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Son analyse du principe de la résistance de l’air l’amène à privilégier le vol plané comme le montre son projet de planeur. Il conceptualise encore un parachute et une vis aérienne à aile tournante.
Sa démarche d’observation des stratégies de la Nature anime aujourd’hui tout un champ de recherche appelé "biomimétisme" ou "bioinspiration". Une partie de l’exposition est consacrée à ces travaux. On découvre par exemple Octave, le robot qui vole comme une abeille ou un robot anguille électronique conçu pour évoluer en milieu opaque.
L'arbalète géante, visible dans le Codex de Madrid I, folio 10 recto, est un exemple de l'ingéniosité de Léonard de Vinci. Elle utilise des ressorts et des roues dentées, actionnés par tension manuelle. D'autres croquis montrent un char blindé (Codex de Madrid I, folio 45 recto) équipé de roues et conçu pour tirer à travers d'étroites meurtrières.
La gastraphètes est en quelque sorte l’ancêtre de l’arbalète mais avec le système de culasse mobile et de déclenchement de tir qui perdurera sur les machines à torsion. La position horizontale de la crosse s’explique par son système d’armement.
Enfin, contrairement aux machines précédentes qui datent du 4ème voire 3ème siècle avant J.C. L’arcuballista que l’on pourrait qualifier d’ancêtre direct de l’arbalète dont le nom dérive directement (arc= ballista) est plus tardive car elle est mentionné par Végèce dans son traité.
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| Nom de l'Invention | Description | Référence |
|---|---|---|
| Arbalète Géante | Utilise des ressorts et des roues dentées pour une puissance accrue. | Codex de Madrid I, folio 10 recto |
| Char Blindé | Char de guerre en forme de tortue équipé de roues et de meurtrières. | Codex de Madrid I, folio 45 recto |
| Catapulte à Ressorts | Catapulte utilisant des ressorts pour lancer des projectiles. | Musée de la science et de la technologie de Milan |
| Machine pour Défoncer les Coques | Arme en forme de gros tire-bouchon pour attaquer les bateaux. | Musée de la science et de la technologie de Milan |
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