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Cet article vous propose un voyage inoubliable dans la mémoire d'un chasseur, un voyage qui vous fera partager des souvenirs incroyables. Quand on parle de l’Indonésie, on pense bien souvent à Bali, en l’occurrence là, il s’agit d’un tout autre lieu, la mer de BANDA. Alors bien sur un sea-trip comme celui-là, ca s’organise.

Voyage en Indonésie : Préparation et Découverte

Avant de pouvoir tremper vos palmes dans l’eau il vous faudra d’abord enquiller un sacré voyage, pour ma part ce sera : Paris-kuala Lumpur (12h de vol), puis correspondance Kuala Lumpur - Jakarta (1h), et la nuit suivante enchaîner avec un Jakarta-Ambon (5H). De là vous récupérez votre bateau à moteur de 25 mètres et c’est parti pour une nuit de traversée vers le premier point de chute : L’ile d’Ambeauleau. En résumé pour un départ le lundi, vous commencerez votre pêche le jeudi matin. Après une journée dans le port D’Ambon à sortir nos 280 Kg de matos, et à nous affairer dans tout les coins à monter nos fusils, flèches, flasher, float line etc.

Au réveil c’est effectivement un sacré spectacle de voir cette île sauvage, totalement inaccessible au milieu de nulle part. Là-bas, on chasse du lourd, donc à chasse exceptionnelle, matériel exceptionnel. Exit les petits Fusils de 90, on sort la grosse berta : fusil en bois avec des fuls de 140 à 170 cm, équipés de 3 à 4 sandows. Des grosses bouées qui serviront pour fatiguer le poisson blessé, et un flasher (sorte de leurre confection maison) pour attirer le chaland.

La première matinée est donc celle de la découverte. J’apprends à reconnaître certains poissons alors méconnus pour moi comme, Le lutjan, le perroquet à bosse, la perche mahori . Après les trois premières heures dans l’eau, toujours pas de poissons et pourtant ce n’est pas faute d’avoir croiser de beaux spécimens de mérous, capitaines et autre Napoléons. En fin de matinée mon coéquipier me dit en arrivant sur un spot : « descends j’ai vu des thons ».

Ni une ni deux me voici embarqué dans une descente vers la zone des 15 mètres. Je descends à la coulée et tombe non pas sur un thon mais sur deux caranges (GT) qui sont pour moi, petit européen, de belle taille. A porté de tir, me voilà parti. Tout d’abord surpris par le recul du fusil, je vois la bête transpercée qui amorce un démarrage fulgurant, emportant avec elle, la flèche et commençant à tirer sur ma corde (ou float line). Je remonte le sourire aux lèvres en jubilant déjà, mon partenaire me calme, en disant : « attends le plus dur est à venir… ».

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Je saisis alors la corde et réalise à quelle point la bête est puissante. Je commence à faire le bouchon en surface en essayant de la ramener puis nous décidons de la travailler en douceur comme un pêcheur au gros : on serre, on laisse filer, on serre etc. Quelques minutes après, je commence à voir les reflets blancs de la surface : elle est remontée et pèse autour de 13 livres. Moi je trouve ca pas mal. Ce jour là, sur 10 chasseurs, peu de prises : une autre carange du même type, 2 TDC dont un trop petit un plus imposant.

Techniques de Chasse Sous-Marine

Tous les poissons ne s'attrapent pas de la même manière, en fonction de leur nature craintive, curieuse, confiante mais aussi de leurs habitats et habitudes. Aussi le chasseur doit s’adapter à des conditions différentes et des paysages sous-marins différents.

La Coulée

C’est à la fois la plus simple et intuitive, et la plus exigeante techniquement. Quand on débute on a tendance à chercher le poisson depuis la surface et une fois repéré plonger sur celui-ci pour le tirer… et le temps d’arriver à son niveau bien souvent il est parti depuis bien longtemps, et ne reviendra pas ! Une bonne coulée doit être calme et silencieuse (canard et palmage impeccable) avec le soleil dans le dos le plus possible, en plongeant lorsque le poisson nous voit le moins bien (c’est à dire surtout pas lorsqu’il est de côté). En observant les meilleurs prédateurs, on les voit parfois nager nonchalamment au milieu de leurs proies sans les émoustiller ; il faut s’inspirer de cela.

Se déplacer lentement et sans bruit, ne pas fixer la proie, ne pas “écarquiller” les yeux (ca se passe naturellement quand on approche et encore plus lorsqu’on s'apprête à tirer, il faut à tout prix contrôler ces signes d’excitation et de prédation). Le Barracuda est un exemple de poisson très accessible à une bonne plongée à la coulée (accompagnée parfois d’une brève accélération finale pour se mettre à portée de tire).

À l’Indienne

Se réalise en général dans peu de profondeur en se déplaçant au fond le plus discrètement possible, c'est -à -dire souvent en se poussant avec la main libre plutôt que de palmer et en profitant du reliefs sous-marin pour rester caché et surprendre le poisson. Il s’agit d’être vif et de tirer sans hésiter car le poisson décollera très vite, souvent vers le large, pour ne pas revenir et vous donner une seconde chance. On peut souvent utiliser la technique de la coulée suivie d’une petite indienne.

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À Trou

Il s’agit de flécher les poissons lorsqu’ils se sentent à l'abri ! Mais il faut arriver discrètement car autrement il décollent rapidement pour ne plus revenir. La vieille technique méditerranéenne consistant à effrayer le poisson pour les forcer à s'enraguer (se mettre à trou) et ensuite les flécher semble ne plus fonctionner aussi bien qu’autrefois : le poisson s’adapte aux techniques et à la pression de chasse (en fonction des spots évidemment). Par exemple, le sar fuira plutôt vers le bleu du large que dans son trou en apercevant un chasseur.

À l’Agachon

Ma préférée, par pur plaisir de faire de longues immersions et observer la vie autour de moi. C’est l’équivalent de l’affût en chasse terrestre. A la différence que, si parfois à l’agachon on peut flécher par chance le badaud de passage qui nous aurait pas vu, l’agachon joue sur la curiosité de certains prédateurs, qui ne résisteront pas à venir voir ce truc qui vient de disparaître derrière le rocher. On peut parfois exagérer cet effet en gratouillant sur le rocher, en tapant avec la crosse ou la pointe de la flèche, en lâchant quelques bulles, en faisant un nuage de sable derrière lequel on se cache, etc.

Mais il faut surtout bien comprendre que même si on se fait le plus discret possible, on aura bien souvent pas besoin de stimuli suplémentaire pour que tous les environs soient au courant du gros mammifère planqué derrière le caillou… Une stratégie souvent payante est de plonger quelque mètres en avant de son poste d’agachon et de s’y rendre en frôlant le fond. Le poisson curieux qui viendra voir la ou vous avez disparu sera pris par surprise à mi-chemin, offrant une bonne fenêtre de tire qu’il faudra saisir rapidement… au risque de le voir décoller comme une torpille.

Matériel de Chasse Sous-Marine

Pas besoin d’investir dans du matériel de compétition. Au départ, un fusil passe partout est largement plus rentable pas seulement du point de vue de l’investissement initial, mais surtout de sa plage d’utilisation et de sa simplicité à manœuvrer sous l’eau qui résultent à un plus grand succès. Un fusil de 75cm avec un simple sandow sans moulinet est à mon avis l’arme de choix du chasseur débutant et intermédiaire. Le plus on prend de niveau avec un fusil aussi simple, le meilleur on deviendra lorsqu’il s’agira de changer d'équipement (dans quelques années ?). Sans moulinet et si l’on commence à cibler des poissons combatifs, il convient de relier le fusil à la bouée de surface : si on fatigue à la remontée, on lâche tout et on récupère le harpon et le poisson depuis la surface.

Camo ou pas camo ? Perso, je résiste à la mode du camo, surtout que j’utilise la même combi pour l’apnée sportive que pour la chasse. Le camo est un micro détail qui peut (peut-être, potentiellement) faire une différence lorsqu’on a un extrêmement bon niveau d 'aquacité et que l’on sait se faire oublier sous l’eau… Mais croyez moi quand je vous dis que 90% des loulous en camo que je croise plonge comme des pieds et le camo c’est surtout pour la gopro. Alors vu que le camo à tendance à doubler le prix des combis, je conseillerai une combi deux pièces 5mm (7 pour l’hiver atlantique en france) sobre (noire, bleu nuit, etc) intérieur refendu (donc à enfiler soit dans l’eau quand on a la technique, soit avec de l’eau savonneuse). Je conseil également vivement une pissette !!

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Les palmes : elles doivent être longues et conçues pour l’apnée. Pas besoin de carbone, qui sont vraiment les palmes à la mode mais axé performance. Encore une fois, la plupart des chasseurs que je vois avec palmes carbones ont une technique terrible (la technique n’étant pas la même pour les palmes carbones et les palmes en plastique). En plus en chasse, les palmes plastiques sont plus silencieuses et vous penserez moins à votre portefeuille à chaque fois que vous donnez un mauvais coup dans les cailloux.

Un mot sur la perf : j’ai volontairement fait toutes mes plongées jusqu’au niveau instructeur et bien plus avec des palmes en plastique et des combi de m*rde. Avec des palmes premier prix D4, rigides comme du bois, je suis arrivé à -60m en poids constant (la je parle d’apnée sportive). J’ai fait ça car je voulais pouvoir par la suite insister sur la technique au-delà du matos, et donc commencer par l’appliquer à moi même.

Masque et tuba évidemment. Une bouée (qui n’évite pas de devoir faire très attentions à ses alentours) pour être visible et ne pas mourir découpé par une hélice, accrocher le poisson, un deuxième harpon, etc. Une dague de plongée portée au choix au mollet ou l’avant bras opposé à la main de travail.

Sécurité en Chasse Sous-Marine

Idéalement, ne pas chasser seul. C'est-à dire que l’apnée sportive ne se pratique JAMAIS seul, le risque principal étant la syncope. En chasse parfois, on a pas trop le choix… Mais il convient de ne pas se laisser dépasser et rester largement dans sa zone de confort. De courtes plongées à 10m de profondeur, on commence à remonter aux premiers signes d’inconfort léger (arrivée de spasme dû à l’augmentation du CO2, PAS à la diminution du O2, on est donc pas du tout hypoxique). Prendre le temps de bien récupérer plusieurs minutes en surface.

Du coup, ne jamais hyperventiler : cela a pour effet de faire chuter le niveau de CO2 et de retarder l’envie de respirer, menant à une potentiel syncope sans même “la sentir venir”. La respiration est calme et non forcée, avec le diaphragme. Il faut être le plus détendu possible lors de la phase de préparation et pendant l’immersion. Il est largement plus agréable, safe, et souvent rentable de chasser en binôme ! A privilégier absolument.

Le Barracuda : Un Poisson à Cerner

Une heure propice ? Un temps propice ? Une technique de chasse adaptée pour moi qui ne plonge pas à plus de 10m ? Et au niveau du tir ? Bonne soirée à tous et j'espère qu'on pourra m'éclairer sur ce poisson si difficile à cerner !

Le corps du barracuda est puissant, allongé et cylindrique. La tête est longue et large, le museau pointu. Les dents sont présentes sur les mâchoires ainsi que sur le palais. La nageoire dorsale est molle et opposée à l'anale. Les nageoires pelviennes sont petites et basses sur les flancs.

Ces poissons de pleine eau vivent entre 0 et 75 m de profondeur. Ils sont connus pour leur voracité et leurs attaques brusques. Les jeunes barracudas vivent en petits groupes, tandis que les grandes bécunes sont plutôt solitaires. Bien que les barracudas soient parfois considérés comme dangereux pour l'homme, les attaques sont plus rares que vous l'imaginez. Ils n'ont pas la même réputation, mais ils peuvent attaquer dans leur tentative désespérée d'auto-défense, tir réussi ou pas.

Les barracudas de Méditerranée sont plus farouches que leurs cousins des tropiques, ce qui rend plus difficile de les approcher. Il est conseillé de faire preuve de douceur pour les mettre en confiance. La visibilité est souvent moins claire, mais le barracuda est moins farouche. Il est possible de l'attirer en surface en créant des mouvements vifs. Une autre technique consiste à se laisser couler sous soi et, si un barracuda se trouve dans les environs, il viendra voir l'intrus. Il est également possible de l'observer arriver entre deux eaux.

Il est important de noter que le barracuda se fatigue vite. Il est délicieux aromatisé avec les herbes du pays, mais il est déconseillé de le consommer dans les zones où la ciguatera sévit.

Techniques Spécifiques pour le Barracuda

Le Barracuda est un exemple de poisson très accessible à une bonne plongée à la coulée (accompagnée parfois d’une brève accélération finale pour se mettre à portée de tire). En arrivant dans la zone B, je ralentis, palme sans un bruit et m’arrange pour approcher avec le soleil dans le dos : il y a très souvent des bancs barracudas dans ce coin et je tenterai à la coulée, je me positionne donc à mon avantage.

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