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Lundi 8 décembre, le procès en appel de cinq hommes soupçonnés d'avoir participé à l'assassinat de Jean-Michel German s'ouvre à Paris.

Assassinat de Jean-Michel German : Un Procès en Appel

Cinq hommes comparaissent en appel à partir d'aujourd'hui pour l'assassinat de Jean-Michel German. Mickaël Carboni, François Cay, Ange-Marie Gaffory, Sébastien Caussin et Mickaël Sanna sont soupçonnés d'avoir participé à cet assassinat.

Pour rappel, Jean-Michel German, mécanicien de 35 ans, est retrouvé mort le 7 septembre 2016 à Alata près d'Ajaccio, devant le domicile de sa compagne. Plusieurs hypothèses sur le mobile, jamais vérifiées par l'enquête ni par le procès à Ajaccio, sont évoquées : la dénonciation par la victime d'Ange-Marie Gaffory comme son fournisseur de drogues, ou encore un différend né du refus de vendre des stupéfiants pour le compte de Jean-Michel German, afin de payer la dette née de cette dénonciation.

Au moment des faits début septembre 2016, certains des accusés étaient placés sous surveillance policière, dans le cadre d'une information judiciaire pour une tentative d'assassinat perpétrée trois semaines plus tôt. À Paris, ce procès en appel se déroulera de nouveau devant un jury populaire, composé de neuf personnes tirées au sort. La famille de la victime, toujours sans réponses neuf ans après cet assassinat, sera présente.

Un an plus tard, dans un autre dossier judiciaire, une photo de la liste annotée des jurés populaires, qui avaient prononcé l'acquittement, est retrouvée dans le téléphone de Johann Carta. Après ces révélations, le procureur général requiert le dépaysement du dossier.

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Assassinat de Jean-Toussaint Voglimacci à Ucciani

Un homme sous le coup d’une mise en examen dans le cadre d’un homicide a été assassiné, mercredi 24 février, en milieu de matinée, à Ucciani, une commune de moyenne montagne située à 30 kilomètres d’Ajaccio. La victime, Jean-Toussaint Voglimacci, un entrepreneur de 26 ans, traçait une piste dans une châtaigneraie sur une parcelle isolée bordant le tronçon sinueux reliant Ucciani à Carbuccia, quand il a été tué par des tirs de fusil de chasse, selon Carine Greff, procureure de la République à Ajaccio.

D’après les premiers éléments recueillis par le parquet, un riverain a entendu des coups de feu et a alerté la gendarmerie de Peri. Parallèlement, une voiture Kangoo avait pris feu près du pont d’Ucciani, non loin de la scène de crime, laissant supposer que ce véhicule utilitaire, « volé il y a quelques mois », a été utilisé par les tueurs, dont le nombre est encore indéterminé.

« La victime était connue de la justice pour des faits mineurs », a déclaré au Monde Mme Greff, qui a confié l’enquête ouverte en flagrance pour homicide à la police judiciaire. La représentante du parquet dit « explorer toutes les pistes », même si l’aspect « organisé » du crime place plus naturellement ce scénario macabre dans la catégorie des règlements de compte que dans celle du différend privé.

Le parquet d’Ajaccio n’a pas souhaité commenter la mise en examen de Jean-Toussaint Voglimacci survenue en septembre 2020, dans le cadre de l’assassinat de Jean Livrelli, un retraité de 67 ans inconnu de la justice, tué le 23 août 2018 au volant de son 4 x 4 à Bastelica, affaire instruite par un magistrat de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, en charge du grand banditisme.

Dans ce dossier où les enquêteurs estiment que les tueurs visaient une figure éminente du milieu insulaire mais se sont trompés de cible, neuf personnes au total, dont Guy Orsoni, le fils de l’ancien leader nationaliste Alain Orsoni, avaient été mises en cause.

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Procès de l'Assassinat d'Antoine Francisci : Verdicts et Réactions

Plus de six ans après les faits, la cour d'assises d'Aix-en-Provence s'est penchée sur l'assassinat d'Antoine Francisci. Cet homme, âgé de 22 ans, avait été abattu, en mai 2019, à l'arme de chasse alors qu'il circulait de nuit sur une route isolée de Pietralba en Haute-Corse, dans un véhicule buggy volé. Cinq personnes étaient accusées dont Dominique dit "Mimi" Costa.

Voici les verdicts prononcés :

  • Dominique Costa : Condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs, acquitté pour l'assassinat d'Antoine Francisci.
  • Pierre-Louis Vignali : Condamné à 9 ans de prison pour association de malfaiteurs, acquitté pour l'assassinat d'Antoine Francisci.
  • Mathieu Fondacci : Condamné à 9 ans de prison pour association de malfaiteurs, acquitté pour l'assassinat d'Antoine Francisci.
  • François Santelli : Condamné à 6 ans de prison pour association de malfaiteurs et recel de vol de véhicule.
  • Nicolas Vinciguerra : Condamné à deux ans de prison avec sursis pour association de malfaiteurs et recel de vol de véhicule.

Réaction de Me Romain Profit, avocat de Pierre-Louis Vignali: "La justice est passée, elle a entendu la parole de cet innocent qui ce soir est reconnu comme tel".

Réaction de Me Jean-Claude Guidicelli après la condamnation de Dominique Costa: "La vérité factuelle de ce dossier devait trouver un prolongement par un verdict d'acquittement".

Dominique Costa a déclaré : "Je compatis à la peine de la mère d'Antoine Francisci mais je n'ai rien à voir avec cette histoire. La peine qu'on veut m'infliger est lourde par rapport à mon âge. Moi aussi j'ai envie de retourner dans mon village vivre avec mes enfants et ma famille."

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Pierre-Louis Vignali a également lu un texte : "Je n'ai rien à avoir avec l'assassinat d'Antoine Francisci et je ne veux pas payer pour le crime d'un autre. Je suis incapable d'ôter la vie à quelqu'un."

Triple Tentative d'Assassinat à Ajaccio en 2011

Les jurés conservent une vision indélébile de cette horreur après avoir vu ce gros plan d'une touffe de cheveux de l'enfant, fichée dans le montant de la portière. Marc et Dominique Pantalacci, deux frères de la bourgeoise ajaccienne, comparaissent libres après leur acquittement lors du premier procès en 2016. Un procès âpre, sourd où l'on s'est rendu coup pour coup et qui a laissé des traces. Les victimes, les Manunta, et les accusés, les frères Pantalacci, étaient amis. Ces derniers protestent de leur innocence.

Les victimes, sonnées par le premier verdict, ont fait le choix de ne pas venir. Yves Manunta, le père, est décédé. Huit mois plus tard, les assassins sont revenus finir la besogne alors qu'il circulait seul à scooter presque au même endroit.

Vendredi, le président Patrick Ramaël a lu la longue lettre du fils Stefanu, 17 pages de réquisitoire contre les jumeaux Pantalacci. Des mots qui, selon lui « peuvent nous envoyer dans la tombe ». « Mon père a été tué à Ajaccio mais c'est bel et bien à la cour d'assises d'Aix-en-Provence qu'il mourra », dit Stefanu Manunta en faisant allusion à l'acquittement de 2016.

Puis évoquant la situation de sa sœur cadette qui croise régulièrement les acquittés dans le centre d'Ajaccio : « Elle doit supporter la présence quotidienne des jumeaux Pantalacci […] juste en face de son lycée. Elle les voit à pied, en moto BMW, dans leurs luxueuses voitures blindées. Leurs regards se croisent parfois. Elle les voit en terrasse comme si rien ne s'était passé. Ces rires stridents lui percent le cœur, il résonne comme l'écho qu'il y a après un coup de feu. »

La « petite » Carla Serena est devenue femme. À 17 ans, elle révise son bac de français à Ajaccio. Chacun a noté le détachement apparent avec lequel l'enfant, juste après l'événement, racontait le drame aux enquêteurs. Ni plus ni moins qu'« un mécanisme de défense », selon la psy qui l'a assistée. Le signe aussi d'une enfance dans un contexte familial singulier.

Ce lundi, la défense a marqué des points sur le point balistique. La poudre retrouvée en abondance sur des vêtements appartenant aux jumeaux lors de perquisition ne semble pas provenir de la scène de crime, à l'exception de « trois particules » qui, elles, peuvent correspondre à un tir de fusil de chasse.

Il faut se rendre à l'évidence : les enquêteurs devront prendre le train ou le TGV pour déposer à la barre. Ainsi va le procès des frères Pantalacci. Décousu, chaotique, à la « va va-comme-je-te-pousse ».

Me Jean-Yves Liénard, avocat « le plus âgé à cette barre », déploie sa grande silhouette pour protester contre un incident qui a opposé à la veille du week-end, son confrère Éric Dupond-Moretti à l'avocat général Pierre Cortès. Les deux hommes ont failli en venir aux mains lors d'une suspension d'audience.

Procès en Appel d’Antoine Pietri : Accusation et Défense

Au terme de huit jours d’audience, le verdict du procès en appel d’Antoine Pietri, accusé de l’assassinat de Patrick Julien, est attendu dans la soirée de ce mercredi 29 janvier. En première instance, le trentenaire avait été acquitté. L’avocat général requiert sa condamnation pour meurtre avec préméditation.

Quelques jours seulement avant les faits, Patrick Julien, rappelle-t-il, avait mentionné une altercation avec Antoine Pietri à ses proches. Les perquisitions réalisées chez l’accusé, peu de temps après les faits, ont permis de mettre au jour un fusil à chasse et un lot de cartouches. "Les cartouches de la scène de crime sont les siennes, et la preuve qu'il les a tirées le 4 novembre 2017 en résulte également des expertises", insiste le représentant du ministère public.

Florent Crouhy est catégorique : alors qu'au cours de l'enquête et du procès, aucune autre piste que celle de l'accusé n'a pu être consolidée, "l’erreur judiciaire, ce n’est pas condamner Antoine Pietri. L’erreur judiciaire, c’est l’acquitter." Dans ce cadre, le représentant du ministère public requiert 18 ans de réclusion criminelle à son encontre pour assassinat.

"Il est où le mobile d’Antoine Pietri ? Il n’en a pas. Il n’avait aucune raison de tuer Patrick Julien." Suivant à prendre la parole, les trois conseils de la défense s’opposent fermement à l’idée d’une évidente culpabilité de leur client, comme soutenu par l’accusation.

Une preuve de sa bonne foi, selon l’avocat. Plus encore, il n’y a, selon l’avocat, "aucune certitude" que son arme soit celle qui a ôté la vie à la victime, ce jour-là. Parallèlement, pourquoi, s’interroge la défense, s’est-on contenté de la piste d’un unique tireur ?

"Personne d’entre vous et d’entre nous n’accepterait d’être jugé sur un dossier pareil, continue Me Anna-Maria Sollacaro. "Dans ce dossier remplit de doutes, d’approximations, d’erreurs, de loupés, il vous reste quoi aujourd’hui ? Un homme qui a fait trois ans de détention provisoire, qui a clamé son innocence, qui a été acquitté en première instance, qui a dû partir de Corse.

Dernier à s'exprimer, Antoine Pietri se dit "fatigué de toute cette histoire". La cour s'est retirée pour délibérer.

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