L'airsoft est un loisir sportif et stratégique où les participants simulent des affrontements en utilisant des répliques d'armes. Les répliques d'airsoft sont inséparables de l’airsoft. Ces répliques, très réalistes visuellement (échelle 1:1), propulsent des billes en plastique de 6 mm (parfois 8 mm) grâce à de l'air comprimé, du gaz ou un système électrique.
Les répliques d'airsoft sont en vente libre à toute personne à partir de 18 ans. L’airsoft est une activité légale dans de nombreux pays, cependant la législation admet des variantes.
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon avec sa nouvelle constitution réglemente la possession des armes à feu pour la population civile suite à l'armistice imposé par les Américains. La réglementation rendait impossible la détention d'armes à feu au domicile, même dans le cadre d'une collection. Les armes neutralisées, quoique très coûteuses étaient également bannies. Or, il y a une forte demande de la part des collectionneurs de posséder des armes fussent-elles en plastique par manque de moyen ou par manque d'armes neutralisées.
À la fin des années 1960 apparaissent grâce à la firme Maruzen, qui fut pionnière en la matière, des répliques d'armes coulées en plastique totalement inertes, à usage de collection. Parfois ces répliques étaient faites en résine et métal avec des parties fonctionnelles à l'instar des vraies. Mais pour respecter la législation, ces répliques d'armes étaient conçues et modifiées afin qu'il soit impossible de tirer à balles réelles.
Vers le milieu des années 1970 et en respectant les lois japonaises rendant impossible la transformation d'un objet en arme à feu, des techniciens et ingénieurs débutent la transformation et la fabrication de répliques d'armes fonctionnelles, pouvant tirer. Le choix se porte alors immédiatement sur les billes de 6 millimètres. À cause de la loi japonaise ces "lanceurs" ne peuvent pas développer plus de 2 joules en sortie de canon.
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La première réplique fonctionnelle commercialisée a été le fusil d'assaut de la Manufacture d'Armes de Saint Étienne (FAMAS). Des ingénieurs fort connus encore aujourd'hui sont issus de cette époque, tel Tanio Kobayashi.
Au vu de l'engouement de certains collectionneurs pour ces « lanceurs répliques d'armes », reproduisant de façon identique l'aspect et les mécanismes des armes réelles et projetant des billes presque indolores, des jeux opposants deux ou plusieurs équipes voient progressivement le jour sous le nom de Survival Games ou Wargame. Les répliques prennent alors le nom d'airsoft guns.
À leurs débuts, les airsoft guns étaient des lanceurs techniquement contraignants en raison de l'encombrement des bouteilles à air comprimé. Le problème avec les lanceurs d'époque était l'encombrement des bouteilles à air comprimé utilisées afin de faire tirer les répliques. Portées comme sac à dos elles étaient l'un des premiers freins au réalisme et à la liberté du joueur mais offraient en contrepartie une importante autonomie. Parfois des bonbonnes internes sont réalisées dans les répliques voire les chargeurs, améliorant le réalisme.
Par la suite, vinrent des bouteilles compactes de type aérosol servant à remplir directement en gaz les chargeurs des répliques (comme un briquet) mais ce système était astreignant car il n'offrait pas une autonomie de jeu très grande : il fallait en effet transporter sur soi une ou plusieurs bouteilles de gaz ou des capsules de CO2 bruyantes. L'utilisation de l'air à haute pression demande beaucoup de sérieux et réserve alors ces répliques à un petit groupe de passionnés.
À la fin des années 1980 toutes les répliques airsoft fonctionnent au gaz basse pression (10 bars) ou à l'air comprimé.
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Il fallut attendre l'arrivée des premières répliques électriques, aussi faciles à utiliser qu'une vraie arme, pour voir l'airsoft se développer. Dans les années 1980, Tokyo Marui, société japonaise alors spécialisée dans le modélisme bas de gamme, se lance dans le secteur de l'airsoft en produisant des répliques d'armes utilisant la technologie des voitures électriques télécommandées. L'air comprimé est alors fourni par un piston poussé par un ressort mais il faudra attendre 1991 pour qu'un système d'engrenages entraînés par un moteur électrique au sein d'un boitier à engrenages, ou « gearbox », naisse : il s'agit des premiers AEG. L'énergie nécessaire à la propulsion des billes est alors tirée d'une batterie d'accumulateurs. La facilité d'utilisation et d'entretien de ce type de réplique est telle que c'est le principal déclencheur du succès de l'activité.
L'un des fleurons de la marque sera la réplique du FAMAS français qui connaîtra immédiatement un franc succès. Tokyo Marui a commencé avec la fabrication du FAMAS français et connaît un franc succès. Suivent alors rapidement la gamme des M16A1 et M16 VN (Vietnâm), puis le CAR-15 et le XM 177E2 ainsi que le MP5 pour étendre ensuite sa gamme de produits à plusieurs dizaines de répliques.
En 1993, Tokyo Marui invente et fait breveter le système Hop-up qui permet d'augmenter la portée des billes sans augmenter la vitesse de sortie de ces dernières. Ce système permet d'augmenter la portée des billes sans augmenter la puissance de sortie de ces dernières. Le système s'appuie sur l’effet Magnus, découvert par le physicien allemand Heinrich Gustav Magnus (1802-1870), qui explique notamment les effets de balle dans les activités sportives. Le système permet, grâce à une pièce de caoutchouc de frotter la bille au moment de sa propulsion, et ainsi la faire tourner sur elle-même et tel un lift au tennis de la faire "voler".
Il existe plusieurs types de répliques d'airsoft, chacune ayant ses propres caractéristiques et modes de fonctionnement :
Les billes d'airsoft ou bbs ont un diamètre de 6 mm ou 8 mm sur certains modèles produits par la firme Marushin. Le plus souvent les billes sont en plastique mais peuvent être biodégradables et sont alors à base d'amidon de maïs ou d'un mélange de résine et de fragments d'orge, il faut savoir que la fabrication de celles-ci sont sujettes aux Normes Européennes, un certificat de conformité peut être obtenu sur simple demande à la marque de la bille. Il existe différentes calibrages de billes et différents grammages allant de 0,12 g à 0,45 g et même plus.
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La vitesse de sortie baisse proportionnellement à l'augmentation du poids de la bille, mais sa stabilité dans l'air s'en trouve alors accrue. Elle permet ainsi d'avoir une trajectoire plus stable. Le choix du grammage est choisi selon le type de réplique et ses conditions.
L'airsoft n'est pas une discipline dangereuse, à condition de respecter les quelques règles de sécurité élémentaires.
Il existe de nombreuses règles du jeu, toutes ont pour origine un scénario établi entre les joueurs avant le début de la partie. Il peut s'agir de la « capture du drapeau », « une bille par joueur » ou bien encore des scénarios qui impliquent « un VIP » que l'on doit protéger.
La personnalisation des répliques d'airsoft est de plus en plus à la mode depuis quelques années. Elle consiste à effectuer des modifications plus ou moins importantes à une réplique, allant d'une légère modification de la puissance à un remaniement complet de l'aspect tant esthétique que technique, débouchant ainsi sur des répliques au caractère « unique ». Pour les joueurs les plus avancés, il est possible de modifier les caractéristiques d'une réplique (puissance, cadence, précision, fiabilité…) en changeant certaines pièces internes comme le ressort, les engrenages, le canon et tout autres pièces nécessaires au bon fonctionnement du lanceur.
L’airsoft est peut-être encore un sport de niche, mais il gagne en popularité chaque année. L’airsoft est un sport/loisir qui consiste à opposer deux équipes sur un terrain avec des répliques d'armes airsoft et des équipements airsoft.
L'airsoft se pratique habituellement sur des terrains naturels ou urbains. Les forêts et les constructions abandonnées (CQB) sont les terrains de jeu privilégiés.
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