Cet article explore l'histoire et l'utilisation des carreaux d'arbalète, en mettant en lumière des découvertes archéologiques récentes et des collections historiques.
Les carreaux d'arbalète, flèches spécifiques utilisées avec les arbalètes, ont joué un rôle important tant dans les compétitions de tir de prix que dans les applications militaires et de défense. L'expression "Se tenir à carreau" est une expression du Moyen Âge qui signifiait se mettre à l’abri dans une bataille pour ne pas être à la portée d’une flèche d’arbalète, appelée un carreau.
Un ensemble rare et très recherché de cinq carreaux anciens européens pour arbalète illustre à la fois le raffinement cérémoniel et l’aspect utilitaire martial.
L'ensemble comprend :
Chaque pièce est unique, fabriquée à la main au XIXᵉ siècle ou plus tôt.
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Ce lot exceptionnel illustre à la fois le raffinement cérémoniel des confréries de tireurs et l’aspect utilitaire martial des carreaux destinés à la guerre ou à la défense.
Les carreaux de tir de prix présentent les caractéristiques suivantes :
Utilisés dans des compétitions appelées tir de prix (prijsschieten / tir de confrérie), ces carreaux sont des témoins du patrimoine martial et festif des schutterijen ou confréries d’arbalétriers.
Le carreau lourd à pointe en fer présente les caractéristiques suivantes :
Ce carreau servait probablement dans un arsenal municipal, une milice urbaine ou pour des tirs lourds sur cibles simulant un usage militaire.
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Ensemble en très bon état : matériaux d’origine, incrustations en os bien conservées, pointes intactes.
Provenance probable :
L’archéologie a mis au jour de nombreux carreaux d’arbalète, témoignant de leur utilisation répandue au Moyen Âge et à la Renaissance.
Depuis 2015, le laboratoire LandArc mène l’étude de la vaste collection de petits objets découverts au cours de la fouille programmée du château du Guildo (Côte-d’Armor). Entre 1990 et 2013, la fouille dirigée par Laurent Beuchet (Inrap) a permis de mettre au jour plus de 5000 objets en grande partie métalliques dont 2150 remarquables datés des XIe-XVIIIe siècles. L’armement est fortement présent sur le site à travers des carreaux d’arbalète, des pointes de flèche, des balles de mousquet, des chausse-trappes, des dagues ou encore des fers de lance.
Le château de Gien est un monument remarquablement bien préservé situé le long de la vallée de la Loire, dans le centre de la France. Après avoir connu de nombreux usages, le château de Gien abrite aujourd’hui des collections patrimoniales du Musée national de la Chasse. Une partie de l’histoire du château a été récemment dévoilée lors d’opérations préventives réalisées entre 2011 et 2015. Les découvertes documentent de manière inédite l’occupation du site de l’époque médiévale aux périodes les plus récentes.
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Deux étroites fenêtres de fouilles préventives ont révélé deux séquences d’occupation du promontoire entre le ixe et le xie siècle. Elles sont ici remises en perspective afin de préciser le mode de vie et les critères discriminant le groupe privilégié occupant cet espace. Gien est donc à partir des ixe-xe siècles une agglomération qui s’est progressivement constituée autour de plusieurs noyaux de peuplement : une paroisse rurale avec le prieuré de Gien-le-Vieux dépendant de l’abbaye Saint-Benoît-sur-Loire et, sur un promontoire plus à l’est, la nouvelle résidence d’un groupe social privilégié autour du castrum des Donzy.
Le choix de ce promontoire a pu être déterminé par différents facteurs. En premier lieu, le promontoire giennois est plus proche du cours d’eau que la bourgade de Gien-le-Vieux. La possibilité de s’installer à proximité de l’eau constitue une opportunité majeure lorsque l’on prend en considération la navigabilité de la Loire et son rôle comme artère économique.
L’occupation médiévale de ce promontoire a été retrouvée sur le rebord sud de ce dernier, dans les niveaux de sédiments non détruits par l’installation du château de la fin du xve siècle.
D'autres hypothèses existent quant à l'origine de cette expression :
Au fil du temps, l’expression est passée dans le langage courant et elle est maintenant utilisée pour faire référence au respect de règles et des limites établies.
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