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Imaginez un gamin jouant avec ses figurines militaires, rêvant de collectionner un jour ses propres chars grandeur nature… et qui y parvient.

C'est un lieu incroyable, une ancienne carrosserie industrielle qui a laissé place à un monde féerique. Installé dans une ancienne carrosserie, il permet au public de retrouver les parfums de l’enfance et ceux d’un passé un peu révolu.

Le musée de la fête foraine nous replonge dans notre enfance, et même au-delà, avec pêle-mêle un carrousel de chevaux sauteurs de 1908, un carrousel enfantin de l’époque victorienne de 1895, un tir à la carabine, des orgues de foire, mais aussi un chapiteau à miroirs.

Les fêtes foraines d'antan

C’est en 1890 qu’a lieu la première édition de la grande fête foraine annuelle de la ville créée en 1889 par le conseil municipal. Au tournant du 19e siècle, la durée de cette fête hivernale est de deux mois car elle ouvre place de la Gare le premier dimanche de décembre pour se clôturer le premier dimanche de février.

Pour les établissements et leurs annexes, le mètre superficiel par jour est facturé deux centimes, alors que pour les voitures et les charriots, il coûte un centime. En février, les bonimenteurs ne quittent pas forcément la ville car ils participent aux fêtes de quartier, surtout celle de la place Hoche - qui ouvrait pour environ une semaine généralement immédiatement après la Foire d’Hiver.

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Fin décembre 1919, la municipalité annonce que la Foire d’Hiver de la place de la Gare va être supprimée. Les industriels forains qui séjournent à l’année sur les avenues et les places ne sont plus autorisés. Les établissements et voitures sont obligés de disparaître à la fermeture de la fête en février 1920.

La décision de 1919 ne sonne pas pour autant le glas de la Foire d’Hiver. Du 5 décembre 1920 au 6 février 1921, elle est installée, à titre d’essai, sur le Champ de Mars.

Les forains, pour pouvoir s’installer, sont contraints de faire des demandes d’autorisation auprès de l’administration municipale dès le mois de novembre. En 1923, plus de discussions : elle ouvre pour la troisième année au Champ de Mars.

Malheureusement, elle pâtit du mauvais temps. Beaucoup de forains n’ont pas réussi à arriver en ville à cause de l’état désastreux des routes. En 1924, les visiteurs admirent surtout les brillants éclairages électriques qui font de la place un lieu d’attractions que tout le monde veut voir.

L’accès à l’électricité devient important pour les industriels forains qui en usent pour fasciner leurs spectateurs. Ils savent mieux que quiconque utiliser la vue, l’ouïe et l’odorat pour attirer les gens et animer les lieux.

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Les forains qui utilisent des instruments bruyants sont tenus, dès la fin des années 1920, d’en faire la déclaration à l’administration municipale un mois au plus tard avant l’ouverture de la fête.

Dans les années 1930, les animations proposées sont de plus en plus nombreuses ce qui vaut à la fête foraine d’être comparée dans la presse à un vrai Luna-Park. Les journalistes décomptent plus de cinquante attractions. Stands de tir à la carabine, devin qui interroge les lignes de la main, jeux de massacre, billards japonais et loteries côtoient désormais des attractions qui proposent des émotions fortes.

Les Rennais profitent de nacelles aériennes, de gondoles, de chenilles, d’un bobsleigh, ainsi que d’un vaste dancing avec trottoirs roulants et rouleaux cascadeurs ! Sur les manèges, les chevaux et les cochons de bois ont laissé la place à des automobiles : les enfants adorent ces autodromes.

Dans les années 1960, les manèges à sensations fortes sont de plus en plus nombreux sur le Champ de Mars. En 1939, quand la guerre entame son quatrième mois, les forains sont astreints, au point de vue de la Défense Passive, à la règlementation imposée à la population tout entière.

Ils doivent surtout supprimer toutes les lumières apparentes. L’année suivante, le maire arrive à convaincre les autorités allemandes qui occupent la ville de maintenir la fête. En 1940, les forains sont nombreux à s’être inscrits auprès de l’administration municipale, mais un décret, passé le 5 novembre, interdit aux Compagnies d’électricité de leur fournir du courant !

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Le nouveau maire, l’Organisation syndicale foraine, ainsi que l’Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, font une demande de dérogation auprès du ministère de la Production industrielle. Leur démarche échoue. La fête foraine est maintenue mais seulement avec des industriels forains qui peuvent se passer de la dame Électricité.

En décembre 1942, beaucoup d’attractions manquent, mais cela n’empêche pas les forains de faire une collecte entre eux : ils remettent une somme de 5 000 francs à la municipalité pour qu’elle soit répartie entre la Caisse de l’Œuvre municipale des Cantines scolaires et la Caisse de Secours aux prisonniers de la commune de Rennes.

Un reliquat de 2 500 francs est adressé à la Caisse centrale du Syndicat des Forains pour venir en aide aux familles des prisonniers de cette corporation. Cette Foire d’Hiver est prolongée. En mars 1943, les attractions foraines sont toujours ouvertes.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Foire d’Hiver se maintient sur le Champ de Mars transformé en parking de 300 places. En 1970, l’espace est rebaptisé esplanade Charles de Gaulle. Si elle revient ensuite sur l’esplanade, les caravanes d’habitation des forains s’installent désormais sur d’autres parkings.

En octobre 2004, le site est creusé pour la construction d’un parking souterrain de 790 places. Les jeux de loteries et tirs subsistent. La fête foraine propose de nos jours une aventure physique, avec des attractions mettant le public dans des situations extrêmes et capables de susciter l’esprit de performance sans risque.

Va-t-elle fêter ses 50 ans ? Oui, si on ne tient compte que de son retour sur l’Esplanade Charles de Gaulle en 1973, année où elle devient la seule grande fête foraine de la ville. Plus de 125 ans ? Oui, car même si cela fait 103 ans qu’elle a lieu sur le site de l’Esplanade Charles de Gaulle, en 2028, la Fête d’Hiver fêtera ses 160 ans dans la ville de Rennes !

Le monde des collectionneurs

Imaginez-vous à la fin du XIXe siècle : il n’y a pas un zoo dans le pays. La première fois que la population voit un animal sauvage, c’est dans les fêtes foraines, resitue notre hôte. En France, l’animal porte malheur car il représentait la monarchie. Depuis la Révolution, les forains les évitaient.

En entrant dans l’armurerie, on est immédiatement plongé dans un autre temps. Les murs sont tapissés d’armes et d’équipements militaires, soigneusement nettoyés et entretenus. L’ambiance y est à la fois solennelle et émouvante.

Le maître des lieux fait partie de la petite dizaine d’armuriers de collection en France. Il se consacre depuis 30 ans à la restauration et à la vente d’armes et de tenues militaires anciennes. Son métier est passionnant, mais il demande aussi beaucoup de patience et de savoir-faire.

Sa boutique propose une collection impressionnante de pièces d’époque, allant des armes à feu aux armures en passant par les uniformes. « J’ai toujours été fasciné par l’histoire militaire et mon travail d’armurier de collection est très varié. Il faut savoir nettoyer, entretenir, réparer et restaurer les armes et toutes choses en rapport.

« Je peux racheter (à l’unité ou en lot) toutes les armes anciennes et de collection, les armes militaires (carabines, pistolets, revolvers…) ainsi que tous les équipements militaires et accessoires ( baïonnettes, uniformes, épées, sabres…). Parfois, c’est moi qui me déplace pour récupérer du matériel.

C’est là que mon métier prend tout son sens, je découvre l’objet venu d’un endroit oublié et je dois l’expertiser, l’estimer, et puis le restaurer. Pour ça, je fabrique énormément de pièces. Un sabre qui va avoir 300 ans, je vais pouvoir le dater à 10 ans près, vous saurez sa valeur, le fabricant, son histoire« .

L’armurier rachète aussi parfois des collections entières, de casques allemands, de couteaux anglais. Et à la question « n’avez-vous pas peur des cambriolages ? » Laurent sourit. « L’avantage de ne faire que de vieilles armes, difficiles à manier, c’est que ma boutique n’intéresse pas les brigands. Faire un mauvais coup avec un fusil à chien ça serait plutôt compliqué » .

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