L'airsoft est un loisir qui se démocratise de plus en plus en France. Cette activité réunit des milliers de joueurs partout en France. Preuve en est que la Fédération française de l’airsoft a compté en 2023 plus de 4600 licenciés et plus de 300 clubs répartis dans toute la France et même jusqu’en Outre-mer, c’est dire de sa popularité.
L’airsoft est un jeu de rôle. Quand on le pratique, on joue à la guerre. C’est l’occasion pour ses amateurs d’avoir des sensations fortes en manipulant des armes factices. L'airsoft est un loisir qui peut se dérouler en plein air comme en intérieur. En intérieur, les parties auront lieu sur des terrains que l’on appelle “terrain CQB”, de sa vraie appellation “Close Quarter Battle” qui signifie lieu de combat rapproché dans des zones restreintes.
L’airsoft a commencé à voir le jour après la fin de la Seconde Guerre mondiale, plus précisément au Japon, qui jouera un rôle clé dans le développement de l’airsoft. Après la Seconde Guerre mondiale, les armes étaient interdites au Japon chez les particuliers. Alors, dans les années 60, des répliques d’armes très fidèles sont apparues pour contenter les amateurs d’armes, les collectionneurs.
En effet, dès la fin de la guerre, les Japonais ont été contraints à une interdiction de détention et de collection d’armes à feu dans tout le pays pour la protection de la population. Face à cette interdiction, les ingénieurs japonais ont décidé d’agir en mettant au point des répliques à gaz ou à air comprimé inoffensives. Après cette création, l’innovation est devenue de plus en plus rapide autour des répliques, avec la création de répliques d’armes à feu qui peuvent tirer des billes de 6 mm au début des années 70. Ces répliques ont été créées par l’ingénieur japonais Tanio Kobayashi.
Toujours dans le développement de l’airsoft, un autre acteur et pas des moindres viendra ajouter sa pierre à l’édifice : il s’agit de Tokyo Marui. La gearbox en 1991 : ce système qui va contenir toutes les pièces utiles pour la propulsion de la bille. Elle améliore la précision et la puissance de la bille (pour les répliques électriques dites AEG).
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La règlementation encadrant la commercialisation des imitations d’armes à feu n’est applicable que pour les répliques d’armes à feu, objets dont l’énergie cinétique des projectiles est supérieure à 0,08 joules et inférieure à 2 joules. Sont visés les objets ayant l'apparence d'une arme à feu, destinés à lancer des projectiles rigides, lorsqu'ils développent une énergie supérieure à 0,08 joules et inférieure ou égale à 2 joules. Ceux-ci sont notamment utilisés pour la pratique de l’airsoft.
Au-delà de 2 joules, il s’agit d’armes de catégorie D, lesquelles relèvent du code de la sécurité intérieure dont les agents de la DGCCRF ne sont pas compétents à contrôler l’application. En deçà de 0,08 joules, les imitations d’armes à feu ne sont pas réglementées et doivent donc répondre à l’obligation générale de sécurité prévue à l’article L.421-3 du code de la consommation.
La réglementation relative à la pratique du jeu d'airsoft pour les mineurs de moins de 18 ans apparaît en inadéquation avec les dispositions qui régissent la pratique de la chasse, du paintball ou encore du tir à la carabine à air comprimé. Il semblerait pourtant plus raisonnable de l'autoriser, par exemple pour les mineurs de 16 ans, en l'encadrant pour permettre un meilleur contrôle de la pratique de cette activité par des mineurs. En effet, face à cette stricte interdiction, même au sein d'une association, ces derniers n'hésitent pas à la contourner en la pratiquant dans des lieux non sécurisés, comme dans les forêts.
Il est donc interdit pour toute personne, y compris les parents et les organisateurs de partie, de mettre à disposition, ou de laisser utiliser une réplique d'airsoft de plus de 0.08 joule à un mineur de moins de 18 ans et ce, en toute circonstance. Pourtant, en application de l'article L. 423-11 du code de l'environnement, un mineur de plus de 16 ans peut détenir une arme de catégorie C et D s'il détient une autorisation de la personne exerçant l'autorité parentale et s'il est titulaire d'un permis de chasser.
Le décret n° 99 du 24 mars 1999 stipule qu’il est formellement interdit de prêter ou acheter à un mineur une réplique dépassant 0,08 sous peine d’une amende allant de 1500 à 3000 €, et d'une confiscation immédiate de la réplique. Il est possible pour les mineurs âgés de moins de 10 ans de s’initier à l’airsoft, sous la supervision d’un ou plusieurs adultes, suivie d’une autorisation parentale et d’un certificat médical pour le maniement des répliques.
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Une réplique d’airsoft est un objet ayant l’apparence d’une arme à feu susceptible d’expulser un projectile rigide non métallique avec une énergie à la bouche inférieure à 2 joules. Oui, un mineur est en droit de pratiquer l’airsoft. Cette limite n’est pas le seul aspect pour pratiquer en tant que mineur, d’autres règles s’appliquent, notamment en matière d’accueil.
La législation française fixe la limite à 2 joules maximum pour les répliques airsoft. Cette réglementation, définie par le décret n°2013-700 du 30 juillet 2013, précise que toute réplique dépassant cette énergie entre en catégorie D nécessitant permis de chasse ou licence de tir sportif FFTir.
La Charte de l’Airsofteur Responsable est inspirée par le respect et la considération dus aux personnes et aux biens. Chaque association affilié et chaque licencié s’engage à mettre en œuvre ce contrat moral au cours de la préparation, du déroulement et de la conclusion de ses manifestations. Il appartient aux organisateurs de ces manifestations de prendre les mesures nécessaires au respect des règles par les participants. Un règlement fédéral, pris sur les fondements légaux et sur le bon sens, a été élaboré.
Le transport des répliques doit se faire de façon discrète. Le transport des répliques doit se faire de façon discrète. Par ailleurs, certaines préfectures ont pris des dispositions locales encadrant le port et le transport de répliques.
Le transport impose des contraintes strictes définies par arrêtés préfectoraux. La réplique doit voyager dans un étui fermé, déchargée, sans billes ni source d’énergie. Le port sur la voie publique est strictement interdit.
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Projection de billes dans les yeux, brûlures et lésions irréversibles de la rétine, brûlures cutanées : les risques liés à l’utilisation d’objets ayant l’apparence d’armes à feu sont élevés.
Comme toute activité de loisir, le risque “zéro” n’existe pas. En effet, comme nous vous l’avons indiqué dans cet article, la protection des yeux à l’aide de lunettes de sécurité est fondamentale, car les yeux sont la partie la plus fragile en airsoft. Si vous négligez cela, vous vous exposez à des blessures qui peuvent être irréversibles. Il n’est pas impossible que vous trébuchiez sur une branche en pleine partie, car vous ne l’avez pas vue, et vous étiez sous le feu de l’action. L’airsoft n’est pas une activité dangereuse en soi, c’est le fait de ne pas respecter les règles qui rend la pratique dangereuse. Que vous soyez un novice ou un expérimenté, ou alors que vous soyez le plus jeune ou le plus ancien.
La protection oculaire reste obligatoire avec des lunettes normées EN166B minimum. Les organisateurs peuvent imposer des protections faciales complètes.
L’assurance responsabilité civile s’avère indispensable en cas d’accident.
Comme nous l’avons expliqué en début d’article, les adversaires vont s’affronter sur les terrains de jeu en se tirant dessus avec des billes de 6 mm à l’aide de répliques d’armes. Quand un joueur est touché par une bille, il doit crier haut et fort “out”, et quitter le terrain de jeu en retournant dans son spawn. Cela rentre dans le fair-play, qui est l’une des valeurs fondamentales à l’airsoft, d'avoir un esprit loyal tout en étant bon perdant.
La pratique légale de l’airsoft nécessite des terrains autorisés par les propriétaires. La France compte plus de 2600 associations déclarées en préfecture selon la loi 1901. Les terrains réglementés offrent des décors réalistes souvent aménagés pour simuler des environnements militaires ou urbains. L’encadrement professionnel guide les débutants et organise des parties mémorables pour les habitués.
Pour trouver des terrains près de chez vous, explorez les ressources officielles : annuaire FFAirsoft, plateformes comme HelloAsso ou guides spécialisés comme Alpha Airsoft.
L’Airsoft League représente le summum de la compétition française. Sur 50.000m² à Guerville, 8 équipes s’affrontent dans des scénarios mêlant stratégie et action. Les phases de qualification comprennent 6 matchs de 25 minutes sur deux jours. Les finales opposent les meilleures équipes pour 1500€ de lots.
Le Sniperland Golf Challenge teste la précision pure. Cette compétition unique compte le nombre de billes nécessaires pour atteindre des cibles placées stratégiquement.
Les championnats départementaux et régionaux TAR permettent de débuter en compétition. Les épreuves 820 et 822 concernent spécifiquement les carabines type sniper avec des règles strictes sur les accessoires autorisés.
Au total, plus de 84 entreprises ont été contrôlées en 2021. L’enquête réalisée au stade de la première mise sur le marché (importateurs ou introducteurs sur le marché français) et à la distribution (magasins d’articles de chasse et de pêche, jeux et jouets, armureries, sites internet, structures proposant l’organisation d’activités d’airsoft ou de paintball et magasins de location d’imitations d’armes) a montré que la réglementation en vigueur est mal maitrisée.
Les manquements constatés concernaient les seuils d’applicabilité (absence d’indication ou non-conformité des seuils d’énergie cinétique), les exigences de marquage et l’absence de vérifications lors de la réception des produits. L’enquête a également porté sur le respect de la règlementation sur les sites de vente en ligne contrôlés.
Les enquêteurs ont fait analyser 19 produits dont l’examen visuel avait suscité des doutes de non-conformité : 9 se sont avérés non conformes, dont 1 dangereux. Le produit dangereux possédait une puissance supérieure à celle autorisée en tant qu’imitation d’arme, ce qui le faisait basculer dans la catégorie des armes. Les autres problèmes rencontrés étaient liés à l’absence de marquages imposés par la réglementation.
L’achat de répliques d’armes à feu doit faire l’objet d’une attention particulière de la part des consommateurs, que celles-ci soient destinées à la pratique de l’airsoft ou toute autre activité. Il est en effet nécessaire de vérifier au préalable l’énergie cinétique indiquée sur le produit et que celle-ci soit bien inférieure à 2 joules. De plus, la présence d’une notice d’emploi, rédigée en langue française, accompagnant le produit, demeure obligatoire.
Par ailleurs, il incombe aux distributeurs de vérifier au préalable la présence des marquages règlementaires sur les produits et leurs emballages et de veiller à la sécurité d’emploi de ces produits, notamment en séparant dans leur offre commerciale les jouets, les répliques d’armes à feu et les armes réelles de catégorie D, selon l’énergie cinétique des projectiles, critère exclusif de catégorisation.
Le sniper airsoft fascine par son mélange unique de patience, précision et stratégie. Pour exceller dans ce rôle crucial, il faut maîtriser l’équipement, les techniques et développer un mental d’acier. Le sniper airsoft n’est pas qu’un simple tireur embusqué. Son rôle dépasse largement l’élimination à distance pour devenir un véritable multiplicateur de force tactique.
L’observation et le renseignement constituent sa première mission : repérer les mouvements ennemis, identifier les positions clés et transmettre ces informations vitales à son équipe. L’élimination ciblée représente l’aspect le plus spectaculaire du rôle. Le sniper vise prioritairement les joueurs clés : chefs d’escouade, mitrailleurs, médecins ou porteurs d’objectifs. Chaque tir compte et doit avoir un impact stratégique maximal. La guerre psychologique constitue le troisième pilier. Un bon sniper sème le doute et la paranoia dans les rangs ennemis. Les joueurs adverses ralentissent, hésitent à traverser les zones découvertes et perdent en efficacité.
Le binôme sniper-spotter forme l’équipe idéale pour maximiser l’efficacité. Le spotter repère les cibles, calcule les distances et assure la sécurité rapprochée pendant que le tireur se concentre sur la précision.
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