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L’arc est l’arme de trait la plus ancienne et la plus universelle. Utilisé pour la chasse et la guerre, l’arc est présent sur tous les continents : sa fabrication et son usage varient selon les ressources naturelles et les cultures locales.

En Afrique par exemple, les arcs « simples » fabriqués avec un seul morceau de bois sont peu puissants mais peuvent néanmoins être redoutables si les flèches sont empoisonnées. En Mongolie, en revanche, les cavaliers utilisent des arcs « composites » d’une force extrême, faits de bois, de tendon et de corne.

Les Gaulois se servaient plus volontiers des javelines et de là fronde que de l’arc. Les corps d’archers du moyen âge étaient d’abord porteurs d’un grand arc droit dont le bois était presque toujours d’if, parfois d’érable ou d’aubépine ; la corde était de chanvre ou de boyaux ; elle avait la hauteur d’un homme.

Les rois de France du XIIe et XIIIe siècle s’appliquèrent à organiser des corps d’archers, mais cette coutume fut négligée par leurs successeurs, tandis qu’en Angleterre ils gagnaient toujours en puissance. Un bon archer, au XIVe siècle, lançait douze flèches en une minute et manquait rarement son but à 220 mètres. Le fer des flèches était barbelé et très effilé ; le bois était garni de plumes ou de lanières de cuir.

Contenues dans une trousse suspendue à la ceinture, les flèches étaient placées sous le pied gauche au moment du combat, le fer tourné en dehors, l’archer n’avait qu’à se baisser pour les prendre. L’arc était une arme légère très redoutable ; son seul inconvénient était la trop grande sensibilité de sa corde à la pluie et à l’humidité. En France, son usage dans les armées cessa vers 1514.

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Quant à l’arbalète, c’est une modification de l’arc qui permet un tir plus précis et plus puissant, mais qui est plus incommode, plus lourde à porter ; on la met plus difficilement à l’abri de la pluie qui la détend et la rend inoffensive ; de plus son tir est très lent. Elle se compose essentiellement d’un arc d’acier monté sur un fût de bois ou arbrier que l’on épaule pour tirer.

Ce mécanisme consistait en un pied de chèvre, sorte de levier composé de deux pièces articulées, ou en une moufle qui donnait à l’arme une très grande force de tension, ou enfin en un cranequin. Ce dernier modèle, dont étaient munis les arbalétriers à cheval, possède comme organe de tension, un petit cric d’une grande force qui prend un point d’appui sur les tourillons de l’arbrier.

Les arbalètes à tour, dont l’arc atteignait parfois 10 mètres de long, étaient des machines de siège montées sur un véritable affût et qui se bandaient avec un treuil.

L’âge d’or de l’archerie en Europe est certainement le Moyen Âge. Le grand arc en if appelé longbow arme les archers anglais qui infligent à Crécy et à Azincourt de terribles défaites aux Français au cours de la guerre de Cent Ans.

Le corps des Francs Archers est alors créé par Charles VII en 1448 pour intégrer l’armée royale. Par la suite, au XVIe siècle, l’arc et l’arbalète perdent leur rôle militaire au profit des armes à feu comme l’arquebuse. Le tir à l’arc n’est plus alors qu’une pratique de loisir. Il reste pratiqué dans des compagnies traditionnelles, toujours actives aujourd’hui en Picardie et en Île-de-France.

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