L'airsoft est une activité de loisir qui repose sur l’utilisation de répliques d’armes réelles sur une surface de jeu délimitée et dans des conditions particulières pour garantir la sécurité de tous les participants. Parfois considérée comme une discipline sportive à part entière, l’airsoft est bel et bien un loisir. Le développement de répliques de qualité à un prix raisonnable a permis à la pratique de l’airsoft de séduire un public de plus en plus large depuis quelques années. L’airsoft était déjà une pratique répandue depuis une dizaine d’années en France auprès de joueurs passionnés par les possibilités de cette activité.
La question semble anodine, mais il est pourtant essentiel de se la poser pour savoir exactement de quoi il s’agit quand on parle d’airsoft.
L’airsoft est une activité souvent comparée au paintball. La principale différence réside dans le type de projectile propulsé par les lanceurs de paintball et les répliques airsoft. Au paintball, les billes projetées sont des billes de peinture qui explosent à l’impact, alors qu’en airsoft les billes ne contiennent pas de peinture. Ce sont des billes en plastique, qui peuvent provoquer un effet de pincement quand elles touchent leur cible.
Au-delà des projectiles utilisés, ce qui différencie l’airsoft du paintball, ce sont bien évidemment les répliques. En effet, tandis qu’au paintball on utilise des lanceurs (qui se ressemblent tous d’un modèle à l’autre), l’airsoft se caractérise par l’utilisation de répliques variées, reprenant l’aspect esthétique et les caractéristiques techniques des armes réelles qu’elles prennent pour modèles. Cette différence explique le succès rencontré par l’airsoft auprès de nombreux joueurs, désireux d’utiliser des répliques d’armes emblématiques.
Même si l’airsoft est considéré comme un loisir, il est important de rappeler que les répliques airsoft ne sont pas des jouets. Ce sont en effet des équipements performants, projetant des billes d’environ 6 mm de diamètre à une vitesse très élevée. L’impact de ces billes peut s’avérer très douloureux en fonction de la portée du tir.
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En airsoft, les lanceurs sont appelées répliques ou encore airsoft gun. Ces répliques parfaites d’armes à feu propulsent les billes en plastique selon 3 mécanismes : manuel, gaz ou électrique.
En Airsoft, les répliques d’airsoft AEG (Automatic Electric Gun) est une réplique d’arme propulsant des billes de 6mm grâce à l’énergie électrique fournie par une batterie. Le système de fonctionnement de ces répliques AEG diffère considérablement de celles à CO2, gaz, ressort. Pour le CO2 et le gaz, c’est au moment où le joueur appuie sur la gâchette qu’il libère le gaz ou le C02, cela va ainsi propulser la bille dans le canon de la réplique jusqu’à l’ennemi.
Les répliques AEG sont appréciées pour :
GBB (Gas Blow-Back) : Leur principe de fonctionnement repose sur le principe du semi-automatique, chaque pression sur la détente déclenche la percussion d'une valve qui va libérer une partie du gaz. Celui-ci va propulser la bille et actionner un bloc pompe qui va avoir pour effet de ramener la culasse en arrière puis en avant au moyen d'un ressort de rappel. Ceci permet l'introduction d'une nouvelle bille dans la chambre de tir.
Étant donné leur principe actif (le gaz, souvent un réfrigérant ou un dérivé du propane à l'état liquide), les performances (puissance notamment) sont fortement influencées par la température ambiante. En effet, en dessous de 0 °C ou par faible température, presque aucun GBB ne fonctionne correctement, le gaz n'ayant pas la possibilité de se dilater correctement.
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NBB (Non Blow-Back), parfois GNB (Gas Non-Blowback) : Réplique dont la culasse n'effectue pas un mouvement d'aller retour lors du tir. Le système est simplifié a l'extrême : ici le gaz ne sert qu'à propulser les billes. La culasse n'étant plus mobile, il en résulte une économie en gaz non négligeable et une meilleure fiabilité. Le chargement des billes s'effectue par un système mécanique actionné par la détente de la réplique, ce qui explique la relative dureté de la course de détente.
Par réplique à ressort ou "spring", on entend une réplique dont la propulsion de la bille se fait par de l'air comprimé via un ressort. Les autres répliques ne rentrant pas dans la première catégorie sont classées comme réplique "spring" ou manuelle. Ces répliques ressemblent le plus souvent à des pistolets, mais il existe aussi des modèles de type fusil d’assaut. Elles ont souvent une faible puissance et une piètre précision face à leurs concurrentes directes (AEG, GBBr, etc.).
Il est difficile de savoir comment bien choisir sa première réplique airsoft lorsqu’on ne possède aucune expérience particulière dans la pratique de l’airsoft. On peut en effet vite se sentir submergé par le nombre important de modèles de répliques sur le marché, et ne plus savoir où donner de la tête.
Le critère le plus important à prendre en considération est celui du budget qu’il est nécessaire de consacrer pour commencer l’airsoft dans des conditions acceptables. Il n’est pas nécessaire que vous dépensiez une fortune pour votre première réplique airsoft. L’objectif n’est pas de réaliser les meilleures performances, mais de trouver une réplique de qualité qui vous permettra de débuter dans de bonnes conditions.
Selon son mode de propulsion des billes, votre réplique airsoft sera plus ou moins facile à utiliser. Les répliques AEG sont les plus simples dans leur utilisation, mais aussi au niveau de leur entretien. Au début, n’ajoutez pas d’accessoires à votre réplique. Vous risqueriez de complexifier son utilisation.
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Au-delà du coût et de la simplicité d’utilisation de votre première réplique airsoft, plusieurs critères peuvent également être pris en compte dans votre choix final, afin que vous puissiez profiter de la meilleure expérience de jeu possible dès le départ :
Quand on débute dans la pratique de l’airsoft, il n’est pas facile de s’y retrouver parmi les nombreux types de répliques disponibles. En effet, toutes les répliques airsoft ne sont pas idéales pour commencer. Il n’est généralement pas conseillé de commencer avec une réplique de poing, un fusil à pompe ou une réplique de type « sniper » quand on est débutant en airsoft.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’est pas judicieux d’utiliser une réplique de poing pour commencer la pratique de l’airsoft. En raison de leur légèreté et de leur performance moindre, on pourrait croire que les répliques de poing sont plus faciles d’accès pour les joueurs débutants, mais ce n’est pas systématiquement le cas.
Les répliques de fusil à pompe et de type « sniper » sont également des types de répliques inadaptées pour les débutants en airsoft. Ce sont effet des répliques qui demandent une certaine expérience en airsoft pour être utilisées de manière optimale. Les répliques de type « sniper » sont les plus difficiles à maîtriser pour les débutants.
Les répliques de fusil d’assaut sont recommandées pour débuter en airsoft dans la mesure où elles sont faciles à utiliser au niveau de leur mode de fonctionnement. La plupart des fusils d’assaut airsoft sont en effet des répliques AEG (Automatic Electric Gun). Cela signifie que leur système de propulsion des billes est alimenté par une batterie électrique, contrairement aux répliques gaz/CO2 qui fonctionnent grâce au gaz ou au CO2.
Les répliques de fusil d’assaut AEG sont très appréciées par les joueurs débutants, car beaucoup de modèles sont équipés d’un sélecteur de tir. Grâce à cette fonctionnalité, vous pourrez changer le mode de tir de votre réplique airsoft à volonté en fonction de la situation de jeu.
Le principal aspect à prendre en compte est bien évidemment la sécurité. Avant de vous lancer dans la pratique de l’airsoft, vous devez en effet vérifier la conformité de votre équipement aux règles de sécurité en vigueur. Hormis les équipements de protection exigés, pensez à munir des vêtements adaptés aux conditions climatiques.
Bien s’équiper avec les équipements de protection adaptés ne suffit pas pour pratiquer l’airsoft dans les meilleures conditions. Il est également nécessaire de respecter les différentes règles de sécurité régissant chaque partie d’airsoft. Ces règles sont définies par les organisateurs, qui veillent au bon déroulement de l’activité. L’airsoft doit se pratiquer dans un esprit de fair-play et de camaraderie.
Il est par ailleurs interdit d’utiliser une réplique dont la puissance dépasse les limites fixées par la loi. Les joueurs d’airsoft n’ont pas le droit d’utiliser des répliques dont la puissance est supérieure ou égale à 2 joules. Selon la loi, une réplique n’est plus considérée comme un jouet à partir de 2 joules de puissance, mais bien comme une arme à part entière.
Pour atténuer les potentielles douleurs que vous pourriez ressentir en raison de l’impact des billes projetées par les répliques de vos adversaires, il est nécessaire que vous vous équipiez avec des équipements de protection adaptés. Les seuls équipements de protection qui sont véritablement obligatoires pour pratiquer l’airsoft sont les lunettes de protection, pour se protéger les yeux contre les projectiles. Les équipements de protection individuelle (EPI) sont réglementés par la Fédération française d’Airsoft (FFA), ainsi que par la FédéGN (Fédération française des jeux de rôles Grandeur Nature). Ces organismes s’assurent que vous puissiez pratiquer l’airsoft dans des conditions de sécurité optimales.
Les protections oculaires sont les équipements de protection les plus importants pour pratiquer l’airsoft dans les meilleures conditions. Elles permettent en effet de se protéger correctement les yeux, afin de prévenir les risques d’accident oculaire liés à la projection des billes. Les lunettes de protection sont conçues pour résister à l’impact des billes. Le masque de protection est un équipement destiné à protéger le bas du visage contre les tirs de billes. La zone maxillo-faciale est en effet une zone sensible qu’il est nécessaire de protéger avec un équipement adapté. Permettant de couvrir complètement la bouche et le nez, le masque de protection est l’équipement de protection idéal pour éviter les blessures au niveau du bas du visage.
Si le visage doit être protégé en priorité, il est également important de protéger ses mains, qui peuvent aussi subir des impacts de billes. Une bonne paire de chaussures est enfin indispensable pour pratiquer l’airsoft dans les meilleures conditions. En effet, la pratique de l’airsoft implique de se déplacer sur des terrains qui sont souvent en mauvais état. Si vous ne portez pas de bonnes chaussures, vous risquez de vous tordre la cheville en courant, si vous ne faites pas le bon mouvement.
Nous précisons que les casques d’airsoft ne sont pas considérés par la DGCCRF comme des EPI à part entière, mais plutôt comme des équipements esthétiques. Ils n’apportent donc, au vu des autorités compétentes, aucune protection individuelle spécifique.
L'airsoft se pratique habituellement sur des terrains naturels ou urbains. Les forêts et les constructions abandonnées (CQB) sont les terrains de jeu privilégiés.
L’airsoft doit se pratiquer dans un esprit de fair-play et de camaraderie. Le but n’est pas de « jouer à la guerre », mais de s’amuser en profitant des sensations de jeux offertes par les différents scénarios. Cela signifie que si un joueur se fait toucher au cours de la partie, il ne doit pas faire comme s’il ne s’était rien passé.
L'auto-arbitrage est un composant nécessaire du jeu. En effet, le plus souvent, il n'y a pas d'arbitre extérieur lors du déroulement des parties pour comptabiliser les touches des joueurs ou veiller à l'observation des règles et conventions fixées en début de partie. Chaque joueur assume ainsi le double rôle de joueur-arbitre.
Il existe de nombreuses règles du jeu, toutes ont pour origine un scénario établi entre les joueurs avant le début de la partie. Il peut s'agir de la « capture du drapeau », « une bille par joueur » ou bien encore des scénarios qui impliquent « un VIP » que l'on doit protéger.
En concertation avec les différentes fédérations existantes, il a été établi une "Charte de l'airsofteur", celle-ci est évolutive ! Elle rassemble principalement les règles de sécurité, les comportements, les puissances des répliques, les impératifs et les articles de loi du pays concerné, et ce, pour le bon déroulement de cette activité.
Dans un second temps, le "briefing scénarios" de jeu, celui-ci déterminent nécessairement le ou les buts du jeu, les règles selon les puissances et usage des répliques (rafale, coup/coup), d'engagement, de capacité d'emport de munitions, de moyens de communication, etc.
On peut dresser un inventaire non exhaustif des types de scénarios rencontrés : libération d'otage à la suite d'une prise d'otage par l'équipe adverse, prise de drapeau ou de position adverse, élimination ou escorte d'un VIP, déminage, évacuation de blessés, élimination de l'équipe adverse, etc.
Selon le degré de complexité du scénario, son jeu implique nécessairement une ou des tactiques et s'apparente à un réel sport d'équipe. Il est potentiellement riche en interactions entre joueurs car il peut présenter un large panel de compétences selon les besoins de ses aboutissements : médecin (avec la compétence de « soigner » les joueurs mis hors-jeu), ingénieurs (compétence technique), ou encore les snipers (compétence de tire longue portée), etc.
Le nombre de variantes autour des différents types de jeu peut donc donner lieu à une multitude de modèles, garantissant un renouvellement du jeu constant.
Les instruments utilisés lors de cette discipline sont taillés sur mesure pour les amateurs de sensations fortes, et ont bien évidemment une origine. C’est en terre nippone que la discipline voit le jour, dans les années 70. Suite à la Seconde Guerre et la capitulation du Japon, les armes à feu furent interdites.
À la fin des années 1960 apparaissent grâce à la firme Maruzen, qui fut pionnière en la matière, des répliques d'armes coulées en plastique totalement inertes, à usage de collection. Parfois ces répliques étaient faites en résine et métal avec des parties fonctionnelles à l'instar des vraies.
Vers le milieu des années 1970 et en respectant les lois japonaises rendant impossible la transformation d'un objet en arme à feu, des techniciens et ingénieurs comme Tanio Kobayashi débutent la transformation et la fabrication de répliques d'armes fonctionnelles, pouvant tirer. La première réplique fonctionnelle commercialisée a été le fusil d'assaut de la Manufacture d'Armes de Saint Étienne (FAMAS).
Au vu de l'engouement de certains collectionneurs pour ces « lanceurs répliques d'armes », reproduisant de façon identique l'aspect et les mécanismes des armes réelles et projetant des billes presque indolores, des jeux opposants deux ou plusieurs équipes voient progressivement le jour sous le nom de Survival Games ou Wargame.
À leurs débuts, les airsoft guns étaient des lanceurs techniquement contraignants en raison de l'encombrement des bouteilles à air comprimé. Portées comme sac à dos elles étaient l'un des premiers freins au réalisme et à la liberté du joueur mais offraient en contrepartie une importante autonomie. Par la suite, vinrent des bouteilles compactes de type aérosol servant à remplir directement en gaz les chargeurs des répliques (comme un briquet) mais ce système était astreignant car il n'offrait pas une autonomie de jeu très grande : il fallait en effet transporter sur soi une ou plusieurs bouteilles de gaz ou des capsules de CO2 bruyantes.
Il fallut attendre l'arrivée des premières répliques électriques, aussi faciles à utiliser qu'une vraie arme, pour voir l'airsoft se développer. L'air comprimé est alors fourni par un piston poussé par un ressort mais il faudra attendre 1991 pour qu'un système d'engrenages entraînés par un moteur électrique au sein d'un boitier à engrenages, ou « gearbox », naisse : il s'agit des premiers AEG. L'un des fleurons de la marque sera la réplique du FAMAS français qui connaîtra immédiatement un franc succès.
En 1993, Tokyo Marui invente et fait breveter le système Hop-up qui permet d'augmenter la portée des billes sans augmenter la vitesse de sortie de ces dernières. Il s'appuie sur l’effet Magnus, découvert par le physicien allemand Heinrich Gustav Magnus (1802-1870), qui explique notamment les effets de balle dans les activités sportives.
Voici quelques termes couramment utilisés dans le monde de l'airsoft :
L’année 2009 marque un tournant dans l'histoire de l’utilisation des répliques en France. Elle compte à ce jour près de 4000 membres affiliés dans 250 associations répartis sur tout l’hexagone. En dépit de cette notoriété croissante, de nombreux Français ignorent jusqu’au fondement même de cette activité.
Depuis leur arrivée en France, ces reproductions pour airsoft font le sujet de nombreuses polémiques. Une réplique d'airsoft, comme le mot anglo-saxon l’indique, est la propulsion par air comprimé de billes en plastiques à une vitesse réduite.
Pour des raisons de sécurité, cette discipline de simulation de tirs ne se pratique pas n’importe où. Afin de profiter pleinement de leurs accessoires, les airsofteurs préfèrent généralement les terrains ouverts. Les zones situées en forêt ou dans une clairière par exemple sont parfaitement adaptées aux parties.
Les répliques d'airsoft sont en vente libre à toute personne à partir de 18 ans.
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